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Quelques clichés avec Obscura 2

Des options personnalisables à s’approprier

dans ailleurs | dans mon bocal | grospod | photographie
par Jean-Christophe Courte

Béatrice m’a pardonné d’avoir investi quelques euros (!!) dans la dernière version de Obscura 2 car je reconnais avoir été sacrément tenté hier soir en repérant quelques options bien pratiques dans cette app (juste avant de découvrir la mise à jour de Halide - RAW Manual Camera d’ailleurs…).

Au lieu de publier un simple tweet, accessoirement distiller quelques clichés sur Instagram (…pas encore quitté1), je me suis efforcé de réaliser une série de copies d’écrans puis de les commenter.

En vrac donc…

Déjà une interface utilisateur sur laquelle vous pouvez agir selon vos envies.

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  • À droite | j’anticipe d’emblée : deux réglages pratiques qui ont motivé mon acquisition (je résume à grands traits : photographier avec un filtre noir et blanc tout en conservant une version couleurs. Et relancer ce même filtre noir et blanc d’emblée sans avoir besoin d’aller le sélectionner à nouveau… je vous laisse réfléchir…!)

C’est peu de choses en apparence mais ça va de l’affichage de la galerie d’images (de 5 à 2 colonnes)…

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  • L’usage de deux colonnes vous semblera assez logique en fin de billet…! Mais, je divulgâche quand même : afficher côte à côte l’image noir et blanc et l’image couleurs correspondant à la même scène…

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…à la possibilité de choisir selon ses goûts et usages d’utiliser ou non les boutons volume (pas mon truc) ou, au contraire, d’opter pour des appuis légers sur la surface de l’écran.

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Et là, je suis preneur. J’ai donc opté pour une seule tape = prise de vue, deux = choix du Focus, trois = bascule entre les deux optiques du iPhone 7+.

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Enfin, et c’est assurément ce qui m’a séduit, la possibilité de prendre des photos avec le filtre noir et blanc de mon choix tout en prenant/conservant simultanément la même scène en couleurs.

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Ce qui se traduit dans l’album par deux images distinctes…

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Mon fils m’avait reproché à juste titre de faire naguère de prendre trop de photos en noir et blanc et de ne rien conserver en couleurs. Obscura 2 répond à cette objection. Je réalise une prise en vue en noir et blanc (cadrage compris) mais conserve un double en couleurs que je peux retraiter ensuite dans …Camera+ 2. En effet, pourquoi se limiter à une app ?

Bref, encore à m’y faire et ne pas me planter dans mes gestes mais c’est séduisant.

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  • jouer avec les nombreuses options et leurs déclinaisons… Vous avez noté l’affichage de l’histogramme sous les trois boutons du bas…?

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  • affiner l’exposition (ici, l’idée est bien de travailler en noir et blanc mais ça fonctionne, CQFD, en couleurs) avec un histogramme à gauche ou à droite…

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  • Repasser aisément du mode manuel à automatique

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  • Opter, en sus, pour l’un des ensembles de filtres prêt à l’emploi… J’ai donc dépensé deux euros de plus pour celui des huit déclinaisons e noir et blanc (…pas la même qualité que l’épatant BLACK mais correct et nettement plus immédiat)

Voilà, j’en suis là…

À suivre.

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  • Des cigognes que l’on voit depuis nos fenêtres…!

Un bémol néanmoins : l’app pompe énormément de batterie.


  1. Je réduis la voilure au profit de mon propre petit site qui fonctionne en mode partage de vues pour les amis… 

le 12/02/2019 à 10:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Pourquoi avoir son iPhone en cours à portée de main est fort pratique…

N’en déplaise aux experts…

dans ailleurs | autisme | dans mon bocal | grospod | usages
par Jean-Christophe Courte

J’ai du mal à comprendre comment on peut devenir esclave, addict à un écran portable. Comme je l’ai écrit ici — urbanbike | Mais tu passes trop de temps sur ton iPhone, décroche ! — le mien m’accompagne partout et en toutes circonstances. Comme le trousseau de clés, ma carte d’identité. Ou un carré de non tissé pour essuyer mes lunettes…

Certes, la tendance actuelle est de flinguer les smartphones : désolé, ce sera sans moi !

