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À quoi carburent mes écrans | 6

Prise de notes uniquement…

dans dans mon bocal | écrire | outils | usages
par Jean-Christophe Courte

Pour mémoire : mi-août 2012, un premier billet en relation avec celui l’idée originale de François Bon, mettre l’accent sur les applications que nous employons quotidiennement…!

Quelques autres billets1 ont suivi puis rien. Je rédigeais des BonApp ! pour MacPlus tout en préparant ma nouvelle vie avec une donnée inattendue et compliquée2

Neuf ans après…

Les années passent — quasi une décennie — et l’objectif (…le mien s’entend) reste identique.
Disposer d’outils de texte qui m’offrent :

  • la synchronisation de mes textes entre iOS et macOS
  • le balisage MultiMarkdown
  • des options poussées de personnalisation
  • l’organisation de mes notes à ma guise
  • une flopée d’options d’export

Le tout pour un usage quotidien

Je ne vais pas revenir en détail sur les outils3 qui suivent, juste lister ce que je l’emploie et, en quelques lignes, pourquoi.

Mais un élément s’est invité entre-temps, c’est le retour de l’écriture à la main, …au Pencil…
Beaucoup de mes amis haussent les épaules quand j’évoque cette possibilité, pensent que la calligraphie est morte, remplacée par l’usage omniprésent des claviers, voire les progrès balbutiants du mode dictée…

Si l’iPhone m’accompagne quotidiennement, me sert de réveil matin, de radio, de carnet de notes, d’appareil photo (et plus encore), je dispose d’un vieil iPad Pro pour lire en grand format mes livres au format ePub.

Nebo sur iPad

Première parenthèse : dès que j’ai besoin d’écrire « à la main » sans retenue, c’est le duo Nebo + Pencil sur iPad Pro. Cet outil d’écriture manuscrite ne me limite pas, ne me freine pas car interprète instantanément mon écriture. Il conserve affiché ma graphie le temps souhaité… avant conversion en caractères d’imprimerie.

le taux de reconnaissance de Nebo est pratiquement de 100 % et cela pour une raison évidente : j’ai réappris à écrire à la main grâce à Nebo et Stylus4. C’est un réel plaisir que de coucher sur l’écran quelques réflexions à la main que je peux amender d’un simple trait horizontal !

En revanche, j’ai modifié ma manière de calligraphier, dessiner certaines lettres pour permettre à l’application de les reconnaître5 aisément. Ainsi, à espacer les parenthèses pour qu’elles soient comprises comme telles (et non interprétées comme des C majuscules), etc.

Une fois ce premier “jet” manuscrit, il ne me reste plus qu’à l’exporter6 vers Drafts.

Griffonnage, l’option écriture manuscrite proposée par Apple progresse, c’est indéniable. Néanmoins, cette fonctionnalité développée par Apple reste en deçà7 de Nebo pour mes usages.

Drafts, la clé de voute de mes écrits

Avec une version 27 qui a révisé intégralement les fondations de l’application, Drafts est l’outil que j’emploie quotidiennement une trentaine de minutes en moyenne avec des pointes autour de cinq heures.

Que ce soit pour la coloration syntaxique, le choix de la syntaxe ou son catalogue d’actions, les dossiers de travail, cette application répond à tout ce que j’attends d’un traitement de notes.

Un utilisateur de cette application écrivait8 que Drafts le stimulait et je ne peux qu’être d’accord…

Pourquoi ? Parce que Drafts est l’une des rares applications que l’on peut parfaitement adapter en continu à ses besoins, aucune version de Drafts ne peut être identique vu que nous avons tous la possibilité d’intervenir sur une myriade d’options et adapter à nos doigts l’outil.

Rien n’est figé : toutes les semaines, je modifie mon environment Drafts en fonction de mes usages : en y joignant une option découverte au fin fond d’un script existant, en déplaçant telle autre sur l’une de mes barres additionnelles, en virant telle action chargée récemment et qui s’avère inutile (…virer… en sachant où aller le rechercher si besoin). Bref, je dispose de briques que je peux assembler à ma guise…

Avec ou sans l’assistance en amont de Nebo pour une écriture de mes premiers jets à la main, c’est clairement Drafts qui est mon outil de prédilection quotidien.

