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Bosser chez soi avec un iPad

Option véritablement tentante avec Pages + réinvention du nomadisme chez soi

dans bosser n’importe où | dans mon bocal | mémoire
par Jean-Christophe Courte

Pourquoi l'iPad peut devenir un outil remarquable pour bosser chez soi…?

Au départ, j'avais prévu de rédiger un simple billet sur Pages qui s'avère être un bon traitement de texte sur l'iPad. Moyennant quelques réserves dues à sa jeunesse et à ma propre incapacité à modifier les attributs des formats texte (…de fait, je pense qu'il faut raisonner un peu différemment que sur mon Macintosh, je m'y emploie !).

Et puis je me suis ravisé pour mettre en perspective les idées que je me faisais du iPad a priori — même si elles étaient positives — et mon usage en situation… Du coup, vous risquez de retrouver quelques répétitions dans ce compte-rendu.

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Bref, depuis trois jours, l'iPad prêté aimablement par Apple France me suit partout … Dans ma cuisine, dans mon lit, dans la chambre fraiche de ma fille (…hé oui, je squatte sa chambre pendant qu'elle est en vacances, la canicule me chassant peu à peu de mon atelier situé plein sud !), dans le jardin ou dans le petit coin qui jouxte ma douche !

Alors, certes, je pouvais déjà me balader au sein de mon logement avec mon MacBook Pro, me déplacer après avoir pris soin de déconnecter câbles et disques durs, clavier et écran additionnels.

Avec le iPad, tout devient plus… naturel et simple : pas de préparation particulière, juste prendre la tablette et hop…! Même pas besoin de lumière — la luminosité de l'iPad se suffit à elle-même, pas impératif de trouver une table pour se poser, il suffit de placer au mieux le iPad sur ses cuisses, en équilibre et l'on reprend le fil là de son écriture là où on l'avait laissé.

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Question autonomie, c'est bluffant, la charge tient la journée et dès lors que l'on accroche le wifi, à nous le surf sur le net, le relevé des boites Mail (avec uns synchronisation qui se fait tout seul à vrai dire via me.com), un œil sur twitter (via echofon,) et retour sur le site de son billet sans perte de temps ou attente intempestive. Je me suis surpris à démarrer plusieurs fichiers de notes sur Pages — je devrais le faire sur TaskPaper mais j'étais parti , rappel, à tester Pages ! — tant cette saisie tous azimuts est agréable. Je rédige en restant debout, l'iPad simplement posé sur un plan de travail plus haut qu'une table de travail dans la cuisine.

En bloquant la bascule de l'écran, c'est encore mieux.
On cesse de bosser ?! Pas d'angoisse… Au bout de trois minutes, le iPad passe en veille et éteint son écran : il suffit de le déverrouiller pour se retrouver instantanément dans l'état où on l'avait laissé, application et document ouverts.

Je n'insiste pas assez sur le poids plume de cet ensemble que l'on trimballe sans ménagement, tant il devient un prolongement naturel de mes mains, de mes pensées, comme ces petites machines à écrire Olivetti qui prenaient peu de place dans les années soixante-dix.

Bon, ici c'encore plus simple et je ne m'en prive pas. Jamais mon écriture n'a été plus libre puisqu'elle ne s'installe pas en un lieu défini. Je m'arrête dans la salle de bains, je m'installe quelques minutes dans un fauteuil. Une idée ? Pas à attendre que l'application idoine veuille bien se lancer… Comme sur un bloc de papier que l'on noircit, ici, ce sont des kilomètres de phrases qui surgissent. Et qu'il faut trier et élaguer…!

Certes il me faudra reprendre, retoucher sur mon ordinateur mais le flot initial s'écrit en phase avec les idées qui surgissent. Et pour moi qui ait une forte tendance à oublier, pouvoir saisir dans l'instant, c'est épatant.

Là, je suis dans un canapé, j'entends enfin la pluie promise tomber modestement dans le jardin. Si cette dernière pouvait faire son office au moins 30 minutes et rassasier les plantes assoiffées, ce serait parfait !

Alors, c'est un peu cela le iPad, retrouver de sa spontanéité à condition d'aimer écrire, CQFD ! Je crains qu'à l'issue de ce court test d'une semaine, je sois frustré et incité à m'en offrir un pour remplacer celui-ci … Déjà, en ayant évoqué cette envie à ma moitié, ce fut pour l'entendre refuser catégoriquement. Non, trop cher.

Sur ce plan, je ne peux que hocher la tête.

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Je me suis interrogé sur l'intérêt réel d'un iPad dans mon activité. À priori aucune, étant le possesseur d'un mac Book pro de belle facture qui me permet de réaliser les missions pour les quelles mes clients me font appel. Ensuite j'utilise quotidiennement un iPhone qui me permet également de saisir des bribes de texte via WriteRoom sans trop de souci, relever mon courrier numérique, bref pouvoir circuler sans attaches pendant quelques heures !

