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Si, si, FrameMaker tourne sous OSX…

No migration

dans outils
par Jean-Christophe Courte

Bon, il semble bien que Adobe se refuse à faire de FrameMaker Unix un FrameMaker OSX.
Pour l’heure, il s’agit de rassurer toutes celles et tous ceux qui se sentent coincés entre rester sous OS9, passer à InDesign 3 ou basculer sous Windows comme nous le suggère Adobe…
Témoignage

Et ce témoignage, c’est ma propre expérience d’utilisateur.
Depuis plus de deux ans (novembre 2001), je travaille sous OSX avec un Titanium 667 (donc un G4) doté d’un disque de 45 Go et de 1 Go de RAM. J’en suis à la version 10.2.8 du système mais je vais basculer d’ici trois semaines sous OSX10.3.2 (ce sera l’occasion de vous en reparler).
Or, depuis deux ans, je bosse exclusivement sous OSX tout en utilisant quotidiennement FrameMaker 7.
Et il n’y a pas de trucage.

Et alors…
Tout d’abord j’ai mis à jour mon système 9 jusqu’à la dernière version téléchargeable via internet.
Ensuite, coté OSX je suis monté jusqu’à OSX 10.2.8.
Côté typos, j’utilise ma vieille version d’ATM Deluxe sous OS9 et j’ai donc créé un dossier fontes dans le dossier racine/Documents, dossier auquel ATM fait référence.
Parallèlement, j’ai installé sous OSX un produit nommé FontAgent Pro 1.4 avec son propre dossier fontes, soit racine/FontAgent Pro Fonts.

Et alors !…
Côté applications, dans mon dossier racine/application (Mac OS 9), je trouve FrameMaker, que je décline en trois versions (5.5, 6 et 7), une vieille version de Word (la 5.1b), XPress 3.32 (quasiment inutile), et ATM Deluxe.
Le reste dans racine/applications concerne exclusivement celles tournant sous OSX : La suite CS de base (Photoshop, Illustrator, ImageReady, InDesign), InDesign 2.0.2 (plus stable que la 3 à mes yeux), GoLive 6.0.1, LiveMotion 2 (toujours utile) et mes autres applications de travail dont FileMaker Pro 6, Acrobat Distiller 6, Acrobat 6.0 Professional (ces deux produits achetés avant CS), Dreamweaver MX, Timbuktu, Powermail, etc.

Et alors !!…
Une fois que tout ceci est bien installé, c’est enfantin.
Il suffit de toujours démarrer toujours sous OSX. De lancer en mode automatique FontAgent Pro 1.4 (ou SuitCase) avec les mêmes sets que sous Classic. Puis de lancer Classic
Et oui, pas besoin de s’enquiquiner !!

Si Classic a du mal à démarrer, une extension plantant le démarrage, la solution est hyper simple : accessoirement lancer l’option de reconstruire le bureau dans Préférences Système… mais surtout spécifier dans les options de démarrage qu’il faille ouvrir le gestionnaire d’extension lors du démarrage.
En ce cas, lors du démarrage proprement dit de la session sous classic, il y a un moment d’arrêt sur la fenêtre du gestionnaire d’extension propre au système 9 et il suffit de cliquer ensuite sur continuer.
Ne me demandez pas pourquoi : chez moi c’est imparable !

FrameMaker est arrivé, hé, hé…
Du coup, le principe est basique : seul FrameMaker est ouvert dans ma session Classic avec ATM, toutes les autres applications fonctionnent sous OSX…  Et ça marche !

Bref, tout marche. Le copier coller d’une application OSX vers FrameMaker, l’impression en PostScript de mes fichiers vers mon dossier Distiller. Les typos sont activées via ATM comme d’habitude. Même ProLexis tourne sous FrameMaker 7 (merci Roger). Et FrameMaker tourne très vite, sans difficulté. Pour que tout fonctionne, je lui ai alloué 120000 Ko de RAM.
Néanmoins, il ne fait pas oublier d’aller choisir son imprimante dans le menu Pomme via le sélecteur (ce qui oblige à s’installer un .ppd correct dans un coin connu de son système classic, enfin rien de nouveau sous le soleil).

