Urbanbike

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Camera+ | copier un set de transformations d’une image vers une autre

et c’est ultra confortable…!

dans grospod | photographie | pratique | zen
par Jean-Christophe Courte

Unique impératif, employer la Lightbox de Camera+, c’est-à-dire ne pas pas passer par l’album d’iOS.

Comment ça marche ?

Rapide illustration (je le fais de suite sinon je vais oublier…)

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  • J’ai pris deux photos pour tester…
  • Un appui long sur Édition permet de lister les options disponibles…

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  • Je ne me suis pas foulé, l’idée est d’illustrer, un passage express dans Bichromie…!
  • Appuis long sur Édition de l’image modifiée et, ô miracle, plus d’options… Dont Copier les modifications

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  • Changement de photo, même appui long et les options de base… Dont Coller les modifications
  • Tadaaaaa…!

À vous de jouer…

Je sens que je vais revenir à Camera+ vite fait…

le 04/01/2018 à 21:10 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Nina Simone à Montreux en 1976

Perchée et sublime

dans écouter | mémoire | vieillir | voir
par Jean-Christophe Courte

C’est le principal intérêt de YouTube à mes oreilles et à mes yeux, celui de redécouvrir des personnes qui ont bercé ma jeunesse, parfois brièvement (j’avais 23 ans en 1976 et entendu Nina Simone je ne sais où…). Ou mettre un sourire sur des chansons que je connais par cœur1 comme celles de Brassens.

Comme la tempête (Eléonore, bien plus forte que Carmen) secouait mon logis, j’ai préféré retrouver quelques enregistrements de Nina Simone sur iTunes avant de finir sur YouTube, ne trouvant pas trace de ceux de Montreux hormis un extrait2.

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J’ai essayé de mettre les différentes contributions (vidéo) dans l’ordre (en gros…!) après les avoir expédiées à mon fils3 cette nuit :

Que vous dire ? Fabuleuse pianiste (oui, c’est bien elle qui s’accompagne), c’est une chanteuse exceptionnelle.

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Bref, avec Sarah Vaughan que j’ai entendue en 19854 à Paris, ce sont deux jazzwomen que j’apprécie au plus haut point.

Aussi, pour démarrer 2018 et pendant que certains cherchent à savoir qui a le plus gros… bouton, passez un moment étonnant. Oui, elle est totalement perchée mais quelle présence, talent…

En revanche, je ne suis (…du verbe suivre) aucun YouTubers.

Note de fin : il doit bien exister un enregistrement complet de ce Montreux 76 et dommage de ne pourvoir y accéder…

le 03/01/2018 à 16:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Halide, Day One et Maps en voyage

Avec Drafts, un quatuor idéal sur iPhone

dans ailleurs | dans mon bocal | grospod | vieillir | voir
par Jean-Christophe Courte

De retour : parti une semaine dans l’Est de l’Europe avec ma petite tribu, vers Prague exactement avec un passage à l’aller comme au retour par Nüremberg. Dans ma poche, mon iPhone1 de 2016 qui reste véloce sous iOS 11.2.5.

Et donc, dans ce smartphone, quatre apps iOS particulièrement sollicitées en plus de celles d’Apple (Message en particulier) et un VPN.

Certes, j’avais bien emporté mon fidèle Canon M… Mais celui ci est resté dans mon sac à dos toute la semaine. J’ai rapidement fait le choix de ne me balader qu’avec mon iPhone logé dans une poche de ma veste et protégé du froid par une paire de gants en polaire.
Par habitude, le mode économie d’énergie activé pour revenir le soir avec plus de 30% de batterie disponible après 8 à 10 heures dehors.

Bref, pendant une semaine, cet obsolète iPhone 7+ (sic…!) et rien d’autre. Même pas un iPad, juste un livre papier2 de Daniel Boulanger.

HEIC et stockage minimum

Comme je l’avais écrit dans un billet en décembre, un peu fatigué par le volume que prend n’importe quel fichier JPG, RAW ou DNG. J’avais notifié dans toutes les préférences de mes apps photo (enfin, celles qui le supportent) que le format de fichier soit exclusivement du HEIC.