Au mieux, mon écran va me permettre de capturer quelques clichés lors d’une balade effectuée sans but précis (…nous aimons nous perdre dans les dédales urbains) dans un village, comme à Toro récemment. L’app Maps.me me permet de me localiser puis de revenir à mon point de départ …si besoin.

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Le reste du temps, au risque de me répéter, il stationne au chaud dans une poche, prêt à m’assister si j’éprouve le besoin de lui faire appel. Et basta.

Dictaphone

En discutant avec ma fille, j’ai découvert un usage qui n’avait échappé, celui du magnétophone.

De fait, arrivant en Espagne pour son semestre Erasmus, elle craignait1 de ne pas arriver à noter ses cours assez vite, être dépassée par le débit même des professeurs espagnols.

Du coup, elle a anticipé et employé l’app Dictaphone sur son iPhone pour enregistrer ses premiers cours.

Au bout d’une semaine, bien que rassurée par sa capacité à noter ses cours, elle a maintenu ce dispositif par sécurité, à la fois pour réviser chaque cours mais aussi se mettre dans l’oreille les inflexions, sonorités…

Techniquement, elle se rend en cours avec son antique iPad2, saisi ses cours sur la version 4 de Drafts tout en enregistrant avec son iPhone chaque cours.

Bref, qui contrôle nos outils…? Jusqu’à preuve du contraire, c’est encore nous, non…?!!

le 11/02/2019 à 09:20 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Mais tu passes trop de temps sur ton iPhone, décroche !

Une injonction qui m’agace prodigieusement !

dans dans mon bocal | grospod
par Jean-Christophe Courte

Surtout quand elle est énoncée par des personnes qui passent leur vie sur …facebook1 !

Oui, cela m’a prodigieusement gonflé hier de découvrir que c’etait (sic !) la journée sans portable, que ceux qui refusent (!!) de se plier à cette injonction sont nécessairement des personnes qui ont peur de se retrouver sans leur écran2.

Alors oui, je le confesse, mon iPhone me suit partout.

Mes clés, ma carte d’identité et mon iPhone

Me suivre ne veut pas dire qu’il est toujours dans ma main !

…il passe 80 % du temps (le jour) dans la poche de mon Jean (ou de ma veste, c’est selon !). Et 100 % de la nuit sur ma table de chevet, vu qu’il se mue en diffuseur de podcasts sur Castro !

Ce qui est affligeant (…mais il est vrai que je n’évoque que mon usage), c’est de ne pas imaginer que l’on peut vivre avec son smartphone sans avoir le nez collé dessus.

Bien entendu, je croise des tas de personnes qui se baladent avec leur téléphone à la main, qui nous font partager leurs palpitantes conversations dans la rue3 tout en marchant ! Je n’en fais pas pour autant une généralité !

Des usages, pas un usage !

Mon iPhone a de multiples usages qui vont de la fonction appareil photo (…ce sont mes fidèles Canon qui font la gueule…!) à celui de carte routière en passant par juge de paix pour s’accorder sur l’origine d’un mot (dictionnaire).

Déjà, évoquer une dépendance à un écran qui endosse de multiples rôles, c’est oublier que celui-ci sert à lire (des livres epub), à écouter des tas de podcasts (jamais autant entendu d’émissions passionnantes !)… Voire écrire4. Et même recevoir un 7 février une information clé5

Pour ces diverses raisons, cette journée sans portable me paraît incongrue ! De plus, j’ai pris connaissance de cette journée via twitter sur mon portable, gag !

Je voyage et le iPhone me permet de me déplacer léger et confortable. Je m’en suis expliqué dans un Long billet, urbanbike | En voyage | Sac à dos et iPhone.

Actuellement, je vis en Espagne et je m’encombre de peu de choses au quotidien, ce qui me permet d’avoir du temps pour lever la tête et apprécier l’architecture des villes que je visite, contempler les paysages ou …déguster les spécialités régionales.

