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En voyage : Day One

Mais également au quotidien…

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par Jean-Christophe Courte

Noter au fil des jours ses parcours, rencontres, lieux traversés peut toujours se faire avec un crayon, un carnet, voire quelques ektas argentiques, cela va sans dire.
C’est la règle chez les écrivains réfractaires aux technologies numériques et j’ai quelques arguments1 pour les conforter dans leurs choix.

Mais pour un quidam qui ne sort pas (trop) des sentiers battus, ne prétend pas partir à l’aventure, n’a pas viscéralement une sainte horreur du numérique (…comme il est bon de le rappeler à longueurs d’interviews…!) et, accessoirement, pas sa seule personne à gérer (…comprendre qu’il doit se soucier de ses compagnons de voyage, de sa petite tribu, faire le plein, conduire, effectuer quelques courses, trouver le prochain hébergement perdu dans la jungle …urbaine…), l’usage d’un carnet sur iPhone couplé aux informations de localisation, à l’appareil photo n’est pas si détestable…!!

J’ai bien un carnet avec des feuilles en papier (si, si…!) confectionnées avec des fibres de vrai bois et de vieux chiffons. Et un crayon. Pourtant, je m’évertue à employer Day One journal + mémoire depuis des années.

J’apprécie la sauvegarde de mes données textuelles, de mes photos, j’ai même un abonnement annuel désormais2, et j’apprécie la direction3 que suit obstinément cette application même si je n’utilise pas toutes les fonctionnalités proposées.

Avec la possibilité de gérer plusieurs journaux, celle très récente d’importer automatiquement les entrées d’un compte Instagram (…ce qui change drastiquement ma relation à cette plateforme), d’importer les photos réalisées avec son iPhone, Day One journal + mémoire est devenu incontournable dans mes usages quotidiens, la mémoire de nos balades et évènements.

Mon propre Day One dépasse allègrement les …10 000 notes textuelles.

Il est vrai que l’arrivée soudaine de Instagram lui a ajouté d’un coup près de 3000 notes photographiques (…que j’ai pris soin de placer dans un journal dédié) mais m’a permis également de reconstituer à mon insu quelques bribes que j’avais négligé dans Day One.

Day One dispose d’un outil de texte qui balise en markdown mais je lui préfère Drafts: Capture ‣‣ Act qui me permet de contribuer dans Day One via une action x-callback-url. Et donc d’exporter un texte finalisé dans cet outil, balisé en markdown avec urls et compagnie, d’un seul appui dans ma barre additionnelle.

Nombre d’applications ont essayé et essayent encore de concurrencer Day One (dont l’excellent Ulysses) mais l’orientation initiale prise au départ par ses développeurs de était exclusivement orienté carnet de notes alors que ceux de Ulysses était de créer un superbe traitement de texte. Bien entendu, leurs propres options se recouvrent mais souvenez-vous bien de l’orientation première de chaque application…!

J’utilise Day One essentiellement sur mon iPhone même si je peux accéder à mes notes depuis mon antique MacBook de 2009 ou depuis mon iPad Pro.

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  • Touch ID pour accéder à toutes mes entrées…

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  • Multiples journaux et rappel du précédent billet… Écrit dans Drafts* et exporté dans Day One

Le fait de s’astreindre à écrire tous les jours, à conserver quelques vues emblématiques au cours de nos balades me permet de garder le souvenir de toutes nos galères comme de nos émerveillements.

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  • Un véritable éditeur Markdown sans voir les balises…

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  • Un rappel de chaque évènement avec un grand nombre de photos…

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  • Et d’autres infos dont l’heure, l’altitude, la température, la localisation précise, le nombre de pas effectués au moment de l’entrée de la note…

Le fait de pouvoir ventiler ses notes dans plusieurs journaux est fort pratique : ainsi l’un de mes journaux me sert à noter toutes les tâches administratives, pas inutile pour savoir si l’on a remplit toutes ses obligations légales !

À une époque où nombre de mes relations réduisent le nombre de leurs applications sur leurs écrans, Day One (comme Drafts d’ailleurs) occupe une place de choix dans cette stratégie de ne conserver que l’essentiel.

À vous d’y réfléchir même si la version premium a un coût. Cela comprend la synchronisation sur plusieurs occurrences de Day One sur vos écrans (…quatre écrans dans mon cas car deux MacBook), la sauvegarde des textes et des journaux mais également des visuels (près de …12000 clichés dans mon cas)…

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  • Recherche par entrées (tous journaux confondus ou su un seul), visualisation des photos prises dans un secteur géographique (avec rappel via la couleur du journal source…

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  • Visualisation des lieux où les photos ont été prises… Rappel des jours où j’ai pris une note (là, tous les jours)

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  • Recherche par photo, recherche chronologique…

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  • L’ajout d’une photo exploite immédiatement ses informations EXIF (pratique…!) et à vous de saisir du texte immédiatement…

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  • Chaque note peut être exportée…

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  • …ici vers Drafts (mais notez que les balises Markdown sautent — pas les url —, point à corriger prochainement…)

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  • En texte pur ou en PDF…

C’est tout…! Bref, un grand Bravo à Paul Mayne et à sa bande de développeurs…


  1. Dont celui de l’énergie pour le crayon et le carnet papier : pas besoin d’une prise de courant, élimination des risques en cas de chute. En revanche, hormis un coup de chance de retrouver des carnets égarés quelques décennies plus tôt comme c’est arrivé à Patrick Leigh Fermor, urbanbike | Le temps des offrandes | Entre fleuve et forêt, aucune sauvegarde en cas de disparition. 