Du coup, mes .ps pour réaliser des .pdf (je n’imprime plus rien :-) sont distillés sous Distiller 6 sous OSX et affichés sous Acrobat Pro 6 OSX. Mes documents FrameMaker pointent vers des fichiers .pes réalisés avec Photoshop 8 ou Illustrator 11 (CS)… ces derniers utilisant des typos qui sont elles gérées par FontAgent Pro sous OSX (on suit ?).

Alors, qu’est ce qui gène ?
Le seul truc pénible réside parfois dans la superposition transparente de la fenêtre de FrameMaker sur les fenêtres des autres applications sous OSX (comme un transfert d’image à la térébenthine !) et le fait que l’on bascule de l’environnement aqua de OSX à l’environnement gris de OS9. Hormis cela, je cherche ce qui me gène.

Ben si, ce qui me gène, c’est de savoir qu’une application conçue sous Unix se sera pas déclinée sous OSX (donc Unix) pour de simples raisons de politique de croche-pied entre deux boîtes.

En conclusion…
Oyez, oyez, braves gens : vous allez faire des économies
inutile d’acquérir une machine sous Windows ;
inutile d’acheter une mise à jour de FrameMaker sous Windows ;
inutile de migrer sous InDesign.
Mieux encore, redécouvrez les versions précédentes de vos softs en les réinstallant sous Classic. Comment, vous ne pouvez pas le faire, mais c’est simple : Installez-les sur une machine sous OS9, copiez ensuite le dossier de ces applications sur u CD-Rom et copiez-les au final dans votre dossier applications classiques sous OSX… On lance, c’est prêt.

Pour l’instant, je fonctionne sur un G4. J’ai essayé hier sur un G5 biprocesseur 1.8 avec 2 Go de RAM… ça marche sans difficultés.
Elle est pas belle la vie ?

le 14/01/2004 à 08:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Switch malheureux

En suisse

dans groummphh
par Jean-Christophe Courte

C’est le genre de nouvelle qui rend un peu furax. Au moment où on avait droit aux nouvelles robes des iPods (très belles d’ailleurs…), Apple a perdu en Suisse trois gros clients.

Vous avez certainement lu cette info sur des sites d’actualité.
Ringier, TA-Media et NZZ (les plus gros éditeurs helvètes) passent sous PC.
Dans cette histoire, c’est Apple, inventeur historique de l’édition numérique, qui perd des clients. Apple qui semble avoir oublié que l’on produisait aussi sous Mac du papier.
La sortie de OSX a été l’occasion pour la pomme de sortir plein de iApps et également d’investir avec bonheur le marché de la Vidéo. Mais en sortant Final Cut Pro, exit Adobe Premiere.
Bref, la réponse ne se fait pas attendre. Pour Adobe, Windows est dès lors la nouvelle plateforme à conquerir : ses produits tournent dessus, donc tout va bien. Et le client n’a juste qu’à changer de machine.

Mais contrairement à nos amis suisses, les éditeurs français ne veulent pas, eux, changer de plateforme. Et réclament la mise à jour de FrameMaker sous OSX.
”Pas possible” disent en gros certaines personnes chez Adobe, “le Unix Mac n’est pas du bon Unix”. Etc.
Juste un rappel, il y a eu une béta de FrameMaker sous Linux. Et là, c’était du bon Unix ? Vous me direz : Ce développement fut abandonné mais c’était en 1999.
Trop tôt ?

le 13/01/2004 à 08:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Construire sa maison en bois

Des préjugés tenaces

dans architecture
par Jean-Christophe Courte

À l’heure du réchauffement climatique, énergies renouvelables, certains matériaux conservent encore une mauvaise presse aux yeux du public. Pourtant, utilisé depuis des générations dans d’autres pays, il y a des solutions qui ne passent pas automatiquement par l’usage du parpaing de béton…

Et le Bois ?
Oui, le bois. Cela ne vous est jamais venu à l’esprit que ces maisons en bois entrevues dans les pays scandinaves ou aux USA puissent être aussi une réalité en France ? D’autant que l’on peut réaliser autre chose que des chalets !

