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À la une…

Sept billets parmi d’autres…

dans groummphh
par Jean-Christophe Courte

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Sommaire général | Index depuis 2003 | …À propos

le 15/05/2020 à 09:45 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Voilà, voilà… on y est !

Clap de fin…? Non, pas encore… Quoi que…!

dans dans mon bocal | groummphh | usages | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Pessimiste ?! Non, réaliste. Si vous êtes dans le déni du réchauffement, passez votre chemin…

Un scénario à la Soleil vert1 se matérialise sous nos yeux ! Cela fait des décennies que l’on se rend compte que le climat se modifiait lentement. Cette lenteur était bien pratique pour ne pas agir.

Cette année, ce qui semblait encore incertain, déboule à grande vitesse, bouleverse notre quotidien, affecte notre environnement immédiat, compromet sans aucune discussion cette période de vacances estivales.

Mais s’il n’y avait qu’elle !
Taper dans les réserves de foin pour nourrir les élevages2 est signe que l’on ira plus très loin après.

Mais non, ça va s’arranger, t’inquiète…

Ahhhh ?
Les prévisions sur dix jours sont catastrophiques, La flotte commence à manquer3 et cela touche tant le robinet d’eau potable que la production électrique4.

Déni un jour, déni toujours…

La prise de conscience devrait être immédiate.
Or, étonnamment, ce changement brutal s’ancre sournoisement dans nos ressentis : peu à peu, nous acceptons de vivre sous des températures élevées, les 40° remplacent les plafonds exceptionnels d’il y a seulement vingt ans.

Qu’est ce qui pousse à ne « pas » réagir ? Aucune réponse de ma part : plus simple d’aller envahir ses voisins et de cramer leurs champs que de s’attaquer aux problèmes. Sauf que, cette fois-ci, la crise climatique touche tout le monde, les présumés méchants comme les gentils autoproclamés, se fout des frontières !

Tout le monde va perdre à ce jeu à lak.

Anecdote personnelle : quand nous sommes allés dans la Drôme à Saillans fin mai 2022, les fontaines étaient déjà à l’arrêt alors même que ce village est au bord du fleuve dont le cours s’est asséché ensuite en juillet.

À Aix-en-Provence, cela fait des mois que l’on s’inquiète de la faible pluviosité, les lacs de retenue sont au plus bas (j’ai quelques clichés témoin de l’étiage sur lac Zola sous la Sainte-Victoire).

Chez nous à Belle-Île en mer, une nouvelle heure de pluie — bienvenue fin juillet pour la végétation — mais pas de quoi assurer le remplissage des réserves d’eau douce de l’île, réseau d’eau potable d’une population soudainement multipliée sur un territoire en stress hydrique.

Le fil RSS de FranceBleu est riche d’informations locales qui devraient nous faire réfléchir, voire modifier nos habitudes de consommation.

Ne considérer que notre hexagone est réducteur, les incendies ou les épisodes de sécheresse balayent toute l’Europe. Or rien ne m’agace plus que notre ethnocentrisme !
L’Italie ou l’Espagne sont sacrément impactés également.

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  • entre le 4 et le 13 aout (via Windy.com)…

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Et je n’évoque pas les feux de forêt en Californie, en Chine.

La planète suffoque, brûle mais il est urgent de jouer aux échecs géopolitiques, de bloquer les apprivoisements de céréales d’une partie de la planète et de dépenser du pognon en armements militaires dans un conflit aberrant de cinquante fois… trois jours (plus…?) d’une opération spéciale.

Agir ?!

Pas en initiant une ronde de bateaux « à moteur » devant la dune du Pilat.

Nos actions ne doivent pas être en vue d’un retour au monde d’avant, retour vers une consommation sans limite mais bien la prise en compte immédiate du changement inéluctable qui s’opère sous nos yeux.

Protester, demander une aide gouvernementale ou divine n’a pas de sens : à nous dès à présent de changer, même à la marge5, nos habitudes.

Si l’habituel pipi sous la douche fait sourire, c’est pourtant la multiplication des petits gestes6 qui aidera à créer une dynamique vertueuse.

Ou placer un seau sous le robinet quand on rince ses légumes permet de récupérer l’eau… qui servira ensuite à arroser les légumes et les fruitiers7. Ou dans les toilettes si vous êtes en ville.

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La douche express n’est pas une mauvaise idée en réduisant « également » le débit de la pomme de cette dernière.

Une goutte d’eau (sic !) mais, accumulée aux autres, cela a une maigre action positive… déjà sur nos factures qui vont peut-être se maintenir malgré les hausses à venir.

Je ne vous donne pas le prix du ㎥ d’eau potable ou du litre de diesel sur mon ile : nous avons heureusement tous des habitudes proches de celles de mes grands-parents dans les années cinquante.

Optimiser vos courses, acheter local, etc.
Pas ressasser non plus mes billets à propos de nos habitudes de chauffage mais c’est bien le moment de réfléchir à « comment se préparer à s’habiller et vivre cet hiver avec moins de chauffage », changer ses ampoules pour de la basse consommation, isoler et ventiler son logement (…ça va de pair avec notre propre santé8).
Jouer avec les entrées solaires ou fermer ses volets si nécessaire.
Et lancer (enfin…?) le programme de rénovation des huisseries programmé depuis des années, etc.

Bref, se préparer à vivre comme des millions de personnes sur cette planète !

