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Architecture du paysage aux USA

Interlude de noël

dans architecture
par Jean-Christophe Courte

Ma vie ne se réduit pas à ce qui s’affiche sur mon écran (quoi que parfois je m’interroge…). J’aime marcher en forêt comme en ville (j’aime l’urbain…) ou circuler dans des espaces “paysagés” dès que j’en ai le loisir… Et en France, cela ne manque pas d’autant qu’il se trouve à Versailles comme à Bordeaux une École nationale supérieure du paysage qui forme des professionnels.

Outre-atlantique, les architectes du paysage ne manquent pas de travail et œuvrent sur des projets vastes… Quelques sites à visiter pour s’aérer les neurones

Aux USA, chaque année, l’ASLA (Association américaine des architectes-paysagistes)visible ici décerne ses récompenses pour les plus beaux projets, aux USA, certes, mais ailleurs comme en Chine et au Japon. Certains projets sont à l’échelle d’une ville dans la mesure où il s’agit de retravailler les rives d’un fleuve, etc.

À partir de cette page, vous pourrez admirer quelques images des projets primés cette année. Aussi, cliquez sur ces dernières et prenez le temps de regarder. Le J. Paul Getty Center avec sa terrasse de cactus, le Westlake Corporate Campus où l’on se dit que cela doit être chouette de bosser…

Si les trois premiers awards sont impressionnants, ne vous arrêtez pas en si bon chemin et butinez les plus modestes…

Pour finir, je vous engage à poursuivre également cette balade sur les sites des professionnels qui ont été distingués… Toujours instructif de voir comment ces gens se présentent.

Bref, de quoi trouver de la matière pour renouveler nos fonds d’écran !

NB : pour ceux qui sont sur Paris, je vous engage à visiter les jardins Albert Kahn… On parle toujours des photos de la mémoire du monde (la fondation est au même endroit) mais il ne faut pas oublier le superbe jardin japonais…

le 27/12/2003 à 09:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

ToboClic

Indispensable pour l'éveil de vos gamins

dans autisme | voir
par Jean-Christophe Courte

Tous les mois, un CD-Rom astucieux et instructif pour les enfants 4 à 7 ans, voire plus ! Dans la série “témoignage parental”, j’ai abonné ma fille à ToboClic il y a plus d’un an… Non seulement la qualité des articles et animations va en progression mais même les plus grands sont intéressés… !

Milan jeunesse publie (plus exactement “grave”) chaque mois un CD-Rom à destination des 4/7 ans et vendu par abonnement, Tobo Clic. Ma fille de 6 ans se repasse souvent les CD-Roms dont elle dispose sur son vieux iMac et son grand frère ne dédaigne pas venir les “tester” à son tour.

Les thèmes proposés par les rédacteurs sont bien choisis et variés et sortent souvent de l’ordinaire. Je prends comme exemple une des dernières livraisons, celle d’octobre 2003 (n° 31) consacré à l’eau. Le cycle de l’eau potable (adduction) est entièrement décrit et bourré d’animations ludiques, très bien réalisées tout en restant sobres. Les méfaits de la pollution sont abordés par une série d’exemples que l’enfant comprend sans difficulté et tout le cycle d’épuration traité de manière efficace. À la fois technique, ludique et didactique dans la mesure où tous les métiers autour de l’eau potable, du château d’eau au robinet puis de son “nettoyage” après coup sont abordés…

L’ensemble est consolidé par un excellent discours écologique auquel les enfants sont sensibles. D’ailleurs, ce serait pas mal que leurs parents prennent en compte certaines des mises en garde à ce propos, mais ceci est une autre histoire…

Hormis le dossier du mois, le CD-Rom est plein de jeux, d’énigmes, de réponses à des questions diverses, sans oublier des histoires loufoques, des comptines et même un petit labo de langue. L’enfant retrouve à chaque numéro (ou galette) la même bande de personnages animés déjantés (Zéphir, Zaza, Bizou, Zoreil, Bétiz et Souriz) et fort sympathiques.

