Urbanbike

Recherche | mode avancée

FrameMaker : après les éditeurs, les compositeurs…

No migration

dans outils
par Jean-Christophe Courte

Nos articles sur FrameMaker sont lus avec beaucoup d’intérêt par nombre d’acteurs de la profession. Après les directeurs de production, ce sont les compositeurs qui s’expriment et pas les moindres…
Un compositeur, c’est la personne qui met en pages le livre entier, organise le flot de texte, insère les corrections, assure la laison des schémas… Bref, compose le livre. Un métier ingrat qui demande de vivre le nez collé à son écran et d’être rigoureux, souvent plus royaliste que le Roi.
Témoignage.

Comme Jean-Pierre Bué, Alain Chichery fait partie de ces personnages de l’ombre qui fabriquent le livre. Et ses propos sont directs…

Je souhaite vous exprimer, par ces quelques mots, tout mon soutien à votre "coup de gueule" à propos de l'absence d'évolution de FrameMaker vers OS X.

Fournisseur pré-presse de Dunod (entre autres sociétés d'édition), j'ai attendu avec une impatience grandissante le portage de cette application sur Mac, suivant sa migration depuis les stations de travail tournant sous Unix, en passant par le monde PC, pour pouvoir l'acquérir dès qu'il fut disponible sous Mac OS.

Les arguments en faveur de ce logiciel sont très nombreux. Certes, il n'est pas idéal pour ceux qui doivent réaliser une conception graphique sur quelques pages et il ne sera pas le préféré des habitués de l'à peu près en matière de mise en page. C'est en revanche le meilleur outil de production pour tous ceux qui doivent travailler avec rigueur sur l'élaboration de documents complexes et volumineux, surtout s'ils comportent du tableautage et de la formulation mathématique. Ses quelques faiblesses en matière de traitement "élégant" du texte sont alors vite oubliées.

Je suis, comme vous, inquiet quant à l'avenir de ce logiciel. Pourtant, les coûts de développement nécessaires au portage sous OS X seraient pour Adobe des coûts marginaux (le plus gros du travail était fait par avance). Cette évolution permettrait sans doute un fonctionnement plus stable de l'application (moins de plantages dus à Classic) et nous offrirait effectivement la possibilité d'accéder "naturellement" aux formats informatiques maintenant courants dans nos métiers. Par ailleurs, l'évolution de FrameMaker vers OS X permettrait de poursuivre la symbiose entre Apple et Adobe, le tandem gagnant dans notre domaine d'activité.


Inutile de dire que je partage à 200 % ces propos, surtout ce point : le meilleur outil de production pour tous ceux qui doivent travailler avec rigueur sur l'élaboration de documents complexes et volumineux, surtout s'ils comportent du tableautage et de la formulation mathématique.

NB : Alain est un garçon modeste mais Edicompo bosse pour également pour Bordas, Nathan

le 09/01/2004 à 09:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Marine Malice

humongous

dans pratique | voir
par Jean-Christophe Courte

Ce n’est parce que Némo est sorti (et attaqué pour plagiat) que je vais évoquer Marine Malice et son copain Luther… Simplement, si vous cherchez pour vos enfants de 3 à 10 ans (voir plus !) des CD-Roms ludiques, bien faits, drôles, avec de très beaux graphismes et des histoires bien faites, je ne peux que vous les recommander…

Le principe est toujours le même car il suit les aventures de deux petits poissons, fille et garçon (!!) à qui il arrive des tas d’histoires et qui s’en sortent toujours grâce à la contribution de votre gamin devant l’écran. Ces aventures jouent sur des questions de logique et de bon sens, de mémoire visuel et de mémoire spatiale car le décor est un vaste labyrinthe sous-marin.
C’est d’ailleurs une des surprises de voir ses mouflets se débrouiller sans difficultés dans ces univers.

Autre point agréable, une fois l’histoire terminée, l’enigme élucidée, le CD-Rom n’est pas à remiser : en effet, les indices changent et se sont des pans entiers de l’unvers en 3D qui s’ouvrent ou sont masqués.
À noter qu’il est possible de sauvegarder le jeu en cours de route pour y revenir plus tard.