J’utilise peu mon Macbook comme mon iPad Pro même si ce dernier me sert pour écrire au stylet ce billet. Seul le téléphone portable (…cet écran fort mal nommé…!) me laisse un sentiment de légèreté6 indispensable…

Bien entendu que je pourrais, comme il y a plus de 50 ans7, me déplacer sans cet écran, juste avec une carte papier (ou pas) et un “vrai” appareil photo (ou non…!), un crayon et un carnet papier.

Alors, désolé de contrevenir au mot d’ordre, à la bienpensence, mais je vais sortir me balader avec ma fille dans la vieille ville cet après-midi… Avec ce maudit portable !

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  1. Cet espace censé remplacer internet ! 

  2. Et, bien entendu, d’aucuns ont inventé un mot pour caractériser cet état, mot que je ne retiens pas, l’idée me semblant plus sotte que grenue ! 

  3. C’est assez habituel ici, à Salamanca en Espagne, mais est-ce liée à des pratiques importées par les étudiants qui viennent, nombreux, suivre des études : la question mérite d’être posée sans en tirer d’hatives conclusions. 

  4. Publier moins ne veut pas dire ne plus écrire. Loin de là… 

  5. Vautours 0, ma tribu 2 (comprend qui peut) 

  6. D’aucuns vont évoquer le concept de servitude volontaire. J’assume. 

  7. St Cloud - Orléans, il y a 50 ans, en mobylette (et sans rien, sans un rond car cela n’était même pas venu à l’esprit de mes parents…). 

le 07/02/2019 à 18:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Humeur : révision de documents et CriticMarkup à l’usage

Drafts, Editorial… Sous iOS, chacun fait comme il lui plaît…!

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par Jean-Christophe Courte

Entre les options à ma portée et leur réelle mise en œuvre, j’ai souvent un temps d’adaptation ! Néanmoins, comme je suis curieux, je n’hésite pas à tester.
Ainsi, passer au Markdown fut quasi instantané en 2012 ; idem pour l’écriture manuscrite avec son interprétation en caractères d’imprimerie, j’ai adhéré à cette avancée en 2016 en découvrant Stylus ; quant à la révision d’un document en cours de rédaction avec CriticMarkup, j’essaye depuis 2013 avec des succès divers…

Heureusement, nous avons de plus en plus d’outils pour nous simplifier la mise en œuvre… Comme je l’ai écrit précédemment1, utiliser des actions pour revisiter/réviser un texte avec CriticMarkup est désormais possible.

Coloration syntaxique, choix du modèle, timing…

Rappel : les balises CriticMarkup sont à employer pour traquer répétitions, formules de guingois, dissonances, etc. Sans oublier de retrancher les expressions à la mode, les termes inutiles2.

L’affichage de ces balises dans Drafts reste un point clé. À ce propos, la balise Highlight devrait disposer d’un fond (ou être écrite) en violet… Ou les deux…!

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  • À gauche | Drafts (5.5.x) dans sa version béta actuelle…
  • À droite | Editorial qui n’a pas perdu de son efficacité, il est bon de s’en souvenir même si le développeur ne donne pas souvent signe de vie…!

Une bonne question à se poser est : doit-on inclure les fautes d’accord, de frappe, la correction des pluriels…? C’est à chacun de répondre. Si cela est bien sûr possible, c’est dépenser beaucoup d’énergie à ajouter des balises non essentielles au lieu de corriger directement nos scories…!

Je préfère réserver l’usage de CriticMarkup à ce qui me semble être son rôle premier, c’est-à-dire travailler à la clarté du texte.
Inversement, encombrer visuellement l’écran peut devenir contreproductif, voire nous amener à passer à côté des bonnes remarques : est-ce que ma phrase est correctement construite, ne suis-je pas trop abscons3 ?!

Pour ma part, c’est loin d’être gagné ! Virer des bouts de phrase superfétatoires, lourdingues, ronflants, creux ; supprimer les tournures hasardeuses, malavisées ; dégraisser ce qui respire l’emphase, tout ceci n’est pas une mince affaire…!

CriticMarkup : pour un travail collectif ?

À l’usage, je reste mitigé !

