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Drafts : rédiger puis s’assister à la traduction dans une autre langue

Drafts: escribir y luego ayudar en la traducción a otro idioma

dans ailleurs | dans mon bocal | écrire | outils | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Ce qui manque à @draftsapp…? Un minimum de traduction de son interface (…en français et espagnol, au hasard…!)
¿Qué falta en @draftsapp…? Un mínimo de traducción de su interfaz (…en francés y español, al azar.…!)

Certaines personnes qui me suivent sur Twitter ont été surprises jeudi par une série de tweets en espagnol.
Ciertas personas que me siguen en Twitter fueron sorprendidas el jueves por una serie de tweets en español.

De fait, dans la nuit de mercredi à jeudi (j’ai parfois des idées étranges au petit matin…!), je réfléchissais à cela et me souvenais avoir testé, il y a quelques mois, une action pour lancer une traduction mais depuis mon iPad.
De hecho, durante la noche del miércoles al jueves (a veces tengo ideas extrañas en la madrugada…!), estaba pensando en ello y recordé haber probado, hace unos meses, una acción para lanzar una traducción pero desde mi iPad.

En octobre 2016, j’avais testé un outil de traduction1, outil qui a considérablement évolué depuis.
En octubre de 2016, había probado una herramienta de traducción1, una herramienta que ha evolucionado considerablemente desde entonces.

Et puis, il y a peu, j’étais tombé sur ce script DeepL EN -> DE | Drafts Action Directory dans les contributions de Drafts.
Y entonces, hace poco tiempo, me encontré con este guión DeepL EN -> DE | Drafts Action Directory en las contribuciones de Drafts.

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Le temps de changer les paramètres du script pour aller du français vers l’espagnol avec, excellente surprise, une traduction bien supérieure à mes capacités…!
Al cambiar los parámetros del guión para pasar del francés al español con, excelente sorpresa, una traducción muy superior a mis habilidades…!

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L’idée est de prendre la sélection de texte saisie dans Drafts et de l’expédier, via ce script, vers DeepL.
La idea es tomar la selección de texto introducida en Drafts y enviarla, a través de este guión, a DeepL.

Mais sans absolument employer Drafts, atteindre cette fenêtre2 du site web propre à DeepL.
Pero sin usar absolutamente Drafts, llega a esta ventana2 de la propia página web en DeepL.

Le gros intérêt de modifier le script originel est d’indiquer immédiatement dans quelle langue vous souhaitez traduire votre texte. Mais également d’ajouter des tags si besoin est.
La gran ventaja de modificar la escritura original es indicar inmediatamente en qué idioma quieres traducir tu texto. Pero también para añadir etiquetas si es necesario.

En rédigeant de courtes phrases dotées d’une orthographe et d’une ponctuation correcte, ce traducteur en ligne est réellement impressionnant.
Al escribir oraciones cortas con ortografía y puntuación correctas, este traductor en línea es realmente impresionante.

En guise de conclusion… | En conclusión…

Je ne vais pas vous raconter mon enfance de gamin expatrié, qui parlait anglais et espagnol à cinq et six ans. Par contre, le fait d’avoir appris à lire et écrire après et, surtout, de n’avoir eu aucun interlocuteur dans ces deux langues avant de les retrouver dans mon cursus scolaire a été une catastrophe…
No voy a contarte mi infancia como expatriado, que hablaba inglés y español a los 5 o 6 años. Sin embargo, el hecho de que aprendiera a leer y escribir después y, sobre todo, que no tuviera ningún interlocutor en estos dos idiomas antes de encontrarlos en mi programa escolar fue un desastre…

Bref, oublions.
Mais soixante ans plus tard, grâce à ma fille, je me suis retrouvé en Espagne. Pas suffisamment longtemps mais, depuis, j’essaye de renouer avec cette langue.
De todos modos, olvidémoslo.
Pero sesenta años después, gracias a mi hija, me encontré en España. No lo suficiente, pero desde entonces he estado tratando de reconectar con el lenguaje.

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Or, disposer d’un outil comme DeepL sur un écran, le tout en relation avec un excellent traitement de texte est peut-être le moyen de rattraper un peu du temps perdu…
D’ou ce billet particulier.
Pero tener una herramienta como DeepL en una computadora, en conjunto con un excelente procesador de texto, es quizás la forma de recuperar el tiempo perdido…
De ahí este post especial.

Merci à ma fille d’avoir rapidement relu. S’il reste des erreurs, c’est de mon fait.
C’est tout !
Gracias a mi hija por una rápida relectura. Si hay más errores, es mi culpa.
¡Eso es!

le 19/06/2020 à 19:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Après le confinement, vivre ailleurs…?

Cogitez avant de bifurquer…!

dans ailleurs
par Jean-Christophe Courte

Ces deux mois de confinement (mi-mars, mi mai 2020) nous incitent à réfléchir.
Dans cette situation inédite, sans obligations mondaines, sans déplacements professionnels, sans sollicitations à consommer, …du temps pour cogiter.
Certes : gérer les proches, s’occuper les plus jeunes, faire les courses, cuisiner, entretenir le logement et travailler à distance quand c’était possible.
Mais les premiers jours passés, introspection : devons-nous continuer comme hier ?.
C’est ce qui ressort dans les échanges avec les amis.

Un avant et un après ?

C’est peut-être le moment de décortiquer les projets jugés insensés, irréalistes, voire utopiques (!!) de ceux qui sauté le pas ces dernières années…

Dans nos échanges, il y a une question rituelle : « Et pour vous, comment ça se passe ? »
…avec la même réponse… « bien ! »
Je ne vais pas mentir, la vie se déroule normalement, rien de particulier1 à signaler. Avec l’annonce du confinement (…merci Twitter), nous sommes rentrés dare-dare sur notre caillou2, l’université de notre fille ayant interrompu tous les cours.

