Urbanbike

Recherche | mode avancée

Marseille : -7600 ans !

Au pied de la gare Saint-Charles

dans ailleurs | voir
par Jean-Christophe Courte

C’est un genre de nouvelle réjouissante et elle n’a rien à voir avec Taxi 4. Surtout quand on est déjà venu par le train à Marseille et que l’on a foulé sans le savoir le lieu des fouilles. En effet, au pied de cette gare, dans le cadre des missions préventives de l’INRAP, les chercheurs sont tombés sur un superbe site…
Un billet de Pierre Barthélémy le résume sur Le Monde

Venue, par voie maritime, du Proche-Orient, une population d’agriculteurs et de bergers, les acteurs de ce que les préhistoriens appellent la révolution néolithique, s’installe sur ce qui est aujourd’hui la colline Saint-Charles. A l’époque, au lieu de se trouver à un jet de pierre de la Méditerranée, l’endroit en est distant de quelques kilomètres.

La suite est sur le site même de l’INRAP.

Pendant que vous passez sur ce site, faites un tour ici

image

le 20/02/2007 à 05:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Un autre regard sur la route…

Si la route m'était contée…

dans ailleurs | lire
par Jean-Christophe Courte

Nombreux sont ceux qui rêvent de prendre la route et qui, une fois dessus ou sur le talus qui la borde, ne savent pas regarder… Or, quand on voyage, piéton ou motorisé, il est bon de prendre son temps et de découvrir les paysages que l'on traverse… Qu'ils soient urbains ou ruraux, porter son regard hors de la route (sans oublier son volant, le trafic comme d'utiliser ces rétroviseurs…!) est un moyen fantastique de ne jamais s'ennuyer, de (se) raconter des histoires, découvrir les régions ou zones traversées et de prendre conscience de leur diversité… Sans parler de l'architecture, des toits, de leurs pentes, de la couleur des pierres…

Quand je pars voir mes parents, je jette toujours un long regard sur une réserve d'eau coincée entre un pylône, deux autoroutes et la bretelle qui les relient. Depuis que cette jonction a été mise en service, le paysage s'est doucement modifié. Ce no man's land abrite — dans toutes les exceptions du terme — faune et flore sauvage. Là, loin de l'homme qui passe pourtant à quelques mètres à 50 kilomètres heure, une vie paisible se développe, les ajoncs comme les roseaux ont pris possession du plan d'eau et les canards, mouettes et autres volatiles à plume y mènent une existence… Tranquille ! À la vue de ceux qui veulent bien prendre le temps de regarder, bien sûr…

Le livre de Gilles Rabin et de Luc Gwiazdzinski est dédié à cette route là, celle de Bernard Ollivier, à cet autre regard que nous pouvons, si nous le développons en nous, porter sur cette langue de bitume ou de terre qui parcourt nos contrées… Tout et évoqué, les panneaux, le temps, les espèces qui colonisent de nouvelles oasis, les moyens de circuler, les codes, ses usages, son coût… Bref, place au livre.

À offrir à tous les férus de voyage, aux curieux comme à vous-même… Cela se lit en diagonal, on pioche dedans comme dans une boîte à biscuits. À laisser dans un endroit calme à portée de main…

Si la route m'était contée… image
Gilles Rabin et Luc Gwiazdzinski
Eyrolles
9782708136199 | 20 € | 292 pages

image

le 25/01/2007 à 06:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Vagabond des mers du sud

Bernard Moitessier

dans ailleurs | lire
par Jean-Christophe Courte

En écoutant récemment à la radio une interview des années 1950 de Georges Carpentier, un boxeur français qui avait combattu Jack Dempsey en 1923, un sportif à la diction élégante et au français précis — je passe sous silence l'écrivain invité à cette émission que j'avais pris au vol et qui se moquait du français "trop parfait" de ce vieux monsieur alors qu'il n'hésita pas à employer deux fois en une minute l'expression "quelque part…" (j'adore ces donneurs de leçons goncourisés…), j'ai aussitôt fait le rapprochent avec l'écriture fine de Bernard Moitessier que je lis en ce moment.
J'ai mis à nouveau le nez dans Vagabond des mers du sud, un ouvrage qui semble n'avoir pas pris une ride depuis sa première édition en 1960…