J’apprécie la possibilité de me (!!) laisser des commentaires qui ne seront pas exportés (Ulysses le fait très bien et mieux encore…), j’estime particulièrement la coloration syntaxique pour marquer la suppression ou l’ajout de segments de texte4. Enfin l’emploi de la balise de substitution prend tout son sens pour traquer mes tics de langage.

Mais ce dispositif me semble taillé pour un travail collectif, avec d’autres rédacteurs sur l’ouvrage. Ce que je veux exprimer par là, c’est qu’hormis des commentaires et annotations de travail à titre individuel dans le texte en cours de révision, marquer un ajout clé, voire une suppression d’une portion de texte inutile, ces balises restent un dispositif lourd à mes yeux.

Certes, il est encore trop tôt pour me prononcer (…rendez-vous l’an prochain !).

En résumé, CriticMarkup n’a pas encore boulversé ma vie. Ensuite, je subodore que l’écriture de ces balises est également un frein : autant celles de markdown, multimarkdown ou markdownXL sont hyper simples, autant l’ajout des moustaches (!) agit comme des poils disgracieux dans la soupe (…je sais, l’image est capilotractée !!).

Bref, s’il est facile d’ajouter deux ++ ou deux -- en début et fin de sélection, devoir ajouter une accolade entrante puis fermante n’est pas terrible…

D’autant plus que, dans Ulysses, je n’ai pas de réticence à baliser en MarkdownXL avec les paires de ::, ++, || ou %%.

Du coup, l’emploi de petits scripts ou actions dans une barre additionnelle devrait changer la donne… Ou pas.

À quand l’apparition de MarkdownXL dans Drafts ?!

Ce qui est génial dans Drafts (et dans Editorial, ne l’oublions pas…), est leur épatante capacité à ajouter des langages et codes de toute nature. Dont TaskPaper par exemple…

Aussi, j’incite Greg, le développeur de Drafts, à ajouter, entre deux fonctions clés indispansables, mes quelques balises issues de Ulysses et la coloration syntaxique associée.

Une proposition sans illusion néanmoins…

En même temps, j’ai souvent l’impression de rester un cas isolé ! L’écriture manuscrite ou le balisage ultra simple de MarkdownXL sont autant de cas où je me sens seul (…rassurez-vous, ça ne l’empêche pas de dormir…!).

Mais autant manifester cette envie et la signaler…

C’est tout…!


  1. Lire mon précédent billet à propos de son utilisation dans la toute dernière version de Drafts : urbanbike | Utilisez astucieusement CriticMarkup dans Drafts sous iOS

  2. Je vous recommande 99 clichés à foutre à la poubelle de Jean-Loup Chiflet. Quelques exemples : Dans le bon sens du terme ; dans le plus simple appareil ; de plates excuses ; un démenti cinglant, etc. 

  3. J’aime ce mot ! 

  4. J’ai ajouté deux petites actions dans ma barre additionnelle pour en bénéficier avec un seul appui… Ne pas oublier de demander dans les préférences que ce soit le balisage multimarkdown qui soit utilisé ! 

le 17/12/2018 à 11:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Utilisez astucieusement CriticMarkup dans Drafts sous iOS

Ou, plus exactement, comment rendre le balisage CriticMarkup bien plus agréable !

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par Jean-Christophe Courte

Je ne vais pas vous raconter d’histoires : je ne suis pas un fan de CriticMarkup que je trouve assez lourd à employer1, lui préférant mille fois la simplicité de MarkdownXL, fruit de la réflexion des développeurs de Ulysses …mais malheureusement réservé à cette application.

Ce n’est pas la première ni la dernière fois qu’un standard s’impose sur des bases discutables et ça ne sert à rien de faire de la résistance dès lors qu’il se diffuse2.

Je l’ai rencontré la première fois via MultiMarkdown Composer 4 sous macOS et j’ai trouvé ça assez biiiiiip à mettre en œuvre.

Retrouver CriticMarkup dans la dernière mouture de Drafts 5 m’a donné l’envie de bricoler3 quelques actions à placer dans ma barre additionnelle et, à tout le moins, rendre le balisage de ces options de correction moins fastidieux. C’était l’idée et je me promettais mollement de le faire un de ces quatre.