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Le pour et le contre

Bref, ça sert à cela l’introspection en famille, prendre le temps enfin de discuter…

Devons-nous continuer à nous agiter sans (trop) réfléchir ? Ou, à l’inverse, nous poser, réinventer nos vies ? Qu’est-ce que l’on souhaite faire de ces dernières, n’est-il pas temps d’en (re)prendre le contrôle, décrocher de cette spirale infernale qui nous conduira à finir de la même manière …mais plus vite !

Et peut-être de nous projeter hors du « grand jeu » professionnel : la compétition, la carrière, la promotion, le prochain poste à décrocher… À quel prix ?! Pour quel objectif ?

Je résume cela avec un peu d’humour noir :
viser un haut niveau de responsabilité, avec des revenus décuplés mais intubé dans un lit en réanimation ?
En fin de compte, peut-être que non…

Reconnaître qu’il y a d’autres perspectives que celles que l’on nous fait miroiter, ces carottes, bonus, avantages pour nous inciter à nous défoncer au détriment de nos proches, de nous-mêmes…

Entends-tu ce silence ?

Pendant cette période de confinement, tout le monde a pu redécouvrir un univers sans bruit. Plus exactement, entendre ces chants d’oiseaux habituellement masqués par la circulation automobile…
Les riverains des aéroports vivent, eux, un total changement…

Même la vue des mauvaises herbes, des pelouses — paillassons verts généralement mités — devenues soudainement folles, nimbées de petites fleurs ; les myosotis et autres plantes qui fleurissent ci et là dans les anfractuosités du macadam nous ont rappelé que la nature est incroyablement résiliante3

Du coup, l’intonation de certaines remarques a changé, le « tu as de la chance de vivre sur une île » nimbé d’un léger parfum d’envie…

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  • Oui, c’est à cinq minutes à pied de chez nous…

Une envie positive

Une envie saine, positive, celle qui consiste à se dire « tiens et pourquoi pas moi ? », celle intégrant silencieusement les expériences des autres, des reconversions qui devraient nous « booster ».

Souvenez-vous quand vous avez rendu confortable un logement dont personne ne voulait. Cette transformation avait suscité une envie positive, émulé les copains, réveillé leurs propres désirs même ce n’était parfois qu’un simple décor.

Il manque parfois le déclic pour démarrer.
Nous verrons si ce confinement aura des répercussions sur le monde d’après …même si je suis pessimiste par nature.

C’est à chacun de faire des choix, de prendre des risques au lieu d’évoquer une commode bonne fortune pour les autres.
Faire le choix de vivre ailleurs, retaper un bien immobilier improbable sont bien des exemples tangibles.

Et si vous alliez au bout de vos projets ?

Au risque de vous saouler, ces semaines à tourner entre quatre murs devraient nous inciter à réfléchir sur le sens que nous voulons imprimer à nos existences.
J’ai lu à ce propos quelques billets intéressants sur ces prises de conscience4.
Si l’envie est un moteur indispensable, ce sont les phases suivantes, nettement moins marrantes, qui conduiront (ou non) à ce changement d’existence.

Mais au lieu de balancer une fléchette sur une carte, dans quel territoire se poser ?

Drôme provençale, Cévennes, Bretagne, Dordogne (…pourpre, noire, verte ?)…
Ou encore découvrir Pujols, Penne d’Agenais, des villes découvertes à la …radio5…?
À combien d’heures d’une métropole régionale ou de Paris, etc.

Nombre de facteurs entrent en jeu dont l’âge des divers membres de votre tribu, leurs potentiels débouchés professionnels, lieux d’études.

Aussi, évitez d’emblée de brader votre appartement sur un coup de tête ! Optez pour une opération de « downsizing », c’est-à-dire envisager ce qu’il était impensable6 (!!) au début des discussions : ménagez vos arrières !
Bref, y aller progressivement.

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L’envie ne suffit pas

Ce qui suit est vrai pour tous les projets post-confinement : quitter la ville, ça se prépare.
Comme nous tous, j’ai été séduit par ces récits où le héros arrive quelque part et n’en repart plus !

Malheureusement, histoire de rendre l’aventure plus belle, le narrateur oublie ces phases intermédiaires, ses (nombreux) retours en ville pour céder son bien, déménager ; mais aussi un paquet d’allers et retour pour visiter des affaires exceptionnelles (sic !) à acquérir de suite (re sic !), ces nuits à réfléchir, à faire les comptes, à calculer le temps pour se rendre à la première épicerie, hôpital, gare…

Bref, impérativement faire la somme des inconvénients, se souvenir que personne ne vous attend ; que la greffe au plan locale peut prendre du temps, …voire ne pas se réaliser.

Sans la jouer “vieux sage”, je me fonde sur notre propre expérience. Quitter un environnement familier, un cercle d’amis n’est pas une partie de plaisir.

Sur le continent, c’est déjà compliqué. Alors, sur une île, dans un milieu naturellement clos, pas question de se tromper.

Précisions d’emblée à ce stade de ce billet que vivre sur cette île fut un choix collectif de notre part7.
Vu sous l’angle particulièrement réducteur des vacances, notre situation d’iliens peut légitimement alimenter quelques fantasmes en occultant les contraintes en regard : venir une semaine, voire un mois en été n’a pas grand chose avec une vie à l’année !

Proche et inaccessible

Vivre en province dans un coin mal desservi par le rail ou sur une île non reliée par un pont exige de poser le problème des potentiels aléas climatiques…!
La neige qui s’invite, les pluies incessantes qui emportent la route. Ou les tempêtes qui interdisent toute navigation !

Quitter une métropole avec ses accès quasi immédiats (et par tous temps) à des tas de sources culturelles (musées, opéras, théâtres, tout ce que l’on nomme …vie culturelle), l’accès rapide à des spécialistes de santé8, voire à des opportunités nettement plus larges en terme d’emploi9 n’est pas une décision facile.