« Mais ce sont des conneries, JC… »

Je suis tombé sur un article9 à propos du ressenti en Angleterre qui illustre bien ce phénomène, c’est à dire: prétendre que cela a toujours été comme ça et se moquer des scientifiques.

The peak temperature in 1976 was 35.9C, more than four degrees lower than the 40.3C recorded on 19 July. Nine out of 10 of the hottest days ever recorded in the UK have been since 1990, according to the Met Office. The hottest day from 1976 ranks as 13th in the list of the hottest UK days on record.

On est mal barrés…!

le 05/08/2022 à 11:45 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Douche avec louche…

Yes, you… jerrycan…

dans mémoire | usages | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Humeur sur l’usage de l’eau en temps de sécheresse1 qui a fini par réveiller quelques souvenirs, un souvenir en réveille un autre (pffffff…!), chiée de digressions, flashs mémoriels : d’où ce billet totalement décousu écrit d’une traite ce matin (et que je corrige (…pas si…) vite fait en le relisant — plusieurs fois — dans la foulée)…
Oufff…

Après un frugal petit déjeuner, opération qui succède généralement à ma première tâche du matin : vider le lave-vaisselle (…solution économique en eau, faut-il encore le rappeler ?!), j’ai démarré un tweet (quelle ironie…!) qui a dérapé en… un long billet (…remets le contexte, JC…!!)…

Réveil assuré par les chants d’oiseaux qui me servent de sonnerie sur mon iPhone…! Je viens d’écouter sur inter2 une virgule qui traitait des meilleures sonneries et, manifestement, je sors des statistiques avec ce choix qui m’accompagne depuis des années !

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Gamin, j’ai appris à économiser l’eau du robinet chez mes grands-parents puis en pension3 : se laver à l’eau froide (quand elle n’était pas gelée dans les tuyaux) en plein hiver dans un dortoir4 non chauffé bordé par une rangée de lavabos avant de se rassembler à la cantine pour absorber une boisson tiède au vague goût de café. opération d’autant plus succincte qu’il fallait, en moins de trente minutes, s’habiller (…je vous ai dit qu’il faisait froid ?), aller se soulager5, se débarbouiller et faire son lit au carré.

Sans eau ni électricité

Et, plus encore à la toute fin des années soixante, à Fuveau chez une ancienne cheffe de chantier de Solétanche chez qui j’ai passé deux chouettes semaines de vacances.

Françoise D. était passée voir mes parents et la mère avait immédiatement entrevu une superbe occasion de m’éjecter6 quelques semaines (…ce qui était déjà le cas toute l’année, vu que je vivais en internat à une quinzaine de kilomètres).

Je ne me souviens plus de comment j’avais rejoint Aix-en-Provence alors mais il me semble que ma valise était prête dans l’heure. Certainement en train puis dans la voiture de Françoise.

Bref, je me suis retrouvé dans la garrigue, non loin de la saignée de la future autoroute qui passe sur les hauteurs de Fuveau.

Petite maison minimaliste, sans eau ni électricité, construite sur un grand terrain accessible par une voie de terre à peine carrossable… qu’elle parcourait au volant de sa MG rouge !

Elle vivait seule dans des pièces remplies de livres, dormait avec un fusil à portée de main, instrument qu’elle avait eu l’occasion d’utiliser une ou deux fois pour repousser les mâles trop entreprenants du coin.

Il est clair que sa vie marginale nourrissait les fantasmes de vieux gars ! À la fin de sa vie, elle bossait à Aix comme secrétaire bilingue français allemand dans une petite boîte après avoir quitté son job de conductrice de travaux sur des chantiers, notamment sur la Durance où elle avait assisté à des destructions de sites archéologiques pour ne pas freiner la construction d’infrastructures hydrauliques. C’est aussi cela qui l’avait incitée à démissionner, la bêtise crasse mais aussi l’usure de ce métier où elle était un phénomène : pensez-vous, une femme énergique de petite taille qui fait marcher de grands gaillards qui la respectaient. Je m’égare…

Chaque matin, avant que le soleil ne soit trop fort, nous descendions à pied depuis sa maison jusqu’au village faire quelles emplettes (…car pas de frigidaire non plus) puis nous nous rendions à une fontaine pour remplir chacun un ou deux jerrycans7 (vingt litres) que nous remontions sur des claies de portage8.

Les jerrycans restaient en plein soleil et, le soir, nous nous douchions avec une bassine et une grosse louche ou un simple bol9 pour se verser de l’eau tiède sur le corps.

Comme je me souvenais de la fatigue occasionnée par le transport des jerrycans (plus de 35 mètres de dénivelé pour remonter sur son terrain), inutile de rappeler que l’eau ainsi tiédie était savourée…

Je passais ma journée à me balader, lire (pas d’écrans…!). Le soir, elle nous passait des disques d’Elisabeth Schwarzkopf10 sur son mange-disques à piles…
Comme Françoise était aussi solitaire que je le suis, on se parlait lors des repas (j’ai découvert les lasagnes de pâtes gratinées, lasagnes qu’elle préparait dans un four… à gaz…!) et c’est alors qu’elle me parlait de mes parents qu’elle avait connu jeunes sur leurs premiers chantiers11 dans les alpes…

Bref, tout ceci pour dire que l’on peut vivre avec une quantité très raisonnable d’eau au quotidien…

Mais, ça, vous le saviez déjà…


  1. J’ai aussi lu une enfilade de tweets sous un billet de l’excellent Serge Zaka et ça m’a profondément agacé : le messager est systématiquement attaqué par des biiiiiips (…que je bloque aussi sec : je ne discute pas avec les cons, ça les instruit… disait Audiard)… J’ai oublié également ce billet du Monde « Laboratoire » de la sécheresse dans le Var : « Prendre sa douche avec sa casserole, ça remet les idées en place…». Bref, tout ceci m’a incité à réagir par un tweet — qui a dépassé la taille réglementaire —, glissé vers Mastodon — mais plus de 500 caractères — et… Vous l’avez sous les yeux. 