Des préjugés tenaces…
Premier d’entre eux, ça coûte cher : c’est faux. Nous avons des forêts exploitées en France et il est tout à fait possible de bâtir en bois sans se ruiner.
Second préjugé : je ne veux pas d’une cabane de jardin. Erreur, le bois est un matériau qui permet bien au contraire l’inventivité et il y a nombre d’architectes ici ou en Europe qui réalisent des maisons contemporaines de toute beauté.
Troisième préjugé : le feu. Effectivement le bois flambe mais, autant l’acier perd rapidement sa résistance mécanique au contact du feu (d’où le besoin de le floquer pour le protéger), le bois ne s’enflamme qu’à 365°. Il conserve ses capacités porteuses tout en ne dégageant pas de gaz toxique (les pompiers classent le bois “non nocif”).

Les avantages
Isolation : économies d’énergie pouvant représenter jusqu’à 40 % du bilan de chauffage.
Murs moins épais : la résistance mécanique du bois permet de diviser par deux l’épaisseur des murs (par rapport à du parpaing de béton), soit 10 % de surface habitable en sus.
Vieillissement : la conservation des maisons à colombages le prouve, partout en Europe.
Évolution : la construction peut s’agrandir à tout moment.
Rapidité de mise en œuvre : mode de construction sec ne nécessitant aucune attente avant finition.
Bruit : confort dû à la réflexion ou l’absorption du son.
Confort et bien-être : certes subjectif mais incomparable aux yeux des utilisateurs…

En savoir plus…
La sélection qui suit est totalement arbitraire.
Un bon exemple de maisons individuelles rapidement trouvé sur internet, ici en France.
Une association de constructeurs dont des réponses aux fameuses questions sur la sécurité de ce type d’habitat.
Un organisme de promotion du bois
Le CTBA.
Et enfin, toutes les questions sur la ressource, c’est-à-dire la forêt.

le 12/01/2004 à 08:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

autisme n.masc.

(Psychiatr.) Repli sur soi-même du sujet qui se détache du monde extérieur et communique très peu avec lui.

dans autisme
par Jean-Christophe Courte

Insupportable d’entendre : “le gouvernement fait preuve d’autisme…”,  “le ministre est autiste sur ce dossier…”
J’aimerais bien, en 2004, que ce terme retrouve son environnement et ne serve plus de mot-valise aux journalistes qui, manifestement, n’en ont jamais cotoyés… D’autistes.
Moi si. Tous les jours.

L’an passé, c’était l’année de l’autisme. Oui, 2003, année internationale de l’autisme.
Si, si, sans blagues !
Et grâce aux divers mouvements sociaux, l’information n’est pas passée. J’entends celle sur les autistes. Les revendications catégorielles, si. Plutôt dix fois qu’une…

Bref, les autistes et leurs parents sont restés une fois de plus dans l’ombre.
Heureusement qu’il y a le téléton, ça permet de larmoyer et se donner bonne conscience une soirée par an. Tiens 10 euros pour le petit garçon qui a été si sage ou si digne sur son fauteuil roulant. Sauf que le téléton, c’est pas pour les autistes. Encore râté !

La difficulté avec les autistes, c’est qu’il n’y a rien de “spectaculaire”… C’est pas “Freaks”…
Des enfants physiquement normaux (en général), juste le regard ailleurs, intérieur.
“Autiste”, on ne sait pas ce que c’est, il y en a tellement de sortes… Doit-on dire “psychotique”, “simplet” ou “dingue”. Ou fou, maboul, toqué, barjo, dément, toqué…
Toqué, c’est pas mal. L’autiste est sujet à des TOC.

Heureusement, nous avons ceux qui savent ce qui est bon pour nous.
Qui “audimatent”…
Pas assez d’émotion, coco…! C’est pas un bon sujet !
Allez, parlons plutôt des gamins à l’autre bout du monde qui ont perdu une jambe sur une mine… de ce môme plugé de partout et sur roulettes… Et un gros plan sur le moignon, sur les tuyaux, sur la cicatrice… C’est tellement plus “photogénique”… Et ça fait vendre.

Alors que la jolie gamine immobile (ou presque), perdue dans son monde, avec sa fêlure invisible. Rien à battre.