Mes enfants y ont joué un grand nombre de fois et sont passés ensuite, pour le plus grand, à d’autres héros créés par les mêmes concepteurs, Sam Pyjam ou encore James Renard.

Enfin, sachez que nous aussi, parents, nous nous sommes bien amusés à résoudre avec les enfants des points parfois obscurs (pas trop, heureusement) des enigmes. James Renard a notre préférence dans la mesure où il joue sur une parodie de 007 et que les dialogues sont à plusieurs niveaux de compréhension.

Les concepteurs sont humongous
Vous trouvez ces Cd-Roms à la FNAC

le 09/01/2004 à 08:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

XML, FileMaker et InDesign CS

Ben alors…?

dans pratique
par Jean-Christophe Courte

C’est avec impatience que j’attendais la version 3 de InDesign CS. Pas exclusivement pour ses nouvelles options de mise en page mais essentiellement pour traiter les flux XML.
Utilisateur de FrameMaker, je prépare jusqu’à présent mes données dans FileMaker (on ne confond pas, s’il vous plaît !), données que je mouline à coup de concaténations pour générer au final du MIF. Si cette solution fonctionne assez bien, elle est demande beaucoup de rigueur et c’est avec curiosité plus que d’intérêt que je me penche ces derniers mois sur le XML.

Aussi, à peine la nouvelle version de CS arrivée dans ma machine, je me suis risqué à préparer un exemple de flux XML vers InDesign.
Ce qui suit démontre certainement que je n’ai pas tout compris. Le problème est que le support technique d’Adobe n’a pas pu mé dépanner. Bref, narrons le problème…
Il était une fois une base données…
J’ai extrait de cette base de données clients un ensemble fini de fiches sous la forme de quatre champs bien identifiés.
En gros, cela donne ceci :
Attention, les infos sont en UTF-8 !

<?xml version="1.0" encoding="UTF-8" ?>0 yropijes.fp5detail52623Diriger et motiver28/10/2003aconseil.fr — wac52775

Tous managers du savoir !

28/10/2003aconseil.fr — wac

ETC.

Par ailleurs, j’ai découvert avec plaisir qu’InDesign interprétait les DTD, et donc j’ai également construit une DTD en suivant scrupuleusement les informations de structure fournis par FileMaker.

<?xml version="1.0" encoding="ISO-8859-1"?>
<!ELEMENT FMPDSORESULT (ERRORCODEDATABASELAYOUT ROW*)>
<!
ATTLIST FMPDSORESULT
  xmlns CDATA 
#REQUIRED>
<!ELEMENT ERRORCODE (#PCDATA)>
<!ELEMENT DATABASE (#PCDATA)>
<!ELEMENT LAYOUT (#PCDATA)>
<!ELEMENT ROW (idgtitredatepubsupport)>
<!
ATTLIST ROW
    RECORDID CDATA 
#REQUIRED
    
MODID CDATA #REQUIRED>
<!ELEMENT idg (#PCDATA)>
<!ELEMENT titre (#PCDATA)>
<!ELEMENT datepub (#PCDATA)>
<!ELEMENT support (#PCDATA)> 

Donc, une fois revenu dans InDesign, j’ai créé quatre formats styles qui correspondent aux quatre champs indentifiés qui seront reconnus sous la forme de balises.
Soit dans cet exemple, idg, titre, datepub et support.
Une fois ceci enregistré et testé, je bascule dans un second temps en mode structure dans InDesign et j’importe ma DTD sans encombre.

Dans un troisième temps j’importe mon flux XML issu directement de FileMaker.
InDesign vérifie si la DTD et le flux XML sont cohérents. La version 3 dispose effectivement d’une capacité à marquer les erreurs et essayer de les corriger. Dans mon exemple, aucune erreur n’’est décelée et il me suffit de prendre tout le code XML dans le mode structure pour le glisser dans un bloc texte… Puis de demander à ce qu’il y ait concordance entre les balises XML et les formats styles. En gros, l’astuce consiste à créer des formats paragraphes portant les mêmes noms, soit : idg, titre, datepub et support. CQFD.