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Du coup, je n’ai pris qu’une seule photo en RAW, toutes les autres au format HEIC, c’est à dire à 99% avec Halide - RAW Manual Camera, le reste avec Camera+.

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Du coup, ma photothèque et ses près de 1600 clichés en HEIC n’occupait au retour qu’un peu plus de 4 Go.

Mémoire du voyage, Day One et Drafts

Le soir, dans nos divers hébergements, le temps de traiter quelques photos et d’écrire dans Drafts ou Day One.

Drafts: Quick Capture pour rédiger une sorte de flux de la journée3. Et Day One journal + mémoire le soir pour récupérer mes clichés les plus emblématiques et leur soutirer l’heure, la date, la localisation, Day One se chargeant d’ajouter l’info météo et le nombre de pas. Sans oublier de rédiger une phrase de commentaire, sachant que j’aime compléter ces entrées par la suite. Dans le train ou le bus notamment.

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Se repérer sans internet : maps.me

En ville, maps.me nous a permis de nous orienter sans soucis dans le dédale des petites rues, nous indiquant les passages sous les voies ou les galeries fort nombreuses à Prague.

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J’avais préventivement repéré dans maps.me les emplacements de nos points de chute, les arrêts des bus. Puis les commerces indispensables ainsi que quelques restaurants même si ces dernières informations ont été remplacées par ceux que nous avons testé réellement. D’ailleurs, deux d’entre eux ont été visités4 plusieurs fois et à juste raison.

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Puis, une fois sur place, utiliser nos yeux ! Et nos pieds5…!

À la fin, une chronologie récapitulative sous Day One

Je ne vais pas revenir sur Day One mais cela reste l’un de mes meilleurs outils sur iPhone avec sa synchronisation entre son stockage dédié vers l’iPad et le Macintosh.

Facile ensuite de retrouver la chronologie complète de ce voyage, évènement par événement, jour par jour. Et l’ensemble6 s’ajoutant à nos précédents voyages.

Quelques apps utiles en sus…

Je les ai déjà évoquées, cela va des prévisions météo en passant par NordVPN - Private & Secure VPN et, dans le train, Marvin 3 pour lire. Le VPN s’est avéré indispensable7 tant en 3G ou dans des espaces Wifi en ville ou dans les hébergements.

C’est tout ! À suivre…

Et bonne année sous le signe du vélo (vous couchez le chiffre huit… et hop…!).

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  1. Un de ceux dont la batterie est censée ne plus tenir la charge, un iPhone 7+. Sans oublier les iPhone 6s+ de 2015 de ma tribu soumis aux mêmes aléas. Aucun d’entre-nous ne s’est plaint. 

  2. Fouette, cocher !, ici en version ePub. 

  3. des saisies en cours de route ou lors d’un arrêt vin chaud…! 

  4. C’est l’un des points les plus économiques de Prague, les restaurants, même avec 10% de service, ne sont pas hors de prix. Quant aux portions servies, elles sont sacrément généreuses. Il est vrai aussi que nous préfèrerons consommer de la gastronomie locale, quitte à tester de nouvelles saveurs. 

  5. 19746 pas en moyenne avec des pointes à plus de 28000… 

  6. …5160 entrées associées à 4565 clichés s’étalant sur 1968 jours, soit plus de cinq années accessibles immédiatement sous mes doigts dans l’iPhone. 

  7. Juste penser à le désactiver lors des premières connexions aux wifi des hôtels ou du train avant de le relancer aussitôt. 

le 03/01/2018 à 14:55 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Le Monde en kiosque sous iOS, nouvelle formule…

Vente au numéro via iTunes ou avec l’abonnement habituel

dans dans mon bocal | grospod | lire | voir
par Jean-Christophe Courte

Quelques secondes pour évoquer la nouvelle formule du Journal Le Monde déconnectée de l’app Le Monde, l’info en continu ou encore de La Matinale actu du Monde.

Intérêt ? Trois manières de lire le journal à son rythme.

Cette version kiosque est à privilégier sur iPad (…je préfère La Matinale sur l’iPhone). Néanmoins, ça fonctionne pas mal quand même sur iPhone et j’apprécie l’option téléchargement automatique et suppression automatique des numéros.