Ulysses, assemblage et exports…

J’ai eu de longs argumentaires juridiques à bâtir et le dispositif des fragments que l’on peut assembler de manière visible dans des dossiers et sous dossiers, balises en Markdown et MarkdownXL, puis exporter en PDF ou au format Word reste ses points essentiels…

Je suis moins fan de ses barres additionnelles comme du manque actuel de quelques actions mais les dernières versions intègrent des outils de correction orthographique (le français est pris en charge) qui sont loin d’être accessoires…

Bref, c’est l’application idéale pour assembler une myriade de feuillets, visuels et exporter le tout avec force notes de bas de page en un gigantesque fichier stylé Word, PDF ou ePub…

Des scripts astucieux me permettent de transférer depuis Drafts mes notes dans Ulysses (mais également vers iA Writer ou Obsidian), je peux ainsi utiliser le meilleur de chaque application.

En observation : Obsidian et iA Writer

Pour finir, je citer rapidement un couple étrange, Obsidian et iA Writer… que j’explore sans avoir assez de recul encore9.

Je ne suis pas fan de l’interface d’écriture disponible dans Obsidian mais le fait de pouvoir disposer d’un dossier dans iCloud avec des fichiers .md ou .txt (plugin Obsidian nécessaire) me permet d’éditer en Markdown les fichiers dans iA Writer ! Donc dans une interface minimaliste impeccable…

En revanche, Obsidian me permet de gérer des wikis épatants avec des [[liens]] dédiés et je suis assez satisfait de cet angle d’utilisation, iA Writer étant un éditeur de texte MultiMarkdown parfait en mode concentration…

Je les insère dans ce sixième À quoi carburent mes écrans car c’est loin d’être anecdotique pour mes usages…

Et Day One pour mes notes personnelles

Je fais une seconde parenthèse (après Nebo) pour Day One car elle est à part dans mon flux de production (…façon de parler). C’est mon carnet de notes, celui qui mémorise nos évènements personnels : rappel des balades ou voyages, de l’avancement de tel ou tel projet…

Première utilisation fin 2011, dix ans pour le coup… Et plus de 13 500 entrées, 17 000 clichés sur quasiment 3 400 jours…

À ce propos, pas mal de mes notes Day One sont écrites dans Drafts puis exportées en Markdown directement…

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En conclusion

Ce qui précède sont mes petites marques sur le piste des traitements de notes, il existe mille autres méthodes, outils, applications… Le seul point reste que ce sont les solutions que l’emploie où que je continue à explorer…

Si je devrais ne conserver qu’un seul outil, il me faudrait trancher entre Drafts et Day One…! Donc je ne tranche pas : je conserve les deux sur tous mes écrans…

C’est tout !


  1. Décembre 2012 ; rien en 2013 (…et pour cause) ; un troisième en 2014 ; deux en 2015 dont ce dernier 

  2. Si la justice nous a donné raison, la partie adverse s’est volatilisée au moment de régler les débours (article 700)… 

  3. Des billets sur des usages particuliers de tel ou tel sont en nombre dans urbanbike. 

  4. Stylus permettait d’écrire à la main sur toutes les apps… Attristé que ce concept ait été abandonné par ses développeurs… 

  5. certains de mes glyphes influencés par le besoin de légender à la main mes plans sur calques. Oui, ma formation d’architecte (…vieille école, celle où l’on grattait encore à l’encre de Chine et au Rotring…) subsiste encore ! 

  6. C’est pourquoi je ne conserve généralement qu’une ou deux notes dans Nebo : ce sont des brouillons manuscrits qui seront (ou non) retravaillés par la suite. 

  7. J’ai procédé à de nombreux essais. J’aimerais tester ce dispositif quand les Apple Store seront à nouveau accessibles sur un iPad doté du processeur M1…! 

  8. Son intervention sur twitter… 

  9. Ainsi Obsidian à l’usage sous iOS ou Exporter depuis Drafts… vers Obsidian entre autres… 

le 29/07/2021 à 12:15 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Obsidian à l’usage sous iOS

Et au ras des pâquerettes…

dans dans mon bocal | grospod | mémoire | usages
par Jean-Christophe Courte

Billet improvisé (il fait chaud et je suis resté à l’ombre). Au départ, c’est Josquin1 qui m’a fait découvrir Obsidian et je sais qu’il en a un usage professionnel intense dans son job de chercheur en neurosciences…

J’ai testé un peu, regardé et ai relaté mes essais sur mon fil dédié sous Twitter2. Je reste un inconditionnel de Drafts qui me permet de rédiger tant sous iOS que sous macOS.

