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Canon EOS-1Ds Mark III

Hors normes et séduisant

dans photographie | potager | voir
par Jean-Christophe Courte

Il ne s'agit pas ici de jouer à celui qui aura le plus gros nombre de mégapixels — ici, pas mieux que le 5D mark II, juste évoquer ma prise en mains du Canon EOS-1Ds Mark III que j'ai eu l'occasion d'utiliser une longue semaine…

Comme je l'ai écrit ici il y a peu, ce boîtier est agréable à utiliser. Je sais que c'est parfois mineur aux yeux de certains mais c'est un fait qui se vérifie dans la durée. Agréable veut simplement dire que les commandes tombent naturellement sous les doigts, que le corps en magnésium est assez fin et facile à tenir, etc. Par contre, l'encombrement est nettement à la hausse et je vous renvoie sur le site de Bryan Carnathan qui montre les différences entre 5D, 1Ds Mark II et 1Ds Mark III.

Du coup, mon Crumpler n'arrivait pas à contenir ce boîtier et le 180 macro. Comme le 1Ds m'a été prêté avec une lanière rouge et noire discrète avec Canon en énorme et que j'ai pas mal photographié les arbustes en fleurs dans les parages, je l'ai souvent transporté le long du corps.

Il est certes un poil plus lourd (1390 grs) que mon fidèle 5D (892 grs) — et ça se sent à la fin de la journée — mais plus facile à empoigner et dispose d'un déclencheur spécifique pour les verticales. Hormis le traitement chromatique de l'image sur 14 bits, ses 19 collimateurs centraux + les 26 collimateurs périphériques, du viseur qui est fabuleux même pour le porteur de lunettes que je suis (là, cela fait réfléchir), de l'ergonomie générale bien supérieure au 5D (ici, impossible de changer de mode en tournant par inadvertance la molette ad hoc en sortant son boîtier du sac…!), nous sommes en face d'un boîtier full frame de 21 MP qui délivre en RAW deux formats, du 5616 x 3744 pixels ou du 2808 x 1872 pixels — équivalent à du 5,2 MP et une tripotée en JPG. Bref, de quoi produire largement un A2 imprimé.

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Avec un détail pêché dans le paquet de pixels…

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Cette option réduite m'a remis en mémoire les bons souvenirs comme les excellentes images que j'ai réalisé avec le Nikon D2H (2464 x 1632 pixels) ou encore avec l'Olympus E1 (2560 x 1920 pixels). C'était pratiquement hier et ces deux boîtiers ne déméritaient pas malgré un nombre de mégapixels désormais considéré comme archaïque selon les vues du marketing. Ou de la mode…!

Or, je l'avoue, il est tentant d'utiliser ce format réduit car la carte flash se remplit à toute vitesse si l'on y prend pas garde…! À près de 21 Mo le RAW grand format, on remplit ses disques en un clin d'oeil. Pourtant, on se prend très (trop…?) vite à rester sur du 21 mégapixels simplement parce que le rendu est époustouflant… Du coup, la notion de tri après avoir réalisé une série d'images est plus qu'indispensable…! Une notion d'hygiène sous peine de passer commande chez MacWay de nouveaux disques SATA toutes les semaines…!

Bien évidemment, il y a d'autres fonctionnalités qui peuvent intéresser des photographes professionnels comme le mode LiveView que je n'ai pas utilisé, juste testé (je rêve toujours d'un écran orientable). Ou encore l'impressionnant nombre de vues prises à la suite mais ce n'est pas ma tasse de thé et vous trouverez toutes ces informations sur le site du constructeur. D'autant que tout le mode d'emploi est en ligne avec des animations Flash (les liens précédents pointent directement dessus, je ne vois pas l'intérêt de singer ce qui a déjà été fait).

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Bon, j'ai particulièrement apprécié le relevage du miroir qui peut rester ainsi jusqu'à un appui sur la touche SET pour le refaire descendre, idéal pour des prises de vue sur pied, Ou un AF qui suit bien ce qui se passe sous vos yeux — même s'il pourrait être encore plus dynamique, indispensable quand une butineuse entreprend la visite d'une fleur à l'instant même où vous êtes en train de la photographier…!

Mieux, le coup du menu personnalisé où l'utilisateur ne place que ce dont il a besoin pour éviter de circuler dans la jungle des options…

À l'usage, l'appui sur le déclencheur est parfait et répond pile-poil à la pression avec un bruit digne d'une berline allemande…! Et surtout, grand consommateur d'images verticales, j'ai opéré dans le confort avec le déclencheur latéral.

Enfin, d'aucuns peuvent s'étonner que le bouton ON/OFF ne soit pas à côté du déclencheur comme sur un Nikon. Pour ma part, j'allume le EOS-5D comme le EOS-1Ds Mark III en arrivant à l'endroit où je vais faire quelques photos et, très souvent, je l'éteins en rentrant chez moi ! De fait, un système interne de mise en veilleuse mais couplé à un redémarrage immédiat me permet d'oublier cette fonction. Soit mon appareil est opérationnel, soit il ne l'est pas, point barre.

Sur le Canon EOS-1Ds Mark III, mettre en route ou éteindre ce boîtier est également l'occasion d'un nettoyage automatique du capteur. J'ai alterné un grand nombre de fois entre le 135 et le 180 macro et pas une poussière sur la semaine. Coup de chance ou excellente technologie ?!

Enfin les batteries du EOS-1Ds Mark III, qui sont différentes du EOS-1Ds Mark II (plus courtes, plus légères), tiennent une charge réellement démente. Je pensais que je devrais recharger tous deux jours celle qui me fût prêtée (j'ai trois jeux pour mon 5D) mais que nenni…! Et pourtant, j'ai tiré dessus en sollicitant l'AF en permanence. Impressionnant.

Bref, le seul hic hormis l'acquisition indispensable de volumes de stockage (!) réside dans son prix. Je vous laisse parcourir le net pour le découvrir ! Pour ma part, j'ai retrouvé mon fidèle 5D sur lequel j'ai cherché 3 secondes la trappe d'accès aux cartes. Comme quoi on se déshabitue très vite…!

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Pour mémoire :
Divers produits Canon chroniqués…

le 16/04/2009 à 07:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?