La partie “son” est particulièrement bien traitée : les acteurs qui interprètent les personnages articulent, les voix ne sont pas vulgaires ou faussement enfantines, les accompagnements musicaux bien faits…

De fait, il y a une véritable équipe de rédacteurs, illustrateurs, scénaristes, graphistes et programmeurs qui font un superbe boulot. Le tout monté sous Director.

milan presse : toute l’info est disponible à la rubrique ToboClic… À noter que vous pouvez commander les anciens CD-Roms au prix unitaire de 9 € ici-même !

NB, de taille : si ces CD-Rom fonctionnent sous Mac Classic et PC, à noter que les nouvelles livraisons tournent sous OSX ! NB 2 : il est dommage que le son soit réglé un peu trop fort au démarrage.

le 26/12/2003 à 09:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Lendemain de Noël numérique

Chronique ordinaire

dans groummphh
par Jean-Christophe Courte

Le traîneau est passé, le Père Noël vous a gâté (…à moins que ce ne soit la Mère Noël, celle-ci on l’oublie toujours et pourtant, qui fait les paquets, charge la hotte, hein ?!) : vous voici avec la dernière version de Tuba Super+ 128 (où un autre), celui qui prend des photos, sert de lampe torche, de téléphone, de radio, de balise “argos” et même d’allume cigare… Et accessoirement de carnet d’adresses !

Mais parfois, le progrès est juste dans le discours marketing…

  • Eh ! Maurice, t’as pas l’adresse courriel de Gaston ? Je ne l’ai plus en tête…

  • JC, tu me connais, je suis un mec superorganisé. Le temps de booter mon nouveau Tuba Super+ 128…Je l’ai acheté à Londres la semaine dernière pour remplacer mon vieux Tuba Vsb que j’avais plié en Auvergne… Attends, je te donne ça dans deux secondes

  • Laisse tomber Maurice, je vais la retrouver dans mon carnet.

  • Attends. Il a presque fini de charger l’OS. Ouais ! Il rame un peu ; pourtant, j’ai pris la carte Flash de 128 méga en option…

Petit silence…

  • Je me souviens. Je l’avais écrit en vert… Sur une page de gauche… Vers novembre…

  • J’y suis presque ! La base de données vient de démarrer. Je saisis le prénom… G, A, S, T, O, N et…

  • Maurice ! C’était le 23 novembre, le jour de l’anniversaire de mon fils, je l’ai retrouvé.

  • T’es sûr ? Moi, j’ai quatre Gaston dans mes relations. Je regarde les fiches et je te file son mail.

  • Merci Maurice. Je l’ai, et j’ai même le code de sa porte et l’étage.

Maurice fait un peu la gueule, son Tuba Super+ 128 n’a pas pédalé assez vite. Sacré Maurice ! Je l’envie ! Il a toujours le dernier outil à la mode glissé dans sa poche. Et que je te consulte les cours du Nasdaq à coup de fonction WAP intégrée (eh oui, c’est une habitude qu’il a prise pendant la bulle internet, à l’époque où il m’affirmait qu’il allait bientôt cesser de bosser…), la superbase de données des copains, le plan des rues de Paris, etc.
Sans oublier les photos, taille écran, de ses copines ou du dernier anniversaire entre pôtes…

Je me demande bien ce que j’ai à garder encore ce tas hétéroclite de pages, ce magma feuillu prisonnier d’une couverture de cuir aussi fatiguée que moi. Certaines sont grises de noms, de ratures, de numéros dans tous les sens. Beaucoup de ces feuillets sont devenus quasi transparents à force de les peloter, les notes floues. Je ne parle pas du crayon noir, compagnon rarement taillé qui m’oblige parfois à graver une information. Et l’élastique ? Celui qui ferme ce calepin ventru, truffé de cartes de visite, de post’it, de tickets de métro. Quand je le retire, c’est une photo de ma fille qui surgit de cet amas désordonné. Bon point, l’odeur est un poil acide, agréable. Mon odeur en résumé, quoi…

Alors ? Dépassé ? Archaïque ? Est-ce ma façon de résister ? Oui, peut-être, mais à quoi ?! Qu’est-ce qui m’empêche de flanquer le tout à la poubelle ? Tuba Super+ 128, comme ses concurrents, possède un petit clavier confortable qui pivote, un écran couleur hyperfin et bien contrasté. Il a une mémoire d’éléphant capable d’avaler mille fois mes gribouillis, une autonomie fabuleuse. Sa carrosserie hyperlégère est assez solide pour l’empêcher de finir en compression de César quand même je l’oublierai dans ma poche arrière !