Et puis la version iOS d’Obsidian est arrivée…

  • L’un des points intéressants de cette application est que l’on peut centraliser en clair tous ses fichiers Markdown (au format .md mais une extension existe pour lire les .txt, je l’ai découvert tardivement… avoir utilisé Name Mangler 3…!)
  • L’autre est la lecture des fichiers image dans Obsidian, ce que ne fait (pas encore) Drafts.

J’avais envie de tester et j’ai donc démarré une mini flore en employant les clichés que Aurélia1 et moi réalisons quand nous nous promenons…

Je ne vais pas rentrer dans les détails car d’autres sont plus habiles et pragmatiques : je vous engage à visiter ce que fait Yann Houry, l’auteur du site ralentirtravaux.com et, accessoirement, véritable geek pédagogue ici-même dont, pour obsidian, la partie un et deux…!!

Petite flore à l’usage…

Donc, j’oublie la partie pédagogique et technique (…voir Yann), j’avais juste ici envie de montrer un usage assez basique de cette app.
Au ras des pâquerettes

Et bien entendu, sous iOS vu que j’emploie un iPhone quotidiennement (…oui, ça fonctionne sur iPad)…

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  • J’ai crée plusieurs ensembles (vault) dont un truc intitulé pompeusement Flore illustrée

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  • Attention, il y a des chances de — parfois — se planter : heureusement, l’app Obsidian est localisée — en partie — en plusieurs langues (à vous de choisir l’idiome).
  • Enter vault donc…!

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  • Comme c’est une flore au final, j’ai organisé ça avec deux index et trois dossiers, un réservé aux clichés…

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  • Le dossier Familles contient celles que nous avons rencontré et pourra être étendu à tout instant…

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  • Comme c’est un truc en cours de réalisation (pour notre usage), j’ai listé les espèces que j’ai rencontré, seules celles dont j’ai retrouvé des photos ont droit à une fiche comme… [[Sedum andegavense_ (DC.) Desv.]] par exemple !

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  • Un appui sur le lien (rouge) de Sedum andegavense_ (DC.) Desv. me conduit à sa fiche (ça ne se fait pas toit seul mais Obsidian propose plein de fonctions pratiques)

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  • En haut de chaque fiche, uns série de liens pour revenir à l’index principal (Flore index), à la famille de l’espèce…
  • ou à un second index …qui me sert à indexer nos clichés dans CaptureOnePro, comme…
  • Sedum rupestre L.|Orpin des rochers|Crassulaceae
  • Mais je m’égare… L’idée est de constituer pour chaque espèce un ensemble de notes pratiques avec… nos photos bien visibles…

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  • Ce second index me permet de vérifier ce que j’ai entré comme clichés et si j’ai bien créé la fiche, etc.

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  • Au final, ça devrait ressemble à ça… Toutes les photos sont redimensionnées à 180 pixels de large pour que je puisse les voir en petit format dans l’iPhone…
  • ![[20210614_170214_10383_pblanc.jpg|180]]
  • Il suffit ajouter |180 à la fin du lien…

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  • Un volet latéral dans iOS permet de vérifier si les liens vers les index depuis la fiche sont corrects…

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  • Parfois, ils ne le sont pas…
  • Là, oubli d’un lien depuis le sous index famille vers la fiche…!

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  • On sélectionne le terme (proprement, sans espace en trop ou lettres en moins), on ajoute les deux paires pour réaliser cette balise [[fiche]]. Et hop.

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  • Et comme le fichier était créé, ça doit fonctionner de suite…
  • On vérifie au passage que l’on est dans le bon dossier cible mais tout peut se corriger (et sur Mac, par simple cliqué déplacé du fichier vers le bon dossier de destination, les liens sont réajusté… Magique…!)

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  • C’est fait…

iCloud pour tout centraliser…

En arrière plan, j’ai choisi de tout héberger sur le Apple iCloud familial (comme le savent nos amis de chez… Pegasus).
Cela se hiérarchise comme suit pour ce Vault
Bref, la même structure que dans ce dernier, trois dossiers et deux fichiers texte au premier niveau…

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  • Dont, les images :

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  • les fichiers texte :

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  • Que l’on peut d’ailleurs éditer avec n’importe quel outil de texte, c’est du pur Markdown

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Je ne m’étends pas plus : l’idée était de montrer avec cet exemple simple que n’importe qui avec trois neurones (moi !) et un minimum d’organisation peut se servir de cela…

Comme je l’ai déjà dit, hormis cette capacité de visualiser des fichiers images (comme Ulysses d’ailleurs), je garde au quotidien Drafts (…sur lequel je rédige d’ailleurs ce billet).