Bon, faut être un peu, beaucoup, passionnément fondu de mer et de marine à voile pour lire ce récit où la manière de bien capeyer occupe l'auteur et ses camarades de mer pendant pas mal de pages tout comme l'usage du bout-dehors où la réalisation d'une dispositif de trinquettes jumelles, l'adaptation du gouvernail automatique emprunté à Marin Marie. Car Moitessier passe du coq à l'âne, est toujours en alerte, raconte ce qu'il voit, décrit ses traversées, expose ses réflexions et rend tout captivant avec un style fluide et précis…

Passionnant car Moitessier évoque les années 50 de l'après guerre où tout semblait possible… Dont faire le tour du monde avec quasiment rien en poche. Le récit commence par son premier naufrage en 1952 aux Chagos. Il relate ensuite la construction de son second bateau en bois à Maurice avoir failli finir dans la gueule d'un requin en faisant de la chasse sous-marine ; évoque son activité de pécheur à Saint-Brandon comme son métier de charpentier de marine à Durban ; explique en détail sa technique pour calfater sous l'eau avec du coton sec (si, si…!), chasser sa pitance au lance-pierre à Capetown, etc. Avant de partir pour les Antilles, toujours avec quasiment rien en poche…! Chaque étape prend du temps car il faut trouver un job pour se renflouer… financièrement.

À l'heure où certains ne raisonnent plus qu'en terme de "droits", en exigeant que la société les assistent en permanence, Moitessier leur adresse un fantastique bras d'honneur avec une vie précaire et totalement assumée, une prise de risques continue, le tout assorti d'un message on ne peut plus clair : agissez par vous même, prenez-vous en main…! Pas mal comme ligne de conduite en 2007…

Définir d'un mot ce livre est impossible : c'est une étonnante leçon de vie, un manuel de navigation, un guide de débrouillardise car Moitessier est toujours partant pour apprendre (…tour-à-tour charpentier, soudeur, tresseur de cordages de récupération, plombier, aménageur continuel de son espace intérieur, etc.), une réflexion poussée sur les bateaux conçus pour de tels voyages, des astuces pour tout marin un peu curieux comme pour les architectes navals. Bref, le récit d'un homme simple et libre, pudique, naviguant à l'instinct, prenant la vie comme elle se présente, opportuniste, actif et ouvert aux rencontres. Et solide face aux naufrages…

Pour ceux qui l'auraient oublié, Moitessier est ce très grand marin qui envoya paître la course en solitaire qu'il gagnait en 1969 pour regagner directement Tahiti après un tour et demi de voile en solitaire… Son bateau de l’époque, le Joshua, est désormais classé monument historique, point qui aurait fait bien rigoler cet anti-conformiste…

Bref, au même titre que les récits de voyage d'un Bernard Ollivier, d'un Redmond O'Hanlon, ou encore de Patrick Leigh Fermor, c'est une écriture agréable, plaisante que vous entraîne à tourner les pages sans vous arrêter tant ce sont de nouveaux univers qui s'ouvrent à nous. Alors si vous avez un petit (…ou un gros) coup de déprime, c'est un remède souverain à la mélancolie…

À lire et à relire…

Vagabond des mers du sud image
Bernard Moitessier
Arthaud
9782700396102 | 20 €

image

le 04/01/2007 à 06:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Relocalisation d’entreprise et bon sens

Un exemple de relocalisation… en France

dans ailleurs
par Jean-Christophe Courte

Ce rapide billet juste pour rappeler que derrière une relocalisation à l’étranger, il y a parfois des facteurs oubliés… Olivier Bouba-Olga l’écrit dans son excellent blog à nouveau…
Cet exemple du jour — à lire donc !! — est significatif…

(…) si l’adaptation des entreprises françaises à l’approfondissement de la mondialisation passe pour une part importante par l’innovation, cette dernière ne doit pas être réduite à l’innovation technologique : la capacité à reconfigurer l’organisation d’ensemble — autrement dit la capacité d’innovation organisationnelle — est au moins aussi importante.