  2. Je comprends que ce ne soit pas facile d’opter pour cette formule mais, à tout considérer, elle offre plus d’avantages que de désagréments, notamment en stockant vos clichés. 

  3. …même si je serais client de deux ou trois options d’export (en markdown et au format Word pour faire plaisir à mon ami Iago) ainsi que de la possibilité d’afficher, comme antérieurement, mes textes en cours d’écriture en pur texte habillée des balises markdown …même si je comprends fort bien le pourquoi de ce dernier changement. 

le 12/06/2019 à 10:15 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

En voyage : myNoise

Pour se soustraire d’un environnement sonore désagréable, voire dormir…

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par Jean-Christophe Courte

Ce billet inaugure une très courte (!) série d’articulets (…à publication aléatoire, faut pas charrier…!) sur des apps peu médiatisées et citées naguère furtivement dans urbanbike | En voyage | Sac à dos et iPhone. Je n’évoque que des celles que j’utilise…!

D’abord, je souhaite à tous les lecteurs d’avoir la possibilité de voyager et de s’inscrire pour une période assez longue dans un même territoire, histoire de rayonner, revenir plusieurs fois dans les mêmes lieux avec un regard différent, sous une autre lumière. Nos écrans nous permettent de nous balader en allégeant nos sacs, voire de voyager léger avec un seul écran à tout faire !

Depuis le début de l’année, c’est essentiellement un simple iPhone 7+ qui m’accompagne au quotidien, mon iPad Pro restant dans notre hébergement sauf pour les déplacements de quelques jours.

Je ne vais pas revenir sur les qualités photographiques du iPhone 7+ (…dépassées par les “n” générations suivantes) ni sur l’aspect carnet de notes de cet écran. Je veux revenir sur son usage comme possible substitut aux boules Quies même si ces dernières restent des compagnes permanentes indispensables dans les poches de ma fille !

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Néanmoins, j’ai l’occasion de lui faire découvrir myNoise lors de notre dernière escapade. Application qu’elle a installée sur son propre iPad.

Explications…

…des situations que vous avez certainement rencontré…

  • le café non décaféiné (…mais servi comme tel par le gars au comptoir qui n’avait pas envie de s’emmerder) avalé le midi et qui continue à faire effet à trois heures du matin. Comment arriver à s’endormir néanmoins sans réveiller ceux qui partagent votre hébergement ?
  • la chambre d’hôtel séparée des autres par une cloison bien trop mince pour contenir les ronflements de vos voisins, cycle sonore qui devient très rapidement une nuisance !
  • l’hébergement qui ouvre directement sur la rue, la fenêtre de la chambre qui donne sur une rue animée (…comme ici, en Espagne, dans une ville étudiante et festive comme Salamanca…!). Bref, comment échapper à cette joyeuse animation alors que vous avez besoin vital de dormir !
  • le voyage en train avec des familles …expansives, voire sans gène, les gamins en bas âge dont les parents n’arrivent pas à contenir les pleurs et les cris, etc. Comment ne pas finir dans la rubrique faits divers !
  • ou simplement envie d’écouter au calme un podcast passionnant sans demander à votre tribu de cesser de discuter !

Je voyage avec un Bose Quietcontrol 301 sans fil, casque qui vieillit bien …même si certaines parties se décollent légèrement.

Si d’aventure mon iPad Pro est à portée de main, ce même casque fonctionne en parallèle1. En gros, mes deux écrans sont reliés à ce Bose …qui n’en est pas une !

Une fois connecté à ce périphérique, soit je lance Castro2 pour me passer un fichier préalablement stocké (j’anticipe toujours le pire, à savoir l’absence de réseau, habitudes liées aux conditions rencontrées sur les îles bretonnes) ; soit je démarre myNoise3.

Ce dispositif me permet de me soustraire efficacement de l’environnement sonore dans lequel je me situe et donc d’écrire, écouter une émission ou lire.

Mais, quand on est épuisé et empêché de dormir (voir plus haut !), je laisse l’app myNoise fonctionner en continu (elle dispose d’un timmer néanmoins) s’autant plus si mon iPhone est resté en charge, l’autonomie du Bose Quietcontrol 30 sans fil étant, elle, importante.

Note : la consommation est ridicule si le casque et l’écran sont peu éloignés.

Bien entendu, il faut faire un minimum gaffe même avec un casque sans fil. Mais cette absence de câblerie rend l’opération confortable, à condition de ne pas être, soi-même, agité !

Et du coup, je dors assez vite malgré les nuisances sonores !

Quelle source sonore employer ?

myNoise dispose d’une confortable bibliothèque d’ambiances sonores !

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Vous pouvez les acquérir séparément après les avoir testées individuellement. Ou opter pour un achat à vie de toutes les productions existantes et à venir (ce qui ne vous empêchera pas de soutenir l’éditeur en lui versant un Tip pour le remercier par la suite).

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  • Bien entendu, vous avez des icônes pour vous indiquer à quel type d’ambiance vous avez affaire… Et surtout la possibilité de réorganiser votre liste de sons, de favoris. Voire supprimer les ambiances chargées par erreur…

Il y a plusieurs types d’ambiances, des Noise Blocker pour carrément se substituer aux sons extérieurs (je pense à cargo engine room).

