Urbanbike

Recherche | mode avancée

Défragmentés

Jour laotien

dans ailleurs
par Michaël Thévenet

image

Long silence cette deuxième année laotienne où s'infiltre et s'installe en nous quelque valeur centrale d'ici, nonchalance. La vie serait toute de quotidien vécu à et dans l'instant, hors la régulation de l'école. Filèrent saisons sèche et fraîche, chaude et sèche jusqu'au retour des pluies. Ni chute de crapauds en troupeaux, ni déluges ininterrompus ces quelques très intenses orages tropicaux précisent la remontée des eaux. Hardi Mékong à la reconquête de ses berges, encore treize mètres à remonter avant que de se pourlécher les rives.

Année deux où se re-vivent les découvertes de la première. Nous voilà déjà moins en terre étrangère. Le nouveau d'hier devenu le reconnaissable d'aujourd'hui, pas encore le familier encore moins le lassant. Saurions-nous mieux nous dénouer la langue et l'oreille – diable de langue tonale – que nous serions même presque chez nous ; Anne en seul interprète n'y suffit.

Aventures encore, la découverte recommencée des méandres administratifs laotiens au motif d'un double cambriolage. Maison d'abord bureau ensuite, les deux ordinateurs portables et leurs sauvegardes partis refaire leur vie, loin de nous. Collapsus cybernétique, deux mémoires individuelles et la familiale tronquées, amputées ; amnésie numérique. Beau motif de réflexion renouvelée pour le thésard, motif moins élégant pour le théoricien qui négligea la vitale pratique réplicative, trop paranoïde pour cette latitude.

S'approchent la fin de l'année et les vacances subséquentes. La grande maison des bords du Mékong nous charme bien moins désormais au point de nous mettre en quête d'un nouveau toit, espéré plus protecteur. Changement avant ou après les vacances, c'est l'inconnue de l'équation déménageuse. Des vacances, en revanche, une certitude : nos pieds fouleront la terre natale tout juillet et jusqu'à la mi-août. Et notre vaisseau des terres se régale d'avance des paysages qu'il découvrira, et des retrouvailles qu'il accompagnera.

PS : À la reconstitution de cette mémoire familiale, toute contribution est bienvenue.

image

le 13/06/2006 à 15:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Michaël Thévenet | Partager…?

Les arts martiaux au Japon

La chronique d'Hisako

dans ailleurs
par Hisako

image

Un des choses qui m’a étonnée quand j’ai commencé à vivre en France, c’est qu’il y avait beaucoup de Français et de Françaises pratiquant les arts martiaux (japonais entre autres). Quand un homme ou une femme me dit : je fais du karaté, je leur réponds wow ! Quand j’ai entendu récemment je fais du naginata, j’ai répondu oh, là là, c’est pas vrai ! On m’avait appris que cet art martial était pratiqué par des femmes pendant la guerre du Pacifique, pour se défendre en cas des d’attaques des Américains qui seraient arrivés à pied dans leur ville ou village où il n’y avait plus d’hommes… image

Je suis surtout étonnée par le fait que les Français croient que tous les Japonais pratiquent les arts martiaux partout au Japon. Croyez-vous encore l'existence des samouraïs là-bas ? Je suis désolée de vous détruire ce fantasme, mais vous êtes complètement à l'ouest…

À l'école, après les cours, il existe des clubs d'arts martiaux comme le kendo, le karaté (qui sont relativement populaires) mais qui ne sont pas obligatoires. Bien sûr qu'il y a des enfants qui y vont pendant un certain temps. Mais moi, j'ai surtout vu des camarades qui préféraient jouer au baseball (c'est presque le sport national), au foot, au basket ball, au volley, au rugby, au hand ball, etc. Ah ! mon grand amoureux du lycée était un sportif polyvalent et pratiquait le Shorinji Kempo depuis qu'il était tout petit. Qu'est-ce que j'en restais en extase, je ne vous dis pas !

Dans mon entourage, ceux qui pratiquaient les arts martiaux traditionnels en dehors des activités de l'école étaient quand même rares. Les adultes qui ont commencés à les pratiquer dès leur enfance et qui continuent toujours sont encore moins nombreux. Alors, pourquoi ?