Malheureusement, InDesign (ou moi, va savoir…) n’est pas capable de segmenter mes données en paragraphes si bien que l’ensemble des données ne peut être affecté que d’un seul format style : génant !

En regardant le code issu de FileMaker, il est facile de constater que toutes les balises XML se suivent sans ruptures.

Idée !
Ouvrir le code dans Dreamweaver et demander à ce dernier de reconstruire le code.
Du coup cela devient et toujours en UTF-8 :

<?xml version="1.0" encoding="UTF-8" ?>
    
<FMPDSORESULT xmlns="http://www.filemaker.com/fmpdsoresult">
      <
ERRORCODE>
        
0
      
</ERRORCODE>
      <
DATABASE>
        
yropijes.fp5
      
</DATABASE>
      <
LAYOUT>
        
detail
      
</LAYOUT>
      <
ROW MODID="2" RECORDID="40431">
        <
idg>
          
52623
        
</idg>
        <
titre>
          
Diriger et motiver
        
</titre>
        <
datepub>
          
28/10/2003
        
</datepub>
        <
support>
          
aconseil.fr ‚Äî wac
        
</support>
      </
ROW>
ETC

Ce qui, évidemment est nettement plus lisible…!

Hop, bis repetita et nouvel import dans InDesign, dans un modèle comportant déjà les formats styles idoines, importation de la fameuse DTD, du flux XML revu par Dreamweaver.
Pas d’erreur lors de l’import, je glisse le tout dans un bloc texte, et merveille…
Enfin presque !
Les indentations sont aussi de la partie dans cet import et, entre les données, se trouvent parfois des doubles retours paragraphes.
Bref, je m’interroge !

Nota : je vous engage à lire les infos parus sur le site web de Adobe sur le XML

le 08/01/2004 à 08:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

FrameMaker, suite…

No migration, suite

dans outils
par Jean-Christophe Courte

Encore un témoignage, celui de Christian du Manoir, Directeur de Production de Pearson Education France
Christian fait sien les propos de ses pairs, particulièrement ceux de Bruno Fisseux, son alter ego chez Dunod et Dalloz

Christian gère 160 à 180 nouveautés par an, qu'il sous-traite à de gros compositeurs spécialisés.
Et il ajoute :
En tant que donneur d'ordre, je ne sélectionne plus que des partenaires qui maîtrisent FrameMaker. Ceux qui utilisaient d'autres produits s'y sont mis.
Aujourd'hui 90 % de nos ouvrages sont réalisés sous Frame. Et si l'on ramène ce ratio au nombre de pages produites, nous devons nous approcher des 98 %. Ai-je besoin de préciser que tout ce petit monde (moi compris) travaille sur Mac ?


Bref, dans le monde de l'édition, FrameMaker est LE soft dès qu'il s'agit de PAO Éditoriale, pour reprendre le terme de Jean-Pierre Bué… Et la machine de production, un macintosh…

Nota : ce qui est drôle, c'est que Christian gère la fabrication des marques Pearson Education, CampusPress, Peachpit Press, Village Mondial et les éditions françaises des ouvrages d'Oracle Press, Macromedia Press, Cisco Press et… Adobe Press !


Un petit mot à ajouter ?

Ajout du 25 juin 2007. Pour mémoire, Christian et Bruno ne sont plus. Deux excellents fabricants morts dans l'exercice de leur boulot.

le 07/01/2004 à 14:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

EDI et machine non PC

Et mon Mac…?

dans groummphh
par Jean-Christophe Courte

Ajout du 16 juillet 07 : Comme je découvre via Google analytics que nombre de personnes arrivent ici via le mot clé 3310-K-CA3, je vous signale le lien pour télécharger cette fameuse 3310-K-CA3… Mais que cette information ne vous empêche pas de lire ce billet de janvier 2004 (l'un des tous premiers d'urbanbike) — et, surtout, le reste du site…!