Ainsi Belle-île10 semble proche du continent à 15 kilomètres (8 milles nautiques) de Quiberon.
Mais ce dernier est lui-même au bout d’une longue presqu’ile11…! lci, pas de pont, pas d’aéroport international. Des ferrys12 et quelques vedettes rapides en saison.
Sans oublier des temps de déplacement13 qui s’additionnent avec ceux des attentes aux gares, maritimes ou ferroviaires !

Sortir ou revenir s’organise, la météo combinée à des mouvements sociaux peut très vite rendre un déplacement redoutable ! La nature avec ses épisodes violents et tempétueux assortis de pluies glaciales, de brouillards épais a toujours le dernier mot…

Du temps pour être accepté…

Ne pas imaginer que l’on s’immerge d’emblée dans une une atmosphère idyllique, le genre humain reste le même, la greffe insulaire ou campagnarde reste lente, pas toujours couronnée de succès…! Contrairement à l’anonymat des grandes villes (…et encore, ça se discute), tous les faits et gestes, les non-dits, sont scrutés…

Si vous vous attendez à discuter de suite avec vos nouveaux voisins sous prétexte que vous vivez sur place, non. Les ouvertures se feront mais soyez très patients14. Inversement, ceux avec qui vous risquez d’échanger rapidement sont à votre image, des personnes arrivées récemment.

Bref, la confiance se gagne progressivement, sur des années. J’insiste sur ce temps long.
Il est d’ailleurs naturel d’être analysés. Une fois que vous êtes adopté par une personne du cru, ça s’accélère. Mais, ne décevez-pas.
Pas la peine de modifier votre façon de fonctionner, soyez authentique avec votre mauvais caractère si vous n’arrivez pas à vous contrôler !

Si le territoire que vous visez est associé au terme vacances, souvenez-vous que c’est assez peu de temps dans l’année : cela reste avant tout un lieu de vie.
D’ailleurs, très vite, vous allez apprécier la quiétude de votre coin de nature, la disparition des vacanciers dès que la saison se termine.
Preuve de votre début d’intégration !

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Petites étapes

Dernier conseil : procédez par étapes, un pas après l’autre, quitte à louer un temps pour vous faire concrètement une opinion, attendre de trouver une réelle opportunité au lieu d’acquérir à l’arrache.

Mesurez risques et bienfaits sans exagération pour éviter les déceptions.

Bref, prenez le temps.
Il nous a fallu deux décennies…


  1. hormis le réfrigérateur qui nous a sournoisement abandonné le premier mardi du confinement. L’avantage de vivre sur un petit territoire et de ne faire appel qu’aux entreprises locales est qu’elles dépannent leurs clients même dans ces épisodes compliqués ! 

  2. 1200 kilomètres depuis Aix-en-Provence avant de prendre un ferry pour notre île. Une halte paisible dans un apart’hotel en cours de route. Et nos trois sacs à dos + une glacière pour nous accompagner. 

  3. jusqu’à quand ? 

  4. Après la crise en France, un exode urbain ?, dont cet extrait : « Les agences immobilières d’Île-de-France sont unanimes : depuis quelques semaines, la demande pour des maisons de campagne explose. Les clients ne recherchent toutefois pas des maisons de vacances à la mer ou à la montagne mais plutôt des vieilles fermes, des gares désaffectées, des granges, des chapelles ou d’anciens monastères pour habiter à la campagne, sans être trop loin de la ville. » 

  5. la faute à l’excellent Nicolas Stouflet du Jeu des 1000 euros qui nous incite à nous projeter dans divers villages de France ! 

  6. le fameux il n’est pas question de… qui s’avère, au calme, pas si idiot… 

  7. Un choix rodé par une approche de quelques décennies après la découverte émerveillée de cette île au milieu des années soixante en accompagnant la fratrie des enfants (Agnès, Claire, Patrice et Emmanuel) Barrat… 

  8. Ici, soit un petit hopital dont les compétences s’étoffent… soit le CHU sur le continent, à Vannes. 

  9. l’emploi reste la ressource la plus rare sur cette île, déjà pas simple en temps normal et encore moins en période de confinement. 

  10. 63 habitants au ㎢, 85 ㎢, voir l’entrée dans Wikipédia consacrée à Belle-île en mer 

  11. Plus de 30 kilomètres de distance entre la gare de Auray et Quiberon Port Maria, c’est-à-dire 45 minutes en temps de transport (hors période estivale…!). Ajoutez ensuite après un temps d’embarquement, 45 autres minutes pour franchir le bras de mer en Ferry, débarquer à Palais. 

  12. Principalement les bateaux de la Compagnie Océane qui assurent le passage des véhicules et des passagers par quasiment tous temps sauf lors des fortes tempêtes, CQFD. 

  13. Porte à Porte, Belle-Île - Aix-en-Provence ? Sans rater aucune correspondance (!!), un départ aux aurores par le premier bateau, un bus, un premier train, le métro à Paris pour changer de gare, un second train, une navette en bus, un autre bus (ou à pied) et une arrivée à près de minuit. Pas mieux dans l’autre sens… 

  14. rappel : vous resterez un étranger où que vous alliez. Ceux qui ne sont pas nés sur place sont rarement entendus. 

le 13/05/2020 à 12:50 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Certaines années comptent triple…

…et quelques jours restent gravés dans nos mémoires

dans ailleurs | mémoire
par Jean-Christophe Courte

Après près de dix-huit mois à changer pratiquement chaque semaine d’horizon, j’apprécie d’être confiné1 dans notre port d’attache breton. Dès qu’il sera possible de nous balader à nouveau, accompagner notre fille pour boucler sa dernière année de master, rejoindre notre fils dans une ville européenne, je lèverais (nous léverons…!) les voiles sans problème.

