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Belle-île | Porh Penhoët

Clap de fin

dans ancres
par Jean-Christophe Courte

Même quand on bosse sur place, le séjour doit bien se terminer un jour… Migration dominicale.

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Mise à jour : Migration terminée. Aussi gris ici que sur la route ou en mer ce matin…

le 24/08/2008 à 08:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Recyclage en boîte à lettres

Belle-île | vers Domois

dans ancres | groummphh | pratique
par Jean-Christophe Courte

Se balader peut parfois réserver des surprises amusantes… En revenant du sentier côtier de la pointe du Talut, nous sommes tombés sur ce recyclage très astucieux que j'ai reconnu de suite, ayant consommé un grand nombre de ses frères depuis que je suis gamin…

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De plus près, ce conditionnement jaune doit vous être familier…! Même s'il est devenu désormais une boîte à lettres pratique et parfaitement étanche, pas un luxe dans un endroit aussi arrosé…

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le 23/08/2008 à 07:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Funky guns | Polar

George P. Pelecanos

dans lire
par Jean-Christophe Courte

Voici un roman noir et poisseux à souhait dans lequel on se laisse prendre au fil des 400 pages et qui m'a offert deux soirées haletantes…! Un hold-up minable qui finit mal, organisé par deux tueurs crétins dont l'un perd son frère dans l'histoire… Du coup, son obsession est de se venger quelques années plus tard du flic paralysé qui n'a fait que son job de représentant de l'ordre et y a laissé sa santé… Sauf qu'il n'est pas le seul à souhaiter se venger.

Je n'en dis pas plus car tous les individus sont remarquablement campés, profondément humains, des deux odieux à la gâchette facile à la cohorte de leurs victimes en passant par des tas de personnages pas si secondaires…

En résumé, la sauvagerie imbécile, un jour ça lasse… même les complices. Et c'est tout le talent de George P. Pelecanos dans Funky guns de prendre le temps de nous raconter à quel moment un grain de sable vient bloquer la mécanique ; à quel instant le trouillard reprend consistance, se regarde à nouveau dans la glace ; pourquoi les liens d'amitié noués dans l'enfance servent parfois à rendre une justice — expéditive — que celle des hommes patine trop souvent à mettre en œuvre… Paradoxalement, dans ses divers rebondissements, ce récit en arrive même à rester étrangement moral…

Bref, quand le cave se rebiffe, cela peut avoir des conséquences désastreuses pour ceux qui l'ont humilié…! Lecture en diagonal impossible tant l'auteur ne cesse de passer d'une scène à une autre, nous laissant à chaque fois une bribe d'information indispensable dans des ambiances superbes — même si elles sont souvent loin de notre propre univers. Belle écriture et très chouette traduction, fluide et légère, de Frédérique Pressmann qui en arrive à nous faire oublier que cela a été écrit en anglais.


Funky guns
George P. Pelecanos
Points (1158)
9782020581196 | 8 €

image caddie

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le 22/08/2008 à 07:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Orange et iPhone à l’étranger, note salée…

Dicton du mois

dans bosser n’importe où | groummphh
par Jean-Christophe Courte

Thierry Seray est un garçon sérieux, un des meilleurs photographes de voile et — accessoirement — un ami. Bon, après une année bien chargée, il part en vacances onze (11) jours avec son iPhone tout neuf. Il a des missions en préparation et des clients. Bref, il reste disponible et relève consciencieusement sa messagerie comme tout professionnel freelance qui se respecte.
Au retour, cette balade lui coûte 758 €… En cause, non pas l'iPhone mais l'opérateur Orange…

La suite est à lire sur son excellent blog, tendancebleue.com. Je souhaite de tout cœur que le marketing d'Orange s'interroge très vite sur cette histoire et ses conséquences…

Sinon on va très vite revenir aux cartes postales au lieu de s'expédier des courriels…!

