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Focoltone, un nuancier à (re)découvrir…

Ce n'est pas de l’argo américain mais 763 combinaisons CMJN que tout graphiste devrait au moins explorer…

dans
par Jean-Christophe Courte

Il était une fois…
un fabricant d’encres vers 1929. En 1962, ce dernier est racheté et prend un nouvel élan dès 1963 avec le lancement du premier “PANTONE MATCHING SYSTEM Printers' Edition”. Depuis, le nom de Pantone®©™ (je fais gaffe avec toutes ces marques déposées et leurs palanquée d’avocats, quitte à en rajouter !…) est universellement associé depuis plus de 40 ans au nuancier Pantone®, “LA” référence connue de tout graphiste ou imprimeur digne de ce nom, devenant même un sorte de nom générique comme frigidaire ou klaxon…
“Euh tu peux me donner le Pantone de la couleur de fond…?”
C’est enterrer un peu vite une autre invention géniale et bien plus récente, celle de Gordon Phillips… Si, si, même qu’elle est à votre disposition dans toutes vos applications PAO, à côté de Pantone®…!

Tout graphiste connaît les multiples nuanciers de la firme Pantone®. Et toute Direction de la communication, digne de ce nom, a sa charte graphique codifiée en couleurs Pantone®… Enfin, presque.
Des entreprises comme Bouygues ont très vite découvert qu’imprimer en quadrie son Minorange avec un autre nuancier que Pantone® était plus économique…
Explications.

Au départ donc, Pantone est un fabricant d’encres d’imprimerie et le monde de l’impression en quadri est bien loin d’être au point en ce début de XX°siècle ! On imprime en une ou deux couleurs mais on veut de la variété. Et le but d’un fabricant, c’est essentiellement de vendre des boites d’encres… Astucieusement Pantone sort des tas de coloris, tous plus beaux les uns que les autres. Et surtout référence sa gamme.

Quelques décennies plus tard, le monde de l’imprimerie évolue. Pantone innove et ne fabrique plus d’encres mais licencie, des 1963, ses couleurs en généralisant et labellisant ses nuanciers référencés sous le nom de Pantone Matching System (PMS), dépassant dès lors le strict univers de l’impression de ses débuts…

Mais le monde de l’impression continue sa rationalisation, l’emploi de centaines de pots d’encre coûte trop d’argent, la conversion au système quadrichromique se fait lentement mais sûrement. Pantone suit le mouvement tout en conservant son fabuleux nuancier.
Ce qui ne va pas sans poser quelques problèmes…

Peu écologique…
Ce qui est parfois gênant avec la norme Pantone et son extraordinaire choix, c’est que fréquemment l’obtention d’une couleur référencée et indiquée par le “créatif” passe par l’usage d’un (ou plusieurs) groupe supplémentaire au moment de l’impression dès que celle-ci n’est pas “compatible” quadri.
Or c’est près de 40 % des nuances.

Du coup, pour obtenir cette couleur en aval, il faut, en gros :
• acquérir les couleurs spéciales (encres certifiées Pantone®, CQFD) pour obtenir le mélange souhaité en se basant sur le PANTONE® formula guide… le nuancier ultime qui indique les parts exactes d’encre pour obtenir le bon mélange
• ouvrir ces pots !
• mélanger en suivant bien les quantités (le poids d’encre) de chaque référence nécessaire au mélange avec des balances de précision…
• touiller et ajuster pour obtenir la nuance souhaitée
• utiliser assez rapidement car le mélange obtenu est sensible à l’oxydation et donc ne tient pas dans le temps…
• nettoyer le groupe idoine avec des produits corrosifs…
• déposer le mélange…
• procéder aux essais sur presse avec force gâche papier…
• imprimer (ouf !!)
• nettoyer à nouveau le groupe !
• stocker le reste du mélange… En sachant que l’oxydation le guette inévitablement comme les pots d’encres utilisés au départ…


…Et espérer que le graphiste ne nous dira pas “ah mais c’est pas cela, c’est trop cyan, magenta, jaune” (rayer les mentions inutiles ou en ajouter…) sous peine de recommencer le cycle !!!