Sauf qu’il y a eu plus rapide4 que moi et, surtout, nettement plus pro !

Bref, en une unique action, Tim Nahumck (@nahumck) a résolu élégamment le balisage de CriticMarkup dans Drafts 5: Capture ‣‣ Act. Enfin des outils pour se lancer sans peine dans la phase de correction d’un texte !

En résumé, avec ce script, nous voici tous égaux pour user et abuser de ces balises sans craindre de nous planter et, important de le noter, avec la coloration syntaxique idoine.

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  • Car le plus chi… pénible dans CriticMarkup sont les balises dédiées (…ceci expliquant mon peu d’enthousiasme alors que celles de MarkdownXL dans Ulysses sont d’une simplicité biblique, certes avec moins de sophistication mais, à l’usage, naturelles comme celles de Markdown…)

Mais il marquait une seconde étape : une fois le texte relu, amendé, comment générer un fichier comprenant toutes les corrections ?

J’ai posé la question à Tim via Twitter qui, après une petite démo — “Something like this?… “ —, il a répondu avec une seconde action, Accept Critic Markup | Drafts Action Directory.

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  • Pas la peine de vous faire un dessin, ça marche…!

Paf ! Plus aucun prétexte pour se dispenser d’utiliser CriticMarkup !

Pire, c’est devenu un jeu d’enfant de baliser et de se servir de ce dispositif.

Le texte d’origine, celui qui est amendé est conservé dans Drafts, le script se contentant de prendre en compte les instruction du balisage puis de créer un nouveau fichier débarrassé de ces balises spécifiques en suivant scrupuleusement vos corrections.

Alors, oui, on pourrait aller encore plus loin, avoir un dispositif de prévisualisation qui simulerait le résultat avant de nous permettre de valider (…ou de réfuter en arrière) chaque modification.

Mais, sérieusement, déjà avec ces deux actions complémentaires nous avons les briques élémentaires pour s’essayer à l’usage de CriticMarkup.

À force de sophistiquer (sic…!) les choses (sic !), on en arrive à oublier l’essentiel : ici, le but est de nous permettre de peser nos mots, nos expressions, corriger, amender puis une fois validé, d’avancer. Bon, une preview ne serait pas de trop mais, en attendant (ou pas !), ça fonctionne d’enfer !

Très chouette manière de faire la promotion d’un balisage pas très sexy et de contribuer ainsi à son rayonnement.

À tester si vous êtes un fou de Drafts !!

Un grand merci à Tim et au groupe de développeurs enthousiastes qui sévit autour de Drafts et contribue, via des discussions enflammées et hyper techniques, à faire évoluer cet outil…!

Pour mémoire, il y a un très, très beau script disponible pour l’alter ego de Drafts sous iOS, c’est-à-dire Editorial, Critic Review . Avec possibilité de valider individuellement chaque option. Ce n’est pas le seul.


  1. lire urbanbike | Coloration syntaxique, Markdown XL et CriticMarkup et urbanbike | Coloration syntaxique et écriture 

  2. Il est vrai que sa progression assez lente, de mon point de vue, s’explique par la complexité de son balisage (oui, j’insiste un peu sur ce point qui me chiffonne…!). 

  3. Pas de gros mots ! Bricoler quelques actions en empruntant celles existantes en les adaptant misérablement ! Je n’ai aucun talent pour le scripting ! 

  4. Drafts 5.5 – The Markdown Update – nahumck.me 

le 15/12/2018 à 10:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Réflexion | Seniors, écrans et claviers : avec le temps, quid de nos propres limites ?

Serons-nous en état de les utiliser en fin de course ?!

dans dans mon bocal | usages | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Avec la disparition des bureaux de proximité des services publics1, l’obligation de disposer d’une connexion internet pour dialoguer avec ces derniers, je crains que nous allions au devant de nombreux problèmes2 tant pour les actifs largement habitués à l’usage des écrans et des claviers, que pour les personnes âgées, vulnérables, mais aussi celles et ceux en situation de handicap (perte d’autonomie, accident, etc.).