Suis-je trop cynique ?
Je pense à tous les parents d’autistes qui vivent cela 24 heures sur 24, qui n’ont pas le temps de souffler, de prendre des vacances, de vivre…
Et à leurs mouflets, à leur “no futur”.

le 11/01/2004 à 08:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

FrameMaker (suite)… l’assourdissant silence d’Adobe !

No migration

dans outils
par Jean-Christophe Courte

Ne croyez pas que nos remarques ironiques sur le devenir de FrameMaker sous OSX soient isolées… Nombre d‘utilisateurs se posent également la question depuis quelques mois et, à défaut d’être informés, écrivent à Adobe pour se renseigner.
Mais ce qui est particulièrement désagréable, c’est le silence qui accompagne ces courriers de professionnels. Aucune réponse de la part des destinataires.
Ainsi Colette Candille a expédié le 21 novembre dernier un e.mail à une personne d'Adobe France (je ne vous dirais pas qui est cette personne mais j’espère qu’elle va enfin lire ses courriels et, accessoirement, répondre)…
Car pour l’heure, la réponse s’est égarée…

Extrait du courriel de Colette Candille, responsable de SDTI (importante société de composition)…

Cher Monsieur,
Comme convenu lors de notre rencontre à la présentation de la Créative Suite je vous fais part des raisons qui nous ont amenés à généraliser l’utilisation de FrameMaker sur Mac.
Depuis 1986 nous réalisons des ouvrages pour les éditions scientifiques techniques et médicales sur Macintosh. Jusqu’en 1993 nous avons réalisé nos livres dans WriterPlus et depuis nous utilisons FrameMaker pour environ 60% de notre production. Etant sur Macintosh nous avons bien entendu pris Frame Mac.
Aujourd’hui, alors que nous avons 22 postes équipés, que l’ensemble de notre personnel maîtrise enfin toutes les fonctions de Frame, que nos clients nous reconnaissent ce savoir faire et viennent chez nous pour cette raison vous nous demandez d’arrêter de travailler sur Mac (tout notre parc est en Mac [35 postes]), ou bien d’utiliser Indesign.

Nous ne sommes pas contre utiliser Indesign mais il est loin de nous donner toutes les fonctions dont les travaux d'éditions ont besoin :
- Gestion des notes de bas de page avec une numérotation automatique qui permet de numéroter les notes de l’ouvrage de 1 à n par fichier ou pour l’ouvrage ou recommencer à 1 à chaque page ;
- Numérotation automatique des paragraphes ;
- Associer des éléments graphiques à un paragraphe ;
- Utiliser les références croisées (ex. : titres de figures, tableaux,… qui seront mis à jour automatiquement si suppression ou ajout d’éléments…) ;
- Utiliser des variables ou variables systèmes (ex. : pour les titres courants, on peut spécifier pour une même variable différentes étiquettes de paragraphes ou différents types de marqueurs et pour un titre d’ouvrage qui est récurrent mais qui n'est pas définitif, on insère une variable système qui peut être modifiée automatiquement) ;
- Génération des tables des matières et index à plusieurs niveaux ainsi que la récupération des index faits dans Word ce qui est souvent nécessaire du fait que les auteurs de livres travaillent dans Word ;
- Éditeur de mathématiques intégré dans le logiciel. Alignement automatique des maths dans le texte courant… ;
- Facilité pour faire des ouvrages avec des enchaînements 2 colonnes et 1 colonne et surtout pas de gymnastique à faire entre les blocs dans le cas d’intertitres 1 colonne dans une composition en 2 colonnes ;
- Possibilité d’enchaîner plusieurs feuilles de style de paragraphe dans un même paragraphe (ce qui facilite grandement la réalisation de dictionnaires) ;
- La gestion des étiquettes de caractères qui permet de créer un style
gras, ital,… Indépendamment de la police ce qui évite d’avoir à faire autant d’étiquettes que de corps, de police et de style… ;
- Composition structurée (SGML, XML) ;
- Etc.

Voilà ce qui, en gros, nous a amenés avec nos clients à choisir FrameMaker.