  2. Réveil-matin, trouver le ton 

  3. urbanbike | De si braves garçons | Roman 

  4. lire urbanbike | Château de Bonnelles et une suite, quelques années plus tard, urbanbike | Château de Bonnelles | 2 

  5. Merci à la pension d’avoir fabriqué des générations de gamins constipés ! Entre les portes des toilettes qui ne fermaient pas, l’absence de papier, l’hostilité entre classes, le froid, la nourriture chiche… Que de chouettes souvenirs. Non. 

  6. Je me suis ainsi retrouvé non loin de Nancy une dizaine de jours chez un artiste et sa compagne (il faudra un jour que j’évoque cet épisode, c’était leurs chiens qui faisaient la vaisselle et, comme j’avais un peu d’argent, j’étais sorti un matin acheter du liquide pour m’occuper de la vaisselle empilée en piles… que j’avais nettoyée en rentrant) ; chez des amis du réseau de résistance de mon grand-père vers Fay-aux-loges (des taiseux, je m’échappais en lisant le catalogue ManuFrance) ; chez mes grands-parents paternels à Orléans chez qui elle me larguait à l’improviste avant d’avoir à 16 ans une mobylette pour m’y rendre depuis la région parisienne seul… Et toujours sans les avertir… 

  7. Je place quelques liens si vous souhaitez en savoir plus sur ces étranges contenants… Jerrican — Wikipédia 

  8. Claie de portage — Wikipédia pour illustrer… 

  9. urbanbike | Quand douche rîme avec plaisir… (j’en avais à peine parlé en 2007) 

  10. Elisabeth Schwarzkopf — Wikipédia 

  11. urbanbike | …Tu sais que tu deviens vieux | 13 

le 04/08/2022 à 09:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Mpro | Noir, blanc, iPhone et HEIC

Une très chouette app photo à (re)découvrir… [EDIT]

dans dans mon bocal | nazbrokology | photo | usages | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Avertissement : si Mpro 3.3 fonctionne sur iPad, je l’ai essentiellement utilisée sur iPhonene. D’autant que l’iPad ne rentre dans aucune de mes poches de jean…!

Que les choses soient dites : j’aime les clichés en noir et blanc, ceux avec un peu de grain mais surtout du contraste.
Parfois trop haut contraste, pas au goût de mon entourage.
Depuis 2014, j’emploie régulièrement Provoke1.

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Si j’emploie régulièrement cette application, j’ai réinstallé très récemment Mpro, app codée également par Toshihiko Tambo, sur ma boite à pixels.

Et… Whaaaa…!
Pas une découverte, une redécouverte.

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  • Cliché réalisé avec Mpro.

Le… Whaaaa… est associé aux options offertes par ses gélatines numériques…

iPhone…? « Pas » un vrai appareil photo…?!

Air connu… : d’aucuns n’arrivent pas à admettre que l’iPhone puisse être un appareil de prise de vue2… Cela les révulse.

Comme le soulignait naguère Lukino, le meilleure appareil photo est celui que l’on a toujours sur soi… Que de progrès entre les premiers iPhones et le 13…

Avec les années, c’est devenu un outil tellement sophistiqué que nombre de constructeurs de boîtiers professionnels commencent à perdre des plumes…

Cela m’a remis en mémoire le cours de… Nazbrokology3 que j’avais imaginé naguère pour des étudiants de Centrale ! Tiens, un projet que je devrais reprendre…

D’ailleurs… longue digression avec 3 ¶ à sauter… : Le iPhone 13 avec ses trois optiques s’avère idéal pour cet exercice en se faisant oublier dans une poche (…j’insiste à nouveau sur son format physique incomparable).
Le Max a pour lui un grand écran (…vous changerez peut-être d’avis dans quelques décennies en remplaçant progressivement vos lunettes de vue…) et une polyvalence d’usages dont celui d’être ma machine à écrire en plus d’un épatant appareil photo…

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Le iPhone 14 qui s’annonce à la fin de l’année devrait reprendre les codes du 13 avec une grosse différence qui n’intéressera apriori que les amateurs de photo numérique, un capteur doté de nettement plus de pixels et offrant ainsi la possibilité de tailler dans un cliché sans perdre trop d’informations.

Certes, quelques apps4 permettent de gonfler artificiellement les 12MP du iPhone en 48MP mais ce n’est pas transcendant…

Je pense revendre nos optiques numériques Canon à la rentrée dont le 180 macro et l’épatant 135. Plus la force de les balader sur les sentiers côtiers. Juste conserver le 1DS de 8MP et le 100 macro IS…
Et le iPhone 13 ? Ma fille l’attend en remplacement de son 7pro (…qui atterrira chez ma compagne, recyclage familial…).

**Je reviens à Mpro…! **
Dernière version ce matin et de chouettes surprises…

Pour mémoire…

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  • Un appui sur Menu permet d’afficher d’un coup l’essentiel des options… Un autre sur Disp affiche ou non la grille de composition. Sans oublier ce qui se cache les réglages dans la roue crantée… Ou à sa gauche.