Avant de retourner corriger quelques erreurs dans cette flore sous Obsidian, j’en ai découvert quelques unes sur mes copies d’écran…

À vous de tester, Obsidian est une app gratuite…
Drafts aussi mais l’accès aux scripts Pro nécessite un abonnement temporaire ou annuel.
Il y a déjà quelques actions vers… Obsidian disponibles…!


  1. Mes gamins… 

  2. j’ai plusieurs fils Twitter pour éviter de saouler les rares personnes qui me suivent dans tel ou tel domaine… 

le 21/07/2021 à 17:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Le “beau temps”, une notion à réviser ?

Météo, changement climatique, migrations…

dans architecture | dans mon bocal | groummphh | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Test à la portée de toutes les oreilles : allumer la radio le matin, attendre l’annonce le bulletin météo1 : généralement, les pluies sont perçues comme des calamités2 alors que l’arrivée du soleil et de températures élevées sont unanimement saluées…!

Avec le situation étrange sur le plan météo que nous subissons depuis quelques mois (…et particulièrement depuis une semaine3), n’est-ce pas la période idéale4 pour réviser nos préjugés météorologiques ?

J’ajoute ce point de vue/citation du Süddeutsche Zeitung — lu en français dans l’épatant Courrier International — dont je partage totalement les conclusions à propos de l’architecture et de la manière de l’envisager :

On paie donc aujourd’hui le fait d’avoir oublié, depuis des décennies, l’art si simple de créer des espaces ombragés. Avant-toits en porte-à-faux, maisons en rangs serrés, murs épais, végétation pour faire de l’ombre, eau, panneaux pour couvrir la façade, dispositifs pour capter le vent et le rediriger afin de rafraîchir une pièce. Il n’y a rien de nouveau là-dedans. Les pays chauds font depuis longtemps preuve de beaucoup d’inventivité lorsqu’il s’agit de se protéger de la boule de feu là-haut.

Avec le réchauffement climatique qui s’accélère, je suis convaincu que nos critères vont changer (quoi que…!) et que l’on soit prochainement à la recherche d’un peu de fraîcheur, voire carrément de… mauvais temps, façon de parler.

Car certains événements extrêmes, conséquences du bétonnage des zones humides (l’artificialisation des sols), nous rappellent l’imprudence5 de certaines décisions. Je ne vous mets pas de photos récentes, vous les avez en tête…

Chaleur ou averses…? Les deux…

Depuis trois décennies, nous passions l’été en Bretagne6, amusé par nos amis qui nous vendaient le beau temps du Sud (là se trouve l’université de ma fille) en opposition aux averses bretonnes, synonyme de ciel plombé !

C’est le point sur lequel je souhaite apporter un iota de contraction…!
L’emploi même du terme beau temps m’intrigue.

J’aime les journées ensoleillées… à condition de pouvoir récupérer la nuit dans une atmosphère rafraîchie naturellement (sans clim).

Sur l’île où nous vivons maintenant, les tempêtes — de plus en plus fréquentes — entravent les liaisons maritimes l’hiver. S’il ne fait pas chaud l’été7, l’hiver reste doux. Certes, quelques flocons en décembre 2020 et même une jolie couche de neige dont nous avons profité8 au début de février 2021.

Un oeil sur l’historique de la météo régionale nous donne à réfléchir…

Yoyo météo…

En mai 2019, nous étions à Tolède (en Espagne) et la température tutoyait tranquillement les 36°, ce qui rendait notre balade dans ce dédale urbain épuisante avec l’humidité dégagée par le Tage.

En 2019 donc, il faisait chaud en Espagne mais c’était supportable. Pourtant, il n’avait pas neigé à Salamanca comme l’hiver précédent, notre périple en Andalousie lors de la semaine sainte s’est déroulé sous des températures humainement supportables.