Mais, en attendant, je goûte chaque jour de cette longue escale avec les routines qui l’accompagnent, la sortie d’une heure quotidienne, les prises de vue avec le post-traitement2 dans la vieille version de Lightroom3.

Si j’ai un soupçon de vague à l’âme, il me suffit de parcourir mes notes (numériques car collectées avec des clichés dans Day One journal + mémoire). Mes souvenirs se rafraîchissent instantanément.

Ainsi deux journées mi-Avril de l’an passé.

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  • Rassurez-vous, peu de photos dans ce billet…

Un récit parmi d’autres

Après un long périple autoroutier depuis Aranjuez4, nous sommes arrivés à Grenade dimanche 14 mars dans une ville interdite aux voitures, semaine sainte5 oblige. Nous avons eu la chance de rejoindre sans aucune difficulté ni contrôle de police une place de stationnement dans un parking (Garaje Trexa Plaza Compos) que j’avais réservé par le biais de notre hébergement.

Une place au sous-sol avec accès par une rampe unique et stationnement du Jeep au chausse-pieds entre deux maigres piliers en béton. C’est dans ces cas là que j’apprécie la direction assistée et les radars de recul, un peu moins la taille de notre vieux véhicule…!

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  • en jaune, l’hébergement ; en rouge, l’emplacement du parking…

Coté hébergement, nos avions réservé6 deux piaules7 Calle de los Damasqueros dans le Nest flats Grenada8 situé dans la vieille ville, quasi au pied des escaliers permettant de monter directement vers l’Alhambra, dans le quartier du Realejo.

La suite nous démontra que nous avions eu un sacré nez car nous étions du bon côté pour éviter d’être coincés par les nombreuses processions qui se déroulent l’après-midi et le soir.

Le plus compliqué fut d’utiliser le système d’identification numérique (!!) pour récupérer nos clés après scan de nos pièces d’identité, etc. Heureusement aidés par une jeune espagnole sympathique à la réception …et notre traductrice personnelle, Aurélia.

Bref, deux chambres impeccables et silencieuses, genre appart’hôtel.

Le temps de déposer nos maigres bagages, nous sommes repartis tous les quatre à l’assaut des collines qu’Aurélia et Béatrice connaissaient déjà.

Mes propres souvenirs datant de plus de trente ans, à une période où il faisait tellement chaud que l’on appréciait de dormir dans le parador de la Sierra Nevada9 proche !

Inutile de rappeler que Grenade, ça monte et ça descend…! Nous emprunté un nombre époustouflant de petites rues et d’escaliers pour nous balader vers la Mezquita de Grenada sur la colline de l’Albaicín10au dessus du Rio Darro en nous laissant porter par nos envies et souvenirs. Avec des vues splendides sur l’Alhambra, bien entendu…

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Au retour, nous avons croisé, vu, entendu plusieurs processions impressionnantes en regagnant difficilement notre hébergement via les rues et ruelles bondées. Je ne sais pas si c’est affaire d’habitude, mais il est assez facile de se repérer dans Grenade. Au pire, coincé, on fait demi-tour et on essaye le voie suivante…

Le lendemain, lundi 15 avril, visite de l’Alhambra en plusieurs étapes (nombreux billets réservés dès février) avant de revenir une seconde fois l’après-midi pour finir par la visite des somptueux jardins et palais Nasrides.

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  • Sachant que l’une des processions emprunte la rue en jaune, la position de notre hébergement était parfaite…

Petit-déjeuner tous ensemble dans notre chambre et départ tôt vers l’Alhambra11. Montée des escaliers à 100 mètres de là puis, 20 minutes plus tard, exténués, nous pénètrons dans les jardins.

Une armée de jardiniers s’active et quel silence hormis les oiseaux et un écureuil qui traverse une allée ombragée.

Bon, c’est bien moi (!!) qui, choisissant un mauvais itinéraire, nous a conduit au bout de 15 minutes à faire demi-tour pour (re)démarrer la visite dans le bon sens entre des groupes arrivés entre-temps. Heureusement, des moments de latence avec moins de monde pour profiter des lieux.

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En effet, nous prenons notre temps, n’hésitant pas à nous arrêter, nous poser et contempler le paysage et les détails de l’architecture, les astuces d’irrigation pour alimenter les jardins. Et les vues sur Grenade qui, le matin, sont somptueuses.

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Nous poursuivons avec le Patio circulaire du Palais de Charles Quint12 dans une très belle lumière et (…relativement) peu de monde…

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Après cette longue visite, fourbus, nous sommes redescendus à l’hébergement pour déjeuner13 après quelques courses si je me souviens bien.

Après une rapide sieste, nous sommes partis dans la ville même faire un tour et consommer quelques pâtisseries et nous rafraichir non loin de la Cathédrale de l’Incarnation14.

Dans l’après-midi, nous sommes remontés à l’Alhambra pour visiter les autres jardins dont l’Alcazaba avant d’enchainer enfin (!) ces autres lieux clés pour lesquels nous étions venus, les Palais Nasrides15 avec la cour des lions, etc. Bon, là, autant le dire, c’était blindé mais supportable (et pas trop étouffant).

Visite encore plus chouette que dans mon souvenir d’il y a trente ans, même si, à cette période là, nous les avions visités quasiment sans touristes, étant les premiers le matin à y pénétrer en arrivant de la Sierra Nevada et distancé rapidement ceux qui nous suivaient.

C’est à la fin de cette dernière visite de 18:00 des Palais Nasrides que nous avons appris que Notre-Dame16 flambait.

Inutile de décrire ce que nous avons ressenti sur le moment. Soulagés d’être ensemble17.

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  • C’était ici-même…

Le soir, nous sommes redescendus par la Cuesta de Gomérez pour trouver un restaurant au lieu de passer directement par les escaliers de la Cuesta Del Realejo.

Idée totalement illusoire dans les fumées et chants des processions, les rares établissements ouverts avec des files d’attente.

