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À quoi carburent mes écrans | 6

Prise de notes uniquement…

dans dans mon bocal | écrire | outils | usages
par Jean-Christophe Courte

Pour mémoire : mi-août 2012, un premier billet en relation avec celui l’idée originale de François Bon, mettre l’accent sur les applications que nous employons quotidiennement…!

Quelques autres billets1 ont suivi puis rien. Je rédigeais des BonApp ! pour MacPlus tout en préparant ma nouvelle vie avec une donnée inattendue et compliquée2

Neuf ans après…

Les années passent — quasi une décennie — et l’objectif (…le mien s’entend) reste identique.
Disposer d’outils de texte qui m’offrent :

  • la synchronisation de mes textes entre iOS et macOS
  • le balisage MultiMarkdown
  • des options poussées de personnalisation
  • l’organisation de mes notes à ma guise
  • une flopée d’options d’export

Le tout pour un usage quotidien

Je ne vais pas revenir en détail sur les outils3 qui suivent, juste lister ce que je l’emploie et, en quelques lignes, pourquoi.

Mais un élément s’est invité entre-temps, c’est le retour de l’écriture à la main, …au Pencil…
Beaucoup de mes amis haussent les épaules quand j’évoque cette possibilité, pensent que la calligraphie est morte, remplacée par l’usage omniprésent des claviers, voire les progrès balbutiants du mode dictée…

Si l’iPhone m’accompagne quotidiennement, me sert de réveil matin, de radio, de carnet de notes, d’appareil photo (et plus encore), je dispose d’un vieil iPad Pro pour lire en grand format mes livres au format ePub.

Nebo sur iPad

Première parenthèse : dès que j’ai besoin d’écrire « à la main » sans retenue, c’est le duo Nebo + Pencil sur iPad Pro. Cet outil d’écriture manuscrite ne me limite pas, ne me freine pas car interprète instantanément mon écriture. Il conserve affiché ma graphie le temps souhaité… avant conversion en caractères d’imprimerie.

le taux de reconnaissance de Nebo est pratiquement de 100 % et cela pour une raison évidente : j’ai réappris à écrire à la main grâce à Nebo et Stylus4. C’est un réel plaisir que de coucher sur l’écran quelques réflexions à la main que je peux amender d’un simple trait horizontal !

En revanche, j’ai modifié ma manière de calligraphier, dessiner certaines lettres pour permettre à l’application de les reconnaître5 aisément. Ainsi, à espacer les parenthèses pour qu’elles soient comprises comme telles (et non interprétées comme des C majuscules), etc.

Une fois ce premier “jet” manuscrit, il ne me reste plus qu’à l’exporter6 vers Drafts.

Griffonnage, l’option écriture manuscrite proposée par Apple progresse, c’est indéniable. Néanmoins, cette fonctionnalité développée par Apple reste en deçà7 de Nebo pour mes usages.

Drafts, la clé de voute de mes écrits

Avec une version 27 qui a révisé intégralement les fondations de l’application, Drafts est l’outil que j’emploie quotidiennement une trentaine de minutes en moyenne avec des pointes autour de cinq heures.

Que ce soit pour la coloration syntaxique, le choix de la syntaxe ou son catalogue d’actions, les dossiers de travail, cette application répond à tout ce que j’attends d’un traitement de notes.

Un utilisateur de cette application écrivait8 que Drafts le stimulait et je ne peux qu’être d’accord…

Pourquoi ? Parce que Drafts est l’une des rares applications que l’on peut parfaitement adapter en continu à ses besoins, aucune version de Drafts ne peut être identique vu que nous avons tous la possibilité d’intervenir sur une myriade d’options et adapter à nos doigts l’outil.

Rien n’est figé : toutes les semaines, je modifie mon environment Drafts en fonction de mes usages : en y joignant une option découverte au fin fond d’un script existant, en déplaçant telle autre sur l’une de mes barres additionnelles, en virant telle action chargée récemment et qui s’avère inutile (…virer… en sachant où aller le rechercher si besoin). Bref, je dispose de briques que je peux assembler à ma guise…

Avec ou sans l’assistance en amont de Nebo pour une écriture de mes premiers jets à la main, c’est clairement Drafts qui est mon outil de prédilection quotidien.