Alors, qu’est-ce qui m’arrête ?

Ne plus écrire ? Mais ce serait une bénédiction ! Je passe parfois cinq minutes à me relire et, quand à mon écriture, cela ne s’améliore pas avec l’âge. Ma calligraphie trahit mon humeur, mes émotions surtout quand la buée envahit mes varilux de course. Ne plus entendre le léger crissement du crayon sur la feuille, ne plus respirer l’odeur de l’encre de mon stylo ? Quoi que, en passant, la plume en plastique du machin japonais qui me sert ce matin à écrire se déforme tant et plus… Sans effluves à la clé !

C’est un peu de tout ça. Mais aussi une façon de me prouver que je suis bien vivant. Avec mon calepin, je n’annule rien, je ne gomme rien, je ne supprime rien… je biffe ! Mieux, je pourrai lire demain — si je le veux, si je le peux ! — ce que j’ai rayé aujourd’hui. Je conserve assez de traces, assez d’indices pour revivre ce que j’ai ressenti à cet instant. Et sur ce point, le Tuba Super+ 128 est carrément trop binaire. Allez, j’attendrai encore la version MLXIII qui sera dispo à Noël prochain. Ou la suivante.

Première version de cette chronique publiée sur 01net en septembre 2000

Edit 2017 : Depuis, j’ai mon Tuba Super+ 128 est un iPhone 7 plus, je ne vais pas insister…

le 25/12/2003 à 08:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

En attendant FrameMaker 7.1…

Alors…?

dans groummphh
par Jean-Christophe Courte

Je ne sais pas si vous connaissez FrameMaker. Pour ma part, je l’utilise depuis la version 4 sur Macintosh et j’affirme que c’est l’un de mes meilleurs outils de production… Mais la dernière annonce de Adobe me sidère…

Il suffit de se rendre ici pour se rendre compte du bug… FrameMaker évolue en version 7.1 et supporte quelques petites choses comme l’enregistrement au format XML par défaut lors de l’édition de documents XML, des filtres d’import de fichiers QuarkXPress et PageMaker, la prise en charge du positionnement direct d’images Photoshop. Et, accessoirement, la génération de fichiers PDF avec Distiller® 6.0 pour tirer parti de la dernière technologie PDF.

Bref, le dernier point m’intéresse au plus haut point car je bosse sous FrameMaker 7 mais sous Classic. Car le bug est là. FrameMaker est un produit UNIX à la base, porté ensuite sous Macintosh et Windows. Or depuis deux ans, il n’y a pas de développement de version OSX… Sachant que FrameMaker est avant tout une application UNIX (je sais, je me répète…).

Bref, je m’interroge sur l’avenir sous OSX de cet excellent produit, le seul à gérer de superbes index multiples grâce à ses nombreux markers, à me permettre du texte conditionnel (et désormais sous XML… mais dans la version 7.1 inaccessible aux utilisateurs d’OSX), etc.

Certes, il y a concurrence sur certains domaines entre Adobe et Apple… mais la question reste entière : quand aurons-nous le droit à une version 7.1 ou 7.5 ou 8 de FrameMaker pour OSX. car, désolé de pousser ce grognement dans la campagne marketing de promotion de CS (que j’ai reçu en Français, super !).. mais InDesign (pas plus qu’XPess d’ailleurs) n’arrive pas à la cheville de FrameMaker dès lors qu’il s’agit de documents structurés au long cours… De plus, FrameMaker est aussi une application de rédaction pour des auteurs universitaires ou scientifiques, chose que l’on a tendance à oublier.

Bon, on se réveille à San José…?

Car si comme le dit John Warnock, le président fondateur d’Adobe “les bonnes idées viennent de partout dans la société”, j’ajoute qu’elles peuvent aussi venir des clients…!

Pourtant tout espoir n’est pas mort… les manuels techniques au format .pdf fournis avec la dernière suite CS sont faits avec quoi d’après vous ? InDesign ? TextEdit ?! Non, avec FrameMaker 7 sous Macintosh (et distillés sous Distiller 5.0.5 sous Classic).