Mais également d’autres bien plus naturelles comme unreal ocean qui vont donne l’impression (sonore !) de vous placer au bord d’une plage avec un léger ressac.

Chaque ambiance sonore possède des caractéristiques qui s’adapteront — ou non — à vos besoins. Utilisez la pré écoute pour effectuer une première sélection. Vous comprendrez vite pourquoi j’ai opté pour l’option la plus généreuse ! Difficile de choisir !

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  • Notez que les indications sont différentes selon les ambiances… Les créateurs de ces ambiances doivent bien rigoler…

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J’aime bien les pistes qui proposent tout simplement le son de la pluie comme tin roof rain ou rain noise. Ou encore calm lake ou northern forest, ambiances que j’emploie quand j’écris.

Mais il y a également des ambiances très rythmées (african trance ou marimbas) qui peuvent vous booster si vous êtes dans un effort (marche, course ou …courses…?!).

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Enfin, n’oubliez pas que par défaut, ces ambiances sont réglées par …défaut et que vous pouvez les modifier (…chacune propose un registre de choix différents) pour opter pour le rythme idéal à votre situation (d’autant que vous pouvez enregistrer os modifications pour les retrouver — avec la date de la modification — quand nécessaire !).

…Si vous avez besoin de conserver l’animation visible (…qui prend en compte les infos précédentes), vous pouvez également intervenir et amplifier ou réduire ce rendu graphique.

Toutes ces options de modification de rythme sont intéressantes mais, bien souvent, les choix effectués par les développeurs me semblent les plus adaptés.

Je rappelle que vous pouvez mixer deux sources sonores et même conserver l’ambiance en cours sous une autre source sonore, sous un podcast écouté dans Castro2 par exemple !

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Enfin, vous pouvez créer votre propre Noise Blocker si besoin ! Si le cri du bambin à deux sièges dans le TGV est trop intense par exemple…!

C’est tout pour aujourd’hui…!

le 09/06/2019 à 11:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Poster simultanément sur Twitter et Mastodon depuis iOS…!

Merci Linky…!

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par Jean-Christophe Courte

Ces lignes de ce billet pour rassembler quelques bribes d’information dispersées dans Twitter et Mastodon hier en vrac.

Ces dernières semaines, j’avais envie de revisiter Mastodon (chacun son truc, ses objectifs…).

Mais avec un impératif : trouver une app iOS qui me permettrait de poster depuis l’iPad confortablement. J’avais bien utilisé une app naguère pour se faire mais limitée au iPhone.

Note en passant qui a son importance : contrairement à nombre d’utilisateurs Mastodon, je reste un inconditionnel de Twitter que j’emploie depuis plus de 10 ans (déjà…!). Néanmoins, la curiosité m’a conduit à tester des tas de plateformes. Certaines se sont auto-dissoutes, d’autres ont fini par me lasser.

En parcourant mon fil Twitter, je tombe sur un tweet de Sanji qui évoque une app supportant Mastodon pour macOS, Whalebird, app que j’installe sur le MacBook Air de ma fille, histoire de voir…!

Je retrouve mes identifiants Mastodon. Whalebird fonctionne bien.

En parcourant après des mois d’absence le contenu de mon compte, surprise, je retrouve sur cette plateforme …les tweets de l’ami Sanji, preuve que ce dernier possède une solution pour poster dans les deux environnements !

Inutile de vous dire que ça m’interpelle !

Néanmoins, si Mastodon et Twitter sous macOS sont disponibles, le mac portable ne fait plus partie de mon quotidien, j’essaye — peu à peu — de tout faire depuis mes écrans iOS.

Aussi, je réinstalle Amaroq for Mastodon (…mais qui n’est prévu que pour iPhone) puis Tootdon for Mastodon (…qui, lui, est prévu pour iPad et iPhone). Rapides comparaisons et un vainqueur…

Je conserve du coup ce Tootdon comme unique client d’autant qu’il propose une fenêtre d’export efficace depuis Reeder ou Photos, etc.

Mastodon et Twitter depuis iOS

Autant je me débrouille pour expédier automatiquement sur un seconde compte Twitter mes posts lnstagram1 via IFTTT, autant là, j’étais perplexe : comment poster simultanément sur Twitter et Mastodon ?

Si IFTTT propose bien des actions Mastodon → Twitter, c’est l’inverse qui m’intéresse. Mais surtout je souhaite employer une option autonome sous iOS. J’ai bien trouvé un script pour Drafts mais qui ne poste que sur Mastodon.

J’interroge à nouveau (!!) l’ami Sanji qui me transmet alors sa solution — Mastodon Twitter Crossposter — mais j’ai, entre-temps, cherché de mon côté et trouvé une option qui se pilote, elle, depuis iOS, Linky.

Pas beaucoup de commentaires dans l’Apple Store mais que des 5/5. Et une mise à jour très récente.

Je finis par débourser les quelques euros pour acquérir Linky pour Twitter et Mastodon.

…Application que j’adopte dans la foulée tant elle répond parfaitement à mes besoins et plus encore. Et tourne sous iPhone et iPad…!

Eurêka !

Car ce qui m’intéresse est bien de poster simultanément — sur Twitter et Mastodon2 — un identique contenu. Et ce, en utilisant iPhone ou iPad comme vous l’aviez compris avant que je vous saoule à nouveau…!