En regardant les cartes météo espagnoles de l’année en cours (2021), apparition de sacrés pics de chaleur, 46,5°9, peut-être dépassés depuis…

Ailleurs sur la planète, des pluies torrentielles10, des tornades, des averses de grêlons mais aussi des incendies gigantesques et cela n’a rien de réjouissant…

Il est temps s’ouvrir les yeux et d’accepter de reconnaître que ce léger dérèglement (sic !) n’est pas un épiphénomène, que ce chaos semble bien lié aux activités humaines… même si certains experts cathodiques prétendent le contraire en minorant les rapports du GIEC…

Rappel, nous sommes tous reliés par notre ADN…

Dernière conséquence, le ras-le-bol des populations qui n’auront plus d’autre choix que de se rappeler bruyamment au bon souvenir de leurs dirigeants…

À terme, les matraques ou les balles ne les arrêteront plus : une population désespérée n’a plus rien à perdre vu qu’elle a déjà tout perdu.

C’est ce que ne comprennent pas ceux qui ont peur des migrations, oubliant au passage que leurs propres parents (…à quelques générations) ont été eux-mêmes des… migrants.

Je vous incite fortement à parcourir le livre11 de Évelyne Heyer (Avec la collaboration de Xavier Müller), L’Odyssée des gènes (paru chez chez Flammarion), ouvrage qui devrait — si vous le lisez complètement (!) — rendre certains jugements à l’emporte-pièce nettement plus nuancées. Par exemple…

Il serait faux néanmoins de croire que tous les habitants d’Europe avaient la même apparence. La transition vers une peau claire s’est effectuée de façon asynchrone sur tout le continent. Une des deux mutations qui donnent une couleur de peau claire est estimée être apparue il y a environ 29 000 ans, potentiellement à l’est de l’Europe ou au Moyen-Orient, c’est-à-dire bien longtemps avant l’Homme de Cheddar et sa peau sombre ; de nouvelles recherches seront nécessaires pour mieux situer la zone géographique concernée.

Revenons au climat : indubitablement, nous allons voir de plus en plus de migrants climatiques.
D’ailleurs, accepteriez-vous de vivre dans des régions transformées en four ?! Non !

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  • Encore une plage inaccessible …sauf encordé ou en bateau…

Alors se barrer sur Mars ou échapper au quotidien en filant dans une fusée12, comme dire…?!

À suivre (Billet démarré le 6 juillet, je note que je suis de plus en plus lent à rédiger… l’âge assurément !)…


  1. Même si je trouve que Marie-Pierre Planchon sur France-Inter nous propose des bulletins équilibrés…!! 

  2. Elles peuvent le devenir quand elles tombent en masse sur un sol asséché, les évènements dramatiques en Allemagne, Belgique et Luxembourg de juillet 2021 en sont une démonstration : Des inondations meurtrières frappent l’ouest de l’Allemagne 

  3. Japon, Allemagne, Belgique, Autriche, Luxembourg, Chine, Russie, USA, Brésil… En résumé, toute la planète… 

  4. L’Espagne enregistre des pics de chaleur ou L’Espagne aux prises avec une vague de chaleur étouffante - Sciences et Avenir 

  5. Oublier les recommandations des anciens tant en montagne qu’en bord de mer pour satisfaire la demande, réalisation de structures routières qui empêchent à certaines zones de culture de jouer un rôle tampon. 

  6. Nous avons même pris la parti d’y migrer dès 2018, l’île est notre port d’attache… 

  7. l’eau de l’océan est à l’avenant… 

  8. Se balader entre Port Coter et la crique du Pilor en empruntant non les sentiers côtiers mais les chemins vicinaux reste un formidable souvenir ! Et il est rare de relever - 3° ici. 

  9. Fin de semana con temperaturas extremas que pueden alcanzar los 44° | España | EL PAÍS et… “La máxima de julio está en 46º y la absoluta, en 46,5º, apenas cuatro décimas por debajo del récord de España, que lo ostenta Córdoba con 46,9º.”, je cite cet article : Viaje al epicentro de las temperaturas extremas, el valle del Guadalquivir: “No hay dolor, somos de Andújar” | España | EL PAÍS…! 