L’histoire se répète puisqu’en 1986 nous avons dû faire le choix de Writer+, car malgré les beaux discours d’Adobe sur le Desktop publishing les logiciels du moment ne permettaient pas de faire des livres dans des conditions économiques et techniques satisfaisantes. De nouveau nous nous retrouvons dans la situation où l’avancée technologique profite aux créatifs et aux magazines et où les livres sont laissés pour compte.
Nous avons réalisé plusieurs milliers de livres dans FrameMaker qui seront à un moment ou à un autre mis à jour et je ne vous cache pas que je ne sais pas quoi faire. Si je décide d’abandonner les Mac au profit des PC, nous allons avoir des problèmes de polices de caractères dans le texte et dans les mathématiques où les caractères Mac et PC ne sont pas les mêmes et ce malgré l’utilisation des polices du Font folio 9 qui a les versions Mac et PC.
Lorsqu’un client aujourd’hui me demande de faire un livre dans FrameMaker, je ne sais plus quoi lui conseiller…
Les clients qui nous font travailler dans FrameMaker sont les suivants :
(Suivent près de 25 noms d’éditeurs techniques TRÈS connus comme Economica, Eyrolles, Masson…)

Je n’arrive pas à croire qu’Adobe laisse tomber ses clients sans se soucier des problèmes engendrés par la décision de ne pas porter FrameMaker sur système X d’autant plus qu’à la présentation de la version 7 il n’en a pas été question. Lors de cette présentation le discours portait plutôt à croire que FrameMaker allait connaître des développements intéressants. Nous sommes partis rassurés et nous avons mis à jour nos 22versions de Frame lorsqu’enfin on a pu nous confirmer que cette version corrigeait bien les bugs qui nous avaient fait abandonner la version 6.
Compte tenu de ce qui précède, etc.


La lecture de ce courriel très technique car ce n’est pas une débutante qui s’exprime m’interpelle. Si je lis entre les lignes, ce que je découvre, c’est qu’actuellement le discours d’Adobe est le suivant :
Soit vous utilisez InDesign et restez sur mac, soit vous basculez sur PC pour travailler avec FrameMaker.

À cela quelques étonnements (pour rester poli) :
Est-ce à Adobe de me dire sur quelle machine travailler ?!
Est-ce à Adobe de m’indiquer quel outil est le meilleur pour mon travail ? D’autant que les points évoqués par Candille (et repris par la plupart des professionnels de la chaîne éditoriale) montrent à l’évidence que FrameMaker est plus adapté que InDesign pour la réalisation de livres (mais il n’a pas pire sourd que celui qui ne veut entendre…).
C’est d’autant plus hallucinant que FrameMaker est né sous UNIX, qu’il y a une version Unix disponible en même temps que celle sous Windows.

Du coup, d’autres hypothèses…
Les développeurs sont partis… Non la version 7.1 vient de sortir !
Adobe veut nous vendre Indesign… oui, il y a un peu de cela…
Ou, plus plausible ces derniers temps avec les dernières annonces d’Apple, Adobe veut faire payer d’une manière ou l’autre son éviction de la vidéo du monde macintosh (il y a eu quelques déclarations assez brutales de responsables de chez Adobe sur Windows, meilleur qu’Apple, souvenez-vous en…).

Est-ce à nous, les clients, de régler les comptes entre ces deux entreprises. Non, assurément. Donc nous voulons travailler sur FrameMaker et sous OSX.

nb : à propos des dérapages d’adobe sur Apple, lire sur MacGeneration… Sinon le lien en anglais est ici.

nb 2 : Notez qu’il y a une solution ! Acheter un G5 surpuissant, acquérir Office 2004 de Microsoft avec Virtual PC XP et faire tourner FrameMaker dessus… C’est aussi crétin que d’installer FrameMaker UNIX via X11 sous OSX… Quoi que ?!

nb 3 : Message personnel : bon, Karl, tu nous sors cette version X…?!

le 10/01/2004 à 08:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

FrameMaker : après les éditeurs, les compositeurs…

No migration

dans outils
par Jean-Christophe Courte

Nos articles sur FrameMaker sont lus avec beaucoup d’intérêt par nombre d’acteurs de la profession. Après les directeurs de production, ce sont les compositeurs qui s’expriment et pas les moindres…
Un compositeur, c’est la personne qui met en pages le livre entier, organise le flot de texte, insère les corrections, assure la laison des schémas… Bref, compose le livre. Un métier ingrat qui demande de vivre le nez collé à son écran et d’être rigoureux, souvent plus royaliste que le Roi.
Témoignage.