Alors, je garde un peu d’espoir, que la lucidité va revenir chez Adobe, simplement parce que les rédacteurs internes vont également se mettre à gueuler !

le 18/12/2003 à 08:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Reunion 8.05, l’outil à tisser des liens…

Généalogie

dans pratique
par Jean-Christophe Courte

Non, non, rien à voir avec la chanson de Brassens “Quand on est plus de quatre, on est une bande de cons…”… Au contraire, voici une application assez simple qui va vous permettre de comprendre pourquoi Monique est bien votre cousine par le frère de votre grand-mère…

Généalogie, voilà la maître mot.

Jusqu’à ces dernières années, avant d’avoir des enfants, je m’en tapais comme de l’an Quarante. Certes, dans ma famille, c’était plutôt des taiseux : on ne parlait pas trop du reste de la famille.

Trop d’histoires les séparaient comme l’attitude de certains cousins éloignés pendant la dernière guerre, des querelles d’héritage, des disputes imbéciles quand ce n’était pas des brouilles pour des motifs puérils comme en recèlent toutes les familles dès que l’on gratte un peu. Depuis peu, une sorte de pulsion soudaine m’a envahi.

Pas totalement idiot de leur expliquer ce que j’ai moi-même du mal à comprendre : d’où l’on vient, de quels coins du monde, etc. D’autant que les sources familiales se tarissent par manque de combattants. Cette recherche, c’était le souhait de l’un de mes éventuels cousins lointains potentiels, Bertrand. Notez que Bertrand et moi, on ne sait toujours pas si on est ou non cousins, mais peut importe, on s’est trouvés !

Bref, au lieu de tout consigner par écrit sur des feuilles volantes, je me suis dit que le plus simple était de m’offrir un outil à tisser des liens familiaux, et hop, Reunion s’est imposé à moi. Alors ne me demandez pas de vous faire un cours ou, plus simplement, de vous expliquer tout ce que l’on peut faire avec cet outil.

Dans mon cas, l’idée était de partir de mes deux mômes, les raccorder à leurs parents (facile !), puis à leurs grands-parents (…facile). Bon, au delà, c’est devenu un poil plus compliqué, et après franchement bordélique…!

Bon, je ne vais pas vous montrer ma famille sur une copie d’écran, les racines de mes enfants vont du nord de la France (Famille Geignon dont l’ancêtre, François, était mineur de fond), en passant par la Belgique — avec un héroïque grand-père — la Charente (Famille Pattedoie, des descendants (dit la légende) de lépreux de l’île d’Oléron), le Piémont (val d’Aoste), la Bretagne, le Loiret, la Dordogne ou la Suisse…

C’est mon histoire et vous, vous avez la vôtre à construire, avec quelques certitudes et pas mal de trous !

C’est d’ailleurs le plus énervant, cette recherche du maillon manquant : on interroge la famille et, bizarrement, pas de détails, des rumeurs, des ouï-dire… Reste à interroger l’état civil (vaste tâche), commencer ses propres battues, faire les monuments aux morts, chercher dans les pages jaunes, expédier des e.mails à des homonymes sans espoir même de réponse ! Merci d’ailleurs à tous ceux qui ne m’ont pas même répondu ! Hormis Bertrand, évidemment !

Un outil puissant que l’on peut utiliser superficiellement

Heureusement, Reunion est livré avec quelques exemples parlants et connus dont l’historique famille Kennedy (mais sans les liaisons extra-conjugales… un oubli peut être ?!).

Pourtant cette application vous permet de relier votre arrière grand-tante à ses trois époux, de créer des fiches biographiques précises sur les divers marmots obtenus et leurs propres rejetons, d’ajouter des informations de tous ordres (…pour autant que l’on possède des informations, CQFD) sur chaque membre de la tribu, même des photos ou portraits et, surtout, de représenter graphiquement toutes ces filiations.

L’outil graphique ressemble à une sorte de MacDraw génalogique avec nombre d’options (gestions des boites, de leur contenu, etc.). sans oublier des représentations standards qui vous dessinent une lignée de cinq générations en trois clics. Tout cela s’exporte, s’imprime sans difficultés. Il paraît même que c’est compatible avec des normes généalogiques internationales mais là, je l’avoue, cela me passe à quelques encablures.

