Urbanbike

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Photographier la montagne | Guide pratique

Bertrand Bodin et Corinne Bruno

dans lire | photographie
par Jean-Christophe Courte

Dans la même collection que l'excellent Photographier la mer et la voile de Thierry Seray ou encore Photographier les animaux de Erwan Balança, voici le bouquin à lire avant de partir en randonnée…

J'entends déjà une rumeur sourde de l'autre côté de l'écran, du style tous ces bouquins se ressemblent et en lire un revient à tous les lire…! Eh bien non…! Ici, on n'évoque pas que les boîtiers mais la faune, la flore, l'équipement. Car se balader en montagne ne revient pas à prendre son sac habituel et partir comme pour un safari urbain…! Que ce soit sur mer ou en montagne, il y a ce que l'on nomme les éléments naturels qu'il est indispensable de prendre en compte. Cela démarre avec la lecture du bulletin météo par exemple…!

Ensuite une réflexion sur ce que l'on souhaite photographier, les optiques à emporter. En montagne, pas de sherpa pour porter son barda, pas de barque mais l'utilisation de ses jambes pour prendre de l'altitude… Entre le minimum pour se sustenter, de l'eau pour s'hydrater et le matériel photo, on doit très vite faire un choix entre l'indispensable et le superflu… Sans oublier le choix d'un sac à dos confortable car faire des kilomètres avec des lanières qui meurtrissent une épaule ou un sac déséquilibré, c'est l'horreur. Et pas question de laisser une optique trop lourde à 3 heures de marche…!

Le livre donne quelques indications précieuses sur l'équipement et rappelle le principe de ne jamais partir avec des produits neufs, que ce soit aux pieds (ami des ampoules, faites ce que vous souhaitez mais une paire de chaussures de montagne, cela se fait, se prépare… Les chaussures sont le point numéro un de toute randonnée…!) ou les vêtements que l'on porte.

Pour ma part, je suis assez partisan de partir avec encore moins de matériel que conseillé par les auteurs, voir ne partir qu'avec une seule optique et se concentrer sur ce que l'on peut faire avec cette dernière. Quitte, la fois suivante, à changer pour une autre focale. La tentation est toujours forte d'emporter trois optiques pour tout couvrir. Chaque nouveau point de vue est alors un dilemme…! Opter pour un zoom, un grand-angle…? Or changer d'objectif dans une situation périlleuse peut aussi devenir très sportif — et même définitif après une chute…! Bosser avec une seule optique peut s'avérer frustrant mais, paradoxalement, plus intéressant en sublimant par plus de créativité les limites de la focale…!

Le livre regorge d'exemples de photos somptueuses — voir le site de Bertrand Bodin — et donne envie de se lancer très vite dans une check-list pour sa prochaine randonnée… D'autant que vous trouverez quelques vues du Queyras (comme les deux empruntées aux auteurs), une région difficile d'accès et enthousiasmante dès lors que l'on aime marcher… longtemps…!


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Bref, 166 pages en quadri avec des photos qui donnent envie de partir de suite…! Un bouquin parfait comme ils le sont tous dans cette collection, facile à placer dans son sac. Où à poser sur sa table de chevet, pour rêver…

À lire également, dans une thématique pas si éloignée, le Guide du photographe voyageur chroniqué sur urbanbike…


Photographier la montagne | Guide pratique
Bertrand Bodin et Corinne Bruno
Éditions VM
9782212672701 | 19,90 €

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Nb : Bertand Bodin a également commis un livre sur Vauban — lire ce billet sur urbanbike — avec cette superbe photo du Palais et de sa citadelle à Belle-île…!

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le 19/05/2008 à 07:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Grocery Bike

Urban courses avec un urban… bike

dans ailleurs | groummphh | potager | voir
par Joël Seguin

Vu près de chez moi à Saint Paul, USA…

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Sans commentaire. À breveter…!
Note(s) de lecteur(s)…

Jean-Christophe ajoute…
C'est loin d'être stupide d'autant que le moindre triporteur coûte une fortune… Relire ce billet sur urbanbike sur le concept du triobike

Et petit changement cosmétique sur urbanbike pour indiquer immédiatement qui rédige le billet car nombre de personnes m'ont écrit pour s'inquiéter du fait que je partais en morceaux (main puis cheville…!).
Non, là il s'agit de Laurent pour la cheville foulée. Et vous n'étiez pas au courant de la côte fêlée de Marc, heureusement…!

le 18/05/2008 à 10:20 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Joël Seguin | Partager…?

Incitation au voyage | Madrid | 1

Episode 1 : le Roi et moi

dans ailleurs | signé lukino
par Lukino

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L'ours et l'arbousier, symboles de la ville, sur la Puerta del Sol

En sortant de la bouche de métro d'Atocha, première vision de Madrid: un grand carrefour animé, des vendeurs à la sauvette africains qui se sauvent à notre arrivée. Des policiers en gilet jaune fluo nous dépassent, et tentent d'attraper les retardataires.

