Urbanbike

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Les sons de la nature pour les enfants

wildmusic.org

dans ailleurs | potager
par Joël Seguin

Wildmusic est une nouvelle exposition créée par le Musée des Sciences de Minneapolis.  C’est aux Etats-Unis et c’est aussi scientifiques et musiciens travaillant sur le son chez les animaux nous permet d’apprécier de majestueuses

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La France vue d’outre atlantique

La télé à portée de clic…

dans ailleurs
par Joël Seguin

En regardant Vol de nuitMax Gallo parlait de son dernier livre…

Installé à environ 7000 kilomètres de la France, c’est passionnant d’avoir accès à ces émissions françaises disponibles en ligne. À la carte. Avec une qualité remarquable pour les visionner. C’est fascinant de pouvoir vivre pour la première fois au sein d’une autre culture sans perdre inexorablement ses liens avec son pays d’origine. S’expatrier sans se perdre. Notamment rentrer et repartir en atténuant le fameux

Géographie bretonne

Un peu de régionalisme pour changer

dans ailleurs
par Jean-Christophe Courte

Comme le rappelle ce site, la Bretagne, c’est 5 départements français qui recouvrent le Trégor, le Vannetais, la Cornouaille et 6 autres régions historiques, plus de 1500 villes et communes, 26 pays…!
Aussi, si vous êtes bretonnant de souche ou de cœur, geobreizh est un site pratique et bien fichu qui va au delà de la simple information géographie et que vous vous surprendrez à consulter de temps à autre pour la richesse de ses statistiques, pour ses cartes et autres informations sur le monde breton. Même un lien vers un dictionnaire Breton - Français bien pratique et pas morjin
Manque juste de l’info sur les bières (comment Mikael, rien sur la Telenn Du…?!) comme sur la cuisine ou encore les grandes communautés bretonnes hors de Bretagne mais ce n’est qu’une question de temps…! Bref, à suivre…

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Note : Cela devrait être également un .bzh un de ces quatre, histoire d’avoir urbanbike.bzh par exemple…! Nous sommes plus de 13000 à avoir signé pour cette extension (nous en avions parlé ici).

le 21/03/2007 à 05:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

La longue route

37 455 milles sans toucher terre

dans ailleurs | lire
par Jean-Christophe Courte

Ce livre n'a pas été composé à l'heure du PostScript aux restitutions typographiques impeccables à l'impression… En le parcourant, on se laisse à penser que les matrices de cet ouvrage imprimé dans les années 80 se sont volatilisées, qu'il fût, peut être, composé au plomb — quoi de plus naturel pour un récit dont l'un des héros est un voilier…! On imagine que l'éditeur a du recourir au clichage d'un ultime exemplaire pour éviter de tout recomposer… Les lettres sont grillées comme attaquées par le sel, les photos saturées et renforcées… Seule la préface de Gérard Janichon, plus récente, échappe à l'érosion…

Et, paradoxe, comme pour vagabond des mers, ce fac-similé rend le récit haletant, s'additionne à la simplicité du style comme à cette autre leçon de vie que nous offre Bernard Moitessier… Loin des effets graphiques qu'apportent de superbes mises en pages sur des récits d’aventuriers contemporains, c'est le texte seul qui nous happe comme échappé d'une bouteille à la mer…

Pourtant, si l'on y réfléchit quelques secondes, pourquoi perdre du temps à une lire une histoire assez banale en regard des exploits médiatisés et quasi-quotidiens d'aujourd'hui, ces aventures où la moindre confidence, coup de cafard, problème technique du sportif sponsorisé nous est distillé à longueur de journaux télévisés ou radiophoniques. Pratiquement en direct…

Parti de Plymouth le 22 août 1968 pour faire le tour du monde en solitaire, Moitessier et ses copains se lancèrent à l'époque sans GPS, sans panneaux solaires, sans radio-téléphone…
Et sans aucune assistance. Une course inconcevable désormais.

La seule solution pour donner de ses nouvelles était alors de passer pas trop loin des ports ou de gros navires. En espérant être signalé à l'organisateur de la course, le Sunday Times. Pour transmettre le courrier et des paquets de pellicule, Moitessier s'approchait en risquant sa peau et son bateau des cargos et balançait — à l'aide de son lance-pierre fabriqué maison — sa missive sur le pont de ces derniers. En priant pour qu'un marin s'en saisisse alors et fasse suivre au prochain mouillage… Cette course, nous l'avions suivi en complet différé. Personne ne savait réellement où se situaient les concurrents et s'ils étaient encore en vie au moment où nous parvenaient de leurs nouvelles…

Si vous êtes encore en train de lire ce billet, c'est que cette histoire n'est pas si banale en définitive.
La longue route, c'est le journal de bord d'un marin qui navigue seul sur son voilier. Ce sont ses pensées pour son bateau, ses proches, son épouse Françoise, ses mômes, ses copains de course qui ne sont pas perçus comme des adversaires. C'est le quotidien des coups de vent, des réparations, des moyennes réalisées. C'est la cuisine autant que l'esprit qui vagabonde avec la mer à perte de vue…Et des moments magiques comme cette mouette qui vient dormir sur son genou, les étoiles, les poissons volants…

Après son tour du monde, après le Horn, au lieu de remonter vers le nord récupérer son prix, Moitessier double à nouveau le Cap de bonne espérance qu'il avait passé 5 mois plus tôt, longe la Tasmanie et file vers Tahiti. Il y arrivera le 21 juin 1969, quasiment 10 mois après son départ de Plymouth après avoir parcouru près de 37 455 milles (69 367 kilomètres terrestres). 10 mois en solitaire. Tous les pourquoi de son abandon sont en filigrane dans ce livre.