Premièrement, les enfants sont dans un système d'éducation scolaire assez dur. Car il y a des concours difficiles pour entrer dans une bonne université réputée, ça se prépare longtemps à l'avance. Au lieu d'aller faire n'importe quel sport après l'école, ils vont encore aux cours spéciaux préparatoires. Deuxièmement, les arts martiaux sont considérés un peu comme des vieilles valeurs qui les embêtent. Pourtant, les choses justement très intéressantes, elles sont au-delà de la compétition. La maîtrise de soi, le respect, le sens de l'honneur, etc. C'est toute une éducation qui perdure. Voilà, il n'y a plus tellement d'âme de samouraï. Quand j'en trouve, je suis un peu charmée quand même par la perle rare…

Imaginez qu'autrefois, ces arts étaient réservés aux élites samouraïs et les paysans et les commerçants n'y avaient pas accès…

le 06/06/2006 à 08:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Hisako | Partager…?

Passionnés de voyages

Le site d'étonnants voyageurs

dans ailleurs | lire
par Jean-Christophe Courte

&p

image

Les lecteurs voyageurs de tous poils vont pouvoir consulter ce site qui a été lançé à l’occasion des rencontres qui auront lieu cette année à St Malo… Mieux encore, tous les auteurs qui se déplaceront ont leur fiche… Et, agréable surprise, je trouve la fiche de Stella Baruk, l’auteur - entre autres - d’un remarquable livre, Etonnants travailleurs. À suivre !

le 06/05/2006 à 14:57 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Au dessus du vide

Moi, jamais…!

dans ailleurs
par Jean-Christophe Courte

image

C’est le genre de projet fou, splendide, ouvert à tous ceux qui n’ont pas le vertige… Quoi ? Un balcon au-dessus du Grand Canyon du côté de Las Vegas… Vous avez bien lu : un balcon avec sol et parois en verre… Gloups… J’ai déjà du mal en haut d’une échelle, alors là, non ! Les deux perspectives (très réalistes) sont visibles ici… (Via World Architecture News.) Note du 19/05/07 : Le projet a été réalisé…!

le 28/02/2006 à 19:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Mexico

Une cuvette urbaine sous un volcan

dans ailleurs | lire | voir
par Jean-Christophe Courte

image

Je suis tombé, via BLBGBLOG, sur des photos exceptionnelles d'Oscar Ruiz, photographe, pilote d’hélicoptère et mac User… Le thème ? Mexico city. Cela est dans la même veine que ces photos de New York mais en beaucoup plus belles (plus graphiques…! Oscar a aussi un art consommé du cadrage…).
Mexico est une ville étonnante qui est tapie à l'ombre d'un volcan… Pour compléter ces vues, je vous engage à lire (ou relire) le livre de Pino Cacucci, Poussières mexicaines

Une des photos d'Oscar mais le mieux est d'aller visonner toutes ses images sur son site
image

Pour ma part, j'ai vécu tout gamin à Mexico, c'était Calle Calderón de la Barca… En face habitaient les frères Rodriguez, les champions de course automobile les plus populaires alors au Mexique (tous les deux morts en course). Bref.

Pour mieux saisir l'ambiance de cette ville étonnante, attachante et dantesque et, accessoirement, faire le tour du Mexique avec un auteur/voyageur, ce petit livre est, à mes yeux, l'un des plus intéressants.
Notez qu'il est traduit de l'italien par Alain Sarrabayrouse et que jamais nous n'avons l'impression d'une traduction tant le texte est fluide…

Poussières mexicaines image
Pino Cacucci
Petite Bibliothèque Payot
9782228895002
9 €


image
Pour info, première prise de vue avec le Canon EOS 5D avec son 24-105. Superbe boîtier que je dois passer dès dimanche soir à Volker… snif !

le 05/02/2006 à 06:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Habiter en Patagonie