Tout d’abord, composer son cliché !

Si vous cherchez une app « clic-clac, l’image est prise », passez votre chemin…
C’est possible mais quel intérêt…!

la simplicité apparente de Mpro ne doit pas masquer son originalité et ses nombreuses options !

Après l’avoir réinstallé, je me suis planté pendant trois jours car je n’avais pas relu le mini mode d’emploi, carrément oublié l’usage du bouton DISP, celui qui permet de masquer ou d’afficher la grille, etc.

Surtout, j’ai pris conscience que j’étais passé (…à nouveau) à côté de plein de possibilités… que j’ai redécouvert, notamment en me rendant dans réglages généraux de l’iPhone.

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  • Oui, ceux là… Même si ils sont parfois redondants avec ceux accessibles dans l’app elle-même…

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  • EXIF…, ok ; masque transparent à activer… J’avais oublié la possibilité de lire toute la scène, c’est à dire voir tout ce que prend en compte le capteur mais qui est masqué dans le format que l’on a sélectionné. Si vous prenez une photo carrée, Mpro affiche (en haut et en bas en mode portrait) les portions de l’image non prises en compte. Cela permet de cadrer la scène avec une vue plus claire du contexte. Pour mémoire, Camera+ propose également cette option…

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  • Duration (le temps que l’image réalisée reste à l’écran), une option que j’emploie réglé sur une seconde, juste le temps de vérifier si le cliché capturé me convient5 ; Save to Album (oui… pratique de tout retrouver au même endroit)
  • Hormis les infos EXIF à renseigner, ne pas oublier de choisir son mode de déclenchement : soit lors du retrait du doigt de l’écran, soit en le touchant. Subtil vous dis-je !

Attention : si vous avez les doigts humides (généralement après vous être baigné…), relâcher le doigt de l’écran peut parfois entraîner le iPhone avec lui et modifier votre cadrage ! Plus amusant, modifier le changement d’optique via le mode Multi devient plus hasardeux ! À moi d’anticiper et embarquer une serviette bien sèche et une bouteille d’eau pour le dessaler mes mains !

En affichant cette série d’options, les usages de Mpro me sont revenus progressivement et j’ai réalisé que j’avais souvent galéré inutilement.
Vieillir n’explique pas tout !

Le mode Multi

Le développeur de Mpro a ajouté une option qu’il avait initialement placée dans Provoke, Multi.

Cela correspond à ce que l’on trouve dans Camera+ qui utilise un axe. Ou encore la roue de l’app Appareil Photo

Sous Mpro, il suffit de pincer avec les doigts l’écran pour agrandir ou réduire la scène sans se soucier du rapport optique fixe.

Sur un iPhone 13 à trois optiques, c’est très agréable de pouvoir ajuster, cadrer instinctivement !

HEIC

Dernier ajout indispensable arrivé… ce premier août 2022 (!), le format HEIC en plus du JPG. N’allez pas le chercher dans les réglages côté app et iPhone mais simplement dans les réglages dispos en haut de l’écran de Mpro.

Toshihiko Tambo l’a ajouté tout comme il l’avait fait précédemment pour Provoke.

Pour ma part, cela me permet d’économiser entre 30 et 50 % de place en stockage par image.

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  • Le choix des formats d’enregistrement se trouve dans la roue crantée…

Bouton Menu

Élément clef de Mpro, l’accès immédiat a toutes les options de filtrage et durcissement de l’image à capturer.

Au lieu d’appeler individuellement chaque option en tapotant sur chacune d’être elle, Menu permet un affichage collectif pour tout contrôler avant de déclencher.

Bouton Display

Bouton qui mériterait un peu moins de visibilité que l’affichage de l’ensemble des options de filtrage, Display propose d’activer ou masquer la grille de composition si vous l’avez indiquée dans les préférences de chacun des cadrages.

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  • Je passe sur les options de focus, contrôle de l’exposition, le mode d’emploi en anglais détaille ces subtilités… Tapotez simplement à deux doigts sur l’écran…

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  • Je passe également sur le retardateur (option que vous pouvez ajouter à ce qui va suivre…).

Mémoriser trois cadrages

Mpro propose dans ses réglages de mémoriser trois cadrages préférés, option qui vous permet — instantanément et avec les mêmes choix de filtrage — de passer d’un cadrage à un autre.
Ces derniers sont indépendants du nombre d’optiques de votre iPhone, CQFD.

Pour ma part : un cadrage plein pot ; le format carré qui me replace dans l’état d’esprit du Hasselblad et un 6:17 panorama mais que j’aime employer en… vertical !

À noter que ces trois formats fonctionnent également pour les selfies.

Que comprend la mémorisation de chaque cadrage ? Hormis l’un des 5 cadrages (4:3, 3:2, 16:9, 6:17 et le carré 1:1), de has en bas et de gauche à droite…

  • L’accès au mode d’emploi !
  • La géolocalisation ou non
  • Flash, torche ou rien
  • Deux choix de grille ou rien…
  • Un horizon artificiel (ainsi qu’une option de Calibration de votre iPhone)
  • Les formats d’enregistrement : TIFF, JPG de compétition, JPG rapide et… HEIC
  • Full ou 2M pour la résolution de l’image (Full, CQFD)
  • Les trois enregistrements possibles suivis des options du retardateur

Pour ma part, j’emploie les mêmes options pour tous mes clichés (grille, géolocalisation, horizon artificiel, absence de flash, HEIC plein pot, aucun retardateur…) puis, à la fin, j’ai sélectionné en 1 le format 4:3 ; en 2 le 1:1 et en 3 le 6:17…

C’est ensuite, face à la scène que je souhaite photographier que j’opte pour un filtre vert ou bleu, que je vais déplacer les curseurs et activer AX ou NP (de l’intérêt de parcourir le mode d’emploi !).