La prise en main de Linky pour Twitter et Mastodon se fait sans accro d’autant que le développeur a pensé à un guide d’installation et un carnet d’astuces qui sont en français.

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C’est remarquablement bien fait et un dernier volet — Comptes et réglages — dans son application permet de le contacter directement. Et d’ajouter des comptes, CQFD.

Et d’écrire en cas de souci ou de proposer une suggestion au développeur (…qui répond, merci Benoit).

Mais, surtout, je trouve dans cette application tout ce qu’il me faut :

  • la possibilité d’ajouter un compte Mastodon (ou plus mais je n’en ai qu’un seul),
  • d’ajouter un compte twitter (ou plus et, là, c’est ce que je fais !)
  • de poster : soit sur Mastodon, soit sur un compte Twitter.
  • Soit simultanément3 sur les deux sélectionnés.

Export texte étendu…!

Mais le plus astucieux ne se trouve pas exclusivement là. Car si vous n’utilisez que Mastodon ou Twitter (…et non les deux…), Linky mérite encore toute votre attention…

Rappel, j’aime partager un article trouvé dans mes fils RSS.

Cela peut-être un simple lien et son titre comme ici à partir de Reeder.

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Mais, souvent, le paragraphe du billet qui me semble intéressant à communiquer est trop long pour être juste copié collé.

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Linky propose de récupérer le texte (préalablement sélectionné dans Safari) et de le transformer en une image !

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Cette image peut être habillée d’une flèche ou autre (je vous laisse explorer mais c’est bien de l’édition de l’image générée)…

Ensuite, vous pouvez ajouter, en plus, une ou plusieurs illustrations extraites de l’article !

Le tout avec le titre de l’article, le lien. Et bien entendu un ajout textuel !

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Et bien entendu d’exporter cela sur mon (…unique) compte Mastodon et sur l’un de mes (nombreux) comptes twitter.

Magique ! Mais je ne m’arrête pas là !

Drafts et Linky…

Dans la liste des fonctionnalités, j’avais lu/vu que Linky supportait x-callback-url !

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Et, très vite, j’ai bricolé une action (…je n’ai quasiment rien fait, partant de ce qui était disponible) qui est désormais disponible dans le directory de DraftsLinky vers Twitter et Mastodon | Drafts Action Directory — pour que les utilisateurs de Drafts puissent l’intégrer dans leur propre barre additionnelle.

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Bref, que des options pour poster confortablement vers Twitter et/ou Mastodon depuis un écran iOS. Et sans effort.

Voilà. C’est tout.


  1. pensez à changer à nouveau votre mot de passe Instagram !! 

  2. deux petites années sans être séduit, lire : urbanbike | Mastodon et ses mastonautes 

  3. ne rêvez pas : pas l’envois multiples sur plusieurs comptes twitter, ce qui est parfaitement logique. 

le 21/05/2019 à 08:45 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Passage à Tolède

Bien chaussé de préférence…!

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par Jean-Christophe Courte

Nous en avions envie et, juste avant les examens d’Aurélia, trouvé un créneau pour y passer 48 heures. L’idée était qu’elle décompresse du rythme soutenu de ses révisions et découvrir une nouvelle ville où les trois religions du livre ont vécu (sic…!) en bonne intelligence. Ça, c’est ce qui est écrit. Car dans les faits, c’est un peu plus saignant…

Hormis cela, cette escapade nous a également permis d’expérimenter une ville espagnole à plus de 35° (…c’est là où l’on apprécie les températures fraîches de San Ildefonso, Béjar ou Salamanca…!) en y arrivant un mercredi en plein pic de chaleur mais aussi de quitter cette même ville avec 20° …de moins le vendredi midi…!

Oui, Tolède mérite le déplacement (…comme toutes les villes espagnoles parcourues jusqu’à présent…!) mais demande un poil de logistique…!

Trouver un hébergement si possible en dehors de la ville (…pour de simples raisons de confort et d’accès intra-muros), avec un parking si vous circulez comme nous en voiture (point pratique indispensable même s’il existe un très grand parking gratuit au nord est mais généralement blindé !).
Ensuite, s’équiper comme pour une randonnée car on ne cesse ici de monter et de descendre en permanence dès lors que l’on se balade.

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La topographie de la ville (ci-dessus) explique le pourquoi du comment…! Tolède est aux deux-tiers entourée par le Tage, protégée par des remparts avec quelques rares portes d’accès. Enfin le tissu est d’époque avec de furieuses strates romaines, wisigothes, etc.

Bref, pas question d’y circuler en voiture même si la ville n’est pas piétonne, ce qui semble une aberration. D’ailleurs, le matin, on peut apprécier l’adresse des chauffeurs des camions pour livrer marchés et échoppes, quitte à effectuer d’incroyables marches arrières au ras des bâtiments…!

Souvent, dans certaines rues, le piéton doit se planquer dans l’encoignure d’une porte pour laisser passer les véhicules en l’absence notoire de trottoirs. Tissu urbain médiéval oblige…!

Enfin, comme à Cordoue ou à Grenade, toujours intéressant de voir les transformations des lieux de culte dans le temps.

Alphonse VI et les musulmans de tolède : parole donnée mais non suivie…

La Cathédrale Sainte-Marie de Tolède mérite à elle seule de passer une journée à Tolède.