Plus intéressant si vous souhaitez partager vos découvertes (oui, je le veux !), Reunion vous propose de créer un site web avec un index général et des fiches .html par personne avec les liens ascendants et descendants, de spécifier sur quelle profondeur (en terme de générations) vous souhaiter le réaliser et, évidemment, le mettre en forme avec tout plein d’options assez moches mais efficaces.

Bref, pour ceux qui ont envie de tricoter leur généalogie en sachant que l’application a de la puissance sous le pied, mais là n’est pas mon propos ! In English only. Cela tourne sous OSX et sous OS 8.5 jusqu’à 9.2

Où trouver cette application ?

Le site de Leister Cela coûte 99 US$ : Achat sur le web seulement me semble-il…

Si vous l’achetez via le site, l’éditeur vous expédie le CD-Rom par la poste (c’est comme cela que j’ai fait) Une démo limitée à 35 personnes dans un fichier est disponible. Réunion est traduit en Français par Pierre Lalonde et Bruno Callais depuis la version 6…

Vous pourrez le trouver la version 8.03 pour OSX ici

le 17/12/2003 à 08:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

PitStop Professional 6

Désormais sous OSX

dans pratique
par Jean-Christophe Courte

image Que de chemin parcouru avec PitStop ! Cet outil fait partie des “indispensables” pour tous ceux qui manipulent des fichiers .pdf régulièrement. Que ce soit pour corriger une ligne de texte, changer une couleur, une image, une épaisseur de trait ou le format du .pdf lui-même… Mieux encore, Enfocus vous propose 30 jours d’essai sans limitation d’usage…

Ne me dites pas que c’est compliqué à essayer… L’installeur vous propose d’emblée de choisir entre OS 9 et OSX et, sous OSX, de choisir entre la version 5 et 6. À l’issue de l’installation, Acrobat est lancé et hop, vous avez droit à la lecture d’un fichier… .pdf (!) qui vous dit tout sur les nouveautés : simple et efficace ! Une boîte de dialogue vous demande néanmoins d’entrer quelques infos personnelles et ensuite, accès direct à une sorte de mini formation fort bien faite… (à noter que cette dernière est réalisée sous FrameMaker, d’ailleurs, message personnel à Adobe : à quand une version FrameMaker pour OSX ?!).

Mais je m’égare. Cette petite formation permet de faire le tour rapide des outils et difficile de ne pas succomber tant c’est simple et efficace…

Mais à quoi cela sert ?

Bonne question… Prenons un exemple simple dans lequel vous allez certainement vous reconnaître. Vous venez de distiller aux petits oignons un gros .ps depuis InDesign. Distiller 6 a pris le relais et vient de générer à son tour un superbe fichier.pdf haute résolution que vous avez pris soin de mettre sur le serveur. Et vous êtes passés à autre chose, fermé InDesign, les typos qui vont bien car bon, là c’est sous GoLIve ou autre que le devoir vous appelle.

Dix minutes plus tard, coup de téléphone affolé : malgré les trois BAT, il reste un petit truc à changer (couleur, taille, typo, à vous de vous souvenir de la dernière modification en urgence que vous avez faite) !

Alternative simple : soit ouvrir à nouveau InDesign, corriger, générer un nouveau fichier .ps, distiller, contrôler sous Acrobat… Soit n’ouvrir que Acrobat allié à son fidèle PitStop !

Bon, inutile de raconter la fin du film, lls vécurent heureux et eurent des tas d’enfants…

Comment cela se passe ?

PitStop ajoute tout simplement ses propres outils et zones de dialogue dans celles de Acrobat, démultipliant la puissance de traitement de ce dernier. Du coup, ces fonctionnalités supplémentaires vous permettent des trucs assez chouettes comme ajouter un logotype en bas à droite à 8 mm du bord sur 120 pages sans effort (sauf celui de bien comprendre comment cela se scripte), de changer la taille physique du fichier, ajouter des abeilles, etc. Et, comme le souligne l’éditeur, de corriger une centaine d’erreurs typiques…

PitStop dispose d’une fonction de recherche remplacement que vous pouvez paramétrer de manière très fine. Pour mon propre usage, c’est déjà une bonne moitié de mes besoins en corrections courantes. Au pire, si vous vous êtes planté, la fonction annuler reste disponible pour réaliser une nouvelle tentative, c’est comme cela que j’ai appris à m’en servir ! A noter que PitStop est fourni avec des tas de scripts prêts à l’emploi (mais pas toujours traduits dans la langue de Molière). Par ailleurs, si vous devez régulièrement changer certaines choses comme une couleur pour une autre, sachez que vous pouvez comme dans les versions précédentes stocker des couleurs de référence.