En résumé…

Avoir du temps, l’esprit libre m’ont permis de revisiter cet épatant produit.

Bien entendu, je prends également des images en couleurs avec Appareil Photo et Camera+. Naguère, j’avais également utilisé MCpro6, l’app soeur de Mpro.

Mais, pour le noir et blanc, je reviens inexorablement à Provoke, à un fantastique convertisseur d’images couleurs nommé… BLACK - B&W Film Emulator7. Et, depuis une semaine, à Mpro.

La possibilité de choisir la gélatine, d’adoucir le contraste selon les lieux dans lesquels j’évolue (…dans le sable à marée descendante entouré de rochers ou sur un sentier côtier à la végétation brulée le long de l’océan m’amènent à changer continuellement de réglages), la lumière, le fait également de prendre le temps de composer me font un bien fou.

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Après une semaine à privilégier Mpro, je suis passé de clichés très durs dans l’esprit de Provoke (qui reste l’une de mes apps préférées !) à des scènes nettement plus douces.

Mais il m’est facile de renforcer le contraste si besoin est…!

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C’est tout…!
Profitez de vos vacances pour faire quelques clichés…
Billet relu…


  1. urbanbike | Provoke à l’usage en 2014 

  2. Si j’étais moins paresseux, j’écrirais une suite à cette collaboration avortée qui m’avait poussé à rédiger une série de sept billets ici-même dont le premier était : urbanbike | Pfffff… faire des photos avec un iPhone, c’est n’importe quoi…! 

  3. urbanbike | Vous avez dit… nazbrokology ? en 2016 (déjà !). 

  4. Camera+ ou encore Pixelmator 

  5. J’ajoute que si vous avez l’habitude de laisser toutes les options du Menu affichées (ou une seule), la Duration va afficher votre image en masquant ces infos… 

  6. Pour mémoire, j’ai exhumé MCpro, l’app jumelle qui fonctionne en couleurs, nettement plus complexe mais qui fonctionne toujours sur iPhone… 

  7. urbanbike | BLACK sur iPhone : du noir intense depuis 2016 

le 01/08/2022 à 15:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Préparer rentrée et mobilité… | 1

Réorganiser son internet

dans ancres | bosser n’importe où | dans mon bocal | grospod | pratique | usages
par Jean-Christophe Courte

Ce billet est la suite de : urbanbike | Retour au mode… modulateur-démodulateur ! en plus détendu…

Les heures chaudes de l’été ne sont pas propices à se dorer. Au lieu d’épuiser son capital solaire et soigner son mélanome, pas inutile de se mettre à l’ombre et en profiter pour se réorganiser…

Pas besoin d’y passer des journées : juste réfléchir aux usages quotidiens, tailler dans les services qui font doublon…

C’est peut-être le moment de s’affranchir de certains services gratuits, voire de ceux surdimensionnés… Et même d’investir ou d’utiliser un nom de domaine pour créer ses propres adresses courriels, mettre en place une stratégie d’alias et de redirections mail…

Je reviens au sujet…

Box fixe ou mobilité avec un iPhone…?

Multiplier les box(s) est hyper confortable mais cela a indubitablement un coût…!

La pandémie nous avait amenés à prendre une seconde box sur notre lieu de vie principal pour pouvoir assurer une continuité des cours à l’université…

Pendant ce temps là, celle dans notre colocation ne pouvait sérieusement être suspendue, ne sachant pas quand la situation se stabiliserait…!

Au bout d’une année, nous nous sommes retrouvés avec deux box aux coûts qui n’ont plus rien de promotionnel…!

La question s’est naturellement posée : garder les deux (non…!), n’en garder que celle proche de l’université. Ou s’organiser autrement…

Nous avons opté pour un internet mobile1

Option mobilité…!

Cette première étape est clef car cela revient à couper le cordon ombilical avec une épatante facilité de connexion : désormais, chacun d’entre nous gère sa propre dotation de données.

Rappel chez Free, le forfait le plus élevé offre une enveloppe de 210 Go… Soit plus de 600 Go mensuels pour nous trois, de quoi voir venir…

Comme nous n’avions plus de téléphone fixe depuis la fin 2018, jamais utilisé les 09 de nos divers opérateurs, les box(s) n’assuraient que de la connexion internet basique et s’en défaire n’était pas une contrainte…

Nous avons commencé par tester la qualité du réseau 4G sur notre ile avec l’arrivée des premiers estivants en juin : pas de perte de charge du réseau par rapport à mai…
Cela nous a conduit à résilier notre box îlienne… Puis la seconde dans la foulée que l’on restituera lors de la rentrée universitaire…

Autonomie et indépendance

Chacun d’entre nous dispose d’un iPhone (du 5s au 13 max en passant par un 7pro) et d’un iPad (tous sous iOS 15.x contrairement aux iPhones)…
Sans oublier un unique MacBook Pro partagé, ce n’est pas un détail pour la suite de ce billet…

En résumé :

Un forfait téléphonique Free max…
210 Go2 de données chacun avec la possibilité de nous dépanner en cas de dépassement de la data si besoin…
Un iPhone qui sert de routeur pour chaque iPad…

À l’issue d’un premier mois, ça tient et je suis assurément celui qui consomme le plus de data du fait des chargements des cartes embarquées par Mapy.cz ou Tomtom ainsi que de mes exports vers Eyeem. Mais sans dépasser pour l’heure la limite des 210 Go.