À l’origine se trouvait bien une première cathédrale wisigothe construite au 6° siècle. Mais détruite et remplacée par une mosquée dès 712.

Plus de 300 ans plus tard, en 1085, Alphonse VI de Castille conquiert la ville mais décrète que les Maures peuvent rester sur place et pratiquer leur culte dans les lieux existants.

Sauf que cette décision ne plait pas au pouvoir religieux catholique. Et particulièrement à Bernard de Sédirac, moine bénédictin de l’abbaye de Cluny.

Nommé archevêque de Tolède, il arrive et chasse aussi sec les musulmans qui prient dans la grande mosquée, passant outre les promesses du Roi car fort de l’appui de la reine Constance (de Bourgogne), épouse d’Alphonse VI. Peut être se vengeait-elle des infidélités de son intrépide mari…!

Voire, ne supportait pas l’ouverture d’esprit de son royal époux. D’ailleurs, après sa mort, ce dernier épousa, dit-on, Zaida de Séville.

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Toujours est-il qu’une nouvelle et gigantesque cathédrale fut érigée en lieu et place de la grande mosquée de Tolède.

Pour mémoire, Alphonse VI revint fissa à Tolède pour punir ceux qui ne respectaient pas sa parole. Sauf que l’histoire dit que ce sont les musulmans eux-mêmes qui l’implorèrent de …ne surtout rien faire. Préférant supporter cette situation que de redevenir, quelques années plus tard, les victimes désignées du pouvoir après le décès probable d’Alphonse VI, les rois à cette époque ayant une grande propension à finir mal…!

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La Cathédrale Sainte-Marie de Tolède, gothique, est gigantesque et contient un cloître imposant. Et a été bâtie sous la direction d’un compagnon français, maestro Martín.

Le plan de la cathédrale de Tolède s’inspire de celui de Notre-Dame de Paris ou de Saint-Étienne de Bourges, en adoptant une structure à cinq nefs, double déambulatoire et un transept s’inscrivant dans la largeur totale des nefs. cf. Wikipedia.

Mais, à nos yeux, il faut prendre le temps de regarder El transparente1 le chef d’œuvre du baroque espagnol.

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Projeté par Narciso Tomé, c’est tout simplement une merveille remarquable !!

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Prenez-le temps de regarder les détails des mouvements des marbres.

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L’idée même de cette trouée de lumière ajoutée en 1732 a été pas mal combattue car nombre de personnes pensaient qu’elle allait affaiblir la structure même de la cathédrale gothique.

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Ma surprise a été de voir des couples ou groupes de touristes arriver devant cet incroyable monument, occuper physiquement l’espace (en résumé, nous bousculer…!) pour …immédiatement se photographier mutuellement ou se prendre en selfie. Puis repartir. El Transparente n’est qu’un décor que peu prennent réellement le temps de détailler pour de bon ! Ce que j’en sais ? Juste pris le temps d’observer…!

Il y aurait pas mal de pages à écrire (elles le sont certainement) sur les promesses non tenues de laisser les trois religions du livre vivre en bonne intelligence, que ce soit à Tolède ou à Grenade.

À chaque fois que l’on lâche la bride aux exaltés, ce sont les communautés qui morflent. Quant aux promesses, elles n’engagent que ceux qui les croient, comme d’habitude.

Mosquée Bab Al Mardum

Nous avions vu un chouette documentaire en cinq épisodes sur Arte quelques temps plus tôt avec une visite2 de la Mosquée Bab Al Mardum commentée par une des meilleures spécialistes, Susana Calvo Capilla3.

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Aucun regret à avoir crapahuté et traversé à nouveau la ville pour la rejoindre jeudi soir juste avant fermeture. Elle est désormais une église sous le nom de Cristo de la Luz.

Synagogue blanche

Autre lieu hautement symbolique, Santa Mariá la Bianca… Synagogue transformée en église près de 200 ans plus tard pour les raisons habituelles sur lesquelles il est inutile de s’étendre.

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À noter que les leds au sol permettent d’obtenir un éclairage épatant du volume.

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Maison du Greco

Bien entendu, il y a des tas d’endroits à visiter (…et que l’on a assurément ratées) mais voir absolument El Museo del Greco !

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Entre autres, CQFD. C’est tout pour aujourd’hui.

le 18/05/2019 à 18:15 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Grandes eaux à San Ildefonso

…nouveau prétexte à balades en Espagne

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par Jean-Christophe Courte

Vivre à Salamanca est plaisant car non seulement la vieille ville est belle, forte de l’énergie de ses centaines d’étudiants mais elle reste un emplacement idéal pour découvrir cette partie de l’Espagne. Constat personnel, les quelques mois passés ici sont notablement insuffisants. Pas possibilité de tout explorer…!

Pour l’heure, les villes les plus au nord que nous ayons visité sont Zamora et Toro (pas de quoi s’énerver, c’est à une heure de Salamanca). À l’Est, Madrid, El Escorial mais aussi Aranjuez et, au Sud, l’Andalousie1 ; à l’Ouest le Portugal est en ligne de mire si notre carrosse tient le coup.

Entre ces diverses frontières, Cáceres, Béjar, Ávila et bientôt Toledo.