En copies d’écran…

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  • Comme nous sommes abonnés, je ne montre pas l’option de l’achat au numéro…

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  • La maquette apparait comme le journal papier (j’apprécie de conserver le chemin de fer du journal)… un appui… hop, l’article pleine page…

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  • Facile de partager une sélection de texte ou d’agrandir la typo…

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  • Si les suppléments du journal sont immédiatement chargés, ce n’est pas le cas du Magazine (…ce qui me va très bien). Qui lui reste sous la forme d’un visuel (donc inutile de chercher à récupérer un bout d’information)

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  • Bref, la grande nouveauté est ici : Téléchargement automatique (avec quelques sécurités, genre uniquement en Wifi) et gestion fine de l’archivage… Béatrice est sur 7 jours, moi deux, le reste de la tribu en mode lecture puis suppression (un jour)

Bon, question : Le Monde Archives, vous le nourrissez un de ces quatre ? On est fin 2017 et tout est bloqué mi-2016.
Lire urbanbike | Les archives du journal Le Monde sur iPad | 2

Note de fin : Oui, j’avais écrit que le précédent billet était le dernier de l’année… rien n’est moins sûr, la preuve…!

le 20/12/2017 à 17:50 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Cinq apps pour iPhone à (s’)offrir ou pas…!

D’après « mes » usages pour être précis…!

dans dans mon bocal | grospod | outils | usages | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Dernier billet iOS avant janvier (en théorie, si je survis)…

“Et si tu devrais recommander cinq apps pour l’iPhone, ce seraient lesquelles ?”

Pffffff, pourquoi cinq et pas sept ou neuf…?!
Allons-y pour cinq…!

D’emblée, il y a toutes les apps signées Apple qui font partie intégrante d’iOS. Que ce soit Messages, Mail ou Appareil Photo, toutes sont utilisables telles et sans besoin d’acquérir quoi que ce soit.

Certes, je préfère l’ergonomie de Fantastical 2 pour iPhone mais Calendrier est tout à fait satisfaisant…

Alors, en tapotant entre iPhone et iPad pour répondre, j’essaye de me maintenir à cinq… Sauf que, très vite, je dérape…!

Il y a des apps dont je peux me passer (si, si…!) même si elles sont remarquables, je pense à Things 3 mais une note dans Drafts suffit fréquemment. Bon, je peux également mettre de côté les dictionnaires et les apps de référence même si cela va m’agacer rapidement : avoir le Dictionnaire Historique de la langue française au bout des doigts (…au lieu de trimballer la version papier), c’est pas mal.

Alors, je dresse une liste :

  1. Drafts (…ou Editorial)
  2. Day One
  3. Tweetbot (…ou Twitterrific, Echofon)
  4. Castro
  5. Camera+ (…ou Halide)
  6. Marvin
  7. 1Password
  8. Transit (ou Citymapper)
  9. Maps.me (ou TomTom Go)
  10. Sans oublier… iA Writer (…ou Ulysses, Byword)
  11. Wunderground (ou encore Wingz)
  12. Etc.

Bref, un poil compliqué de me limiter à cinq, voire à neuf, mes usages intègrent également une banque en ligne, un VPN1, ARTE, etc.

Choisir, c’est renoncer…!

Bon, je préviens les rares lecteurs de ce blog qu’ils ne vont pas être dépaysés, rien de spectaculaire soudainement sorti de sous mon bonnet ! Alors, je reste à cinq apps en sachant que je passe pas mal de temps à écrire, lire, effectuer quelques clichés avec mon iPhone 7+.

Drafts en premier

Pour commencer, bien que Notes soit disponible avec iOS, je lui préfère sans discuter Drafts: Quick Capture que j’ai entièrement personnalisé2 (c’est simplisme de le faire) pour mes besoins pour rédiger en Markdown et exporter mes bouts de textes vers des tas d’applications, de Things à Day One en passant par Twitter ou Mail…

Une excellente alternative reste Editorial, CQFD. Dans tous les cas, pour rédiger, j’emploie pour fabriquer mes liens l’excellent Copied.

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  • Barre additionnelle entièrement personnalisable (jusqu’aux icônes) avec des actions dédiées, bibliothèque de scripts, une rusticité qui m’enchante…!

Day One en seconde position mais d’un cheveu…!