Un MacBook pour tous

Ce qui a rapidement posé problème sans Box et Wifi, ce sont les grosses mises à jour système et les sauvegardes quotidiennes qui s’effectuaient en arrière-plan naguère.

Souhaitons que iOS 15.6 simplifiera a terme ces opérations en autorisant ces opérations via internet et chaque ensemble iPad/iPhone.

Si le iPhone 13 arrive à réaliser ce pont via la version beta d’iOS et aux petites heures du matin, ce n’était pas le cas des deux autres iPhones tant qu’ils n’étaient pas en 15.6…

J’ai donc lié mon iPhone au MacBook Pro 163 via un câble Lightning — USBC.

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Le iPhone fonctionne comme un routeur (sans service wifi) et gère tant les fameuses sauvegardes que les lourdes mises à jour4 de chaque iPad.

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Cela m’a permis au passage de rappeler qu’il n’était pas inutile de faire le ménage dans les podcasts…!
Et de regagner du stockage5

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À la fin, chaque écran sous iOS a été mis à jour…

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Et chacun de reconnaitre que ça pulse…

Pour finir : ce qui précède n’est pas un manuel pratique à suivre au pied de la lettre, un billet expert mais juste le compte-rendu de nos discussions et leur application…! Ce sont des choix qui peuvent s’avérer nuls…!

À suivre…


  1. N’étant pas tous présents au même endroit, l’option forfait unique avec un routeur 4G pas pertinente non plus… 

  2. J’avais écrit 230 Go dans le billet précédent… 

  3. MacBook sous macOS 12.5… 

  4. Ceci explique pourquoi mon forfait de data est le plus entamé ! 

  5. Qui pouvait être la cause de l’interruption de certaines opérations de sauvegarde ou de mise-à-jour… 

le 26/07/2022 à 07:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Saisie gestuelle pour écrire sur iPhone !

Retour sur une option négligée

dans écrire | grospod | usages | vieillir
par Jean-Christophe Courte

C’est un dispositif proposé par Apple que nous avons parfois tendance à oublier, moi le premier, la Saisie gestuelle !

Alternative au clavier ou au mode dictée, la saisie gestuelle. Avec son option d’effacement mot par mot.

Sur une zone ventée (plage quai de gare), dans un train ou un bus en mouvement, cette fonction qu’il faut impérativement activer dans les réglages / claviers permet une saisie précise. Et étonnamment rapide quand on la maîtrise.
À redécouvrir.

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  • il faut activer Saisie gestuelle pour accéder à l’option Effacer la saisie gestuelle mot par mot

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Autre intérêt, on peut s’en servir dans toutes les positions dont… couché. Pas inutile quand on se retrouve en vrac ou simplement fatigué après une longue randonnée !

Après l’avoir activé dans les réglages, il ne reste plus qu’a faire glisser un doigt à la surface du clavier pour composer en passant sur les touches affichées le mot souhaité.

Pour ma part, c’est souvent mon pouce gauche qui est à la manœuvre.

Ma main droite stabilise alors mon écran et j’emploie ma main gauche libre.

Mais il n’y a pas de règle, vous utilisez ce qui vous convient selon les circonstances. Je n’ai pas essayé le nez !

Ça marche également avec mon ancien stylet Wacom à tête caoutchouc (si, si, sur un iPhone). Pratique si vous répugniez à glisser votre doigt en permanence sur l’écran.

Le dispositif propose souvent plusieurs options, généralement toutes les accentuations possibles.

Après un peu d’entraînement, on s’y habitue au point d’oublier le clavier conventionnel, d’autant que les possibles fautes de saisie sont minimes, qu’il est inutile de doubler les lettres accolées, que les accords sont souvent impeccables contrairement au mode dictée.

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  • Notez que c’est l’ensemble « entraînez-vous » qui arrivé d’un coup mais que trois options restent disponibles…

Bref, dans nombre de situations, c’est l’assurance d’une saisie agréable. On peut cumuler en un seul groupe un article et le mot lors d’un même glissement, les apostrophes s’invitant toutes seules ! Les tirets également.

Appui continu en quatrième vitesse ?

Il y’a pas de temps imparti : votre doigt ne fait pas un concours de vitesse et vous pouvez le faire traîner lentement si nécessaire en gardant le contact avec l’écran : les trois cases prédictives vont se remplir d’options supplémentaires en plus de celle retenue par défaut par le dispositif, ce qui peut vous éviter de recommencer à parcourir la surface du clavier…!

Par contre, décoller son doigt du clavier est interprété comme la fin de saisie du mot en cours. Et le mot (et son article) est alors inséré dans le texte.

En cas de réelle incompréhension, un appui long sur le dernier terme entré vous permet d’afficher d’autres mots avec l’option remplacer.
Sinon, recommencez le slalom sur l’écran !

Pour ma part, j’emploie ce dispositif dans ia Writer (…ne me demandez pas pourquoi !) et cela me permet d’écrire ce petit billet allongé sur le dos et à l’ombre dans une piaule relativement fraîche.

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  • ia Writer avec son interface minimale et son menu éclair me permet de baliser en markdown mon texte au fur et à mesure…

Je me demande d’ailleurs si cette option de saisie gestuelle n’a pas été améliorée dernièrement avec les processeurs du iPhone, j’ai le souvenir d’un système nettement plus lent (j’emploie un 13 Max).

