Urbanbike

Recherche | mode avancée

Le caméléon

Andreï Kourkov

dans ailleurs | lire
par Jean-Christophe Courte

Ayant lu deux livres de cet auteur (Le Pingouin et Les Pingouins n'ont jamais froid), lors d'un passage en librairie j'ai ajouté ce petit livre dans ma pile…

Comme dans ses autres bouquins, c'est du grand délire qui vous hypnotise peu à peu… L'intrigue est totalement décoiffante — comprendre, parfaitement irracontable, mais malgré un scénario loufoque et hautement improbable (quoi que…!), on se retrouve à combattre le sommeil pour finir cette histoire souvent amusante… Là, on est bien dans une sorte de chasse au trésor (…avec des boites de lait en poudre aux vertus étonnantes), des personnages haut en couleurs, des anciens du KGB, des nationalistes ukrainiens. Sans oublier une jolie kazakhe et un caméléon.
Bref, si vous en avez marre des polars américains aux histoires millimétrées, l'envie de parcourir les sables des bords de la Caspienne comme découvrir l'ambiance des bateaux usines, c'est le moment de mettre la main sur un polar de Kourkov, celui-ci ou les précédents…
Dépaysement assuré…

Je suis entré en renfermant la porte. Une lumière rouge disposée à hauteur de ma tête créait une atmosphère légèrement mystérieuse. Sur la table étaient disposés des bacs de développement de différentes dimensions. De grandes photographies séchaient comme du linge, accrochées à des cordes sous le plafond. J'ai regardé l'une d'elles, pensant qu'il s'agissait de l'un des mes clichés.
- Un instant, a dit Vitia en me tournant le dos. Il a allumé, et une lumière vive a annulée la luminescence de la lampe rouge.
Il a sorti une petite enveloppe d'un tiroir, en a tiré quelques photographies qu'il m'a tendues.
- Forcément, la qualité est mauvaise. Il y a trop de grain. Mais il y a vingt ans, on aurait pu te tuer pour ces photos, a-t-il déclaré en dégageant un coin de table.

Le caméléon image
Andreï Kourkov
Points Seuil
9782020511834 | 6,50 €

image

le 04/10/2007 à 07:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?