Sachant que ces opérations reviendront à nouveau sous le blanchet dès qu’il y a aura le moindre retirage ! Certes, il existe désormais des solutions pour commander les “belles couleurs” directement auprès du fabricant mais le surcoût reste assez élevé et réservé aux entreprises à fort taux de réimpression. Seul le nettoyage du groupe restera toujours indispensable, lui. Malheureusement.
Car comme vous pouvez le comprendre, c’est un process peu écologique entre les décapants industriels virés aux égouts et les encres oxydées balancées à la benne…

Contraintes économiques
Bref, de plus en plus d’imprimeurs préfèrent consacrer leurs machines aux seules quatre couleurs de base, le cinquième groupe étant réservé à un vernis ou à une couleur spéciale si indispensable.
Gros avantage, les groupes machines sont chargées du matin au soir en couleurs primaires et donc le nombre de nettoyages se réduit considérablement, les égouts s’en portant mieux et les stocks d’encres à acquérir se limitent à quatre références…!!

Par ailleurs, Pantone se voit concurrencé par une nouvelle norme (enfin, disons plus récente puisque déposée en 1984), représentée par le nuancier Focoltone… Pour FOur COLor TONE !!
Cette norme ne propose que 763 combinaisons liées par un principe génial d’ajustement de trames par jeu de 5 % et utilisant les quatre couleurs primaires… Ce principe a été inventé et mis au point par Gordon Phillips, un imprimeur du pays de Galles.
Imprimeur et non fabricant d’encres, j’insiste ! Pantone est parti de son catalogue de pots d’encres commercialisés et référencés pour créer son nuancier, le challenger s’est posé la question opposée : comment obtenir le maximum de nuances certifiables à partir des seules primaires. Et pour cela, il est parti d’une réflexion logique sur l’échelonnement des trames de photogravure en éliminant les résultats identiques, CQFD.

Ce dispositif semble proposer moins de nuances que Pantone avec ses 1089 combinaisons de base annoncées. Pourtant, sachant que seules 60 % de ces 1089 couleurs Pantone peuvent être reproduites en quadri, on en arrive qu’à 653 au minimum… à opposer aux 763 certifiées par Focoltone.

Diversité
D’autant que ces combinaisons sont plus simples à utiliser (à mon humble avis) que les innombrables nuances proposées par Pantone… Ainsi 1089 couleurs sont proposées dans le nuancier de base, 1114 dans le guide des formules (PANTONE® formula guide, gloss coated, matte coated and uncoate), sans oublier les couleurs métalliques (204 incluses dans le PANTONE® metallic formula guide), les pastels (126 incluses dans le PANTONE® pastel formula guide), les nuances (1113 PANTONE® tints) ou les bichromies maison (600 coloris inclus dans le set PANTONE® duotone studio), etc.
Bref, pas simple…! D’autant que l’on a le choix entre “couché ou non couché”…
Du coup, le système basique et limité de Focoltone semble limpide en comparaison même s’il recouvre, à priori, moins d’options.

Plus de couleurs avec 5, 6 ou 8 groupes…?
Néanmoins, les deux normes se concurrencent dès la moitié des années quatre-vingt-dix en terme de nuances : Focoltone sort Focoltone Plus et Pantone® son hexachrome
Comment cela marche ? Pantone Hexa, présenté en 1994, fonctionne en CMYKOG, c’est à dire les 4 basiques + un orange et un vert, les fameux PANTONE Hexachrome Green et PANTONE Hexachrome Orange, soit plus de 2000 couleurs…
Focoltone Plus, développé dès 1993 (une année plus tôt donc) par Winson Lan, va encore plus loin en proposant huit couleurs de base + deux couleurs métalliques, leur combinaison permettant d’arriver à 10 fois plus de couleurs… soit 20 000 !
Le seul problème pour ces deux process est que les imprimeurs, comme les clients et les graphistes, n’ont pas suivi. Cela impliquait des tas de bouleversements, plus de groupes d’impression par presse, un changement radical des habitudes, et cela juste au moment où l’unanimité sur l’impression quadri se réalisait… Bref, on est certainement passé à côté d’une fabuleuse révolution, révolution qui aboutira, qui sait, dans quelques décennies…