Un autre point que j’aime bien dans ses explications est le thème de la qualité… Bref des tas de billets à lire pour peser le pour et le contre…!
Excellent blog accessible même à des gens qui ne comprennent rien à l’économie… J’en suis une parfaite illustration…!

image

le 21/12/2006 à 13:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Paris s’éveille…

Hier

dans ailleurs | photographie
par Jean-Christophe Courte

À l’attention en particulier de deux nostalgiques de Paris, ces petites vues (…Est, puis Ouest) depuis la passerelle Léopold Senghor qui relie le Musée d’Orsay au jardin des Tuileries…
Il est 9 heures moins le quart, il fait frais et quelques vélos passent en silence sur le revêtement de bois…

image

Une heure après, je traverse à nouveau la Seine pour sauter dans mon RER et rentrer at home

image

L’eau est juste trouble par les passages des péniches qui descendent sur l’aval… Pendant, ce temps, sur les quais, quelle agitation…!

Et la passerelle…?

image

Note : L"ami Béat m’écrit ceci ce soir…!

Marrant, je suis passé là, il y a une semaine, vers 17:30. Et j’ai fait ce petit cliché.

image

Marrant, non…!

le 02/12/2006 à 06:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Dinan | 1

Encorbellements et colombages

dans ailleurs | architecture
par Jean-Christophe Courte

Cette ville des Côtes d’Armor recèle un très beau centre médiéval (enfin, deux car il y a une ville haute entourée de remparts et une ville basse avec son port sur la Rance…) qui mérite une longue balade dans les rues car il est rare de trouver autant de maisons en bois à encorbellements et colombages en si bon état…

image

Les pluviales ne sont pas d’époque…!
Remarquez les poteaux en bois qui permettent de créer une galerie couverte. Ou encore cette maison avec des volets de bois au rez-de-chaussée à l’identique des échoppes du temps jadis…

image

Notez aussi ces deux maisons contemporaines qui s’intègrent dans le tissu en conservant une modénature traditionnelle…

image

Dans les rues en pente, cela donne tout un jeu de décrochements très agréable à l’œil…

image

Et ces derniers détails d’encorbellements de la maison du Gouverneur dans la rue du petit-port.

image

le 11/11/2006 à 07:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Retour de St-Malo

Break en baie du Mont Saint-Michel et Cote d’Émeraude

dans ailleurs
par Jean-Christophe Courte

72 heures sans internet… Nous sommes partis à St-Malo en évitant l’ouverture vendredi de l’expo Quai des Bulles qui a provoqué des bouchons déments jusqu’à Paramé…! Côté sombre, l’aquarium (…très décevant en regard de celui de La Rochelle) ou encore Dinard, réellement mortel à cette saison…
Côté agréable, les remparts le soir (St-Malo dans les murs est bourré de restaurants de surcroît…), mais surtout le bassin de la Rance avec le village de Saint-Suliac (posez-vous une heure sur le quai des Lanconniers à voir vivre le petit port).
Pour finir, Dinan. Oubliez la périphérie pour vous concentrer sur la la rue du Jerzual suivi de la rue du petit fort, …assez raide, qui descend jusqu’au chemin de halage et relie le fleuve à la vielle ville… Cette dernière mérite un long détour car elle est parsemée de maisons à colombages en bon état aux décrochements hardis. À noter, quelques constructions récentes qui s’intègrent bien dans cette architecture ancienne.
Et puis, même s’il est de bon ton de s’en moquer, le Mont Saint Michel reste une valeur sûre (surtout en cette saison, à condition de s’y rendre de bonne heure à marée basse même si la baie s’envase…). Oubliez la légion de marchands de cartes postales et de boissons sucrées dans la ville basse, doublez les touristes pour vous rendre immédiatement à l’abbaye. Certes, c’est un paquet de marches à gravir… Après, si le temps vous est favorable, c’est — architecturalement — fantastique… Entre le cloître, le réfectoire, les vertiges des premières églises et les extérieurs avec vue sur l’îlot de Tombelaine, l’oeil est sans cesse attiré… Le retour par les remparts évite de repasser devant les innombrables boutiques et vous permet de vous rendre directement à la porte de la ville tout en laissant votre regard flotter au loin sur la baie. Vous pouvez ensuite vous rendre à Avranches pour découvrir le Scriptorial qui vient d’ouvrir en août 2006. Et déjeuner sur place à moindre coût…!

image

le 05/11/2006 à 12:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?