Nous avons décidé d’acheter de quoi dîner chez un traiteur italien, Cacho & Pepe18, une petite boutique repérée par Josquin, Calle Colcha.

Pour noyer notre émotion, nous avons acheté du vin et plusieurs types de lasagnes (excellentes), le tout servi par deux personnes adorables, touchées par ce qui venait de se dérouler à Paris (…de la force d’internet, tout le monde est informé en direct de tout dans le monde via son portable).

Du coup, il a fallu se glisser à nouveau sur les trottoirs étroits de la Calle Santa Escolástica en longeant la foule contemplant la procession pour rentrer à notre hébergement.

Une fois arrivé, nous nous sommes rendus compte qu’il nous manquaient des desserts.

Josquin est retourné chez notre petit traiteur (…désolé mais la boutique est réellement minuscule…!) et est revenu avec ces derniers.

Sauf qu’il restait à les payer car il était parti dans l’urgence sans sa carte de crédit (…notez la confiance des gens qui nous avaient vu quelques minutes avant…!).

Josquin et moi sommes ressortis 45 minutes plus tard pour régler. Le temps, une fois de plus, de vivre de près la procession, ses chants, les tambours, les trompes, les lourds chars décorés et portés par des paires d’épaules, les effluves d’encens mais, surtout, de tomber dans un piège !

Guiseppe, l’adorable patron italien, était arrivé dans sa boutique et nous a pris illico en sympathie (il parle français, a vécu à Lyon). Pour célébrer ensemble ce triste événement, il nous a servi un premier verre de vin, puis un second car il fallait absolument goûter tel autre cépage. Heureusement que mon fils a nettement plus de capacités que moi à les boire et à les supporter !

Un second verre de blanc suivi d’un nouveau verre de rouge, très difficile de refuser quoique ce soit à Guiseppe (que j’embrasse, un cœur en or…!).

Après l’avoir remercié dix fois, nous sommes finalement rentrés après avoir longé une dernière fois la longue procession qui se terminait19. Enfin, non, nous l’avons entendu tard dans la nuit

Note de fin : Je n’étais pas ivre (…je ne faisais pas encore la promotion de l’eau ferrugineuse…!), simplement terrassé par cet abus de vin — je bois très peu — mais surtout par la nouvelle de l’incendie. Je n’ai eu aucun souci pour m’endormir, ce qui était nécessaire car nous reprenions la route dès le lendemain matin pour Cordoue, avant que la ville soit à nouveau bouclée dès 12:00.

Néanmoins, avant de m’endormir, j’ai visionné une demi-douzaine de fois l’effondrement de la flèche de Notre-Dame, lu les témoignages des parisiens qui étaient présents (merci Twitter) …comme si je n’arrivais pas à croire la réalité de ce qui venait pourtant de se produire quelques heures plus tôt.

Voilà…


  1. urbanbike | Confiné sur une île, pléonasme… 

  2. À l’aveugle, vue les tribulations chromatiques de l’écran 

  3. Version 5 d’avant les abonnements sur mon vieux MacBook Pro 17” de 2009 

  4. Aranjuez — Wikipédia 

  5. Semaine sainte — Wikipédia 

  6. …dès le début février en arrivant à Salamanca pour un semestre 

  7. souvenir que la période de la semaine sainte est particulièrement recherchée et qu’il faut réserver très longtemps à l’avance. Déjà eu une chance incroyable de trouver deux chambres dans le même établissement à cette période. 

  8. Nest Flats Granada 

  9. Sierra Nevada (Espagne) — Wikipédia 

  10. Albaicín de Grenade — Wikipédia 

  11. Alhambra (Grenade) — Wikipédia 

  12. Palais de Charles Quint (Alhambra) — Wikipédia 

  13. pour info, il y a une supérette du groupe Supermercados Covirán Calle Molinos (angle Cuesta de Los Vergeles), c’est à dire à peine à 100 mètres de l’hébergement situé Calle de los Damasqueros

  14. Cathédrale de l’Incarnation (Grenade) — Wikipédia 

  15. Palais nasrides de l’Alhambra — Wikipédia 

  16. Cathédrale Notre-Dame de Paris — Wikipédia 

  17. Pour mieux comprendre, Josquin bossait pas loin et la cathédrale faisait partie de son environnement urbain quotidien. 

  18. Restaurant italien en plein cœur de Grenade - Avis de voyageurs sur Cacho & Pepe, Grenade - Tripadvisor 

  19. Oui, une procession ne se réalise pas en 10 minutes : les chars et plateformes sont portées par de jeunes hommes et il leur arrive aussi de se blesser tant la charge supportée est lourde. Dès lors, la procession avance par petites étapes de quelques minutes pour faire 50 mètres si tout va bien. 

le 17/04/2020 à 09:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Villa Kérylos

…Je veux bien en être l’un des gardiens…!

dans ailleurs | architecture | voir
par Jean-Christophe Courte

Prolégomènes : aller et retour rapide du 2 au 4 à Nice en évitant de prévenir nos amis sur place qui sortent d’une gastro et, surtout, d’une gigantesque charge de boulot1. Mais en échangeant par message avec d’autres copains à Paris, ces derniers nous préviennent qu’ils seront, eux, de retour le 2 à Nice et donc, pas question d’aller crécher ailleurs !

Il est vrai qu’arriver sur les hauteurs de Cimiez, pouvoir laisser notre véhicule dans leur jardin et filer ensuite à pied (…ça descend !) vers le vieux Nice est pratique.

Sans oublier deux soirées à discuter à bâtons rompus …vu que cela faisait près de 20 ans que l’on ne s’était revus !

À pied !

Découvrir une ville sur une courte période — une journée et demie, plus de 36 kilomètres parcourus et une bonne soixantaine d’étages montés, bifurcation vers la cascade oblige… — reste la meilleure approche même si cela ne concerne qu’un petit L dans un tissu urbain gigantesque…!