Comme Jean-Pierre Bué, Alain Chichery fait partie de ces personnages de l’ombre qui fabriquent le livre. Et ses propos sont directs…

Je souhaite vous exprimer, par ces quelques mots, tout mon soutien à votre "coup de gueule" à propos de l'absence d'évolution de FrameMaker vers OS X.

Fournisseur pré-presse de Dunod (entre autres sociétés d'édition), j'ai attendu avec une impatience grandissante le portage de cette application sur Mac, suivant sa migration depuis les stations de travail tournant sous Unix, en passant par le monde PC, pour pouvoir l'acquérir dès qu'il fut disponible sous Mac OS.

Les arguments en faveur de ce logiciel sont très nombreux. Certes, il n'est pas idéal pour ceux qui doivent réaliser une conception graphique sur quelques pages et il ne sera pas le préféré des habitués de l'à peu près en matière de mise en page. C'est en revanche le meilleur outil de production pour tous ceux qui doivent travailler avec rigueur sur l'élaboration de documents complexes et volumineux, surtout s'ils comportent du tableautage et de la formulation mathématique. Ses quelques faiblesses en matière de traitement "élégant" du texte sont alors vite oubliées.

Je suis, comme vous, inquiet quant à l'avenir de ce logiciel. Pourtant, les coûts de développement nécessaires au portage sous OS X seraient pour Adobe des coûts marginaux (le plus gros du travail était fait par avance). Cette évolution permettrait sans doute un fonctionnement plus stable de l'application (moins de plantages dus à Classic) et nous offrirait effectivement la possibilité d'accéder "naturellement" aux formats informatiques maintenant courants dans nos métiers. Par ailleurs, l'évolution de FrameMaker vers OS X permettrait de poursuivre la symbiose entre Apple et Adobe, le tandem gagnant dans notre domaine d'activité.


Inutile de dire que je partage à 200 % ces propos, surtout ce point : le meilleur outil de production pour tous ceux qui doivent travailler avec rigueur sur l'élaboration de documents complexes et volumineux, surtout s'ils comportent du tableautage et de la formulation mathématique.

NB : Alain est un garçon modeste mais Edicompo bosse pour également pour Bordas, Nathan

le 09/01/2004 à 09:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Marine Malice

humongous

dans pratique | voir
par Jean-Christophe Courte

Ce n’est parce que Némo est sorti (et attaqué pour plagiat) que je vais évoquer Marine Malice et son copain Luther… Simplement, si vous cherchez pour vos enfants de 3 à 10 ans (voir plus !) des CD-Roms ludiques, bien faits, drôles, avec de très beaux graphismes et des histoires bien faites, je ne peux que vous les recommander…

Le principe est toujours le même car il suit les aventures de deux petits poissons, fille et garçon (!!) à qui il arrive des tas d’histoires et qui s’en sortent toujours grâce à la contribution de votre gamin devant l’écran. Ces aventures jouent sur des questions de logique et de bon sens, de mémoire visuel et de mémoire spatiale car le décor est un vaste labyrinthe sous-marin.
C’est d’ailleurs une des surprises de voir ses mouflets se débrouiller sans difficultés dans ces univers.

Autre point agréable, une fois l’histoire terminée, l’enigme élucidée, le CD-Rom n’est pas à remiser : en effet, les indices changent et se sont des pans entiers de l’unvers en 3D qui s’ouvrent ou sont masqués.
À noter qu’il est possible de sauvegarder le jeu en cours de route pour y revenir plus tard.

Mes enfants y ont joué un grand nombre de fois et sont passés ensuite, pour le plus grand, à d’autres héros créés par les mêmes concepteurs, Sam Pyjam ou encore James Renard.

Enfin, sachez que nous aussi, parents, nous nous sommes bien amusés à résoudre avec les enfants des points parfois obscurs (pas trop, heureusement) des enigmes. James Renard a notre préférence dans la mesure où il joue sur une parodie de 007 et que les dialogues sont à plusieurs niveaux de compréhension.

Les concepteurs sont humongous
Vous trouvez ces Cd-Roms à la FNAC

le 09/01/2004 à 08:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?