Seul Robin Knox-Johnston est revenu en Angleterre pour couper la ligne d'arrivée et empocher le prix du Golden Globe Challenge. Il fût même anobli par la Reine quelques années après. Paradoxalement, cette victoire méritée de Robin sur son petit bateau tout comme le suicide de Donald Crowhurst furent éclipsés par l'abandon a priori incompréhensible de Moitessier pourtant en tête sur Joshua.

Bref, c'est cette véritable histoire que je vous engage à feuilleter… Celle d'un gars qui décide de ne pas perdre son âme, qui fait un bras d'honneur à une récompense largement méritée pour ne pas se perdre. À méditer même dans notre univers terrestre quotidien… Et s'interroger sur ces honneurs qui enchaînent, ces promotions qui coupent les ailes…
Moitessier nous livre ici sa réponse.

La longue route image
Bernard Moitessier
Éditions Arthaud
9782700396546 | 20 €

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le 06/03/2007 à 09:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Naître en français

Récit d'enfance dans divers lieux

dans ailleurs | lire
par Jean-Christophe Courte

Stella Baruk n'est pas que l'auteur de livres sur les mathématiques…! Même si je vous recommande son dictionnaire de mathématiques élémentaires, ouvrage de 1346 pages — mis en pages par l'auteur sous MacWrite (en 1995), livre d'ouverture sur les maths et preuve que l'on aurait pu me les enseigner d'une manière beaucoup plus agréable et intelligente, ses souvenirs d'enfance sont passionnants.
Ce n'est pas par hasard si ce livre a été retenu par le festival des étonnants voyageurs en 2006.
Un père complice, Une mère un peu gonflante, deux parents enseignants, une naissance à Yezd (Iran) avant de partir à Alep (Syrie) puis Beyrouth (Liban)… La suite, c'est Paris mais cela fera peut être l'objet d'un autre récit. Sans oublier la musique, un petit frère et un monde troublé mais encore vivable…
Avec une France toujours en ligne de mire pour ses parents (la mère patrie pour son père), comme un ancrage dans cette succession de déplacements et de questions d'une mouflette curieuse. Et les réadaptations successives — tous ceux qui ont vécu, gamins, à l'étranger se souviennent de ces périodes où leur univers bascule, les nouvelles odeurs, sons, couleurs, coutumes, terrains de jeu… Et la pension.
Bref, un texte qui m'a ramené à mes propres interrogations d'enfant.
C'est profond, drôle et ironique car cela m'évoque des tas de personnages. Et c'est, faut-il le dire, superbement bien écrit…
Un extrait…
Avec maman, on vivait dans un autre monde. Tel qu'elle le concevait, il était à ce point fait de prescriptions et d'ordonnancements qu'il eût été, si on l'avait voulu, extrêmement facile de vivre avec elle. Il n'y avait qu'une seule façon de plier sa serviette, de faire sa toilette, de laver une assiette. Il n'y avait qu'une seule façon de bien se tenir, de bien parler, de bien penser, de bien réagir, en particulier à ses bienfaits. Et comme ceux-ci remplissaient le temps diurne, et parfois nocturne, en cas de maladie ou de réveils intempestifs, une sorte de perpétuelle louange aurait dû nous emplir et déborder chaque fois qu'une occasion se présentait. À part cela, je pouvais poser quelques questions, mais surtout approuver puis obtempérer.

Naître en français image
Stella Baruk
Collection Haute enfance
Gallimard
9782070776399 | 17,50 €

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le 02/03/2007 à 06:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Manteau neigeux

Saint Paul, MN 44.93N - 93.13W

dans ailleurs | potager
par Joël Seguin

Le blizzard ne faiblit pas depuis hier, la neige arrive avec le vent, forme des congères. Cela me rappelle ma Haute-Savoie.

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Note de JC : Le Minnesota, c’est au centre de la tache bleu en haut, à gauche des grands lacs et sous le Canada…

le 25/02/2007 à 17:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Joël Seguin | Partager…?

L’imprimerie de Dergué | chapitre 5

Au pays de la science contemplative

dans ailleurs | lire
par Joël Seguin

Dergué, grosse bourgade nichée entre des falaises vertigineuses perçées par une rivière tumultueuse dans l’immense plateau tibétain, cache un joyau unique au monde : la plus grande imprimerie artisanale de l’histoire de l’humanité. Elle abrite des centaines de planches de bois gravées, qui ne servent pas à imprimer des journaux ou des romans, mais des textes bouddhiques, des traités d’histoire, de médecine traditionnelle et d’astrologie. Tout le travail, depuis la gravure des planches de xylographie jusqu’à l’emballage des livres, en passant par la fabrication de l’encre et du papier, se fait à la main, et de la même façon depuis trois siècles.

Matthieu Ricard, traducteur du Dalaï-Lama en France, nous fait découvrir son Tibet après plus de trentes années passées sur le toit du monde.
230 pages d’un beau livre à déguster lentement.

Tibet. Regards de compassion
Textes et photographies de Matthieu Ricard
La Martinière
9782732434308 / 39 €

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le 22/02/2007 à 09:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Joël Seguin | Partager…?