Du coup, ce n’est pas très compliqué (façon de parler) de prendre un script existant et l’adapter à son usage. Cette prise en main permet du coup de se rendre compte de la diversité des fonctions disponibles. Assurez vous néanmoins de n’agir que sur des copies de fichiers .pdf : la fonction Annuler fait des miracles mais pas en toutes circonstances. Compliqué après ce cours et 30 jours d’usage de s’en passer !

Et alors, où le trouve-on ? Le site de Enfocus ou encore chez Quartet (à noter que Quartet présentera ce produit à InterGraphic 2004, les 14, 15 & 16 janvier (Palais des Congrès - Porte Maillot - Paris)

Mise à niveau de 5.x vers 6.0 pour $149 / 149 €
Mise à niveau de 4.5 ou 4.6 vers 6.0 pour $249 / 249 €

C’est là que l’on se dit que ce serait pas mal de l’acquérir en dollars (à l’époque le taux de conversion était largement différent)…

le 12/12/2003 à 08:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Keynote, arrière-petit-fils d’une Composphère… | 3

Vie antérieure…

dans groummphh
par Jean-Christophe Courte

Lisa et ses 85 KF à amortir (sic !), ne dura pas une éternité, suffisamment néanmoins pour être transformée temporairement en un Macintosh mais avec le fameux souci dit des pixels — carrés sur le Mac, alors que Lisa affichait des pixels rectangulaires… Et l’on passa à MacDraw !

Très vite, Lisa s’avéra être un échec marketing malgré son avance technologique incomparable. Nous convertîmes notre Lisa en Macintosh l’année suivante… Du coup, LisaDraw devint MacDraw mais nous perdîmes Lisa 7/7, sorte d’Office à la sauce Apple. Pour les graphiques, ce fut Microsoft Chart (qui avec Microsoft Multiplan, devint Microsoft Excel).

Pourtant, les choses s’accélèrent une seconde fois avec l’arrivée de l’imprimante laser… Dès lors, les sociétés de conseil suivirent très vite et s’équipèrent en Macintosh même si quelques-unes (…pas de noms, pas de noms !) nous conseillèrent de travailler sur des machines sérieuses (…du matériel Victor) avant de basculer une année après sur Macintosh.

La laser, une révolution aussi importante que l’ordinateur

Voici certainement le périphérique qui transforma ce métier et tant d’autres : avec l’impression impeccable des caractères PostScript, le lissage des courbes de bézier des graphiques réalisés sous MacDraw, les sorties papier devenaient parfaites. Et nombre de professions s’en trouvèrent bouleversées.

Des pans entiers de l’univers de l’imprimerie ne comprirent pas de suite qu’ils étaient condamnés s’ils ne bougeaient pas.

Les photocompositeurs survécurent quelques années avant de jeter l’éponge et déclarer forfait. Mais revenons à notre propos : En moins de deux ans, on abandonna Rotrings, Gutta et cutter pour créer toutes les présentations directement à l’écran.

Mieux encore, avec des sorties quasi parfaites, le banc photo n’était plus utilisé que pour réaliser le film inversible (le lith) propres aux diapos. La Composphère n’était plus d’actualité, il était plus facile de saisir et de changer de typographie directement à l’écran.

Exit les cartes magnétiques : le Macintosh, la laser et le lecteur de disquette révolutionnèrent les présentations visuelles.

Couleur et impression sur pellicule

Puis la couleur arriva sur l’écran avec les premiers écrans 13 pouces et les Macintosh II fx ou II ci. Les softs s’adaptèrent assez vite. Il me semble que c’est MacDraw II qui supporta la couleur.

La troisième accélération fut l’œuvre d’autres périphériques, ceux qui permirent d’impressionner directement les émulsions photos.