Cette première place est disputée par Day One journal + mémoire qui me sert quotidiennement comme carnet de notes, mémoire des lieux, album photo. Si cet app ajoutait les trois ou quatre fonctions dont j’ai besoin, elle passerait en tête.

Eh oui, ce sont deux applications de traitement de texte qui supportant le balisage Markdown3 et MultiMarkdown. Une grande part de mon temps est dédié à l’écriture et ces apps sont également disponibles et synchronisées avec mon iPad. Il est vrai que je pourrais même employer cette seconde app pour prendre des photos mais cela ne me tente pas.

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  • Et ça tient la route…?… Mouiiiii : 5048 billets ce jour (au moment de finir ce billet), 4266 photos et 1954 jours pris en compte dans cette chronologie …dans sept journaux…

Tweetbot en troisième position

Hormis lire des journaux de référence, remonter mes fils RSS avec Reeder 3, je puise nombre d’infos sur Twitter en suivant des quelques comptes.

J’avais le choix entre l’application officielle de Twitter (…qui a juste le mauvais goût de m’afficher des tweets sponsorisés et de me recommander de suivre des comptes qui ne m’intéressent absolument pas), application excellente au demeurant, et trois apps payantes. Toutes ont des qualités mais je reste fidèle à l’ergonomie de Tweetbot 4 for Twitter.

Les goûts et les couleurs. Pourtant Echofon Pro for Twitter propose un affichage très serré, Twitterrific 5 for Twitter permet d’effacer un tweet, le corriger et le republier dans la foulée. Mais je poste souvent mes tweets depuis Drafts.

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  • Mode nuit, filtres multiples pour éviter de s’encombrer de certaines infos non souhaitées, multi-compte et ergonomie splendide tant sur iPad que sur iPhone…

Castro pour l’écoute de mes podcasts

À défaut d’écrire, de piocher des infos sur twitter, j’écoute des podcasts. L’application la plus efficace à mes oreilles et à mon mode de fonctionnement est, indubitablement, Castro 2.

Je lui reste fidèle (facile…) même en l’absence d’une véritable version iPad pour la simple et bonne raison que je peux synchroniser mon flux via iCloud et que je conserve également un historique de mes écoutes, que je peux placer en favori un épisode, etc. Les podcasts sont enregistrés sur le iPhone et donc tout le temps accessible même sans connexion, peuvent s’enchainer sans interruption, être légèrement accélérés et écoutés dans l’ordre que je souhaite. Notez que ces podcasts sont supprimés automatiquement après écoute, ce qui est parfait.

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  • On peut réordonner dans l’ordre souhaité les podcasts à écouter (un appui long et hop, changement de position), retrouver ceux que l’on a écouté (pratique pour partager…), etc.

Halide pour sa vitesse

Avant la version 1.6 de Halide - RAW Manual Camera, c’était Camera+ qui tenait la corde.

Mais depuis cette version nettement plus véloce, j’ai fait de Halide mon application de photo4 par défaut. Le widget rend l’appel de l’app assez rapide quand je suis dans la rue. Streetgraphy Camera aurait pu être retenu mais je photographie avant tout en couleur désormais.

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  • Deux copies pas sexy pour rappeler l’assistant de mise au point et le mode profondeur avec vérification des plans pris en compte…

Cinq …même si j’ai un peu triché…

Voilà.

Bien entendu nombre d’autres apps auraient pu figurer dont Marvin 3 pour lire mes bouquins au format ePub et pouvoir les annoter en sachant que je peux exporter des citations… 1Password qui est incontournable pour mes usages et partagé avec ma fille, Weather Underground, etc.

Mais ceci est une autre histoire…

A priori, prochain billet en 2018 …sauf si je change d’avis et ne me retrouve pas en zone blanche pour poster…

D’ici là, bonne route et/ou bonnes fêtes…

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  • Brut de fonderie : mode auto et HEIC…

  1. cf. urbanbike | VPN sous IOS ou macOS, ne perdez pas le Nord…! 

  2. rappel en passant via ce billet urbanbike | Pourquoi il est astucieux d’ajuster Drafts 4 à nos doigts…! 