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NB : n'est-ce pas le début de la vague…? Imaginez le nombre de nouveaux utilisateurs qui sont partis en vacances avec leur iPhone et qui rentrent maintenant, encore la tête ailleurs…?!! Surprise…!
Thierry, lui, coupait son mobile dans la journée (pas terrible de faire du surf avec un iPhone…!).
Bref, on a pas fini d'en entendre parler…
Note(s) de lecteur(s)…

Romain nous écrit ceci…
Je souhaitais rebondir sur cet article. Je me dois d'être l'avocat du diable aujourd'hui : dans les préférences de l'appareil, les transferts de données sur base GPRS/EDGE/3G sont déconnectables, dans le but justement d'éviter cela.
C'est dommageable pour ton ami, c'est même très gênant vue la facture mais le service d'Orange lui répondra probablement la même chose que moi.
Pour information, le transfert de données s'appelle le "Roaming". C'est un mot clé qui ouvre pas mal de portes sur Google et te permettra (malheureusement) de retrouver des témoignages similaires à celui de ton ami aujourd'hui.

Je suis bien en phase avec ce qu'écrit Romain mais je pense que c'est aussi à Orange (…aux opérateurs en général) de bien prendre conscience que tout le monde — loin s'en faut — n'a pas le prérequis technique en terme de téléphonie et peut, du coup, se faire piéger à son insu… Bref, d'être plus clair dans un avertissement au consommateur autrement qu'au bas d'une notice imprimée en corps 5 ou 6 !

Autre point : partir en Guadeloupe, dans l'esprit de tout français, c'est rester en France, pas se trouver à l'étranger… Et donc ne pas comprendre pourquoi il y a soudainement du roaming pour ce département et non pour l'Auvergne ou la Bretagne d'autant que l'opérateur ne change pas. Il est vrai que nos amis des DOMTOM payent à prix d'or ce qui nous semble banal ici en métropole. Peut-on évoquer le goût d'une certaine fracture numérique…? Idem avec la Nouvelle-Calédonie, La Réunion, etc. Enfin, entre la Guadeloupe et la France, le roaming est réalisé par qui…?

le 21/08/2008 à 15:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Casa Biehl

Jorge Garcia et Daniel Rojo, architectes

dans architecture
par Jean-Christophe Courte

En parcourant les fils RSS, je tombe sur cette réalisation étonnante au Chili chroniquée par plataformaarquitectura.

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C'est un concept que j'aime bien, un espace de vie inséré dans une sorte de véranda ouverte sur deux côtés et totalement décollée du sol… La structure vitrée est protégée du soleil par une pergola très simple. Plein d'images et les plans dans le billet de plataformaarquitectura. Cela manque un peu de photovoltaïque pour être complet mais les qualités d'espace comme de lumière semblent remarquables (faudrait tester ces maisons comme on le fait pour des logiciels…! Je suis partant…!).

Rien à voir, cette très belle image de la gare TGV de Liège-Guillmins dessiné par Santiago Calatrava, un architecte ingénieur assez époustouflant et dont l'une des réalisations est commentée dans le livre Comprendre simplement la résistance des matériaux… Toujours sur ce même site, cette façade assez folle en Corée du Sud…

Franchement rien à voir, le test du Canon EOS-1 Ds Mark III sur dpreview…! Le seul problème est son prix (en résumé…!).

le 21/08/2008 à 08:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Bonne résolution de la rentrée | 1

Simplifier !

dans groummphh | lire
par Jean-Christophe Courte

Je ne sais pas si je vais trouver d'autres bonnes résolutions mais ce billet de l'ami Marc Autret m'a bien amusé tant je me sens en phase avec ce qu'il a écrit. Et c'est trop souvent ce que je n'arrive pas à faire…!
Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement », plastronne Boileau dans son Art poétique (Chant I). Comme pétition stylistique, tout le monde suit ; comme injonction suprême, je m’excuse. L’axiome de Boileau s’impose à toute l’industrie rhétorique, mais il peut rencontrer aujourd’hui un contre-argument, ou tout au moins un contre-emploi, de ce que les auteurs ne cherchent pas nécessairement à faire valoir qu’ils conçoivent bien les choses. La lumière ne passe pas partout. Sans déterrer l’exemple hermétique, on peut rendre compte du désordre, de l’incertain, des ténèbres. Et œuvrer en empathie.