Soleil et vent au quotidien

dans ailleurs | architecture
par Jean-Christophe Courte

image

Au nord-est du Chubut (Argentine), on est dans des conditions de vie assez extrêmes… Vent permanent, peu d'eau à disposition et surtout un soleil continuel, des températures en dents de scie. Bref un endroit assez inhospitalier et pourtant habité. Les gens sur place survivent dans des conditions qui sont loin de notre quotidien tempéré. Mais ce programme va enfin doter les familles de maisons "confortables" (façon de parler car même si elles sont encore loin de nos standards, c'est une réelle révolution sur place), des maisons bioclimatiques avec des murs "trombe", éoliennes, chauffe-eau solaire et murs plus résistants… C'est d'ailleurs pourquoi je me permets de vous en parler car elles sont un bon catalogue de ce qui est possible aujourd'hui et, surtout, elles ne s'adressent pas à quelques privilégiés soudainement soucieux de l'environnement mais à 600 personnes qui vivent là bas. 33 maisons sont en production pour permettre à des gens de vivre de manière moins rudimentaire.
Comme l'indique cet article, la maison a été pensée (et construite) par ses futurs habitants avec une architecte, Liliana de Benito. D'ailleurs tout le monde participe en aidant à construire la maison de voisin en attendant que celui-ci fasse de même ensuite. Mais le changement ne sera pas que dans les ressources énergétiques utilisées, la taille des pièces comme les grandes baies vitrées sont aussi des nouveautés qui devraient changer radicalement leur mode de vie… Bref, à l'heure où l'on lance des programmes pour des constructions pas chères dans notre pays, l'exemple argentin est à méditer.

Juste un rappel pour montrer où cela se passe…
Point rouge sur la carte…
image

le 25/01/2006 à 12:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Longue marche 2

Vers Samarcande

dans ailleurs | lire
par Jean-Christophe Courte

image

À peine terminé ce matin mon opération hebdomadaire de sauvegarde de mes disques de travail, j'avais envie de vous parler du second livre de Bernard Ollivier que j'ai terminé cette nuit.
La route de la Soie, l'auteur l'effectue à pied et doit lutter avec tous ceux qui souhaitent le transporter en bus, voiture ou camaion ! Il faut reconnaître qu'il est bien le seul à se balader sac au dos sur le bord de la route…
Ici, il relate sa traversée de l'Iran (à partir de Dohoubayezit) et du Turkmenistan pour se rendre enfin à Samarcande (Ouzbekistan), soit près de 3000 kilomètres à pied.

Ce qui est intéressant, hormis l'exploit physique d'un homme de plus de 60 ans, c'est bien évidemment le rêve de l'auteur qui devient réalité, les paysages et les relations humaines. Ce sont des rencontres, la générosité et l'hospitalité de gens démunis (ou non) lors de ce parcours… Et les rencontres surprenantes avec les polices ou simplement la tourista !

Comme dans son premier ouvrage, Bernard Ollivier reste un gars têtu, déterminé (attitudes qui parfois le conduisent à faire des conneries comme il le reconnaît lui-même). Son récit est formidable. non pas pour l'état de ses pieds ou de son dos mais pour toutes ses rencontres, d'un cinq minutes ou de cinq jours. Et c'est aussi un témoignage passionnant sur la vie dans l'Iran des mollahs, le Turkmenistan pas encore remis de son expérience soviétique…
Partout, l'homme… Et si Ollivier rencontre de temps à autre de sombres imbéciles, l'impression générale qu'il reste à la vin de ce second tome est "tout n'est pas perdu" ! Il y a des gens sublimes partout… Pour franchir le désert du Karakoum avec ce qu'il faut d'eau pour ne pas mourir déshydraté, Ollivier invente un ENVI, sorte de vélo d'enfant transformé en mule ou chameau… Et, homme de son temps, il utilise un positionneur GPS qui lui évite les erreurs de cheminement de son premier livre. Sans oublier l'aspect historique, l'auteur calquant sur son trajet des pans complets d'histoire.
Bon, ce soir j'attaque le dernier opus, sa route vers le Chine…

Longue marche image
2. Vers Samarcande
Bernard Ollivier
Phébus Libretto
9782752900791 | 9,90 €

3. Le vent des steppes
Bernard Ollivier
Phébus Libretto

Mais je vous engage à acquérir le coffret des trois livres image
Bernard Ollivier
Phébus Libretto
9782752901262 | 29,70 €

Lecteurs: à lire et à faire lire…
Pérennité : universelle
Jargon : superbement rédigé

image

le 18/12/2005 à 10:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?