S’il nous reste 90 % du territoire à arpenter, nous avons désormais une idée plus précise de ce dernier.

En quittant nos hôtes samedi matin pour retourner à Aix-en-Provence, dernier crochet par Beaulieu-sur-mer pour nous arriver dès l’ouverture à 10 heures à la Villa Kérylos2.

Et c’est l’unique objet de ce billet : allez-y si vous en avez l’occasion.

Quelques vues en vrac (…j’en ai dix fois plus) pour illustrer tant cette reconstitution moderne d’une demeure grecque est éblouissante.

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Déjà la situation est exceptionnelle…

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La terrasse est en hauteur, en dessous un passage qui servait également de chemin des douaniers…

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Une fois dans la Villa, c’est le choc…

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Certaines photos — toutes au iPhone — sont déformées (très grand angle) mais je préfère rendre les espaces…

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Je ne vais tout détailler (faut venir…!) mais m’attarder sur quelques détails…

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Plafonds…

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Mosaïques…

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Éclairages…

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Meubles d’après des relevés sur des vases…

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Fresques

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Bien entendu, dans cette Villa des années 1910, on ne néglige pas le confort et l’hygiène… dont cette douche à la grecque…!

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Bref, vous comprenez mieux pourquoi j’étais prêt à bosser comme gardien (…sauf que ce site appartient désormais à l’État — donation —, que ce sont les mêmes personnels qu’à l’Arc de Triomphe ou au Panthéon)

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J’arrête ici… à vous de vous déplacer désormais…! Mais j’y reviendrais sans difficulté à une autre période…!

Nb : Je vous indique le lien vers la fiche Wikipedia ad hoc.


  1. les deux sont liés : nous ferons comme nous nous le sommes promis au dernier semestre 2019, revenir au printemps 2020. 

  2. photos au 11 pro brutes de fonderie, certaines au très grand angle avec les déformations d’usage totalement assumées ! 

le 06/01/2020 à 12:15 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

À l’usage | Day One, un épatant carnet de voyage sous iOS

Photos, textes, audios, vidéos et météo locale, entre autres…

dans ailleurs | dans mon bocal | mémoire | usages
par Jean-Christophe Courte

Attention : possibles traces d’ironie en introduction…

N’était pas un écrivain voyageur habitué à coucher en pattes de mouche mes réflexions sur un carnet papier fatigué (…à l’aide, cela va sans dire, d’un crayon de bois rogné avec les dents), mais un simple quidam inféodé aux écrans (!), je persiste à me servir de Day One journal + mémoire… Sur mon iPhone1… Mais pas que.

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Je ne vais pas développer à nouveau toutes les raisons qui m’ont conduit à faire le choix de Day One (…accessoirement retrouvez mes arguments via une recherche sur ce blog…) mais revenir aux usages, à mes usages pour être précis…

Comme je l’ai moult fois rappelé, le seul écran qui m’accompagne jour et nuit (…la nuit pour écouter des podcasts, lire des fichiers ePub ou me servir de réveil au petit matin…) est un iPhone, un iPhone 11 Pro Max actuellement.

Si mes déambulations restent modestes, urbaines la plupart du temps, j’apprécie de conserver notes et date de ces balades. Je pourrais me contenter de Ulysses, voire de Drafts, deux applications que j’apprécie particulièrement… Mais d’un naturel paresseux, je prends la plupart du temps un ou quelques clichés…

Et c’est ici que Day One reste incomparable…

À partir d’une image capturée par l’iPhone, — et donc géolocalisée et horodatée — créer une entrée dans ce carnet de voyage numérique est d’une simplicité incomparable.

Je l’importe et ce sont les données de l’image qui vont ajouter chronologiquement une nouvelle note, mémoriser l’emplacement de la prise de vue, rappeler la météo locale, afficher une carte.

Et, si je le souhaite, sur l’instant ou plus tard, compléter ce cliché de quelques notes saisies au clavier…

Instagram pour les amis, Day One pour moi…

Je ne me prive pas de cette simplicité extrême même si j’emploie en parallèle2 Instagram.

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Or, plus fort encore, Day One va chercher toute nouvelle entrée dans ce compte Instagram, la rapatrier sous la forme d’une nouvelle note dans mon carnet de voyage.

Je l’ai dit, je suis paresseux.

Bref, Instagram — et l’envoi de chaque entrée vers Twitter — comme signe de vie à l’intention des amis mais sans géolocalisation précise, sans la date et l’heure de mes clichés.

Ces informations, seul Day One les possède car elles sont personnelles tout comme les notes que j’ajoute.

Des entrées automatiques ou volontaires

Du coup, mon carnet de notes numériques se remplit régulièrement de clichés, associés (ou non) de quelques notes saisies en marge.

Mon équipement de nomade urbain se réduit à cet unique écran, à la fois bloc-notes, appareil photo, boussole, billets de train, dictionnaire, grenouille météo, cartes topographiques…

Plus tard (…comprendre, le soir ou quelques jours après), au calme3, je reprends ce carnet numérique que j’édite, complète, réécrit les entrées, la photo ou les photos associées me restituant le contexte de chaque événement.

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Quand mon iPad est disponible, c’est dans Nebo que je reprends mes notes puis les copie colle dans Day One.

Mais cela peut aussi s’effectuer sur mon antique MacBook Pro de 2009 (…même si la version embarquée de Day One est obsolète et ne me permet que de créer de nouvelles entrées).

Connexion. Ou pas…

Car Day One est bien un carnet que l’on peut synchroniser au moment souhaité : pas nécessaire d’être relié à l’internet en permanence.

C’est uniquement en présence d’une connexion que le contenu de Day One sera synchronisé vers le serveur de l’application puis, dans un second temps, redistribué vers les autres écrans connectés à mon compte. Mais si j’ai modifié une note sur un autre écran (sur l’iPad notamment), c’est bien la plus récente qui sera prise en compte, CQFD.