Sans chercher loin, il suffit de questionner nos aînés, mais aussi tous ceux qui n’ont pas eu à utiliser des machines à écrire au cours de leur vie. Et écouter leurs réponses…

Naguère, il suffisait de se rendre auprès du conseiller ad hoc avec les documents qui posaient problème ; voire d’échanger au téléphone vu que nous avions alors un numéro direct pour le contacter (!), pour obtenir un début de réponse.

Ces temps semblent finis alors que, paradoxalement, de nouvelles vulnérabilités3 apparaissent…

En effet, quand vous ne pouvez plus vous déplacer, quand votre champ visuel se réduit à néant suite à un glaucome, quand la prise de rendez-vous passe obligatoirement par un standard automatique (genre… tapez 1, tapez 2…! Veuillez prononcer un mot clé… Pardon, je n’ai pas compris…), quand la moindre démarche requiert une connexion internet via un site dédié avec identifiant et mot de passe, quand le peu de matériel informatique dont vous disposez devient obsolète, quand votre entourage proche se réduit, voire devient inexistant, vous faites comment ?

Ou, plus exactement, comment ferez-vous demain ‽

La génération papier s’éteint peu à peu…

Pour ma part, j’ai découvert l’informatique en 1984 après avoir tapoté sur des machines à écrire mécaniques puis électriques4. Mais nombre de personnes de ma génération y sont venues bien plus tard.

Pour les précédentes, rares étaient les personnes vraiment à l’aise avec ces outils sauf si elles avaient eu des postes dans des entreprises qui les avaient conduites à l’usage régulier d’un clavier.

Pour illustrer ce gap, je n’ai qu’à plonger dans ma propre histoire, dans celle de ma famille, évoquer ma mère née en 1926 ou mon père, né une année plus tôt.

C’étaient des représentants de la génération papier. Ou, plus exactement, de la génération formée à la plume Sergent-Major et encriers en verre sur les bancs de l’école républicaine. Des personnes habituées à écrire du courrier à la main.

La technologie est arrivée tardivement… Un exemple : mon père a conservé ses increvables règles à calcul, celles de ses études d’hydraulique à la Houille Blanche de Grenoble. Néanmoins, je me souviens parfaitement qu’il avait fini par s’offrir une petite calculatrice HP à notation polonaise inversée dans les années 80.

Ce fut la seule intrusion5 d’une technologie novatrice qui m’ait marquée hormis le combo habituel télévision, HiFi et téléphone. Je me souviens, gamin, du téléphone à cadran rotatif en Bakélite.

En vieillissant, mes parents, avec arthrite dans les mains et lunettes sur le nez, furent moins à l’aise avec les claviers de leurs téléphones portables.

Ma mère employait un modèle pour seniors de la marque Doro avec un gros clavier simplifié ; mon père un Nokia 23106 de 2006 au clavier ramassé, ce qui lui posait quelques problèmes en composant ses numéros.

Arrivée de l’ordinateur via internet…

L’informatique est arrivée tardivement chez eux via une box et la VoIP pour limiter les factures téléphoniques. Malheureusement, ce fut un ordinateur portable Toshiba qui leur fut livré7 et mon père de s’offrir un gros cours sur Windows8 bourré de feuillets mobiles.

Inutile d’ajouter que l’usage de cette machine fut bref9, tant du fait de la lenteur de la machine que de leur propre difficulté à apprivoiser cet univers étrange, découvrir les Mails, naviguer sur le net avec Explorer. Et être largués face à l’interface même de l’OS, ses mille icônes à associer à des applications précises, les innombrables boites de dialogue…

En déménageant et vidant la maison de mes parents, j’ai retrouvé un mode d’emploi calligraphié de quelques pages réalisé par de la famille proche, pages résumant toutes les opérations avec force petits dessins pour illustrer les touches à actionner… N’ayant jamais reçu un seul courriel de mes parents, je pense que tout ceci resta au stade de projet.