Bien entendu, cela fonctionne dans un traitement de texte mais également dans l’app Messages ou pour renseigner une entrée dans un dictionnaire, etc.

Pendant vos pauses sur le sable ou bien à l’abri du soleil ces vacances, entraînez-vous : attention, c’est addictif !

Côté correction, c’est le dernier mot complet qui est supprimé en cas de correction de votre part si vous avez validé l’option Effacer la saisie gestuelle mot par mot.

Notez que ce dispositif supporte une légère tolérance de trajectoire de votre doigt sur le clavier et affiche furtivement sur ce dernier la trace de son déplacement.

Bref, adopté !

Dernier point, ce dispositif ne supporte pas des mots qui ne sont pas dans le dictionnaire, ce qui est un plus en des périodes où notre orthographe peut être aux abonnés absents !

Si néanmoins vous souhaitez utiliser un néologisme ; soit le saisir au clavier lettre à lettre ; soit via un équivalent clavier, c’est comme cela que j’écris sans faute et sans perte de temps l’expression ia Writer !

Vous pouvez vous retrouver avec un terme souligné en bleu : la saisie gestuelle vous demande simplement de confirmer que c’est le bon terme qui a été placé en cas d’ambiguïté. C’est rare mais autant le savoir.

À l’usage

Quand j’ai démarré ce billet ce matin, j’en étais resté à la présentation d’un dispositif pour prendre une note.
Et puis je me suis souvenu que cela présentait nombre de qualités dont une épatante réduction des opérations de correction avec ma propre frappe clavier de dyslexique (!!) vu que ce sont les mots du dictionnaire qui sont recherchés et non une interprétation de mes malheureuses fautes de frappe !

Sur iPad, la question ne se pose pas : j’écris au Pencil sur Nebo, mon écriture est convertie en caractères d’imprimerie puis expédiée vers Drafts.
Sur iPhone, comme je l’ai mentionné plus haut, la prise de notes est effectuée sur ia Writer avant d’être exportée en Markdown vers Drafts également.

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  • Cela me permet de distinguer aisément mon premier jet du document final balisé.

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C’est tout !

le 17/07/2022 à 22:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Du vélo sans excès

Usages du Brompton, chronologie…

dans brompton | dans mon bocal | mémoire | usages | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Pour mémoire : Le seul véritable passionné de Brompton sur urbanbike est Vincent Burgeon (alias Hannibal Brompton…!), celui qui roule tranquillement de l’Alpe d’Huez au Mont Ventoux quand j’ai du mal à remonter une simple pente sur mon île… Ensuite, pour expliquer pourquoi ce billet sera court, c’est que je suis incapable de retenir une date (…ce qui est fâcheux, notamment pour les anniversaires de mes propres enfants…) ou des événements de faible importance à mes yeux (attention JC, tu es dans le déni…!), d’où la difficulté à le rédiger…

Alors, d’emblée : dans mes usages, un vélo reste un moyen astucieux d’aller d’un point A à un point B.
Je n’éprouve pas le besoin d’avaler des kilomètres comme des tas de copains (okay, équipés de chouettes vélos faits pour la route ou tous chemins).

Notre mode contemplatif (c’est génétique !) nous conduit sur les chemins côtiers en discutant, nous invite à la marche pour la découverte des villes et villages. Ou un peu de randonnée, du côté de la Sainte-Victoire… Voire simplement, sac au dos, pour faire des courses… à pied…!

Comment le Brompton est arrivé chez nous…

Partie explicative sans intérêt, filez à 1997…

Bien avant 1987 (…là, je prends conscience que j’approche des 70, zut de zut !), nous bossions à Paris depuis quelques années en tant qu’indépendants, free-lance.
Puis, le hasard nous a conduit cette année là à créer et à domicilier notre boite au centre de la capitale dans le premier arrondissement, entre Place Vendôme et Concorde.

Côté logement, avant effectué nos études d’architecture à l’UP3 de Versailles, nous (…pas le nous royal, juste que le fait que j’associe toujours celle qui me supporte depuis 1976…!), nous y sommes restés dans deux locations avant de trouver un dernier étage accessible (financièrement itou)…

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Bref, la seule contrainte était les allers et retours entre ces deux lieux à des heures (plus que) variables car dépendant des missions en cours1. Avec le télétravail et le RNIS, on a bousculé un peu tout cela mais, ici, on cause… Brompton…!

1985

Jadis, partir (pour simplifier, hein…!) du château de Versailles et rejoindre la rue du Mont-Thabor n’était pas un exploit !

Il suffisait de rejoindre l’autoroute de l’Ouest aux petites heures (une époque sans trop de bouchons !), de piquer une pointe jusqu’au tunnel de St-Cloud, bifurquer ensuite vers les quais de Seine, passer devant la maison de la radio et remonter jusqu’à Concorde avant de garer notre bolide (…« provoc, provoc » pour l’ami JFD) au parking Vendôme.
Ça prenait autour de trente minutes alors.

Au début, nous étions associés à une petite imprimerie de ville (le local est devenu un restaurant…) et nos bureaux étaient dans la cour au second étage…

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Le tout dans une petite rue parallèle à la Rue de Rivoli, un e sorte d’arrière cour des grands hôtels, encombrée de camionnettes de livraison : la rue du Mont-Thabor dans la partie ouest qui croise la rue Cambon…

À 7 heures, j’étais devant mon ordinateur après avoir avalé un café au Ver Luisant (chez Juliette et Pierre). Béatrice me rejoignait plus tard.