Et demain ?
La suite, elle se trouve dans le gestion des profils ICC (nous y reviendrons dans un autre papier). Focoltone vient de monter son système Focoltone ICCS 2.0 à Düsseldorf la semaine dernière (DRUPA). Pour la petite histoire, toutes les copies d'écran explicatives sont faites sous OSX, ce qui démontre aux grincheux qu'Apple n'est pas oublié, loin s'en faut, par les développeurs de softs haut de gamme (téléchargez le .pdf intitulé "ICCS_User_Guide.pdf").
Pantone n’est pas en reste sur ce segment, et sans oublier les concurrents asiatiques.
Mais les contraintes économiques, la mondialisation comme la sensibilité croissante à l’écologie et autres pollutions d’origines industrielles vont peser lourdement dans la balance.

Cela ne vous empêche pas d’essayer Focoltone, norme que j’utilise pour ma part depuis dix ans sans souci et, disons-le à nouveau, 100 pour 100 quadrichomique et imaginée par un imprimeur astucieux, aujourd’hui disparu…

Plus d’infos…
Aujourd’hui, Focoltone n’est plus gallois, mais appartient à une société basée à Singapour.
En savoir plus sur les encres, en parcourant le site d’un fabricant comme Brancher (cliquez sur informations techniques… et prenez votre temps :-).
Quelques mots techniques sous la forme d’un glossaire.

nb : je n’ai pas retrouvé les informations sur Pantone d’avant 1962, juste puisé dans ma mémoire ce que j’ai touours entendu à ce propos. Pour le reste, les données sont disponibles sur les sites internet des intéressés…

le 18/05/2004 à 09:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Quand un Cayman et un port (sic !) font bon ménage !

Routeur et activation de port

dans
par Jean-Christophe Courte

Bon, le titre est un peu tiré par les cheveux… Dans un article précédent, je vous expliquais, ô lecteur, comment installer un modem/routeur Cayman 3346 de chez netopia, modèle Solo à l’entrée d’une ligne ADSL, histoire de partager cette connexion à plusieurs machines.
Aujourd’hui, le routeur masque totalement ces machines avec son Firewall interne, à tel point que NetBarrier semble ne plus servir à rien. Par contre, utilisateur de Filemaker 7, je souhaite activer une base sur une des machines pour la partager avec des équipiers distants…
Rapide mode d’emploi…

FileMaker Pro, et plus encore la version 7 qui est multi-tables, possède la capacité fabuleuse de permettre le partage de bases de données sur la toile sans écrire une seule ligne de HTML. Il suffit (en gros) de construire ses modèles, de gérer les droits d’accès et de publier cette base…
Mais dès lors que l’on a utilisé un routeur, la machine qui supporte la base est masquée et surtout, le port propre à FileMaker pro est inaccessible…!
Dans ma configuration, je dispose d’une IP fixe, ce qui permet de ne pas avoir à fournir régulièrement un nouveau lien vers ces bases ouvertes…

Paramétrer FileMaker
Là, ce n’est pas compliqué, il suffit de dérouler le menu FileMaker/Partage/Publication Web instantanée… et, dans la zone de dialogue, de cliquer sur options avancées pour afficher une fenêtre et entrer une valeur pour le port qui sera associé à FileMaker… Généralement, c’est le port 591, déposé par FileMaker Inc. qui doit être désigné.

Paramétrer le routeur
Ensuite il faut ouvrir ce port sur le routeur. Sur le modem/routeur Cayman 3346, tout ceci se passe directement via votre navigateur Web, Safari par exemple. Comme le routeur a été sécurisé lors de son installation, il faut appeler l’interface du routeur par l’adresse http://192.168.1.254/, entrer ensuite le Login et le mot de passe.
La page d’accueil vous donne nombre d’informations dont la vitesse et l’atténuation de votre ligne.
Cliquez sans angoisse sur le mode Expert, validez le fait que vous souhaitez bien vous y rendre !
Cliquez ensuite sur Configure puis sur NAT. Une liste d’options vous est déjà proposée mais pas FileMaker. À cela ne tienne, à vous de jouer !
Cliquez sur Define Custom Service, puis validez le second panneau et surtout renseignez bien le troisième…

Validez. Le service est désormais ouvert mais pas encore activé. Il vous reste à le sélectionner dans la longue liste de services de la fenêtre NAT puis à l’activer en cliquant sur Enable
Et hop, le port est ouvert…! Quittez l’administration du routeur.