Je me souviens avoir assisté quelques heures mon père pour lui essayer de lui expliquer Explorer, le démarrer depuis un alias sur le bureau. Je lui avait indiqué comment accéder à urbanbike (!!) mais, au vu des difficultés qu’il avait à lancer une recherche, saisir dans la barre d’URL, éteindre cet ordinateur portable avec le bouton démarrer, je pense qu’il n’est jamais venu me lire10.

Enfin, point souvent oublié, la manipulation de la souris restait complexe pour ces personnes âgées qui n’arrivaient pas toujours à relier déplacement de cette dernière sur le bureau et position sur l’écran.

Lors de ce passage ce week-end là, je me souviens que ma mère avait passée une tête pour me demander comment contrôler cette souris, essayer devant moi mais n’arrivant absolument pas à guider le pointeur sur l’écran11, gênée par cette relation spatiale étrange ainsi que par ses rhumatismes déformants. Elle n’y arriva pas, ni ce jour, ni par la suite. D’ailleurs, quelques temps plus tard, elle me glissa dans un bref échange que seul mon père conservait quelques velléités à essayer de l’utiliser, sans plus de succès d’ailleurs.

L’emplacement de leur installation — coincée sur un bout de palier inconfortable le long de l’escalier — n’était pas le plus propice aux joies du surf avec un simple tabouret et une planche faisant office de bureau, encombrée de paperasses diverses, de câbles multiples voire des codes d’accès à leur box réécrits au crayon de bois…! Seule l’imprimante permettait à mon père de photocopier parfois quelques documents.

La place pourtant ne manquait pas pour installer un poste numérique à un emplacement plus confortable mais le choix de cet emplacement étriqué signait de facto un refus12 implicite à s’investir dans cette technologie qui les dépassait.

C’est là où je regrette amèrement que l’iPad soit arrivé bien trop tard. Leurs amis de la même génération, tous ceux qui ont démarré avec un écran tactile, n’ont pas eu ces difficultés.

Quelques leçons tirées de cette expérience…

Sous la forme de quelques truismes…

Conserver une relation de confiance avec ses proches (vos parents et/ou vos enfants) et accepter d’être dépassé…!

Parler en n’évitant pas toutes les questions qui fâchent…!

Installer des outils numériques compatibles avec vos capacités.

Ne pas se laisser refourguer du matériel sous le fallacieux prétexte que c’est : offert, pas cher, une bonne affaire13.

Continuer à se former14

…à l’utilisation de Touch ID *et d’une application comme *1Password pour ne plus laisser les mots de passe en clair, c’est-à-dire à portée de regard. Etc.

Corollaire : éviter de dépendre de tiers dont vous ne mesurez pas les réelles intentions15 !

Car il arrivera un jour où il faudra déléguer, faute de capacités à s’en charger soi-même.

Anticipez !

Ce sera mon dernier conseil : anticipez…!

N’attendez-pas le dernier moment pour laisser les commandes à vos proches16, voire d’être réduit à l’état de légume !

Bref, réglez calmement les querelles imbéciles qui empoisonnent les relations17.

La vie passe et, à la fin, on trépasse ! Autant que ce soit sans rancœur ni rancune.


  1. Si le service des impôts fait encore de la résistance dans ma ville (…avec des personnes compétentes à l’écoute), j’assiste à la disparition de la Poste de quartier, des services bancaires, guichets de train, bureaux des caisses de retraite, caissières dans les grandes surfaces… Certes, je peux acheter mon billet de TGV en ligne, consulter mes comptes sur mon mobile mais le contact avec les humains est rompu, la machine — parfois non rechargée en papier…! — avec son omniprésent écran (…ses écrans…!) et son incomparable lenteur nous sont imposés… 

  2. Je suis revenu plusieurs fois sur ce sujet, notamment en 2017, urbanbike | Arnaques et petits vieux et urbanbike | Arnaques et petits vieux | 2 

  3. Je pose à nouveau ceci, libre à vous de les ignorer… urbanbike | Face aux manipulateurs, écouter nos propres alertes… 

  4. Composphère IBM après des machines à stencil ou des machines à écrire Orator pour saisir les titres des slides pour des présentations visuelles. Relire urbanbike | Keynote, arrière-petit-fils d’une Composphère… | 1 

  5. …et marquée à vie ! Lire urbanbike | Polonaise inversée 

  6. Toujours opérationnel jusqu’en septembre 2018, moment où nous avons troqué cet antique et increvable téléphone hérité de mon père pour un iPhone 5s sous iOS 12… 

  7. Je n’ai jamais compris pourquoi ce portable débarqua chez mes parents, la seule explication que ma mère me donna était que le Mac était plus cher. Dommage, car c’était la plateforme sur laquelle j’aurais pu leur être d’une réelle utilité. 