Cela veut dire que je peux nourrir à tout instant mon carnet sur mon iPhone et que mes notes seront à nouveau synchronisées4 si le réseau est disponible, 4G ou internet.

Les textes sont synchronisés en premier lieu, les photos demandant plus de bande passante.

Day One supporte également les notes audio et vidéo mais j’ai peu exploré cette option (une douzaine de vidéos à ce jour).

Simplicité d’emploi

Voilà pourquoi j’emploie depuis tant d’années Day One, application qui a su se transformer, évoluer …sans jamais perdre5 une seule de mes notes.

S’il est naturel de rechercher en permanence la meilleure solution, se laisser séduire par les descriptions miraculeuses du dernier produit annoncé, il ne me semble pas inutile de rappeler qu’il existe déjà des applications qui fonctionnent, qui ont de la bouteille, du recul et font bien moins de bruit.

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Alors, oui, cette solution a un coût pour l’utiliser à fond mais elle vous permet de nourrir votre carnet depuis iOS comme depuis macOS. Et de synchroniser ce carnet sur tous vos écrans, de ranger vos notes dans des dossiers précis, etc.

Bien entendu, il y a d’autres solutions mais je n’évoque que celle j’apprécie et utilise à titre personnel.

Pour finir, ma propre version de Day One consigne plus de 11 111 notes au moment où je termine ce billet (…comprenant 13 043 visuels) pour un total de 2798 jours…


  1. urbanbike | Voyage, sac à dos et …iPhone 

  2. vu les derniers rebondissements, je sens que cette fin d’année est le moment propice. Sans oublier que limiter les réseaux sociaux est aussi l’assurance de plus de calme intérieur ! 

  3. sous une toile de tente, au coin d’un poêle dans une cabane en rondins imaginaire mais plus vraisemblablement dans un lit à la lumière d’une LED…! 

  4. contrairement à Drafts ou autres, Day One utilise son propre cloud et stocke les clichés en haute définition. 

  5. pour autant que je m’en souvienne…! 

le 27/12/2019 à 11:25 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Pourquoi je conduis — quand même — un méchant SUV ?

Accessoirement : comment perdre ses lecteurs…

dans ailleurs | dans mon bocal | groummphh | usages
par Jean-Christophe Courte

Ces derniers mois, je lis des billets, humeurs, tweets rageurs à propos des SUV. Tout le monde a un avis définitif …en oubliant qu’il n’y a pas un unique usage de ce type de véhicule mais bien des tas (et que la géographie peut avoir une incidence notable).

Oui, ça ne sert pas qu’a déposer ses rejetons devant l’école…!

Etant piéton 97 % de mon temps, je n’apprécie pas plus que vous, lecteur, la désinvolture de certains conducteurs à notre égard. Et ce, quelque soit l’encombrement de leur véhicule (gros ou petit, sans distinction), j’exècre ceux qui font fi du code de la route et nous menacent physiquement par leurs manœuvres absurdes, masqués derrière les vitres teintées de leurs habitacles.

Car, en ce cas, pourquoi souhaiter n’interdire que les SUV ?!

En ce qui me concerne, les rares fois où j’ai été agressé en tant que piéton sur un passage piéton en ville, voire en tant que conducteur (…toujours en ville), ce n’était pas par des SUV !

…peut-être un problème d’éducation ?

En France, si je m’arrête pour laisser passer une personne âgée ou un gamin, je ne compte plus les coups de klaxon, voire les insultes ou gestes vulgaires au feu suivant !

En Espagne, c’est l’inverse : les véhicules s’arrêtent d’emblée pour vous laisser passer comme piéton (…mais vous engueuleront — à raison — si vous le faites hors des clous). Je peux vous dire que c’est très agréable de voir le code de la route1 respecté.

Mais je m’égare : ces dernières années, je suis avant tout un piéton à 97 % (…estimation au doigt mouillé).
Et un piéton qui prend parfois le bus si trop chargé ou si ses jambes ne tiennent plus.

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  • Ce matin, le bus pour rejoindre mon vieux copain Thierry Seray…

Pour un petit pour-cent de mon temps, je me juche sur un vélo pour me rendre d’un point à un autre ou filer au marché.

Et les 2 % du temps qui reste ?

Je roule dans un méchant SUV.

Pourquoi pas un petit véhicule ?

Vous vous doutez que nombre de personnes refusent d’associer urbanbike à ça !
Et pourtant, même pas honte !

Certes, nous aurions pu acquérir un véhicule neuf, une petite citadine pas chère (…mais plus chère que notre véhicule de seconde main) ces dernières années. Sauf que non.

Le paradoxe réside dans nos usages.

La semaine, on ne roule pas. Mais dès que nous avons du temps libre, nous partons généralement à trois ou quatre et, souvent, chargés (…valises, meubles et même piano en Espagne) pour nous rendre ou revenir d’une destination éloignée.

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  • Ici, départ de Salamanca (en ayant laissé nos sur-matelas qui étaient roulés à l’aller et, heuuuu, pas du tout encombrants)…

“Mais une petite citadine fait parfaitement l’affaire !”

Toujours pas.
Pour des raisons qui vont de l’envie de rester sur la chaussée lors d’un épisode météo violent2, un réel besoin de confort sur de très longues distances (…pas fan du mode sardines et buée) et les habituelles parenthèses sur routes défoncées ou disparues sous 15 cm d’eau.
Et, accessoirement, ne pas finir en mode puzzle en cas d’accident.

Bref, j’utilise un SUV, un vrai, un tatoué (!), de ceux qui tiennent sur la durée3.
L’actuel est un Jeep de 2005 qui tutoie les 300 000 kilomètres au compteur. Nous l’avons acquis d’occasions début de l’an passé et fait entièrement révisé par étapes.