  3. un balisage qui s’apprend très vite, pour mémoire cet ancien billet… urbanbike | Apprenez Markdown en 8 jours | version revisitée 

  4. Je shoote en HEIC sans trop d’angoisse (je peux basculer à tout moment en RAW) et son ergonomie ne convient bien. Cf. urbanbike | Sous iOS : TIFF, DNG, RAW, HDR, HEIC, JPG…? 

le 18/12/2017 à 18:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Quelle vie pour les cérébro-lésés après un accident puis une rééducation ?

L’échelle des maisons familiales est une excellente option mais…

dans dans mon bocal | groummphh | vieillir
par Jean-Christophe Courte

TL;DR Billet brut de décoffrage…

Chacun d’entre-nous a en soi, enfouies, des images striées par la lumière des gyrophares… C’était un inconnu, un proche, un voisin…
Éclaté sur la chaussée suite à un accident1, il a conservé la vie grâce aux urgentistes du SAMU, pompiers, gendarmes, aux équipes hospitalières qui ont, tant bien que mal, rassemblé les morceaux du puzzle…

La phase suivante échappe aux regards, celle où il faut se reconstruire avec un corps en vrac et de sérieux traumatismes. Les cérébro-lésés l’ont vécu, ce sont des rescapés avant tout.

Et après ?

La plupart ne passeront pas le reste de leur vie2 à l’hopital.

Comment survivre avec des séquelles, une douleur permanente, des troubles irrémédiables. Bref, comment reprendre une activité si cela est encore possible, goûter chaque minute qui passe ?

Il est possible d’envisager un retour chez soi ou dans sa famille… à condition d’avoir l’un ou l’autre. Voire les deux.

Mais ce n’est pas toujours le cas ou non préférable si les dommages sont nombreux. Tous les proches ne sont pas capables physiquement et/ou psychologiquement de s’occuper du survivant. Sans oublier que c’est aussi mettre leur propre existence entre parenthèses…

Enfin, il faut disposer d’un espace de vie, d’un lieu adapté : un fauteuil même électrique ne passe pas à travers les murs d’un petit espace, tout doit être prévu3 pour faciliter la vie au quotidien, c’est à dire les opérations les plus naturelles.

Mais quand plus rien n’existe pour des tas de raisons que l’on peut imaginer sans se forcer, pas question de rester dans un centre de rééducation fonctionnelle le reste de son existence.

Des maisons familiales pour récréer du lien

C’est pourquoi des associations ont imaginé des réponses spécifiques pour les loger en prenant en compte ce qui précède, ces fracassés de la vie ayant un impératif besoin d’assistance, de légère à très lourde selon leurs séquelles.

Leurs compagnies d’assurances financent, via des associations, ce concept de maisons familiales avec l’objectif de regrouper une poignée de cérébro-lésés dans un cocon plus neutre qu’un centre hospitalier.

Imaginez une colocation avec mutualisation des services indispensables. Cela reste généralement à une échelle modeste, ces maisons accueillant une demi-douzaine de personnes…

Offrir à chacun une chambre individuelle avec une salle de bains attenante tout en partageant salon et cuisine. L’ensemble est généralement pensé4 autour du handicaps, terme qui n’est pas un gros mot mais ici la simple réalité.

Pour accompagner le tout, vu les difficultés motrices, cognitives des habitants de ces maisons, une aide dite humaine est indispensable. Une équipe de personnes pour accompagner, s’occuper de leur hygiène, faire la cuisine. En dehors de cet aspect, il y a désormais d’autres intervenants, ceux qui viennent pour animer leurs journées, discuter, jouer ou encore les transporter. Bref, les pensionnaires de ces maisons ont un besoin quotidien de présence.

Et surtout pas de télé assistance5, je vous arrête de suite…!

Car cela ne s’arrête pas à juste les occuper sur place, ces équipes sont aussi sollicitées pour transporter les cérébro-lésés vers des lieux de spectacles et autres. Les laisser en friche dans une maison accueillante n’est pas le moyen le plus stimulant de les aider à s’en sortir, à dépasser autant que ce peut leur situation. Et rire. Car même le corps en vrac, l’humour n’est pas absent.

Une fois ces logements adaptés et une équipe adéquate, tout doit se passer pour le mieux.

En théorie.