Trois heures de tranquillité avant les premiers coups de fils. Cette période me permettait de faire 80 % du taf de la journée.

Le soir, nous revenions vers 19:00 les bons jours, 03:00 du matin les nuits de charrette… Voiture indispensable.

Graduellement, cette parenthèse s’est refermée et j’ai commencé à prendre le train depuis Rive Droite quand la mission en cours ne finissait pas en rush.

Marche jusqu’à la gare, train jusqu’à St Lazare puis métro jusqu’à Concorde. Plus de temps de transport. Et toujours un abonnement annuel au parking Vendôme où notre poubelle attendait entre Rolls et autres véhicules aux jantes impeccables…! En cas d’urgence.

Bossant fréquemment le week-end, tributaire de missions avec des deadlines serrées, passant vers deux heures du matin rue Delambre lâcher une enveloppe de E6 argentiques chez Picto et revenant monter les diapos vers 06:00 (…oui, trois heures plus tard) au Labo pour les livrer à 08:00 au Bristol juste avant lé présentation client. Bref, il n’était pas question d’abandonner la voiture2

Mais je m’égare…

1997 (enfin, je le suppose)

Ma belle-sœur qui habitait alors Paris, Nathalie3 (alias Miss Excel) débarque un matin avec un Brompton au bureau et le glisse sous une table de travail.

Intrigué, je lui demande de me faire une rapide démo du déploiement et j’avoue avoir été conquis par le concept de ce vélo pliant !

Quelques semaines/mois passent et je file chez sont revendeur, Bicloune, (là, ma mémoire est incertaine) pour un acquérir un.

Premiers trajets en vélo jusqu’à Rive Droite, pliage pour rentrer dans le wagon avec le Brom à la main, déploiement à St Lazare (…et même une seconde fois devant l’habituelle bande des sans-domicile fixe dans l’escalier descendant vers la rue de Rome…! Bonne ambiance et force clins d’yeux…!).
Ensuite de la rue de Rome vers Mont-Thabor en vélo en fonction de la circulation…!

2000

Changement de routine site à un changement de logement pour plus de confort pour nos deux gamins : ce n’est plus la ligne L vers St-Lazare mais le RER C avec sortie à… Invalides (…autre preuve tangible que je devenais vieux…!).

2003

J’ouvre ce blog4, urbanbike | Urbanbike, drôle de nom…!, ce qui permet à l’ami Dominique de clore définitivement MacDigit.

2009

Comme Bicloune est dans le douzième arrondissement (un peu compliqué pour moi depuis l’ouest parisien)… j’opte en juillet 2009 (…sous les conseils de Philippe) pour les vélos parisiens et son boss, Sébastien…
On s’entend immédiatement d’autant que l’on partage le même dysfonctionnement visuel…!

2013

Après 29 années de navigation, nous fermons l’entreprise5, l’extrait Kbis de radiation nous parvient le 2 avril 2014…

2022

Nos Bromptons (…dont celui de 1997 qui a l’âge de notre fille, celui évoqué ici…) sont sur #BelleÎleLand depuis 20196, utilisés quasi quotidiennement… sauf quelques jours en début d’année où j’ai testé un vélo… électrique.

Un usage utilitaire

Contrairement à Vincent — lire sa Grande Traversée du Massif Central par la route : les étapes du Sud ; les étapes du Centre et sa préparation — je me déplace utilitairement avec le Brompton…

Avant, c’était pour me rendre au boulot, aller à un rendez-vous client (…arriver un chouïa transpirant n’est pas génial : souvenir d’une rencontre improbable avec la nouvelle DG d’un groupe d’édition habillée en Chanel qui faisait face à un graphiste de livres en t-shirt, Levis et chaussures de randonnée…! Choc des cultures…!).

Maintenant c’est courses, trimballer les déchets à trier ou rejoindre un sentier côtier éloigné…

Le reste du temps, nous marchons (une moyenne quotidienne de 6,3 km avec des pointes à plus de 9 km en 2018 quand nous étions en Espagne…).

Ce billet a été écrit pour qu’il n’ait pas d’ambiguïtés…
Je ne suis pas un vrai cycliste, un tatoué !
C’est bien marqué urbanbike, non ?!

Pfffff, j’avais pourtant envisagé un mini billet…


  1. C’est fou comme un simple billet peut réveiller des tas de souvenirs…! Nous étions des mercenaires de la présentation visuelle, des Visual Business Graphics (sic…!). 

  2. Nous avons, un temps, opté pour un 125 avant de le revendre. Pourquoi ? J’avais eu la bonne idée de partir juste avant que le feu ne passe au vert Place de la Concorde et une voiture qui n’avait pas respecté le sien (…de feu), l’a grillé et nous a frôlé et a manqué accrocher les véhicules qui nous suivaient, partis eux au vert. On a bien senti qu’il y avait un contrat sur nous deux…! 

  3. Autrice de nombreux livres sur Excel 

  4. Et utilisé le nom de domaine enregistré un an plus tôt Creation Date: 2000-02-10T11:13:36Z sur un coup de tête… Une requête ce matin là, je découvre que le domaine est disponible et, comme d’habitude, pas l’ombre d’une hésitation… 

  5. urbanbike | Décompression | 6 

  6. Nous avons définitivement quitté la région parisienne… 

le 12/07/2022 à 07:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?