  10. Comme ici, en chine ou en Europe, excellent résumé ici : le Télégramme | Le bilan humain des inondations parmi les plus lourds des dernières décennies 

  11. Plus rapide, écouter le podcast de l’émission de Étienne Klein avec Évelyne Heyer “Quand l’ADN se lit comme un livre d’histoire” sur @radiofrance 

  12. Le fantastique est-il vain…? 

le 18/07/2021 à 14:40 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Bien dans mes vielles fringues…

Ma philosophie ? User…!

dans dans mon bocal | groummphh | usages | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Mauvais consommateur, j’apprécie pourtant les fringues bien coupées… mais sur les autres…! En pension1, je côtoyais deux frères aux cravates et chemises immaculées en toutes circonstances, des gamins discrets qui détonnaient parmi nous…

Aller dans un magasin même pour acheter deux slips ou un jean est une épreuve… j’y passe le minimum de temps…!

Ma fille utilise quotidiennement des t-shirts qu’elle portait à 14 ans ; mon fiston a récupéré nombre de mes chemises de la fin des années soixante-dix ; ma moitié achète ses pantalons sur les marchés. Pour ma part, j’use mes jeans aux coupes démodées, d’increvables t-shirts et des glazik délavées2

Le seul investissement récent réside dans… nos pompes…! Des Ecco mais depuis une année, des Meindl acquises3 sur mon île (…Benjamin propose une gamme de qualité…).

Bref, l’idée des politiques de relancer impérativement la consommation sous prétexte d’une épargne accumulée pendant la pandémie me semble être une vue à très court terme… Cet épisode nous a tous marqué et poussé certains à revoir leur mode de vie. Sans aller jusqu’à faire son pain, migrer vers une zone rurale bien desservie par internet et retaper — pour le prix d’un studio dans une métropole régionale — une maison paysanne avec vue et/ou jardin pas si impossible…

Évoluer vers des bonheurs concrets…

Investissez dans d’autres domaines comme l’isolation de vos logements ; remplacez les équipements ménagers consommateurs d’énergie ; changez votre mode de consommation en acceptant que tout ne soit pas disponible d’un simple clic sur le site d’un vendeur distant… si pratique (sic !).

Voir… prendre une minute avant de commander : utile, indispensable… réellement…?!

J’avais écrit en juin 2020 : Post-confinement : rester fidèle à nos engagements ?. Nous y sommes même si une quatrième vague est en cours, se faire vacciner une évidence…

Nous vivons très (très) bien avec des produits fatigués mais fonctionnels4
Ensuite, à nous de… créer la mode, pas de se la laisser imposer !

Si les influenceurs sur Instagram5 font partie de votre quotidien, je n’insiste pas…!

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  • Terrain de jeu des oiseaux marins…

Zut, toujours pas terminé le billet sur le beau temps démarré il y a une semaine…


  1. Charles de Foucault, Bonnelles… 

  2. Jean et vareuse de fonction… 

  3. Ancres | Chaussures… 

  4. Garder sa vieille voiture ? 

  5. Inutile de me chercher sur ce réseau… pas plus que sur FB ou WA, j’ai coupé (difficilement !) les ponts au risque de ne plus avoir de nouvelles de personnes que j’apprécie… 

le 18/07/2021 à 11:40 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Le fantastique est-il vain…?

Quand le quotidien confine déjà à l’absurde…!

dans dans mon bocal | groummphh | vieillir
par Jean-Christophe Courte

L’angle de ce billet (…que j’ai largement adouci après l’avoir laissé reposé) m’est venu après avoir lu cette info cruciale : The Witcher: Nightmare of the Wolf is coming to Netflix in August.

Je ne sais si c’est l’accumulation de nouvelles désastreuses qui s’empilent dans mon fil RSS mais j’ai ri.
Amèrement.

Avertissement aux aficionados de séries et jeux : je ne connais aucune saga moderne (je ne regarde pas de films), uniquement en mémoire les bribes de celles du temps jadis1 (…qui, dit-on, ressemblent furieusement2 à celles écrites pour l’entertainment…!).

En revanche, je suis plongé — à mon insu ! — dans une série palpitante depuis ma naissance. Une aventure dans laquelle il semble que nous soyons tous embarqués…!
Et même acteurs avec, en bonus, la possibilité de moduler l’issue fatale du scénario qui se dessine.
Quoi que…

Sans interruption, les médias relatant les derniers épisodes3 de notre saga planétaire entre violations répétées des droits de l’homme et destruction de l’environnement…

L’un des derniers évènements est ce match pathétique entre milliardaires pour s’envoyer en l’air le premier.
Du tourisme spatial quand nombre de personnes vont claquer par manque de vaccins, flotte, nourriture ou emploi.
L’envoi de capsules spatiales pour des balades à 300 K€ par tête n’est-elle pas comique quand les ressources énergétiques de notre planète arrivent à leurs limites ?!