Les impôts se mettent à l'heure de l'informatique, nous en informent et cela est un progrès notable. J'ai donc reçu, avec ma 3310-K-CA3 (feuille CERFA de déclaration mensuelle de la TVA au régime du réel normal) de décembre, une notice explicative très colorée… On suit ?
Le thème est clair : déclarez et payez votre TVA par voie électronique… avec l'aide d'un prestataire spécialisé.
Et c'est là que les choses se compliquent…

Bref, l'idée est de payer par échange de données informatisé (EDI). Bon, déjà payer par virement me semblait une bonne solution mais il semble que l'on souhaite aller plus loin à Bercy. Pourquoi pas ?
Je commence à lire avant de me demander, in petto, si cela tourne déjà avec ma machine de travail ? Et hop, un tour sur le site des impôts.
Je ne peux pas vous donner le lien car on tombe sur un site hyper hiérarchisé, avec session et liens en tous sens…
Bref, en passant par la rubrique Professionnels puis Vos impôts puis TVA, suivi de Déclarer, terminé par Zoom sur la procédure EDI, on finit par découvrir que cela ne tourne que sur… PC.
C'est écrit dans le paragraphe intitulé "De quel équipement technique faut-il disposer ?".
Je cite :
Pour pouvoir utiliser la procédure EFI, des configurations techniques adaptées sont nécessaires.

Le matériel
Pour accéder au service de déclaration en ligne par EFI, vous devez disposer :
* d'un micro-ordinateur de type PC
* d'un accès internet permettant l’ouverture d’une session SSL (utilisation des protocoles HTTP et HTTPS)
* d'un paramétrage de votre navigateur permettant d’autoriser les cookies, d’activer le téléchargement et l’exécution des contrôles ActiveX
* un lecteur de cartes à puce si votre certificat numérique est intégré dans une carte à puce.

Si le PC prévu pour l’accès à la déclaration en ligne fait partie d’un réseau interne à votre entreprise, des problèmes issus des composants de sécurité protégeant ce réseau peuvent apparaître.
Dans ce cas, il convient de s’assurer que l’ensemble des flux transmis par le serveur et ceux émis depuis votre PC (déclarations et paiements) sont autorisés par ces composants. A défaut, un paramétrage de ces composants ou un PC dédié à la déclaration de votre TVA hors du réseau interne et passant par le réseau commuté (RTC ou ADSL) peuvent s’avérer nécessaires.

Les logiciels et les certificats
Le micro-ordinateur doit actuellement être équipé :
* d’un système d’exploitation : Windows 95, Windows 98, Windows 2000 ou Windows NT4. Pour Windows 2000 ou NT4, les droits d’administration du poste sont nécessaires pour l’installation de l’ActiveX de signature.
* d’un navigateur :
- Internet Explorer versions 5.5 et supérieures - chiffrement 128 bits
Il est préférable de faire procéder au vidage des caches et des historiques dans les Options Internet du navigateur.

- Netscape versions 4.75 à 4.78 - chiffrement 128 bits
* du logiciel Acrobat Reader versions 4.0 et supérieures (pour la consultation des informations sur le serveur)
* d’un certificat numérique intégré dans
- un logiciel installé sur l’ordinateur
L’accès au serveur TéléTV@ doit alors être réalisé à partir de ce poste. Il est possible d’en protéger l’utilisation par la saisie d’un mot de passe lors de chaque connexion.

- une carte à puce : Le PC doit alors être muni d’un lecteur. Cette seconde solution apporte plus de sécurité (le passeport électronique n’est plus stocké sur un disque dur) et plus de souplesse (possibilité d’utiliser un portable ou un poste de travail partagé ou inhabituel).

Les évolutions à venir
Aujourd’hui, le mécanisme permettant de réaliser la signature avec le navigateur repose sur le téléchargement d’un programme ActiveX. De ce fait, seules les plates formes Windows sont actuellement supportées.