Son empreinte écologique4 n’est plus (…à la louche) que le carbone5 qu’il relâche quand nous l’utilisons, c’est à dire pas grand chose vu notre faible kilométrage.

Oui, le train reste la meilleure alternative quand nous ne sommes pas chargés. Quant à l’avion, c’est non.

Et comme expliqué plus haut, hormis de rares courses de proximité6 (une fois par mois7…?), l’objectif est de couvrir de longues distances à plusieurs, non d’aller en voiture au supermarché à 400 mètres pour ne pas être mouillé au retour…!

Usage non urbain

En Espagne, ce Jeep8 nous a servi pour rejoindre des lieux éloignés (Salamanca est situé sur un plateau à 800 m d’altitude et il faut fréquemment franchir des cols9 localement, voire les Pyrénées pour revenir en France !).
Les villages de montagne comme La Alberca sont à une heure de route, les villes comme Valladolid ou Cáceres assez éloignées.

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  • C’est un poil montagneux, le différentiel de température étonnant (des journées entre -4° et 22°) et peu de mitage urbain…

Si le réseau routier est en bon état, ça se gâte parfois quand on arrive à destination …au bout du bout de la Sierra.

Disposer d’un véhicule avec une large garde au sol nous a fréquemment tiré d’affaire, que ce soit dans le Queyras, dans les Marches en Italie et, bien entendu, au Portugal comme en Espagne.

Un jour la fin du voyage

Tout ceci prendra fin un de ces quatre.
Le jour où nous cesserons de nous balader, nous larguerons sans regrets la voiture.
Sauf que celle-ci aurait été utilisée, usée et connaîtra (…sauf accident) un nouveau propriétaire.

En attendant, ce Jeep devrait pouvoir effectuer — avec parcimonie — 150 000 kilomètres de plus (…nous, peut-être pas…!) et nous permettre de retourner en Italie, en Espagne mais aussi nous balader dans les Cévennes, etc.

Certes, c’est un choix que l’on peut contester, dénigrer mais c’est le notre.

Maintenant, libre à vous de me caser dans la catégorie des abomifreux pas écolos (…or, ça se discute, vous avez quelques arguments ici et là4), voire carrément cesser de lire Urbanbike… le (très) mal nommé du coup !


  1. Passage pour piétons en France 

  2. Nous ne nous sommes pas trouvés sous un épisode Cévenol cette année mais le souvenir de la A86 impraticable (nous étions les seuls sur la route à circuler sur la pente entre Vélizy et Versailles) pour cause de neige. Ou, vers Uzerche, la mémoire d’un passage de grêle inattendu associée à la pluie verglaçante. Ce sont des moments où l’on apprécie d’avoir conservé un méchant SUV. Et d’être arrivés à bon port. 

  3. urbanbike | Garder sa vieille voiture ? 

  4. urbanbike | Sortir du Diesel, de l’essence, du plastique, oui… 

  5. c’est mon côté facétieux… Une Tesla Model 3 générerait-elle plus de CO2 qu’une Mercedes diesel ? 

  6. De l’avantage de pouvoir faire ses courses avec un sac à dos et à pied. Ou un simple vélo avec un panier. 

  7. Pour mémoire, on peut être conducteur de SUV et ne pas se conduire comme un beauf. Si, si. 

  8. quitte à choisir, un modèle haut de gamme d’occasion vous permet de retrouver des options désormais en standard dans les citadines du jour. Mais à un coût, réparations comprises, nettement inférieur (…okay, sans garantie constructeur, etc.). Sans oublier l’aspect réellement écologique …même si cela peut sembler incompatible à première vue. 

  9. En 2019, des conditions météorologiques pas trop extrêmes contrairement au printemps 2018 ou actuellement mi-novembre. 

le 21/11/2019 à 14:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Limite stockage sur votre iPhone ?

Déchargez — temporairement — les applications inutilisées…

dans ailleurs | grospod | pratique | usages
par Jean-Christophe Courte

Puis rechargez-les quand vous en aurez à nouveau besoin, les fichiers et données associées étant toujours présents dans votre iPhone (ou iPad)…

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De fait, les apps sont toujours visibles et prêtes à être rechargées illico : elles ne disparaissent pas des dossiers, même si ce ne sont que des enveloppes vides de code avec néanmoins nos données personnelles …qui n’appartiennent pas à l’application de base (et pour cause !).

J’ai tendance à conserver toutes les photos réalisées au format HEIC avant de les sauvegarder proprement dans ma base Lightroom depuis mon vieux MacBook Pro 17 pouces.

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Même si ce format est léger, approcher les 8000 clichés sur l’iPhone prend de la place.

En attendant de tout sauvegarder proprement (…bien que déjà réalisé sur deux disques de 3 To mais deux autres de même capacité m’attendent en décembre…), l’espace sur le iPhone 11 Pro Max se réduit (façon de parler…!).

Du coup, j’ai testé préventivement l’option de déchargement des applications et effectué quelques copies d’écran pour illustrer cette manœuvre proposée par Apple sous iOS 13.

Il suffit d’appuyer dessus pour réinstaller l’app proprement.

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Je passe par Réglages puis Général, Stockage iPhone pour aller décharger les apps que je n’utilise pas, le dispositif indique d’ailleurs la date de la dernière utilisation.

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Ensuite les instructions à l’écran sont claires. Idem pour réinstaller depuis cette même voie…

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C’est tout. À vous de voir !

Note de fin : je vais me calmer en terme de publication de billets même si je le fais essentiellement pour ma tribu et les quelques amis qui me lisent encore… Vu la publicité qui inonde — littéralement — urbanbike, vous vous doutez bien que c’est pour le plaisir et cette habitude un peu étrange de partager des connaissances même si celles-ci n’ont rien de crucial.
Et entretenir ce site me coûte moins cher que de consulter…!

le 16/11/2019 à 07:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?