Quelques mètres plus loin, en direction de notre point de chute :

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Non, ça n'est pas un parc vu d'un pont, mais un étonnant mur de verdure

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À côté d'un beau bâtiment composite, le Caixa Forum (une ancienne usine électrique récemment réhabilitée par les architectes suisses Herzog & De Meuron).

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L'hotel Mora (**, 78 €/nuit, correct, situation idéale dans le triangle de l'Art — Prado, Thyssen, Reina Sophia) est juste derrière le mur vert.

La vue de notre chambre :

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Une certaine agitation règne dans la ruelle, quelque chose se prépare.

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La réceptionniste m'annonce la visite du roi, qui vient inaugurer la nouvelle exposition de ce centre artistique et culturel.

J'entame une carrière de paparazzi de ma fenêtre.

Au bout d'un quart d'heure, je finis par me faire repérer.

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Ca y est, il est arrivé. Je mitraille à tout va, dans l'espoir secret de décrocher la couverture de "Point de vue, images du monde".

J'ai quand même quelques doutes sur la fiabilité de mon petit Olympus, dont le zoom automatique à besoin d'un coup de main depuis les dernières photos de plage de mon fils.

Voici ma meilleure photo de Juan Carlos, posant à côté de sa femme et des officiels.

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Vous êtes bien sur Urbanbike, LE blog de référence des professionnels de l'image. Je n'ai pas laissé le choix à Jean-Christophe, qui digère son chapeau…!!

(à suivre…)

le 18/05/2008 à 07:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Lukino | Partager…?

Clignotement de nuage au-dessus du jardin

À une seconde près, tout bascule…

dans potager
par Jean-Christophe Courte

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le 17/05/2008 à 12:20 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Versailles Jazz Festival 2008

jusqu'au 25 mai

dans écouter | pratique
par Jean-Christophe Courte

Pour ceux qui l'ignoreraient encore, il y a un festival de jazz à Versailles qui se déroule actuellement et dont le programme est visible au jour le jour sur versaillesjazzfestival.eu…

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Et, dès le 1er juin, la quatorzième édition du mois Molière…!

À suivre…

le 17/05/2008 à 09:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Canon EF 16-35mm f/2.8L II USM | 2

Des exemples dans Colle di Val d'Elsa (la ville haute) et San Gimignano…

dans ailleurs | architecture | mémoire | photographie | voir
par Jean-Christophe Courte

Avec une main en rade suivie d'une rééducation longue, je n'ai pas eu l'occasion de revenir sur cette optique hormis ici. Certes, j'ai adoré utiliser quelques jours le Canon EF 35mm f/1.4L USM ainsi que le Canon EF 14 mm f/2.8L USM mais il faut savoir être raisonnable car, si ce sont des optiques d'exception, leur prix l'est également…!!!

Bon, ceci n'est pas un billet technique réalisé par un photographe compétent (n'est pas Laurent Thion qui veut…!), juste une note sur le plaisir que j'ai à utiliser cette optique, que les choses soient claires…! Pour des billets "velus", voir le précédent qui se retrouve promu sur questionsphoto.com comme quelques autres sur le Nikon D3…

Le gros avantage du Canon EF 16-35mm f/2.8L II USM est sa large polyvalence à l'usage — architecture, paysage, photo urbaine, petites notes numériques… — et le fait qu'il a été calculé pour corriger les possibles problèmes de réflexion des rayons lumineux sur la surface du capteur. En effet, si je me réfère au EF Lens Work III, le grand livre rouge de chez Canon (neuvième édition de mars 2007), je lis que le Canon EF 16-35mm f/2.8L II USM possède 3 lentilles asphériques et 2 UD sur un total de 16 éléments rassemblés en 6 groupes contre 12 en 9 groupes pour l'excellent Canon EF 17-340mm f/4L USM que j'ai utilisé pendant deux ans (3 asphériques et 1 UD). Même poids en gros, même encombrement et un AF performant.

Ce que je constate sur mes petites notes, c'est un bon rendu dans les angles — sauf quand je suis responsable du vignetage, voir plus bas — et une meilleure dynamique (je laisse aux professionnels le soin d'utiliser des mots techniques adéquats…!).

Et, surtout, un angle max de 108° contre 104°, ce qui, dans les ruelles étroites de Sienne ou de Colle di Val d'Elsa a été souvent déterminant…! Hop, que je me colle dos au mur dans la ruelle et que je photographie sans peine le porte ou la façade qui me fait face… Le f/2.8 sert efficacement dans des lieux fort peu éclairés et je me suis surpris plus d'une fois à utiliser sans souci des vitesses basses pour photographier des fresques (d'ailleurs, nombre des photos qui traitent de Sienne — billets précédents — sont réalisés avec cette optique). Je n'avais emporté que le 70-200 et ce 16-35mm.

Quelques vues de Colle di Val d'Elsa (longue ville au sommet d'une tout aussi longue colline…!), à ne pas confondre avec la ville basse plus récente, le tout sous une lumière franchement pas terrible (très dure)…


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Bref, ceci pour illustrer cette focale pratique… Et en profiter pour montrer l'absence notable de touristes dans Colle di Val d'Elsa. Il faut noter qu'on longe cette ville pour se rendre à San Gimignano ou poursuivre vers Volterra… Autant s'y arrêter.