Cette situation devrait prochainement évoluer pour :
abandonner la technologie actuelle basée sur un ActiveX au profit d’une technologie plus universelle basée sur une applet java
s’ouvrir vers d’autres navigateurs supportant la gestion des certificats et d’autres systèmes d’exploitation tels que Mac OS et Linux


Bon, pourquoi pas…?!
Ma machine sous OSX est bien un Personnal Computer mais ne tourne pas Windows. Je dispose bien d'une ADSL. Je n'utilise pas IE mais Safari, Camino ou Mozilla, pourtant totalement Java tous les trois… Ou encore Netscape 6, mais il n'est pas évoqué dans cette documentation en ligne.

Mais en lisant le très beau document coloré cité plus haut R°/V°, je découvre qu'il me faut, pour accéder à TéléTVA, disposer d'un logiciel de TVA (pas encore porté sur PC), contracter avec un partenaire EDI (donc payer un nouveau service) ou disposer moi-même de cette qualité.
Et enfin, logique, déposer un dossier de souscription accompagné d'une autorisation de prélèvement.

Bref, pas du tout adapté à ma petite structure malgré qu'elle soit informatisée depuis des lustres. Je sens que je vais continuer à utilise encore quelques années mes 3310-K-CA3…!

Dommage car l'idée me semble intéressante.

le 07/01/2004 à 08:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

FrameMaker : les professionnels grognent !

No migration

dans outils
par Jean-Christophe Courte

L'absence d'informations sur l'avenir de FrameMaker sous OSX énerve les professionnels. Et ce n'est pas la dernière annonce, celle de l'arrêt de PageMaker, qui leur donne le moral.

Suite au papier paru dans MacDigit le 18 décembre 2003, j'ai reçu des témoignages de professionnels assez indignés de l'absence d'information d'Adobe quand à la migration de FrameMaker sous OSX.

Que ce soit par e.mail ou par téléphone (quelques directeurs de fabrication d'importants éditeurs francophones ainsi que des éditeurs spécialisés qui gèrent de gros flux SGML ou XML).
Bref, ces utilisateurs ne sont pas de simples clients lambda, mais des professionnels qui mettent en place des chaînes de production lourdes et coûteuses pour leurs entités respectives. Nombreux sont en train d'upgrader leurs machines. Ainsi 14 G5 viennent d'arriver chez Dunod.

Bref, tout ceci pour simplement rappeler que ce n'est pas une réaction épidermique.

Un extrait du e.mail de Jean-Pierre Bué (TYPAO) :
Au début des années 1990, les éditeurs fabriquant des ouvrages techniques, scientifiques et médicaux ont évolué vers la PAO pour gagner en souplesse et en efficacité par rapport à la photocomposition.
Les logiciels d'édition courante (XPress, PageMaker) utilisables dans ce cadre, souffraient de limites très nombreuses dans le cadre d'ouvrages structurés, comportant de nombreux niveaux de titres, des tableaux, des illustrations techniques, des index, des tables des matières, des notes bas de pages, etc.
Un logiciel de traitement de texte structuré, au départ destiné à d'autres utilisations, offraient dès ses premières versions des réponses valides à ces problèmes. Nous l'avons adopté et diffusé alors avec enthousiasme.
Depuis, l'édition structurée sur FrameMaker est de loin supérieure pour ce type d'ouvrages aux logiciels concurrents.
FrameMaker s'est donc imposé pour ce type d'éditeurs, en France comme ailleurs : de nombreuses co-éditions suscitant des échanges de fichiers, force est de constater que ce logiciel s'avère dominant pour ce type d'ouvrages, jusqu'aux manuels d'Adobe, réalisés sous Macintosh avec FrameMaker, Illustrator et Photoshop, triplette incontournable…
Dans cette niche, à tort ou à raison, les ordinateurs Apple sont majoritaires, par habitude et par esprit pratique (rappelons que jusqu'à la fin des années 1990, ils étaient les seuls capables d'assurer l'ensemble des travaux pré-presse).
Il semble aberrant que le logiciel ne soit pas encore compatible avec OSX, cet OS devenant quasi obligatoire pour tout nouvel acquéreur de machines Apple.
Un portage sur ce système et quelques développements supplémentaires quant à la forme (gestion des notes bas de pages pour ouvrages multicolonnes, gestion de grisés derrière des styles paragraphe, amélioration de la gestion des équations, gestion des couleurs…), seraient bienvenus et témoigneraient de la volonté de l'éditeur du logiciel de continuer à offrir une solution de PAO éditoriale Mac complète.