Laser Graphics commercialisa son fameux Personnel LFR ou LFR Plus dans les années quatre-vingt-dix, un imageur qui permettait de shooter sur Ektachrome directement les images en couleurs préparées sous MacDraw et enregistrées au format PICT.

Un long tube terminé par un appareil photographique et une focale 35 mm permettait de photographier toutes les vues en les affichant sur un écran haute définition noir et blanc mais avec un dispositif de trois filtres RVB monté sur une platine circulaire couplé à une opération de superposition (une vue était égale à la superposition de trois vues filtrées, une rouge, une bleue et une verte).

Ces imageurs succédaient aux Montages FR1 et FR 2 de Presentation Technologies. Ces produits permettaient de sortir des diapos avec une définition de 4000 lignes, voire de 8000 lignes pour les tous derniers modèles commercialisés alors.

Certes, le temps de shooting était long, 5 minutes en moyenne par vue, mais ce n’était rien en regard des méthodes précédentes ! Quasiment plus d’intervention humaine, plus d’odeurs de chimie dans le studio…

Les précédents process connurent à leur tour le sort de la Composphère : plus besoin de banc arts graphiques, plus de chimie, de zip ou de table lumineuse, plus besoin de retouches : juste la mise en couleurs à l’écran.

Bref, en quelques années et en trois grandes étapes, la chaîne de production avait perdu nombre de ses maillons ou de ses freins en production. Elle s’était ramassée en quelques outils et opérations élémentaires. Et à la portée d’un seul opérateur.

Mais process encore trop long au gré de certains.

Et le vidéoprojecteur fût !

Malgré une rationalisation des outils, la réalisation de diapos restait une étape trop longue en terme de délais de fabrication et ce malgré la superbe qualité des ektachromes projetées plein pot lors de grands meetings d’entreprise.

Nous utilisions des projecteurs Simda, des 250 ou 400 watts refroidis par des ventilateurs spécifiques, avec des lampes à vapeur métallique ou xenon, des engins qui atteignent aujourd’hui 5000 lumens !

Mais dans le monde du conseil désormais lourdement informatisé, l’idée de pouvoir modifier sa présentation jusqu’à la dernière minute, restait dans l’air…

Jusqu’au moment où les premiers vidéo projecteurs portables furent disponibles à des prix raisonnables. Et là, je ne parle pas des premiers Barco que nous utilisions pour des séminaires ! Là, on nagait en pleine préhistoire ! Imaginez des monstres loués à prix d’or affichant 640 par 480 pixels qui nécessitaient la présence d’un technicien 3 heures avant la manifestation pour régler le parallélisme… !

Désormais nous utilisions des vidéo projecteurs très lumineux, légers, se connectant en un quart de seconde à un portable. La résolution tutoyait les 1024 par 768 pixels, 3200 lumens pour une machine de moins de 6 kg…

Beaucoup de prétendants

Il restait nombre de points à améliorer au niveau de l’application même qui permettait de réaliser ces présentations.

Si MacDraw (II puis Pro), tout premier produit vectoriel, successeur de LisaDraw (et bien avant Illustrator) était désormais bien installé, cela n’empêchait pas les prétendants de se bousculer.

MORE, poussé en France par Bruno Rives, sortit des cartons mais n’arriva pas à s’imposer malgré un fabuleux mode plan découlant de Think-Thank et des tas de fonctionnalités devenues banales aujourd’hui comme les effets de transition entre slides.

Passèrent des produits assez sophistiqués comme StandOut de Letraset, Persuasion d’Aldus (…avant d’être racheté par Adobe) qui tournait déjà en version 2.1 sous Mac et PC ou encore Cricket Presents avec Cricket Graph, produit qui s’écroula avec la sortie de sa version III. Sans oublier quelques ovnis comme ChartMaker ou d’autres.

Et, bien évidemment, PowerPoint de ForeThrought. Ce produit né sous Macintosh montrait la voie de ce que devait être un outil simple de présentation visuelle : rustique, simple d’emploi (à l’époque !) et gérant bien la couleur.

Pourtant, très vite, cette application s’éclipsa, racheté par Microsoft en 1987.