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Retour à La Granja de San Ildefonso

Nous étions venus une première fois à San Ildefonso — au Palacio Real de La Granja de San Ildefonso | Patrimonio Nacional pour être précis — début mars en nous rendant à Segovia. Voir en haut de la carte qui suit (Salamanca est à l’Ouest et non visible)…

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Oui, la région est montagneuse et, avantage important pour la Cour (…se souvenir que c’est un site royal), températures nettement plus supportables l’été qu’à Madrid…!

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Il faisait certes frais début Mars, deux mois plus tôt, car ce village est en altitude mais le lieu nous avait surpris tant pour les collections du Palacio Real (notamment ses tapisseries…) que pour ses épatants jardins au pied de la montagne, avec des fontaines approvisionnées naturellement.

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C’est ici qu’à nouveau le site de l’ign espagnol et ses cartes dynamiques reste un fabuleux outil de découverte…

Versailles…?

Ce qui frappe en se baladant dans le parc, c’est une certaine ressemblance avec un autre parc… si, si, Versailles. Ayant vécu plus de 40 ans dans cette dernière ville, c’est notre sentiment…

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D’autant que les thèmes des statues des fontaines ont de nombreuses ressemblances…!

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Enfin, loin d’être un détail insignifiant, nous avions apprécié notre hébergement à la Casa del Plantel, modeste maison disposant de trois appartements rustiques mais bien équipés, loin des propositions luxueuses et hors de prix. Pas de problème de parking et à portée des lieux à visiter et commerces2 à 200 mètres à pied. Bon, je m’étais perdu dans le village pour trouver son emplacement le premier soir mais une fois trouvé, difficile de faire plus pratique et silencieux. Du coup, nous sommes revenus au même endroit la fois suivante…

Là, en Mai, avant les examens de notre fille, nous avions l’envie de revoir ce parc, ses jardins, ses fontaines …au printemps.

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Le seul risque en venant à San Ildefonso est de trouver porte close !

Car ce lieu reste avant tout une résidence royale et donc utilisable au gré des besoins du roi Felipe VI. D’ailleurs le Palacio Real de La Granja de San Ildefonso est gardé, protégé tant pour ses collections que pour ses hôtes royaux.

En visitant les jardins le dimanche matin, nous avions noté une présence plus importante de forces de l’ordre et de quelques véhicules de traiteurs. Puis, ce lundi, le domaine était inaccessible jusque à 16:00.

Comme nous avions prévu une randonnée, cela n’a pas eu de répercussion. Il existe un chouette sentier avec de splendides vaches en liberté…!

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Pour mémoire, il y a toujours la possibilité de découvrir la Real Fábrica de Cristales de La Granja et ses expos, actuellement sur des verriers italiens de Venise, FRATELLI TOSO. Murano 1902-1980. Colección Lutz Harald Holz.

Mais en revenant dès 16:00 ce lundi dans les jardins quasiment déserts, le Roi réserva une surprise à tous ceux qui s’y baladèrent… Il demanda aux fontainiers3 de manoeuvrer exceptionnellement les fontaines !

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Et le spectacle a de l’allure… Dont ce Neptune douché…

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San Ildefonso possède un avantage déjà évoqué : pas de machine pour faire venir l’eau, elle se capte à flanc de montagne.

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Du coup, sans artifice aucun, la fontaine des dragons projette un jet à 47 mètres de haut !

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En deux parties car pas assez de recul !

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C’est d’ailleurs la dernière fontaine en eau que nous avons vu. L’arrêter n’est pas un mince exploit quand le vent est de la partie et se retourne vers les fontainiers !

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Après avoir pris congé de notre hôtesse mardi, cap vers Salamanca en évitant de prendre l’autoroute vers Ávila. Nous sommes passés plus au nord, pas très loin du château de Coca4, par Arévalo pour déjeuner.

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Étonnante place. Désormais la vie est en dehors de la vieille ville (à visiter à pied) et c’est un peu dommage.

Puis nous sommes passés Madrigal de las Altas Torres avant de regagner Salamanca.

C’est tout.


  1. Là aussi, j’aurais dû écrire un billet sur les processions de la semaine sainte que nous nous avons croisé à Grenada, Córdoba, Sevilla, Cáceres et …Salamanca ! 

  2. Dont une pâtisserie étonnante, la Pastelería Farnese mais uniquement ouverte en fin de semaine et week-end. 

  3. Un grand merci encore à celui que j’ai croisé et qui m’a expliqué qu’il était temps pour moi de filer à l’autre bout du parc pour assister à la première mise en eau. 

  4. Encore un billet que j’aurais pu écrire. 

le 08/05/2019 à 19:45 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Groumphhhh, c’est affreux, Apple vend moins de iPhones…

Mon dieu, est-ce signe que… [ajoutez ce que vous voulez]

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par Jean-Christophe Courte

Je lis dans les gazettes les propos de nombreux experts et je ne résiste pas à ajouter mon petit caillou de simple utilisateur dans la mare !

Je vais raisonner avec les quelques éléments dont je dispose, les nôtres !