Des dérives possibles…

Ce qui suit est banal, des histoires d’abus6, nous en avons tous entendu parler ci et là. Voire, constaté de nos yeux ou dans notre propre chair.

La qualité architecturale du bâtiment peut correspondre7 aux normes de base et s’avérer dans le fonctionnement inadapté. Se souvenir à ce propos des retards8 anticipés de certaines normes — dès 2011 — pour leur application en 2015…!

Au risque de me répéter, je vais revenir cette idée basique et facile à mettre en oeuvre que les architectes devraient passer quelques heures en fauteuil (…ça se loue) pour appréhender avec leur corps les difficultés du quotidien et non les intellectualiser.

Disposer d’un espace fonctionnel, ce ne sont pas qu’un plan bien crobardé et des mètres carrés, c’est également une ambiance, un cadre chaleureux, un décor agréable qui doit faire oublier — en partie — le mobilier médical qui n’est pas des plus …design. La qualité des vues, la lumière naturelle, les éclairages mais aussi la couleur jouent sur le moral des habitants, tant handicapés que accompagnants.

Ensuite, comme pour tous les dispositifs mis en place, que ce soit pour des retraités ou des cérébro-lésés, ces systèmes dépendent également de la qualité des accompagnants, de ceux qui assurent les soins et gèrent le confort de vie des pensionnaires.

Malheureusement, la non prise en compte de l’une ou l’autre de ces deux exigences joue en défaveur (…euphémisme) des personnes placées dans ces établissements.

En l’absence de contrôle régulier (hygiène, respect des normes de sécurité…), il faudra un événement grave9 pour que, soudain, on se mette à réfléchir, corriger un dysfonctionnement. Bref à la manière de vérifier périodiquement ces etablissements…

Sans oublier d’auditer la nature des relations, entendre la parole et les remarques des principaux concernés qui devraient — c’est un truisme — avoir leur mot à dire sur ce qui constitue leur cadre de vie vu que ce sont “leurs” assurances qui financent ces environnements.

L’humain, le maillon faible trop souvent…

Les cérébro-lésés subissent souvent un double emprisonnement :

  • au sein de leur maison familiale vu qu’ils n’ont souvent nulle part ou aller, quelques visites…
  • et dans leur corps avec toutes les séquelles, physiques ou psychiques qui les rendent fragiles.

Comme dans tout établissement qui retient en son sein des personnes dépendantes ou handicapées (…citons à nouveau les EHPAD mais aussi les pensions, prisons, asiles, lieux de rétention. Ou encore les Instituts Médico-Educatifs (IME) qui ont pour mission d’accueillir des enfants et adolescents handicapés atteints de déficience intellectuelle, les établissements pour enfants et adolescents handicapés (E.P.E.A.P.), etc.), il y a ceux contraints de rester dans ces lieux et celles, intermittentes, qui peuvent aller et venir.

Ces dernières sont les accompagnants, soignants, éducateurs… Mais cela reste avant tout des êtres humains : tous ne sont pas des Mère Thérésa en puissance.

Bref, comme dans toute communauté, il y a une majorité de personnes dévouées et quelques toxiques. Si vous avez vu le film “Vol au-dessus d’un nid de coucou”, vous devinez sans peine mon propos.

Ça va de l’absence d’hygiène10 à une forme de harcèlement vis-à-vis de cérébro-lésés considérés comme des débiles et traités misérablement. Sans oublier les médiocres carottages11 sur des prestations de transport. Rien que du très humain en définitive.

Quid du contrôle de ces établissements pour éviter que de mauvaises pratiques se développent, que le personnel en place s’installe dans une routine abusive12. Voire décourage les éléments fraîchement embauchés en leur mettant des bâtons dans les roues. Aux assureurs qui financent de mettre en place des contrôles inopinés et sévir.

Former les nouveaux arrivants à s’occuper des cérébro-lésés

Que ce soit pour les gamins autistes, les personnes âgées ou les cérébro-lésés, c’est la qualité des accompagnants, leur capacité d’écoute et de bienveillance qui font la différence.

Paradoxe : ce ne sont pas exclusivement des personnes diplômées dont ces pensionnaires ont besoin mais de gens d’expérience — même âgées, sans formation initiale — avec une véritable intelligence du coeur. Problème, il n’y a pas de diplôme pour ça : on l’a ou on ne l’a pas.

