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Oeuvres de Nicolas Bouvier, écrivain-voyageur

Quarto Gallimard

dans ailleurs | lire | potager
par Jean-Christophe Courte

C'est écrit en quatrième de couverture : 1428 pages et 252 illustrations…
Tout Nicolas Bouvier en 1 kilo…
Pour ceux qui n'ont pas encore compris pourquoi ma librairie préférée à Palais se nomme l'usage du monde, pour ceux qui n'ont pas encore lu Chronique japonaise ou le Journal d'Aran, voici un ouvrage à s'offrir ou à se faire offrir… On y retrouve les dessins en noir et blanc de Thierry Vernet, des photos de ces voyages, d'Eliane et de leurs enfants.

Pour mémoire, cela fait 10 ans que Nicolas Bouvier est parti, emporté par un cancer… Raison de plus de découvrir qu'il est toujours présent grâce à ses textes. Bref, un pavé bien agréable à transporter avec soi en voyage comme sous sa couette. À glisser dans ses bagages ou au sommet de sa pile de livres…! D'autant qu'on y parle de tout…
La distillation d'un whisky haut de gamme demande beaucoup de savoir-faire mais n'est pas coûteuse à Islay. La main d'œuvre, l'eau, la tourbe, une partie de l'orge sont sur place. Le prix de revient d'un grand whisky tourbé est d'environ 4 livres terling au litre. Les taxes d'État multiplient ensuite ce prix par cinq ou six. C'est là que le bât blesse ; les iliens blêmissent lorsqu'on évoque ces taxes, ils ne supportent pas que leur « eau de santé » soit considérée comme produit de luxe. Et les sept distilleries de l'île ne travaillent qu'à demi régime pour ne pas mettre sur le marché des whiskies de moins de huit ans, et maintenir les prix. On me dit qu'il y a à Islay un whisky Bruichladdish. Mais mon chat s'est fait les griffes sur « The Whisty Map of Scotland » ; les noms de plusieurs distilleries, et parmi les meilleures, ont disparu. Je ne sais si je m'en remettrai.


Œuvres
Nicolas Bouvier
Quarto Gallimard
9782070770946 | 30 €

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Note(s) de lecteur(s)…

Thierry Buanic ajoute ceci…
Je voulais juste revenir - et rebondir - sur ton post récent à propos de Nicolas Bouvier. Il a toujours déclaré avoir puisé son goût du voyage chez Ella Maillard, sa compatriote, qui a, en 1935, traversé le Sinkiang avec Peter Fleming, dont tu as chroniqué il n'y a pas longtemps le livre "Courrier de Tartarie". Elle a rapporté de ce voyage un livre que, pour ma part, comme Nicolas Bouvier, je préfère nettement à celui de Fleming : "Oasis interdites" (Petite Bibliothèque Payot). Sur le site http://www.ellamaillard.ch, on trouve des photos de ce voyage et de nombreuses informations sur cette femme étonnante. Sa maison à Chandolin dans le Valais est aussi un endroit magique.
Je me suis toujours demandé, sans trouver nulle part la réponse, si elle savait, en décidant ce voyage avec Peter Fleming, qu'il était un agent secret du M16, chargé de recueilir des informations sur l'influence soviétique au Sinkiang… et non pas un amoureux des voyages comme elle. Quand on le sait, je trouve que bien des divergences dans leur manière de voyager ensemble s'expliquent aisément. Après cette odyssée, Peter Fleming a, pendant et après la guerre, mené une carrière d'agent secret qui a inspiré à son jeune frère Ian, le personnage et les aventures de… James Bond !
De Bouvier à Maillard, de Maillard à Fleming et de Fleming à James Bond… j'aime bien les rebonds de l'histoire…

le 28/04/2008 à 07:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?