Le hic, c’est que nous n’avons pas de supers pouvoirs pour réduire ou bloquer les actions en cours.
Enfin, si…
les seuls à notre disposition comme… aller voter, boycotter les entreprises prédatrices, cesser de croire à des amis imaginaires ou se vacciner lors d’une pandémie sont désespérément inutilisés…!

Or nous faisons partie de ceux qui écrivent ce scénario débile…
par notre inaction.
Voire nos envies…

« il y a une demande phénoménale4 »

Là, je tire l’échelle…
Je m’attends prochainement à un… « l’histoire retiendra le nom des ces premiers héros qui ont révolutionné, démocratisé ce tourisme spatial »…
Ahahah…!

Ironie au passage : si l’humanité disparaît, peu de chances que cette promesse de postérité soit tenue, non ?!

Oui, je suis pessimiste. Aussi vais-je me balader sur les sentiers côtiers.

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  1. La lecture de l’histoire de Florence sous les Médicis par exemple est pleine de rebondissements ! L’humanité n’a pas perdu la main au niveau des intrigues crapuleuses… la lecture des grands mythes de la Grèce antique, des civilisations précolombiennes, contient les ingrédients des meilleurs rebondissements ! 

  2. “La répression fut bien pire que le crime. L’évêque Salviati, son frère et son cousin furent les premiers pendus, sans jugement, et leurs cadavres accrochés aux fenêtres du palais de Laurent, via Larga. Francesco dei Pazzi fut lapidé et hissé au premier étage par une corde passée autour du cou. Les représailles durèrent jusqu’au 18 mai, par des dizaines de supplices et d’exécutions. On égorgeait dans les cours des palais, puis on jetait dans la rue et on démembrait les corps, enfin on plantait dans les morceaux dépecés des piques pour les traîner par la ville en hurlant.” Extrait de « Le piéton de Florence » de Dominique Fernandez (2019, Éditions Philippe Rey). Livre chaudement recommandé… 

  3. Avec force complots, trahisons, conflits d’intérêts, politiques ségrégationnistes, prévarication, sexe, drogue, massacres, j’en oublie…! 

  4. Je n’invente rien… 

le 11/07/2021 à 10:40 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Usages | Pourquoi podcasts et radio ?

Pour rester libre de « mes » mouvements !

dans dans mon bocal | écouter | usages | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Dans chacune de mes journées, il y a de la lecture (…encore quelques ouvrages papier ; Ou, plus fréquemment, du format ePub, des fils Twitter et des sites d’information). Rarement une vidéo thématique. Ce sont des activités qui m’incitent à rester statique, qui me clouent temporairement ! Or, j’aime déambuler…

Dès l’aube1, je place un casque sans fil2 autour de mon cou puis sur mes oreilles et démarre ma journée avec une émission en différée ou un direct3
tout en vidant le lave-vaisselle ; rangeant à leur place plats, couverts et assiettes ; préparant la machine à café et découpant les fruits qui seront ajoutés à mon muesli…!

J’aime ces routines : mettre le filtre papier4, y ajouter le nombre idoine de cuillères à soupe (!) de café5, verser l’eau dans le réservoir sans en verser la moitié à côté puis appuyer sur le bouton pour enclencher le processus.
J’aime préparer mon muesli, aiguiser d’abord le couteau de service pour trancher finement selon la saison une pomme, une orange, des dattes, une figue sèche, retirer les parties corrompues des fruits frais (abricots) pour les ajouter en guise de bonus dans un grand bol sans anse6.

Je me lève tôt.
Ce sont près de deux heures à déambuler seul dans la cuisine, à contempler la haie occupée par les oiseaux et peu-à-peu envahie par du chèvrefeuille, soulignée d’herbe à Robert, à m’amuser des passages des lézards sur la terrasse…

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Je prends le temps de consommer mon premier repas de la journée en compagnie d’une série de podcasts selon mon humeur ou en me connectant à une radio en ligne pour un condensé des nouvelles du monde.

Ce lent démarrage me convient, j’aime me réveiller tôt et suivre le cycle des saisons, de la nuit noire en hiver aux longs rayons de lumière qui traversent les fenêtres Est.

Et puis, c’est aussi le moment où je suis le plus attentif, le moins distrait. J’ai la chance7 de me réveiller instantanément.

