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Comment représenter l’architecture

Rikuo Nishimori

dans ailleurs | architecture | lire | pratique
par Jean-Christophe Courte

Bouquin intéressant car issu d'un gars qui est dans cet univers, pas un simple spectateur. Rikuo Nishimori est en effet un architecte japonais avec un agence qui tourne. Pour visualiser les projets de son agence, il vous faudra passer obligatoirement par le site en Flash et, autant le livre qui suit est intéressant, autant son site mériterait d'être revu… C'est un sentiment personnel, que j'exprime.

Bon, et le bouquin…?
Très intéressant mais pas forcément aussi exhaustif que je le supposais. Ici, beaucoup d'exemples japonais et des manières très académiques, soignées, de présenter le rendu des projets. C'est ma seule objection notamment dans le processus créatif où la place des esquisses d'intention est à peine montrée.

Or cette impasse sur le crobard me chiffonne. Ici, on a un peu l'impression que tout sort directement de la tête de l'archi, du concepteur sous la forme de plans et de maquettes (superbes).

Non…! Il y a bien une grosse phase d'esquisses qui est moins glamour, moins léchée mais tout aussi intéressante et faite de croquis rapides, de crobards (voir cette chronique sur urbanbike) qui sont autant de projets en concentré. Je me souviens de ces moments où l'utilisait des rouleaux de calque très fins pour pouvoir calquer à nouveau des détails aboutis et les assembler avec d'autres parties retraitées…

Oublions.
Hormis cette remarque personnelle, vous y trouverez plein de pistes et des manières souvent exemplaires de restituer de l'architecture comme de l'urbanisme, de jour comme de nuit (page 75, très chouette exemple de jeu avec la lumière).

En complément de Réaliser une maquette d’architecture (voir cette autre chronique sur urbanbike).



Comment représenter l'architecture
Toutes les techniques
Rikuo Nishimori
Eyrolles
9782212127072 | 24 €

image caddie

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Rien à voir (quoi que…!).
En discutant avec une cliente architecte qui venait de faire un retour dans une école alors qu'elle est en sortie il y a peine dix ans, elle était frappée par le côté lisse des rendus, l'absence des textures. Pour ma part, je pense que l'usage désormais généralisé des logiciels explique ceci en partie. L'étudiant est désormais en tête à tête avec son projet, son écran. À mon époque (…hop, séquence "vieux con"…), tout se passait dans les ateliers. Tout le monde pouvait jeter un oeil sur ce que les autres réalisaient, demander des explications et apporter des idées.

Mieux encore, les dernières années qui passaient leur concours étaient aidés par les plus jeunes qui venaient gratter sur le projet, finir des façades, traiter les rendus (en y ajoutant parfois des détails "chauds" que ne pouvaient voir que les profs qui avaient le nez dessus — et qui appréciaient). Bref, le projet était un moment où toutes les petites abeilles de la ruche se mettaient à la disposition des sixièmes années. Pas d'écran, que des rapidos, de l'encre de chine, des kilomètres de calque et des lames de rasoir pour corriger les erreurs…

Avec l'avènement de l'informatique, il n'y a plus réellement cet échange stimulant, ces échanges avec d'autres archis en devenir.

le 15/02/2011 à 05:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?