Car à San Gimignano, la densité de touristes est nettement plus forte… Comment ça, non…?

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Point à ne pas oublier, le positionnement du pare-soleil…! Plusieurs fois, je me suis retrouvé à photographier avec le pare-soleil un poil désaxé lors de la sortie du boîtier du sac…! Très énervant.

Néanmoins, ami lecteur, le fait de sous exposer d'un demi-diaphragmme n'est pas inutile avec ces fortes lumières…
Pour mémoire :
Divers produits Canon chroniqués…

le 17/05/2008 à 07:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Nikon D3 | 400mm f/3,5 AI et tuyau de poêle

Puisqu'il y en a ici qui testent les zooms grands-angles...

dans photographie | signé laurent
par Laurent Thion

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Et voilà, ils m'avaient bien prévenu lors du prêt du Nikon D3 en décembre : vous aurez du mal à vous en défaire... Me voici donc l'heureux propriétaire du numéro 2053763 et je peux donc reprendre à loisir l'exploration de mon placard à objectif.

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1,5 sec. f/5,6 ISO800

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1/350e de sec. f/11 ISO800

Aujourd'hui, plein de courage, bien qu'immobilisé à la maison à cause d'une cheville foulée, c'est au tour du 400mm f/3,5 de prendre l'air. Ce tromblon a toujours donné d'excellents résultats en argentique dès qu'on se décide à l'emporter avec soi (2,8kg seul, soit plus de 4kg avec le D3 !). J'avais un peu mis de coté l'objet pendant les années D100, D70, D200 notamment en raison du confort de visée très moyen offert par ces appareils, cette caractéristique est essentielle pour bien exploiter les qualités de ce téléobjectif non autofocus. Là, avec le D3, ça pique déjà dans le viseur.

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1/750e de sec. f/5,6 ISO800

Après quelques essais à main levée, j'opte pour le pied série 4 et la formidable rotule micrométrique 405 de Manfrotto que l'on dirait conçue pour cela tant elle est pratique et agréable à utiliser. On cadre, on shoote. Pas de serrage requis car cette rotule est composées de vis sans fin qui pivotent autour d'un engrenage. Un vrai bonheur ! À noter qu'il existe un modèle plus petit (ref 410) qui fonctionne aussi bien car basé sur le même principe.

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1/2000e de sec. f/5,6 ISO800

Il est tout à fait envisageable d'utiliser l'assistance à la mise au point du D3 avec le 400mm f/3,5. C'est moins vrai dès qu'on lui ajoute un convertisseur mais la finesse et la clarté de visée permet de s'en sortir à l'œil, ou en utilisant une loupe DG2. Et il y a aussi la possibilité d'exploiter le mode Liveview (option : sur pied) pour fignoler la mise au point sur l'écran de visualisation (on en reparlera...). L'opération de mise au point reste tout de même pointue à réaliser, et ne pardonne pas en cas d'erreur.

Avec un convertisseur tc14b

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1/1500e de sec. f/8 ISO800

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Crop à 100%

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1/3000e de sec. f/5,6 ISO800

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Crop à 100%

Ce n'est pas mal non plus. Le TC14b multiplie la distance focale par 1,4 et transforme le caillou en un 560mm ouvert à f/4,5 qui conserve bien évidemment la distance minimale de mise au point. Aucun problème d'utilisation sur un D3, donc. Le convertisseur TC14b a été spécialement conçu pour être utilisé avec des téléobjectifs (le groupe optique saillant en empêche de toute façon le montage sur la plupart des autres optiques) et ne fait perdre qu'une seule valeur de diaphragme. Pas donné non plus à l'époque, il constituait toutefois un excellent investissement au regard de sa qualité de rendu sans compromission.

Tuyau de poêle

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Le 400mm f/3,5 était à l'époque l'un des plus onéreux articles de la gamme Nikon, ce qui ne le dispensait pas d'être grandement amélioré par l'adjonction d'un pare soleil maison, taillé dans un tuyau de poêle standard, agrémenté d'un peu de feutrine autocollante et de bande adhésive noire. Ce même accessoire fut ensuite proposé par Nikon sur les gros téléobjectifs fabriqués ultérieurement, certes mieux réalisé, mais au prix unitaire de plusieurs kilomètres de tuyau de poêle standard...

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Avant - après : plus de soleil dans l'œil.

Sorti tout exprès pour la couverture des jeux olympiques de 1976 et premier objectif nikkor à disposer d'une mise au point interne en plus du verre à faible dispersion, le 400mm f/3,5 reste quasi parfait, à un poêle près ! (Non, JC, il n'y a pas de faute d'orthographe.)

À suivre...
Autres produits Nikon chroniqués par Laurent sur urbanbike…
Note de la rédaction : Laurent est l'auteur de deux livres de cas pratiques, le premier sur le Nikon D3 et le second sur le Nikon D300, deux ouvrages parus chez First.

le 16/05/2008 à 07:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Laurent Thion | Partager…?