Je goûte d’autant plus ces instants que je suis… seul.
Nul besoin d’échanger trois mots, c’est préférable lors de la découpe des fruits…!

Et la radio ? J’ai du l’écrire ici urbanbike | Pourquoi j’aime la radio ?
De plus en plus souvent, le Bose n’est pas activé bien que logé dans mes oreilles, atténuant le choc de la vaisselle que je range, prolongeant le silence de la nuit… D’autres fois, je déambule les oreillettes pendantes, à l’écoute des oiseaux lancés dans une jam-session…!
Nulle besoin de radio en ce cas mais juste ouvrir les fenêtres, tendre l’oreille…!

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  • D’autant que je peux avec l’iPhone dans la poche et le Bose Quietcontrol 30 sans fil me balader et rencontrer les copains tout en écoutant un podcast passionnant…

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Bonne journée !


  1. je n’ai pas employé potron-minet ou potron-jacquet… 

  2. un increvable Bose Quietcontrol 30 sans fil que je recharge tous les deux jours 

  3. j’ai viré l’excellent Castro pour ne conserver que l’app Radio-France… 

  4. sans le froisser, bien galbé dans son cône… 

  5. je prépare le café et la table du petit déjeuner pour toute ma tribu… 

  6. un choc maladroit l’a supprimé mais je conserve fidèlement ce récipient qui a le volume parfait pour ma soupe de céréales ! 

  7. habitude prise pendant une quasi décennie de pensionnat puis mon service militaire. Le moindre bruit m’alertait d’une possible tentative de lit en cathédrale… 

le 05/07/2021 à 12:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Et si vous utilisiez l’app PlantNet sur votre smartphone…?

Histoire d'identifier la flore qui vous entoure…

dans dans mon bocal | outils | photo | usages | voir
par Jean-Christophe Courte

Vous êtes en balade (…ou vous avez pris quelques photos pendant une balade) et vous avez envie d’en savoir plus sur la flore rencontrée…? Facile…!

Note : j’avais déjà évoqué Plantnet | Pour découvrir la flore de son territoire en vrai 2021 mais pas détaillé succinctement l’usage de l’application (gratuite) disponible sur Android et Apple

Je l’utilise en balade même si je préfère généralement, en conjonction avec l’app Routie, réaliser des clichés au 100 macro Canon pour nourrir #AuPoilLaFlore ! et donc 100attach.es. Mais, en cours de route, l’app Plantnet nous est indispensable…!

Rapide mode d’emploi…

Si vous avez du réseau (4G), le plus simple est de prendre une photo (bien cadrée) depuis l’app PlantNet… Et ainsi d’être immédiatement renseigné…

  • Ouvrez l’app (nullement besoin d’être enregistré pour l’utiliser)…

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  • le gros cercle permet d’atteindre l’appareil photo (…celui de gauche — plus petit — propose d’atteindre l’album des photos déjà enregistrées)

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  • Prenez le temps de cadrer en évitant d’ajouter un doigt… ou d’être un peu trop… flou !

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  • Une fois la photo prise, vous pouvez choisir entre reprendre une photo ou utiliser celle capturée…

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  • PlantNet vous demande de l’aider à identifier ce que vous venez de cadrer… Ici, c’est bien une fleur…!

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  • D’emblée, Plantet est capable d’identifier votre cliché…
  • Mais notez que vous pouvez immédiatement améliorer l’identification an ajoutant une nouvelle photo… (Ici, l’identification est correcte à 76 %)

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  • Photographiez une feuille… Cela ne change pas le pourcentage d’identification…
  • Photographiez à nouveau la fleur sous un angle différent…

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  • Remarquez que le pourcentage d’identification augmente drastiquement…

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  • Vous pouvez même ajouter une quatrième (et dernière) photo. Ou vous arrêter ici…
  • Validez et Partagez dans la flore souhaitée, ici de l’Europe de l’Ouest (ou dans une flore dédiée à vitre région car ce projet est mondial)

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  • Et comme vous avez utilisé le GPS, vous pouvez même visualiser l’emplacement de vos clichés…

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Bref, une application épatante (et je pèse mes mots…!), maintenue et améliorée en liaison avec le site web de identify.plantnet.org qui est localisé en plusieurs langues dont l’espagnol

À vous de l’utiliser cet été pour démarrer mais pas que…!

le 17/06/2021 à 11:15 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?