Par contre, former ces nouveaux entrants sur place un trimestre au minimum est souhaitable en prenant le temps de le faire et non de se décharger de suite sur eux sans le faire.

Enfin, la meilleure validation est leur acceptation par ceux qui en ont besoin, les cérébro-lésés, CQFD.

Pour cela, il faut simplement enquêter, écouter et prendre en compte leur avis…

Enfin, toutes ces populations nécessiteront dans un avenir proche un autre type de formation13. Et dans ce cas précis, il sera urgent de former correctement les intervenants d’autant que des dérives nouvelles sont fort possibles.

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Bref, pas sorti des ronces : ce thème est ultra sensible finira par nous toucher… tous.


  1. bien entendu, ce n’est pas la seule cause pour se retrouver en mode cérébro-lésé, l’actualité récente comme des dernières années démontre avec tristesse que cela peut arriver en se baladant en bord de mer, dans un train, un bus ou en se rendant à un concert… 

  2. Parfois, survivre en miettes et avec des morceaux qui manquent peut être une horreur. J’ai en mémoire la réponse pudique d’un pote urgentiste à qui je demandait des nouvelles d’une jeune femme dont une partie de la boîte crânienne avait été emportée par une rafale. Les yeux nimbés de larmes, il m’avait simplement glissé qu’il était soulagé qu’elle n’ait pas survécu : trop de dégâts irréparables et une souffrance quotidienne. Ce garçon en a vu des désincarcérations mais, là, c’était trop. On a tendance à oublier ce que vivent les urgentistes, surtout quand c’est sur une scène de guerre. 

  3. Un logement fonctionnel, ça se réfléchit, cf. ce billet de 2008 urbanbike | Handicap et construction | 7ème édition. Ou encore ces ouvrages évoqués dans cet autre billet : urbanbike | La maison sur mesure | Accessibilité des bâtiments aux personnes handicapées

  4. Acheter une maison existante et la mettre à disposition de personnes handicapées est une option mais pas forcément la plus efficace à défaut d’être la plus rapide. Un bâtiment idoine, ça se prévoit, relire ce billet urbanbike | Concevoir un bâtiment accessible aux personnes handicapées. Ou encore celui-ci, urbanbike | L’accessibilité en pratique 

  5. urbanbike | Joies du futur proche et Télé Assistance en rade 

  6. je pense à cet excellent livre que j’avais chroniqué en 2010, urbanbike | Maman, est-ce que ta chambre te plaît ?. Ou encore à cette série de tweets lus au moment de rédiger ce billet, de Frédéric Pommier sur Twitter. Quelques remarques à chaud sur cet univers (des EHAPD)… urbanbike | Quand la mémoire immédiate fout le camp | 2 

  7. je pose ça en mémoire, hein… urbanbike | Des bâtons dans les roues… Et comment…! 

  8. Il suffit de circuler en ville également pour se rendre compte que l’incivilité est banale. Déjà c’est compliqué de zigzaguer avec une poussette d’enfant sur un trottoir, alors en fauteuil… 

  9. Moins glamour que de sponsoriser une course autour du monde avec un champion qui pulvérise un record en portant sur ses voiles le nom du groupe d’assurance. Pourtant, pour une somme moins conséquente, que de personnes pourrait-on soulager… Mais c’est un choix de communication, améliorer la qualité des soins et des établissements fait moins rêver. 

  10. refuser de nettoyer les chambres et salles de bains en est une. Comment un cérébro-lésé qui a joyeusement morflé et vit enfermé dans un corset peut entretenir son lieu de vie…? Exemple ubuesque… 

  11. trucage des frais kilométriques qui sont remboursés en fonction des déplacements, etc. 

  12. Si certains encadrants prennent les cérébro-lésés pour des légumes, c’est signe qu’il est temps de les muter vers d’autres établissements. Voire les inciter à changer de métier. 

  13. Même si ce billet est axé sur les personnes âgées, ça fonctionne pour tous ceux qui sont dépendants, handicapés compris. urbanbike | Arnaques et petits vieux. En cause, une gestion de plus informatisée et le recours à des écrans. Pratique quand on est en vrac. 

le 17/12/2017 à 11:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

VPN sous IOS ou macOS, ne perdez pas le Nord…!

