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Baril à la hausse et travail à la maison

Réduire les déplacements quotidiens n'est pas une utopie…

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par Jean-Christophe Courte

Avec un baril qui courtise les — mettre ici le chiffre du jour…! — dollars (…à ce rythme là, on atteindra vite fait les $500 à la fin de l'année), travailler chez soi s'avère une solution de plus en plus viable. Certes, les personnes qui vivent à quelques stations de métro, de bus ou de tram de leur entreprise n'ont pas ce genre de préoccupation.

Mais pour les autres…?
Quand vous vivez loin de votre lieu de travail, chassé peu à peu par le coût galopant de l'immobilier, même avec des réseaux ferrés ou des bus, l'usage de la voiture reste trop souvent indispensable ne fût-ce que pour se rendre à la gare la plus proche. Pire, quand il n'y a pas de lien ferroviaire, la voiture reste le seul moyen de se rendre au boulot. Certes, des solutions de covoiturage se développent… À condition d'avoir des horaires à peu près en phase avec ses petits camarades et au prix d'une très bonne logistique.

On ne fait que différer le problème…
Le prix du litre de diesel devenant même supérieur à l'essence, le poste "carburant" mine peu à peu le budget des ménages… Hormis envisager des solutions alternatives, parfois encore plus dangereuses — rouler en vélo en soirée (…entre chien et loup) sur une route départementale est un acte quasi suicidaire — pourquoi ne pas en venir à des horaires aménagés avec une partie du travail à réaliser chez soi (…à condition, bien entendu, d'avoir une profession qui s'y prête et de disposer chez soi de quelques mètres carrés ad hoc).

Plus que jamais, bosser chez soi semble une alternative possible à laquelle nombre d'employeurs devraient réfléchir sérieusement au lieu de refuser un début de concertation avec les employés les plus concernés…

Avec internet, la voix sur IP et un ordinateur portable, non seulement c'est techniquement possible mais certains secteurs pourraient améliorer performance et rendement en retenant une partie de leurs salariés chez eux au lieu de souhaiter les avoir à tout prix dans leurs bureaux… Je suis convaincu que l'on bosse mieux chez soi dès lors que l'on a un travail qui demande de la concentration. De plus, c'est le moment d'introduire un peu de flexibilité en laissant aux individus le choix de leurs horaires (pour ma part, je suis hyper efficace le matin…).

Autant de personnes en moins sur les routes le matin et le soir, c'est aussi créer les conditions d'une circulation plus fluide (…et donc plus économique en terme de consommation pour les autres usagers obligés de se déplacer) et agir indirectement sur le pouvoir d'achat des salariés qui n'auront plus à passer à la pompe trop souvent…

Le lien social n'est pas coupé (téléphone IP, courriels) et cela n'empêche pas de se donner rendez-vous au bureau pour des réunions indispensables. Pour les entreprises, hormis une nouvelle qualité de vie offerte à ses employés, c'est aussi une manière de repousser pour certaines l'option immobilier pour cause de saturation en terme de bureaux (et c'est loin d'être négligeable).

Bien évidemment, il y a des personnes qui ne seront pas à l'aise avec cette manière de bosser — ou qui n'auront pas la possibilité d'y souscrire pour une simple question de configuration familiale, de logement inadapté. Où qui préféreront continuer à séparer lieu de travail et lieu de vie.

Mais doit-on empêcher les autres de s'y essayer…?
Pour ma part, je ne regrette rien de ma vie passée… Quand à ceux qui y pensent très fortement, lire nos cinq règles simples pour ne pas de planter

La question est posée et elle est de plus en plus sensible. Je suis certain que nombre d'entreprises — à l'image de Renault — y pensent… Raison de plus pour passer rapidement à l'action. Car parler d'écologie, de protection de l'environnement, de pouvoir d'achat, cela commence aussi par de telles solutions. Ou faut-il attendre que les employés ne puissent plus se rendre à leur travail pour réagir…? Alors, pourquoi ne pas anticiper…?

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Cette illustration de Lukino est tirée de notre livre Comment travailler chez soi, un thème qui est de plus en plus d'actualité au fil des mois et qui n'a pas pris une ride depuis sa parution en novembre 2005

Comment travailler chez soi (*)
Courte et Lukino
Éditions Eyrolles
9782708134171 | 128 pages en deux couleurs | 10 €

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(*) Bien évidemment, MacDigit.com n'est plus, tout se passe désormais sur urbanbike
Info(s) pratique(s)…

Trouvé ce matin après lecture de mes fils RSS, ce billet sur la chronique d'un désastre annoncé.

Autre info en provenance de Pierre-Denis…
10 ans après l'essor des activités Internet et Mobile, l'industrie des produits et services basées sur des « technologies environnementales et propres » dans l'énergie, l'eau, les déchets etc.. connaît également un développement extraordinaire, aux USA mais désormais aussi en Europe.

Au carrefour de ces innovations, le Silicon Sentier, la région Ile de France et Paris Innovation proposent de réunir pour la première fois dans un Barcamp, les acteurs "Cleantech" avec ceux des technologies de l'IT et de la mobilité :

- le samedi 31 mai de 14H à 20h à la Cantine 151, rue Montmartre, Galerie des Panoramas,75002 Paris (métro Grands Boulevards)

Inscription sur https://barcamp.pbwiki.com/CleantechCamp

Pour faire foisonner les échanges entre ces deux communautés autour des directions :

* faire découvrir au monde IT les problématiques environnementales et les opportunités de développement qu'elles peuvent créer,
* pour les acteurs du Cleantech (énergie, eau, air, bâtiment, environnement, amélioration des procédés industriels, déchets etc..) rencontrer des acteurs du Web et de la mobilité pour identifier des outils et de nouvelles opportunités de business

Un *BarCamp* est une rencontre, une non-conférence http://fr.wikipedia.org/wiki/BarCamp ouverte qui prend la forme d'ateliers-événements participatifs où le contenu est fourni par les participants qui doivent tous, à un titre ou à un autre, apporter quelque chose au Barcamp. C'est le principe "pas de spectateur", "tous participants". Les participants sont les acteurs de la non conférence : ils proposent les thèmes pour chaque session et participent au débat de chacune d'elles.

Hop…!

le 26/05/2008 à 08:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?