Urbanbike

Recherche | mode avancée

À l’usage | Day One, un épatant carnet de voyage sous iOS

Photos, textes, audios, vidéos et météo locale, entre autres…

dans ancres | dans mon bocal | mémoire | usages
par Jean-Christophe Courte

Attention : possibles traces d’ironie en introduction…

N’était pas un écrivain voyageur habitué à coucher en pattes de mouche mes réflexions sur un carnet papier fatigué (…à l’aide, cela va sans dire, d’un crayon de bois rogné avec les dents), mais un simple quidam inféodé aux écrans (!), je persiste à me servir de Day One journal + mémoire… Sur mon iPhone1… Mais pas que.

reduc-450

Je ne vais pas développer à nouveau toutes les raisons qui m’ont conduit à faire le choix de Day One (…accessoirement retrouvez mes arguments via une recherche sur ce blog…) mais revenir aux usages, à mes usages pour être précis…

Comme je l’ai moult fois rappelé, le seul écran qui m’accompagne jour et nuit (…la nuit pour écouter des podcasts, lire des fichiers ePub ou me servir de réveil au petit matin…) est un iPhone, un iPhone 11 Pro Max actuellement.

Si mes déambulations restent modestes, urbaines la plupart du temps, j’apprécie de conserver notes et date de ces balades. Je pourrais me contenter de Ulysses, voire de Drafts, deux applications que j’apprécie particulièrement… Mais d’un naturel paresseux, je prends la plupart du temps un ou quelques clichés…

Et c’est ici que Day One reste incomparable…

À partir d’une image capturée par l’iPhone, — et donc géolocalisée et horodatée — créer une entrée dans ce carnet de voyage numérique est d’une simplicité incomparable.

Je l’importe et ce sont les données de l’image qui vont ajouter chronologiquement une nouvelle note, mémoriser l’emplacement de la prise de vue, rappeler la météo locale, afficher une carte.

Et, si je le souhaite, sur l’instant ou plus tard, compléter ce cliché de quelques notes saisies au clavier…

Instagram pour les amis, Day One pour moi…

Je ne me prive pas de cette simplicité extrême même si j’emploie en parallèle2 Instagram.

reduc-450

Or, plus fort encore, Day One va chercher toute nouvelle entrée dans ce compte Instagram, la rapatrier sous la forme d’une nouvelle note dans mon carnet de voyage.

Je l’ai dit, je suis paresseux.

Bref, Instagram — et l’envoi de chaque entrée vers Twitter — comme signe de vie à l’intention des amis mais sans géolocalisation précise, sans la date et l’heure de mes clichés.

Ces informations, seul Day One les possède car elles sont personnelles tout comme les notes que j’ajoute.

Des entrées automatiques ou volontaires

Du coup, mon carnet de notes numériques se remplit régulièrement de clichés, associés (ou non) de quelques notes saisies en marge.

Mon équipement de nomade urbain se réduit à cet unique écran, à la fois bloc-notes, appareil photo, boussole, billets de train, dictionnaire, grenouille météo, cartes topographiques…

Plus tard (…comprendre, le soir ou quelques jours après), au calme3, je reprends ce carnet numérique que j’édite, complète, réécrit les entrées, la photo ou les photos associées me restituant le contexte de chaque événement.

reduc-450

Quand mon iPad est disponible, c’est dans Nebo que je reprends mes notes puis les copie colle dans Day One.

Mais cela peut aussi s’effectuer sur mon antique MacBook Pro de 2009 (…même si la version embarquée de Day One est obsolète et ne me permet que de créer de nouvelles entrées).

Connexion. Ou pas…

Car Day One est bien un carnet que l’on peut synchroniser au moment souhaité : pas nécessaire d’être relié à l’internet en permanence.

C’est uniquement en présence d’une connexion que le contenu de Day One sera synchronisé vers le serveur de l’application puis, dans un second temps, redistribué vers les autres écrans connectés à mon compte. Mais si j’ai modifié une note sur un autre écran (sur l’iPad notamment), c’est bien la plus récente qui sera prise en compte, CQFD.

Cela veut dire que je peux nourrir à tout instant mon carnet sur mon iPhone et que mes notes seront à nouveau synchronisées4 si le réseau est disponible, 4G ou internet.

Les textes sont synchronisés en premier lieu, les photos demandant plus de bande passante.

Day One supporte également les notes audio et vidéo mais j’ai peu exploré cette option (une douzaine de vidéos à ce jour).

Simplicité d’emploi

Voilà pourquoi j’emploie depuis tant d’années Day One, application qui a su se transformer, évoluer …sans jamais perdre5 une seule de mes notes.

S’il est naturel de rechercher en permanence la meilleure solution, se laisser séduire par les descriptions miraculeuses du dernier produit annoncé, il ne me semble pas inutile de rappeler qu’il existe déjà des applications qui fonctionnent, qui ont de la bouteille, du recul et font bien moins de bruit.

reduc-450

Alors, oui, cette solution a un coût pour l’utiliser à fond mais elle vous permet de nourrir votre carnet depuis iOS comme depuis macOS. Et de synchroniser ce carnet sur tous vos écrans, de ranger vos notes dans des dossiers précis, etc.

Bien entendu, il y a d’autres solutions mais je n’évoque que celle j’apprécie et utilise à titre personnel.

Pour finir, ma propre version de Day One consigne plus de 11 111 notes au moment où je termine ce billet (…comprenant 13 043 visuels) pour un total de 2798 jours…


  1. urbanbike | Voyage, sac à dos et …iPhone 

  2. vu les derniers rebondissements, je sens que cette fin d’année est le moment propice. Sans oublier que limiter les réseaux sociaux est aussi l’assurance de plus de calme intérieur ! 

  3. sous une toile de tente, au coin d’un poêle dans une cabane en rondins imaginaire mais plus vraisemblablement dans un lit à la lumière d’une LED…! 

  4. contrairement à Drafts ou autres, Day One utilise son propre cloud et stocke les clichés en haute définition. 

  5. pour autant que je m’en souvienne…! 

le 27/12/2019 à 11:25 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?