Dans le désordre :

  • Nous avons un espace de stockage familial de 200 Go dans le cloud Apple partagé par nous quatre (…à moitié occupé)
  • Je n’ai pas les finances1 pour m’offrir le dernier grand format iPhonesque avec 256 Go de Stockage et des optiques plus lumineuses
  • Mon propre iPhone 7+ de 128 Go fonctionne parfaitement et est utilisé quotidiennement plus de 80 % de mon temps quand j’ai le nez sur un écran
  • J’emploie la bêta du prochain iOS dessus et elle fonctionne sans souci
  • J’ai toujours 40 à 50 Go de libres sur ce iPhone 7+ dès que je fais le ménage des photos (… nos visuels sont alors stockés sur des disques durs à plateaux de 3 To)
  • Ma fille aimerait bien (!!) récupérer cet iPhone 7+ à deux optiques par la suite, ce après avoir récupéré naguère mon ancien iPhone 6s+
  • Son vieil iPhone 6s+ fonctionne parfaitement (increvable)
  • Ma moitié est ravie de son iPhone 5s tout aussi antique et n’évoque plus son Nokia depuis que la 4G est dispo en Espagne (le recharge tous les trois jours)
  • Mon fils s’est fait voler son iPhone 6s+ et a acquis d’occasion un 6s de base sur un site de produits d’occasion.

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Quelles conclusions tirez-vous de cette liste d’informations ?

  • Qu’Apple se casse la gueule ?
  • Que notre tribu est désargentée ?!
  • Que l’on se fout de la nouveauté car nous avons l’expérience de la tenue dans le temps des iPhones ?
  • Que nos iPhones (dé)passés suffisent à nos besoins ?
  • Que c’est nettement plus l’iOS (et son univers pratique) qui nous intéresse que le dernier écran disponible ? Même si c’est tentant…

Bref, le fait de laisser passer une génération (…ou 2, voire 3 ou 4) n’a rien de catastrophique, tout dépend des usages réels et non ceux supposés, voire entretenus par le marketing.

Et c’est en cela que je ne pense pas qu’Apple se casse la binette, juste que leurs iPhones (contrairement au taux de remplacement des écrans d’autres plateformes que je vois chez des amis) sont solides, fiables2 et que le remplacement est souvent du à une mauvaise chute (et encore) ou, malheureusement, à un emprunt non désiré.

Okay, nous sommes également soigneux, ce qui aide à les conserver en bon état (coques Apple en cuir, surfaces de protection des écran…)

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Car il y a un effet de fidélité à l’univers stable proposé par la pomme, un vécu ultra positif. Et une sacré fiabilité.

En tous cas, ces iPhones dépassés nous permettent de prendre quelques clichés, de nous repérer ici en Espagne.

Et même d’écrire dans Drafts des notes à l’université (ou d’humeur en ce qui me concerne), de nourrir Day One quotidiennement…

C’est tout.


  1. ni remplacer mon fidèle MacBook Pro 17” de 2009 (avec SSD d’origine) qui m’accompagne depuis 10 ans et tourne quasiment tous les jours malgré son obsolescence annoncée depuis des années par nos experts 

  2. je peux affirmer la même chose pour les iPads (qui se renouvellent pas plus vite chez nous, écrans domestiques increvables et fiables) 

le 04/05/2019 à 12:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

La Camera Obscura de Béjar

…simple prétexte à quelques balades dans ce coin d’Espagne…

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par Jean-Christophe Courte

Parenthèse : en décidant de me déconnecter quelques jours de Twitter1, je prends — à nouveau — conscience de mon addiction aux news en mode télégraphique mais également que je peux aisément retrouver du temps en m’en détachant durant un long week-end… Voire plus.

En quittant Salamanca et en se dirigeant plein sud vers Cáceres, bien avant Plasencia, il y a Béjar2 puis la Puerta de Béjar qui tutoie les 1000 mètres d’altitude.

Nous nous y étions jamais arrêtés jusqu’à présent quand nous descendions à Cáceres ou remontions de Sevilla.

Mais, il y a quelques semaines, nous avons décidé de nous rendre au Monastère de Yuste pour découvrir l’endroit où Charles Quintalias Carlos V ou encore Carlos I de España — en pleine possession de ses moyens, encore jeune, a décidé de se retirer après avoir renoncé à la couronne et à ses privilèges.

Cette envie nous est venue après une passionnante visite de l’Alcazar de Sevilla conduite par notre guide francophone, Marina3. C’est elle qui nous a fait découvrir les acteurs de ce gaspacho architectural — pour reprendre ses termes — en évoquant tant Carlos V que Pedro 1er. Et donc la retraite de Charles Quint au Monasterio de San Jerónimo de Yuste.

N’oubliez pas le relief…!

Depuis Salamanca, la distance vers Yuste, à vol d’oiseau, n’est que de 95 kilomètres mais, en réalité, il faut en parcourir plus de 170…!

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Pourquoi ?

Les reliefs montagneux d’Espagne, et particulièrement en Castilla y León comme en Extremaduran’hésitez pas à zoomer dans cette carte référencée qui est l’œuvre de l’IGN espagnole — nous obligent à emprunter la Ruta de la Plata (…désormais, c’est une autoroute gratuite et confortable) pour descendre jusqu’à Plasencia, histoire de contourner quelques Sierras encore enneigées en cette saison …avant de remonter ensuite au …nord-est vers Cuacos de Yuste.

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Plasencia avec ses chênes liège est l’indispensable étape d’autant qu’il n’y a pas de réseau routier hyper étendu par ici et l’usage de véhicules 4x4 souvent indispensable4 dès lors que l’on quitte les principaux itinéraires.