Ulysses, assemblage et exports…

J’ai eu de longs argumentaires juridiques à bâtir et le dispositif des fragments que l’on peut assembler de manière visible dans des dossiers et sous dossiers, balises en Markdown et MarkdownXL, puis exporter en PDF ou au format Word reste ses points essentiels…

Je suis moins fan de ses barres additionnelles comme du manque actuel de quelques actions mais les dernières versions intègrent des outils de correction orthographique (le français est pris en charge) qui sont loin d’être accessoires…

Bref, c’est l’application idéale pour assembler une myriade de feuillets, visuels et exporter le tout avec force notes de bas de page en un gigantesque fichier stylé Word, PDF ou ePub…

Des scripts astucieux me permettent de transférer depuis Drafts mes notes dans Ulysses (mais également vers iA Writer ou Obsidian), je peux ainsi utiliser le meilleur de chaque application.

En observation : Obsidian et iA Writer

Pour finir, je citer rapidement un couple étrange, Obsidian et iA Writer… que j’explore sans avoir assez de recul encore9.

Je ne suis pas fan de l’interface d’écriture disponible dans Obsidian mais le fait de pouvoir disposer d’un dossier dans iCloud avec des fichiers .md ou .txt (plugin Obsidian nécessaire) me permet d’éditer en Markdown les fichiers dans iA Writer ! Donc dans une interface minimaliste impeccable…

En revanche, Obsidian me permet de gérer des wikis épatants avec des [[liens]] dédiés et je suis assez satisfait de cet angle d’utilisation, iA Writer étant un éditeur de texte MultiMarkdown parfait en mode concentration…

Je les insère dans ce sixième À quoi carburent mes écrans car c’est loin d’être anecdotique pour mes usages…

Et Day One pour mes notes personnelles

Je fais une seconde parenthèse (après Nebo) pour Day One car elle est à part dans mon flux de production (…façon de parler). C’est mon carnet de notes, celui qui mémorise nos évènements personnels : rappel des balades ou voyages, de l’avancement de tel ou tel projet…

Première utilisation fin 2011, dix ans pour le coup… Et plus de 13 500 entrées, 17 000 clichés sur quasiment 3 400 jours…

À ce propos, pas mal de mes notes Day One sont écrites dans Drafts puis exportées en Markdown directement…

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En conclusion

Ce qui précède sont mes petites marques sur le piste des traitements de notes, il existe mille autres méthodes, outils, applications… Le seul point reste que ce sont les solutions que l’emploie où que je continue à explorer…

Si je devrais ne conserver qu’un seul outil, il me faudrait trancher entre Drafts et Day One…! Donc je ne tranche pas : je conserve les deux sur tous mes écrans…

C’est tout !


  1. Décembre 2012 ; rien en 2013 (…et pour cause) ; un troisième en 2014 ; deux en 2015 dont ce dernier 

  2. Si la justice nous a donné raison, la partie adverse s’est volatilisée au moment de régler les débours (article 700)… 

  3. Des billets sur des usages particuliers de tel ou tel sont en nombre dans urbanbike. 

  4. Stylus permettait d’écrire à la main sur toutes les apps… Attristé que ce concept ait été abandonné par ses développeurs… 

  5. certains de mes glyphes influencés par le besoin de légender à la main mes plans sur calques. Oui, ma formation d’architecte (…vieille école, celle où l’on grattait encore à l’encre de Chine et au Rotring…) subsiste encore ! 

  6. C’est pourquoi je ne conserve généralement qu’une ou deux notes dans Nebo : ce sont des brouillons manuscrits qui seront (ou non) retravaillés par la suite. 

  7. J’ai procédé à de nombreux essais. J’aimerais tester ce dispositif quand les Apple Store seront à nouveau accessibles sur un iPad doté du processeur M1…! 

  8. Son intervention sur twitter… 

  9. Ainsi Obsidian à l’usage sous iOS ou Exporter depuis Drafts… vers Obsidian entre autres… 

le 29/07/2021 à 12:15 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?