Oui, mais quelle IP utiliser ?
Oui mais comment cela se passe entre l’IP fixe et l’IP de la machine qui continue à se nommer imperturbablement http://192.168.1.1/ ? C’est le boulot du routeur !
Vos correspondants vont se connecter sur http://votre_IP:591 et vous, vous allez contrôler en interne que votre base fonctionne bien en utilisant votre IP interne http://192.168.1.1:591 en passant par votre navigateur !

Bref, pas de soucis, votre base de données sous FileMaker est bien accessible et, merci FileMaker Pro, vous n’avez pas entré une ligne de code HTML… juste préparé des modèles qui sont interprétés par WebCompanion pour votre navigateur… Bon, c’est un peu plus compliqué que cela mais l’esprit est là…

Elle n’est pas belle la vie ?

Au fait, si vous utilisez Timbuktu, ouvrez le port 407… Dans la liste des NAT, il y a déjà le set propre à Timbuktu, sélectionnez-le et activez-le !

Le site de netopia et celui de FileMaker.

le 17/05/2004 à 09:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

6 fois 7…?

Karembeu…!! Ok, le jeu de mots est nul

dans
par Jean-Christophe Courte

image Mais mille fois bravo à la sublime Adriana Karembeu… pour son soutien aux journées de la croix-rouge. Impossible de les ignorer avec une telle ambassadrice de choc… De surcroît, sympa et spontanée…!
Bon, mais savez-vous que ce sont aussi les journées de l’autisme (enfin, c’était)… Et là, pas d’Adriana pour les représenter… Juste la photo d’un gamin qui se planque en partie dans son col roulé rouge… Hormis quelques annonces à la radio, les autistes, une fois de plus, semblent passer à la trappe. Et ce, bien que “le handicap a été déclaré comme étant une priorité nationale par le Président de la République”…
On ne sait pas trop ce que c’est un autiste. Généralement un gamin “normal”, physiquement s’entend, mais dans SON monde… Donc rien de particulier à première vue, rien de spectaculaire pour émouvoir… Bref, c’est pas avec des autistes que l’on va faire pêter l’audimat.

Par contre, l’usage d’un Micro peut apporter beaucoup à ces enfants. Nous en faisons tous les jours l’expérience avec notre fille.
Fournir un Mac  avec des jeux simples comme Marine Malice, PoucePouce ou des CD-Rom éducatifs comme Tobo-Clic peut énormément les aider. Bon, tout dépend, bien évidemment, du poids du handicap mais les gamins arrivent assez vite à utiliser un souris pour piloter l’interface des jeux.
Et la force de l’ordinateur, c’est de répéter 20 fois, 100 fois sans broncher une même séquence de jeu. L’expérience est plus que concluante, pas la peine de passer à OS X, OS 9 suffit et le fait d’entendre sa mouflette s’exploser de rire est un vrai bonheur. Bref, si vous avez l’occasion de pouvoir le faire, aidez des enfants dans cette situation en leur préparant vos vieux Macs dotés d’un lecteur de CD. Accessoirement, formez les parents si nécessaire mais là, vous faites des heureux…
Plus d’infos ?
L’un des sites sur l’autisme en france, un
Lire également ce papier du Pr Michel Lemay ou cet autre pour mieux vous faire comprendre la difficulté, côté parents.

le 16/05/2004 à 09:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Histoire des fontes…

dans
par Jean-Christophe Courte

Toujours très intéressant de savoir que Aldo Novarese a dessiné aussi la Stop, la Eurostyle ou encore la Fenice… Que Emil Rudolf Weiss n’a pas inventé que les 4 polices de sa typo éponyme… Que Adrian Frutiger a aussi dessiné l’Avenir et la Herculanum…!!
Pour tout savoir sur les designers, rendez-vous sur le site de Linotype
Attention, vous avez quand vous y entrez, pas quand vous allez en sortir ! D’autant que cela va de Claude Garamond à Jean François Porchez en passant par Hermann Zapf…!