Tout son argumentaire est à lire sur BlogNot!
Et cela commence ainsi…
Laborieux, poussif, torturé, entortillé, emberlificoté, alluvionnaire... Les comités de lecture ont à disposition un riche boisseau lexical pour condamner les manuscrits qui collent aux doigts. Pourquoi l’auteur n’a-t-il pas vu qu’on s’emmerderait comme un rat mort pendant les 150 premières pages de son bouquin, les dix premières minutes de son film, les trois premières lignes de son billet ? Parce que simplifier est un foutu métier.

Tiens, vous êtes encore ici…? C'est pourtant que ça se passe…!

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le 20/08/2008 à 10:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Ethnologue, mais pas trop

Jean-Didier Urbain

dans ancres | lire
par Jean-Christophe Courte

C'est un livre que je pensais chroniquer avant de me retrouver avec une main en rade il y a quelques mois… Je l'ai relu en vacances et j'apprécie particulièrement la philosophie qui s'en dégage : Ethnologue du quotidien, c'est (en gros) découvrir son voisin de palier…!
Dans cette conquête ethnographique d'univers proches par quelques explorateurs curieux de leur "voisin de palier", il y a donc, outre une certaine odeur de désobéissance, voire de provocation ou de transgression, une sorte de défi lancé à une coutume anthropologique bien étable. Ainsi que la dépeint avc humour Nigel Barley, selon cette coutume, pour qu'une réalité socioculturelle soit digne d'intérêt il faut qu'il s'agisse d'un peuple lointain qui, de préférence, pratique le culte du crâne, procède à la circoncision, possède un langage sifflé, momifie ses morts et, c'est encore meilleur, a la réputation d'être sauvage et rétif.

Ce bouquin est toujours aussi drôle, délicieusement ironique et particulièrement documenté. Intéressant par les questions qu'il entraîne sur notre rapport à notre environnement quotidien… Avec, comme corollaire, peut-on, indigène parmi les indigènes, être ethnologue chez soi…? À mes yeux, oui…! Or c'est bien ce que Jean-Didier Urbain nous démontre dans cet ouvrage étonnant où il convoque nombre d'écrivains voyageurs, Flaubert, Perec… Ou encore Temple Grandin, autiste…
Voisin ou étranger, l'autre est à même de noter des faits et vérités que l'indigène ne voit pas. De percevoir des comportements et des coutumes dans leur singularité. D'enregistrer des régularités ou des rites et de relever des signes ou des symboles. Pourquoi se priver de sa vision : des pistes qu'elle ouvre et des informations que nous délivre le récit de ce "pillage" inversé, comme, par exemple, celui de cet africain découvrant Paris et les Parisiens ?

Bref un récit décapant qui devrait permettre au lecteur de s'amuser et de (re)devenir, à l'insu de son plein gré, un explorateur de son propre quotidien, un ethnologue excentrique…! De renouveler constamment son regard, rompre avec les évidences…

Pour finir, impossible de résumer en quelques lignes ce livre étonnant sans avoir envie d'en citer des paragraphes entiers…! Le plus simple est encore de le lire, de le parcourir en diagonal avant de finir, invariablement, par le relire totalement… Ailleurs commence à la porte de son logement et non à dix heures d'avion ou de train…


Ethnologue, mais pas trop
Jean-Didier Urbain
Payot-Rivages
9782228897297 | 7,95 €

image caddie

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le 20/08/2008 à 07:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?