En fait, il semble que ce n’est pas ce produit qui intéressait Microsoft mais Filemaker. Malheureusement (ou heureusement selon le cas), une clause permit aux développeurs de se dégager et Microsoft se retrouva avec cette acquisition coûteuse qui, du coup, fût intégrée à Office et portée sur Windows.

Les sociétés de conseil restèrent néanmoins sur MacDraw car le produit était simple à utiliser et surtout à apprendre. Il faut se se rappeler que MacDraw est une sorte de Jeep, d’outil à tout faire (souvenez-vous du premier livre d’Andréas Pfeiffer, réalisé à 100 % sous MacDraw), rustique et solide.

Et quand on choisit un produit dans l’univers du conseil, avec des bureaux dans le monde entier, on fait un choix pour pas mal d’années. D’autant que des tas de présentations furent produites et que l’on réutilise fréquemment des graphiques essentiels d’une présentation à une autre.

Par ailleurs, les graphiques issus d’Excel se trafiquaient bien sous MacDraw. Sans oublier qu’un seul fichier supportait largement une présentation complète constituée de nombreuses slides… Bref, tout semblait aller pour le mieux.

Une certaine absence de vrai marketing

Apple fit d’une certaine manière son propre malheur en créant en juillet 1987 Claris, éditeur indépendant mais filiale à 100 % d’Apple.

La première erreur fut de sortir à tout prix deux produits à partir de MacDraw Pro, à savoir ClarisDraw et ClarisImpact.

L’idée des marketeurs de l’époque était d’augmenter le nombre d’utilisateurs. ClarisDraw étaient prévu pour les architectes, pour des usages techniques. ClarisImpact était dédié aux présentations visuelles.

Hérésie d’autant que l’on avait besoin de l’ensemble des fonctionnalités de ces deux produits qui avaient été stupidement segmentées…

Déjà les clients ne surent du coup pas quoi choisir ! Et restèrent pour la majorité sur MacDraw Pro (…en tous cas pour tous les clients pour qui je travaillais à l’époque).

Une seconde erreur fut de ne pas avoir proposé immédiatement une version PC de MacDraw Pro.

Or Microsoft tira le premier avec PowerPoint 3, dès 92 sous Windows 3.1 et Mac. La version 4 lui succéda en 94. Avec quelques points forts comme l’intégration des graphiques depuis Excel et du mode plan depuis Word.

Claris se rattrapa avec la sortie de Claris Impact II en 95 mais c’était déjà trop tard. Pourtant Claris Impact II possédait un grapheur intégré, un outil de réalisation de tableaux, une fonction de vues miniatures pour trier et modifier l’ordre des slides…

Mais, même si les décisions se prennent lentement, elles se prennent pour longtemps.

Apple avait portant un parc étonnant de MacDraw et MacDraw Pro installés aux 4 coins de la planète. Mais la migration vers PowerPoint se fit vite.

Avec un autre argument quasi imparable : la compatibilité avec l’informatique des clients…. Majoritairement, eux, sous PC.

La messe était dite d’autant que Claris commençait à ne plus exister face à la pression de Microsoft et des autres éditeurs.

Jusqu’à la fin 2002, il ne restait plus que PowerPoint comme outil de PREAO, Persuasion ayant été retiré du catalogue d’Adobe.

Keynote, fabuleux produit pour qui ?

Bien que ne réalisant plus de présentations visuelles depuis quelques années, les freelances ayant déserté les cabinets de conseil, j’ai acquis Keynote dans la semaine qui a suivi son annonce par Steve Jobs.

Et j’ai eu le plaisir de réaliser une présentation “Corporate” pour un de mes clients. Toute la présentation ayant été enregistrée en QuickTime, ce fut un bonheur de mélanger photos, effets, illustrations réalisées sous Illustrator et de découvrir qu’il était facile de créer ses propres thèmes. Je vous engage à (re)lire le papier de François Cunéo sur cuk pour en savoir plus.

Et pourtant, qui va utiliser ce fabuleux produit ? Les consultants que je connais ne jurent désormais que par PowerPoint !
Dommage car leurs présentations stéréotypées retrouveraient de la fraîcheur et un peu de cette qualité graphique des années quatre-vingt !

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le 06/12/2003 à 08:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?