D’ailleurs, j’aimerais bien savoir à quoi ressemblent les autres créations de Emil Rudolf Weiß comme la Weiß Gotisch ou la Weiß Rundgotisch Inititalen…

le 13/05/2004 à 09:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

À défaut de MacDraw, MacDraft le survivant…

Dessin 2D technique

dans
par Jean-Christophe Courte

Je me souviens, il y a… prescription, j’utilisais MacDraw, un produit malheureusement abandonné par Apple…
C’était un produit de dessin 2D superbe qui servait à tout, une sorte de “jeep” du dessin…
Je me souviens même que mon copain Andreas Pfeiffer avait écrit un excellent bouquin tout en faisant toute le mise en pages dans MacDraw (II ou Pro, je ne m’en souviens plus)…
Ce produit avait un concurrent, MacDraft… Aujourd’hui, il n’y a plus de concurrent, MacDraft 5.5 se sent un peu seul. Et c’est toujours Alsyd qui le distribue, fidèlement…

MacDarft a toujours été orienté essentiellement dessin. Dessin technique même.
Vous avez besoin de produire un plan sans trop perdre de temps, voici une application qui n’a pas fondamentalement changée, qui s’avère efficace et facile à prendre en main.
Mais, surtout, qui tourne désormais sous OSX.

En fait, il y a deux produits : MacDraft et MacDraft Pro.
Je n’ai revistée rapidement que la première tout en sachant que la version Pro est multi-calques, possède un meilleur traitement de texte, gère plus d’imports exports (dont le DWG et DXF), permet de dépasser le format A3 (un minimum pour faire un plan !), etc.
Bref, la version de base permet déjà de faire un petit permis de construire à présenter au format A3 mais vous aurez impérativement besoin de passer à la version Pro pour aller plus loin… car si la version de base est peu onnéreuse, autant dire qu’elle est aussi fortement limitée…

Ce qui est agréable par rapport aux premières versions de MacDraft, c’est d’avoir désormais des palettes flottantes pour les opérations essentielles que sont les alignements, les redimentionnements, les cotations… L’interface est sobre et peu impressionnante pour le nouvel utilisateur, l’entrée dans l’application se fait naturellement. Il suffit d’essayer les outils un à un pour s’en convaincre même si la lecture du manuel au format .pdf reste souvent nécessaire.
L”application dispose d’une grande bibliothèque de symboles et d’élements standards (mobilier, cuisine, etc.) — à aquérir séparement — mais bon, la version de base est très très limitée du fait de l’absence de calques, ce qui est le minimum en archi…! Du coup cette version nécessite de jouer de l’option verrouillage à tout bout de champ, ce qui devient vite lassant.
Aussi je ne peux que recommander chaudement l’acquisition de la version Pro, plus souple, un peu plus puissante et surtout plus adaptée à la réalisation de documents 2D… mais au prix HT de 295 € à comparer aux 88,63 € de la version de base… (Qui vient de tousser ?).
Une autre solution est d’utiliser Adobe Illustrator et ajouter CADtools 3.0 mais en ce cas, le prix d’acquition de tous les élements est nettement plus lourd…

Distributeur en France : Alsyd

le 12/05/2004 à 09:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

.pdf, mode d’emploi [2]

Où l'usage d'Acrobat Distiller est fortement recommandé

dans outils | pratique
par Jean-Christophe Courte

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Suite de notre premier épisode. Le .pdf n’est pas qu’un simple fac-simile…!
Désormais, le .pdf est entré dans notre vie et simplifie énormément notre manière de communiquer… Facile d’expédier un document par e.mail, il suffit de l’enregistrer au format acrobat pour être certain que cela sera lu et exploité par notre destinataire…
Certain… N’est-ce pas le mot en trop !?