Mais l'aspect démarrage instantané comme le iPhone est séduisant. Sans oublier le confort du clavier large du iPad. J'entends bien par là celui disponible en mode paysage. Le seul point qui m'agace est cette touche annuler qui s'affiche quand on appelle les chiffres. Je n'ai guère fait attention avant de perdre quelques mots à peine saisis … Comme j'utilise beaucoup (trop ?) le signe trois points, cette touche est juste à droite de cet annuler. Et comme je suis distrait, paf…!

D'emblée, je reconnais que le clavier virtuel ne remplace pas un vrai clavier en l'état, mais faites l'effort de le tester sans idées préconçues et je crois que vous serez tout aussi surpris.

Nomade chez soi…
Retour 2O secondes sur le iPad et l'aspect baladeur, nomade. Avec les températures caniculaires des derniers jours, bosser devant mon écran dans une pièce qui frise les 30°C, je l'ai écrit plus haut, c'est de la folie…!

Je me suis essayé à déménager mon MacBook pro dans la chambre de ma fille pour éviter de fondre dans mon atelier mais c'est toujours une ensemble de câbles à retirer puis à reconnecter, ce MacBook pro étant logé sur un BookArc et connecté à un écran extérieur. Néanmoins je l'ai fait.

Bon, j'ai également essayé la solution saisie à un pouce sur le iPhone lové dans un fauteuil, mais cela reste une solution de dépannage. Du coup, j'ai testé la solution iPad et l'ai poussé à son paroxysme — à mes yeux…!

Imaginez votre serviteur dans le jardin et en slip de bain (non là, n'étant pas Georges Clooney, oubliez…!) pour éviter de ruisseler et profiter du minimum de vent frais agitant encore la végétation. Et là, surprise, que du bonheur comme disent les ados !

Collé sur mes cuisses, la casse de la typo courante montée d'un bon cran pour une lecture correcte malgré la luminosité, en mode paysage pour bénéficier du clavier au plus large, un peu de "son" (bruit) pour vérifier à l'oreille la petite musique de la saisie, j'ai ainsi pu bosser tout en profitant de cette fraîcheur inespérée.

Côté sauvegarde, Pages s'en charge comme un grand et je suis averti de l'arrivée de nouveaux courriels par une alerte sonore fort discrète.

Je me suis essayé à bosser sur une table de jardin également avant d'opter pour une chaise longue. Bref, c'est redoutable car, tant que le clavier reste visible, le iPad collé sur les cuisses, c'est parfait.

Autonomie, poids plume, vérification orthographique en tache de fond, absence de chaleur ressentie - un point qu'il faut impérativement souligner, une connexion wifi impeccable et votre serviteur détendu tout en saisissant ces quelques lignes …!

Alors oui, il faut faire attention à ne pas se retrouver avec des reflets trop forts, penser qu'un iPad qui tombe est un iPad mort. Et donner un coup de chiffon de temps à autre sur ce clavier paradoxalement bien plus propre que mon clavier habituel qui se nappe de poussières et de trucs divers et non identifiés !

Bref, l'usage de l'outil iPad s'invente.
À nous d'être curieux, attentifs, inventifs, d'essayer de nouveaux usages dans des situations non prévues, non conventionnelles. Une chose est certaine, le iPad ne remplace pas — pour un professionnel — un véritable ordinateur avec force RAM, disques durs et écran de grande taille. Il reste un périphérique de consultation comme de saisie.

Par contre, avec la synchronisation des boites Mail, des signets et des documents, ce périphérique prend peu à peu une place que je ne soupçonnais pas. Et même si j'en rêvais sous la forme d'un grosPod il y a quelques années.

Comme je suis immobile sur mon transat en saisissant ces lignes, il y a des piafs qui viennent dans les arbres alentours. Manque juste mon 5D et le 135 pour immortaliser ces instants de détente.

À suivre.

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Là, c'est après la petite averse de ce samedi après-midi…


Pour finir : je reste convaincu que tout ceci va évoluer très vite et déjà bosser dans son lit aux petites heures blêmes sans réveiller sa petite famille est un truc incroyable. Alors, wifi ou 3G ? J'avoue que je m'en fous un peu sauf que souhaitant faire une démo à mon père dans son EHPAD vendredi, j'ai été bien en peine de lui montrer Maps sans Internet…!
Note(s) de lecteur(s)…

Reçu de notre ami Alan ces précisons…
Amusant de lire tes billets au sujet du iPad, appareil que j'utilise depuis presqu'un mois.
Mon petit bilan, pour moi qui travaille aussi à la maison, l'ipad me permet de beaucoup plus séparer travail et vie personnelle. Désormais quasi toutes ces petites choses que j'avais l'habitude de faire entre deux trucs pro ne se font plus sur mon poste de travail mais sur mon iPad… J'en profite aussi pour plus sortir du bureau et profiter du hamac dans le jardin ;)
Par contre si Apple pouvait un peu s'activer sur le kit d'appareil photo ça serait sympa… D'un autre côté ça laisse le temps à Adobe de sortir un mini lightroom pour trier, noter etc… les photos en voyage. J'ai d'ailleurs assez hâte de tester l'option visionneuse photo lors de mon prochain voyage, pour rédiger des notes en déplacement je suis déjà convaincu.

le 10/07/2010 à 20:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?