Un extrait du e.mail de Slobodan Despot (EDITIONS L'AGE D'HOMME) :
J'ai découvert FrameMaker dans un contexte de sciences dures, et l'ai aussitôt imposé comme programme de mise en page standard (pour ouvrages littéraires) dans la maison d'édition où je travaille.
Depuis plus de 10 ans, ce sont ainsi 100 à 120 titres qui sortent de notre atelier de 3 personnes. L'efficacité de FM n'est pas étrangère à ce rendement. C'est assurément l'outil de travail le plus intelligent et le plus dépouillé à la fois que j'ai rencontré sur un ordinateur.

Mais voici: nous avons peu à peu installé MacOSX sur toutes les machines de production. FrameMaker est désormais le dernier programme à tourner sous Classic.
Nous avons (folle ambition!) réclamé à Adobe la version X.
Nous avons protesté à cause du stupide bug des notes bdp, qui dérivent d'une page à l'autre et nous obligent à faire certains ouvrages exigeants "à la main".
Nous sommes intervenus sur les principaux forums FM.
Rien à faire!!! Le client fidèle, l'utilisateur pro? C'est qui celui-là?


Ou encore cette citation issue d'un e.mail privé que m'a adressé Bruno Fisseux, Directeur de la Production des Éditions DUNOD et DALLOZ
Nous avons été à la Fab chez Masson et sous l’enthousiasme de Jean-Pierre Bué à l'origine de l'utilisation de Frame au sein des grandes maisons d'édition scientifique et médicale traditionnelles (je ne parle pas des revues techniques très spécialisées).
Jean-Pierre avait monté à l'époque entre 1992-93 un service Frame dans notre unité de prépresse intégrée à notre imprimerie Snel de Liège. Depuis 1991 que je publie des bouquins techniques et scientifiques réalisés sous FrameMaker (80 % sur Mac) pour Masson et ses filiales entre 91 et 97 (Lechevalier, Armand Colin, Delmas, Pradel), et depuis 1998 pour Dunod, Dalloz et leurs marques associées (InterEditions, EdiScience, ETSF, Microsoft Press, Delmas, Armand Colin, Sirey, etc.), l'annonce d'Adobe m'a consterné.
Bien sûr que Frame marche sur PC mais 80 % de mes sauvegardes sont en format Mac, avec les polices Mac, et la récup n'est pas du 100 % garantie quand on passe de Mac à PC.
C'est plusieurs milliers de bouquins réalisés avec ce logiciel, dont une majorité sont des titres à rééditions régulières, donc ça va me poser un problème (et me coûter cher...) pour les mises à jour de ne plus avoir de produit Frame suivi sur Mac OSX.
On a fait à Adobe une méga pub depuis plus de 10 ans puisqu'on a imposé à nos fournisseurs de lâcher Page Maker, Xpress et autres Ventura, voire des plus gros systèmes (Miles, Caligram...) pour utiliser Frame. On leur a demandé d’investir pour du matériel performant, on a exigé qu’ils fassent les mises à jour, j’ai exigé de mes imprimeurs qu’ils s’équipent en Frame pour pouvoir faire les corrections de dernière minute dans les fichiers et leur ai imposé de flasher le Frame natif. J’ai fait en 5 ans deux programmes de trois jours de formation à FrameMaker pour l’ensemble de mes fabricants (le dernier, l’an passé), on a investi dans les mises à jour régulièrement, bien que ne faisant pas de production en interne, mais pour pouvoir contrôler le travail de nos fournisseurs, donner des directives précises, faire des tests de récupération de données auteurs, et vérifier les fichiers BàT avant d’archiver proprement tous nos ouvrages en format Frame natif avec les hautes déf et les polices, et aujourd'hui ils nous laissent tomber. J’ai peine à le croire.
Si c’est vrai, c'est décevant, et pitoyable ! Si chez ADOBE ILS NE SONT PAS CAPABLES DE FAIRE TOURNER EN UNIX UN LOGICIEL INITIALEMENT PROGRAMMÉ POUR TOURNER DESSUS... Ça ne doit pas être plus simple de le programmer pour Windows ! Dire que des développeurs de produits shareware, et même de freeware, ont réussi la migration d’OS9 à OSX... Ce n’est pas glorieux pour les ingénieurs d’Adobe ! Mais nous vivons dans un monde moderne !