Or, et c’est bien cela qui pose problème : tant que le .pdf est destiné à servir de fax simile pour un usage de lecture ou d’impression sur une imprimante, tout va bien. Ou presque !

La véritable difficulté, c’est quand ce .pdf est destiné à l’impression. Trop souvent, les utilisateurs pensent qu’il n’y a pas tant de différences… Non !
L’attitude qui consiste à dire “je fais un.pdf,le flasheur, l’imprimeur numérique, etc. se débrouille” a eu un résultat catastrophique sur l’essor du .pdf : beaucoup de centres d’impression où d’imprimeurs se sont mis à refuser rapidement et fermement tout .pdf. Considérant que, n’ayant pas la possibilité d’avoir (et d’ouvrir) les fichiers sources, il n’était pas question de traiter les fichiers acrobat… Par trop souvent mal foutus de surcroît…
Parfois, confessons-le, c’était bien les professionnels qui restaient à la traîne. Dans d’autres situations, c’était l’inverse ! Certains clients, persuadés d’avoir opéré correctement leurs fichiers, se permettant d’admonester vertement leurs fournisseurs en les traitant d’incapables !
Manque de communication et surtout d’écoute…

Aujourd’hui et en résumé…!
Faire un .pdf n’est pas compliqué. Cela demande un minimum d’organisation, de bonne gestion de ses typographies et une meilleure approche des limites de ses applications de travail. Sans oublier de tester les process avec ses clients et fournisseurs.
Ceci sera d’autant plus facile si vous avez l’ingrédient indispensable : Acrobat Distiller !
Ah, j’entends déjà les remarques habituelles… Dont la récurrente : pourquoi utiliser Distiller ?
Simplement parce que Distiller est le meilleur outil pour fabriquer du bon .pdf. Oui, cela demande d’ajouter une étape et un peu plus de temps mais il est certain que votre flasheur ou imprimeur acceptera sans difficulté vos fichiers .pdf…

Quelques idées reçues à combattre…
“J’utilise Adobe Illustrator ou Adobe Indesign, donc je n’ai pas besoin de Distiller !”
Avec certaines applications comme Adobe InDesign, l’usage de Distiller peut sembler inutile : erreur !
Certes, Acrobat est le format natif d’illustrator… Certes.
À l’usage, les .pdf générés directement par InDesign, par exemple, se révèlent incompatibles avec certains RIP et dans certains process “CTP”.
Le même document distillé par Distiller ne pose lui aucun problème, CQFD. Il semble que la manière de générer le .pdf par InDesign soit en cause. Pour en savoir plus sur InDesign, lire le test réalisé par François Cunéo sur cuk.ch.

“Je peux utiliser n’importe quelle typo…, c’est cool !”
Non. Toujours préférer les polices qui ne sont pas TrueType. D’autant que les OpenType se généralisent, offrent des ligatures contextuelles en standard et sont elles du “pur” PostScript.

“Je peux utiliser n’importe quelle image… ça va passer en .pdf !”
La encore, c’est n’importe quoi. Certes, un produit comme InDesign vous permet désormais de traiter correctement des .eps en bichromie et même des images en RVB (voir le site de Branislav Milic pour plus d’informations).
Mais une image à 72 dpi qui sert pour le Web ne peut pas être utilisée pour une impression quadrie ! Sans rentrer dans des considérations techniques, c’est sur des points comme celui-ci que l’on juge certains professionnels.

”Distiller, c’est compliqué à mettre en œuvre…”
La qualité d’un bon .pdf repose sur une bonne mise en œuvre d’Acrobat Distiller. Ce n’est pas compliqué en réalité, c’est un simple pli à prendre dans sa façon de travailler. Pour ma part, la majorité des maquettes que j’expédie à mes clients étaient traitées en .pdf directement par InDesign. Désormais, c’est aussi simple de les passer par Distiller, BAT comme fichier destiné à l’imprimeur.
Sans oublier que Distiller 6 pro fonctionne sous OSX, ce serait idiot de s’en priver.