On oublie trop souvent qu’il y a de sacrés reliefs en Espagne. Salamanca est à 798 mètres d’altitude (sur un gigantesque plateau), Plasencia n’est qu’à 406, Béjar entre les deux à 953 ! Tout comme cette image d’Épinal d’une Espagne aux températures torrides. C’est vrai (!!) mais parfois avec de sacrées amplitudes ! De -12° à + 30° annuellement à Salamanca. Ces derniers mois, il était courant d’avoir une température négative le matin et se retrouver à 20° l’après-midi. Et avec le réchauffement climatique et la sécheresse qui se déploie, pas fini d’encaisser ces amplitudes. D’ailleurs, pas de neige cette année à Salamanca, que de la neige fondue sous forme de pluie…

Yuste

Le Monasterio de San Jerónimo de Yuste est situé à quelques kilomètres à l’ouest de Cuacos et mérite amplement le détour et ces 170 kilomètres parcourus…

Cadre architectural splendide (rappel, les photos sont interdites dans tous les sites du patrimoine national espagnol), on comprend pourquoi Charles Quint s’est retiré ici en se baladant dans les deux patios, en appréciant les vues sur le paysage environnant qu’il avait depuis ses appartements.

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Ce roi y est mort à plus de 58 ans après une vie particulièrement remplie mais usé par une maladie insidieuse, la goutte. D’ailleurs, on peut voir un fauteuil spécialement étudié dans ses appartements.

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Sans oublier un sentiment de tristesse après avoir perdu son épouse, Isabel de Portugal dont il était réellement amoureux et dont un tableau peint par le Titien était accroché dans ses appartements à Yuste — tableau désormais au Musée du Prado.

Depuis Yuste (519 mètres), nous avons poursuivi notre route jusqu’à Guijo de Santa Bárbara, au nord de l’Estrémadure pour y passer une nuit fraîche et paisible à …876 mètres d’altitude5.

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L’occasion de rappeler qu’il existe nombre de piscines naturelles au pied des sierras (de fait, des torrents dont des rétrécissements et donc des retenues d’eau artificielles ont été créés par la main de l’homme) qui sont autant de lieux de baignade dès que les températures partent en flèche…!

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On en trouve à 200 mètres à pied de Guijo de Santa Bárbara ou encore non loin de Cuacos de Yuste, le Lago indiqué étant une imposante plage artificielle avec restaurants, parkings, campings…

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Béjar

Le lendemain, nous avons fait la route en sens inverse, revu les allées bordées de palmiers de Torremenga, puis après être repassés par Plasencia, remis le cap au nord avant de nous arrêter enfin à Béjar.

Notre but restait de découvrir Candelario qui se situe plus haut à 1136 mètres d’altitude.

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C’est en nous rendant au palais ducal de Béjar que nous sommes tombés sur l’ancêtre de Big Brother !

Si internet est un outil fabuleux, parfois le hasard permet parfois de découvrir un point non (encore…!) signalé dans Wikipedia par exemple.

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Et, ici, il s’agit d’une Camera obscura réinstallée (…ça se discute) à son emplacement d’origine en 2010, sur l’une des tours du palais ducal6.

D’ailleurs, pour vous en convaincre, jetez un œil sur les photos du palais dans Wikipedia et sur celles qui suivent…! Il manque cette excroissance qui permet de surveiller la vallée.

Bon, en cherchant avec les bons mots clés camera obscura béjar, vous tombez sur une série de liens en espagnol. Dont le plus intéressant est bien entendu en espagnol mais également disponible en français, et un rappel historique de 4 pages au format PDF. Et pour cause, c’est l’entreprise qui réinstalle ces chambres noires.

Bref, nous ne savons pas si cette Camera Obscura existait précédemment mais l’expérience que nous avons vécu pendant près de 30 minutes à Béjar était renversant (à tous points de vue !).

D’autant que nous avons pu détailler le relief environnant sur 360°, suivre tant les voitures, cyclistes, joggeurs que des oiseaux et se rendre compte que l’on peut ajuster sans problème le focus pour jouer sur la netteté.

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Et ceci à l’insu bien entendu des personnes observées lors de cette épatante démonstration optique.

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Bref, si vous passez dans le coin un week-end, que le temps est convenable, c’est à tester.

Puis n’hésitez pas à monter encore jusqu’à Candelario qui se situe 150 mètres plus haut et à vous perdre dans ce village.

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  1. d’autant que je peux nourrir mon compte sans me rendre sur Twitter. Il ne s’agit pas de quitter ce réseau mais juste de faire une cure au lieu de succomber à une crise d’infobésité…! 

  2. rien à voir avec Maurice… Désolé. 

  3. si intéressé, me contacter pour obtenir ses coordonnées. 

  4. entre les routes en réfection et l’absence même de revêtement dès que l’on s’écarte de voies balisées, les fortes inclinaisons de la chaussée, disposer d’un véhicule un peu rustique n’est pas un luxe. 

  5. si ce village est peu habité (toujours intéressant également d’avoir en tête la topographie et la carte de la densité de la population espagnole), nous sommes tombés sur un producteur de mermeladas artesanas — le site est encore en construction vu que le WordPress est de fin avril 2019 (!!) — avec des produits épatants dont une de poivrons particulièrement bien équilibrée. 

  6. Une chance est que c’était bien ouvert ce dimanche (que… Viernes – Sábados y Domingos : de 11 a 14 horas) et manipulé de main de maître(sse…!) par une opératrice compétente et passionnante. 

le 29/04/2019 à 10:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?