le 06/01/2004 à 08:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

domisi@ladoré

Et noms de domaines

dans groummphh
par Jean-Christophe Courte

Financièrement, les noms de domaines représente un marché financier fabuleux…. il suffit d’ailleurs de se souvenir du hold-up opéré récemment par VeriSign fin 2003 en rabattant tous les noms de domaine non encore utilisés sur leur site… Mais le pire est à venir : dernier épisode en date, les nouveaux suffixes après les non moins fameux .buz ou .info…

Envoyez la monnaie !
Le plus intéressant reste à venir si l’on en croit ce nouveau lien. Faut-il en rire ou en pleurer, mais si cela marche, c’est l’explosion des noms de domaine allié à un joyeux bordel en perspective car, autant retenir un nom en .org ou .net, autant ces nouveaux suffixes (nord-américains…) ne sont pas forcément toujours mémorisables ou intelligibles.

Un aperçu de la liste actuelle :
accountant - actor - admin - ak - alabama - alaska - america - analyst - architect - aries - arizona - arkansas - athlete - australia - available - banking - bar - barcelona - baseball - basketball - beijing - belgium - billiards - brasil - brazil - builder - business - california - cancer - capricorn - china - colorado - company - computer - connecticut - cool - corp - corporation - cricket - ct - delaware - dentist - design - desperate - director - doc - engineer - england - finance - finland - fitness - fl - florida - football - free - geek - gemini - genius - georgia - germany - girl - global - golfer - gp - gymnast - hawaii - help - helpline - hi - ia - idaho - illinois - indiana - investor - iowa - italy - japan - journalist - kansas - kentucky - ks - lawyer - leo - lesbian - libra - london - louisiana - madrid - maine - mall - manager - mart - maryland - massachusetts - me - media - mexico - mi - michigan - millionaire - minnesota - mississippi - missouri - model - montana - moscow - music - nation - national - nd - nebraska - nevada - newhampshire - newjersey - newmexico - news - newyork - nh - nightclub - nj - nm - northcarolina - northdakota - nv - ny - oh - ohio - ok - oklahoma - or - oregon - pennsylvania - pisces - plc - police - professor - programmer - pub - quarius - rhodeisland - ri - rio - rome - rugby - russia - sagittarius - saopaulo - science - scorpio - secretary - skate - ski - snowboard - southcarolina - southdakota - spain - support - sweden - swim - taurus - teacher - tech - tennessee - tennis - texas - tokyo - trader - tx - ut - utah - vermont - virginia - virgo - volley - vt - wa - washington - web - westvirginia - wi - wisconsin - witch - worldwide - wv - wy - wyoming !

Bon, si le suffixe .ok m’amuse, d’autres m’interpellent ! Pourquoi montrer à toute force sa différence… ?! La question est de savoir si les marques suiveront pour éviter de se retrouver avec un www.chaumet.gay ou un www.hermes.witch…?
Tout ceci me semble bien mercantile et ne devrait pas attirer les entreprises qui ont déjà dû investir dans les .net, .com et .org — sans oublier les suffixes régionaux. Nous verrons dans les mois à venir mais pour ma part, je n’y crois pas, il ne me semble pas que le les .buz et .info aient rencontré le succès escompté.
Ensuite, est-ce que nous, utilisateurs d’internet, sommes prêts à mémoriser des suffixes dépassant 3 ou 4 lettres…?
À suivre !

le 05/01/2004 à 08:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?