Une fois Distiller installé, il suffit de procéder à quelques réglages.
Le premier est de choisir à quel emplacement vous allez demander à Distiller de créer les deux dossiers clés (dossier de contrôle) que sont “In” et “Out” ! Ensuite n’oubliez pas de les glisser dans votre barre latérale de la fenêtre du Finder… Vous aurez souvent besoin d’y accéder.
Le suivant est de désigner à Distiller l’emplacement de tous vos dossiers de police tout en cochant l’option pour ignorer les versions TrueType… Il sera juste nécessaire de recommencer dès que vous ajouterez de nouvelles fontes dans votre bibliothèque de typographies.

Ensuite de vous souvenir que Distiller peut utiliser des sets différents selon vos besoins. Prévoyez évidemment un set pour les .pdf en haute définition (à moins que vous optiez directement pour le set PDFX3 fourni en standard) et, également, un set pour les maquettes en limitant les fichiers images à 150 dpi…

Dès lors, il reste simplement à coordonner les sets d’impression sous Illustrator et InDesign (attention, pas de confusion avec les sets de distillation, les sets d’impression sont à votre disposition pour automatiser l’emploi de nombre de paramètres tels les bandes Brunner ou les hirondelles) avec une imprimante qui n’est autre que fichier PostScript®

Effectivement, il n’y a pas d’impression à proprement parler mais un enregistrement de fichier au format .ps, ce fichier d’export devant impérativement être placé dans le dossier “In”… (On suit ?)
Reste à Adobe Distiller, qui scanne toutes les 10 secondes ce dossier, d’opérer en fonction du Set de distillation choisi pour produire le .pdf final…
Le Fichier .pdf est alors créé dans le fichier “Out” et est rejoint immédiatement par le .ps source qui est transféré par Distiller depuis le dossier ‘In”. Logique, sinon, on serait dans une boucle sans fin !
Il vous reste à ouvrir Acrobat Pro pour visualiser le .pdf produit.

A noter que parfois le premier .pdf réalisé s’avère assez volumineux… une astuce consiste à reprendre le fichier .ps qui est désormais dans le dossier “Out” et à le glisser par simple déplacement sur la fenêtre de Distiller… Surprise, on note de sérieuses différences sans changer de set de distillation !

Avec un tel process, on visualise très vite les erreurs, l’oubli d’un typo : Distiller affiche dans la partie basse de sa fenêtre ce qui se passe (plus exactement, ce qui ne se passe pas !). Un fichier .log se crée en cas d’échec… Mieux encore, le set PDFX3 est encore plus strict et ne laisse rien passer. Par ailleurs, si vous avez un doute sur le .pdf que vous venez de produire, rasterisez-le dans Adobe Photoshop à 300 dpi.


Sans rentrer dans la technique, vous venez de découvrir que le process de distillation d’un .ps en .pdf n’était pas si complexe. Par contre, succès assuré… À condition de ne rien oublier !
Ah, si ! N’oubliez pas de faire en sorte que vos clients utilisent comme vous la dernière version de Acrobat, Reader ou autre…


Trouver Acrobat Distiller.
Ou trouver les settings de Distiller 6 ? Dans : Users/Shared/Adobe PDF 6.0/Settings
En savoir plus sur le PDF et ses plug-ins, ou encore des conseils d’un consultant en ce domaine.

le 11/05/2004 à 10:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Mexique

Pino Cacucci

dans ailleurs | lire
par Jean-Christophe Courte

Pour tous ceux que le Mexique attire, il faut impérativement lire l'ouvrage de Pino Cacucci, intitulé Poussières mexicaines. D'autant qu'il est en poche chez "Petite Bibliothèque Payot/Voyageurs" à moins de 9 €.
Ce livre, écrit en 1992, est un étonnant récit d'un périple dans toutes les régions du mexique.
"On ne peut pas raconter le Mexique. On doit croire au Mexique. Avec passion, avec rage, avec un abandon total…" (Carlos Fuentes)

nb : vous pouvez aussi lire les polars de Paco Ignacio Taibo II pour vous mettre dans l'ambiance…

le 09/05/2004 à 14:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?