Sécurisez vos échanges…

dans ailleurs | dans mon bocal | grospod | usages | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Certes, comme moi-même, vous n’avez pas grand chose à cacher. Mais j’avoue ne pas apprécier que l’on fouille dans mes affaires sans y avoir été invité formellement. Et au risque de me répéter, le contenu de mon iPhone comme de mon iPad ne concerne que moi et ma petite tribu.

Que ce soit dans le RER en 4G, dans un espace public ou en déplacement, se balader avec son iPhone ou un ordinateur portable n’est pas sans risque ! Hormis se le faire emprunter, c’est surtout l’interception de la trame de vos échanges, son exposition aux yeux de personnes douteuses qui à craindre.

Or via un réseau wifi ou en 4G, nos données sont un peu à l’air libre.

Certes, l’OS de l’iPhone est régulièrement mis à jour mais autant éviter laisser des officines, curieux, malandrins se glisser entre votre écran et le site que vous consultez. Banque, marchand ou autre…

Si vous avez quelques voyages à faire en France comme à l’étranger, pas inutile de s’offrir un abonnement d’un mois. Ou, carrément de souscrire à une offre longue durée.

Trois points sont à regarder :

  • la facilité de connexion (…est-ce que l’app du service VPN est facile à installer même quand on est peu averti…),
  • le coût du service (…comme d’habitude, je ne suis pas adepte du gratuit mais pas non plus de l’excessif…)
  • et le nombre de machines que vous pouvez protéger avec un unique abonnement.

Mes besoins sont, pour l’heure, de protéger nos écrans mobiles qui nous suivent en déplacement, généralement sous iOS. Ensuite, n’étant pas doté du don d’ubiquité, on peut protéger une série d’écrans temporairement en sachant qu’il est possible de les déconnecter, voir de désinstaller après un voyage.

Mais bon, pour l’heure, mon objectif est de protéger nos écrans nomades.

Non pas que les machines confinées à la maison ne soient pas vulnérables mais déjà parer à l’essentiel.

Il existe pas mal de solutions, CyberGhost VPN, Hide My Ass! VPN que j’avais déjà utilisé.

Ou encore NordVPN - Private & Secure VPN vers lequel je me suis tourné pour son ergonomie, son coût mais aussi pour le fait qu’il propose pour un unique compte de protéger six machines.

En règle générale, nos trois iPhones (…quatre si un jour le Nokia de mon épouse finit par gripper) et, selon les usages, un ou deux iPads et un Mac portable. Ensuite, selon les besoins, compléter avec un petit abonnement sur une période donnée. Ou, carrément, doubler avec un second abonnement longue durée.

L’ergonomie est limpide…

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  • cliquez juste sur le pays (ou choisissez dans la liste disponible pour chaque pays) sur la carte dans l’app.
  • Notez la présence d’un Widget. Et dès que vous êtes en VPN, la mention s’affiche en haut à gauche de votre écran.

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  • Certains serveurs sont plus spécialisés que d’autres mais l’idée dans mon cas est de permettre aussi à ma tribu de se connecter depuis l’étranger sur Arte ou accéder à l’abonnement d’un grand journal de référence…

Et bien entendu il y a un client macOS.

Prix du simple au triple… Voire plus…

C’est ici que je veux en venir car certains fournisseurs de VPN font des offres fort intéressantes en cette période.

La solution est bien entendu de récupérer l’app gratuitement sur l’Apple store mais pas forcément de passer par ce dernier pour souscrire à un abonnement longue durée.

Ainsi, j’ai découvert juste à temps une belle offre chez NordVPN à $2,75 par mois sur trois ans. @doopix m’en a signalée une autre chez CyberGhost VPN, $1,99 sur …sept ans…! Mais il faut passer par le site de ces opérateurs pour en bénéficier.

Il y en a d’autres assurément mais bon, j’ai opté pour NordVPN. Car, cet été, j’avais eu un …pressentiment…!

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Et bien sûr, ces offres sont limitées dans le temps et payables en une fois.

À vous de réfléchir. Or pas.

le 16/12/2017 à 18:20 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?