  8. Nul n’est prophète en son pays ou dans sa famille. 

  9. Mais pas pour tout le monde… 

  10. En rédigeant ce billet, je pense qu’une certaine forme d’orgueil lui commandait également de ne pas me demander de répéter, de ne pas me montrer qu’il était déstabilisé par cette technologie. Pire, de ne pas me faire confiance vu mon parcours atypique en regard du sien. urbanbike | …Tu sais que tu deviens vieux | 13 

  11. Alors, se servir de Microsoft Word pour rédiger l’unique correspondance que d’aucuns lui prêtent, bien moins encore. Surtout avec un étrange niveau de maîtrise (!) de ce traitement de texte, niveau sur lequel je reviendrais dans une prochaine chronique. Ou pas. 

  12. Relire ce billet de 2015 urbanbike | Banque en ligne et personnes vulnérables 

  13. Pour cela, il faut discuter, échanger et confronter nos points de vue. Et non choisir la solution du vendeur qui va leur/vous assurer que c’est facile (premier mensonge). Le vendeur installe sa solution et se moque bien des difficultés que rencontreront après coup vos proches ou, demain, vous-même. 

  14. Comme je l’ai écrit en amont, c’est là où un écran tactile comme celui du iPad est préférable avec, accessoirement, un clavier alternatif sur l’écran comme celui de SwiftKey, clavier sur lequel on peut laisser le doigt appuyé sur l’écran pour relier toutes les lettres d’un mot. Ou Stylus avec un stylet… 

  15. Devenir dépendant de tiers fraîchement débarqués dans vos relations revient à ouvrir une boîte de Pandore. 

  16. Ma petite tribu possède déjà toutes ces informations. Notre règle d’or est de se parler sans tabous, avec une totale transparence. Bref, l’inverse des générations qui nous ont précédé. 

  17. J’imagine que, comme moi, vous avez quelques exemples en tête de mésententes familiales homériques qui pourrissent les relations. Avec refus de se parler, fâcheries anciennes, orgueil démesuré, des situations nées sur des malentendus perdurent. Ce serait risible si ce n’était trop souvent stupide ! Prenez le temps de vous écouter et de vous parler. Corollaire : certes, pas pire sourd que celui ou celle qui refuse d’entendre. 

le 03/12/2018 à 12:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Calligraphie sous iOS : …et, si Apple…

Parfois je rêve…!

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par Jean-Christophe Courte

Comme la tendance semble être un retour à la lenteur, je me dis que l’on pourrait ajouter à cette mode le plaisir de retrouver l’usage de sa main et, également, le temps de réfléchir, de formuler ses idées sans précipitation ! De les écrire littéralement !

Certes, j’ai toujours été lent.
J’entends par cela, prendre mon temps pour les choses essentielles de mon existence. Prendre le temps de regarder le monde qui m’entoure, de photographier, d’apprécier un repas partagé avec ceux que j’aime…

Cela fait deux ans que j’emploie Stylus puis Nebo.
Deux ans que je retravaille avec un certain succès ma calligraphie, reprends goût à écrire à la main sur la surface de mes écrans mobiles.

Et, depuis quelques jours, comme je l’ai raconté sur twitter, j’ai réinstallé le clavier Stylus1 sur mon iPhone 7 plus, iPhone qui tourne sous iOS 12.1.

La surprise est que cela fonctionne mieux que dans mon souvenir.
Alors, oui, comme je l’ai mentionné plus tôt, mon écriture s’est refaite une santé et rares sont les fois où Nebo mais également Stylus ont du mal à identifier mes glyphes.

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Et comme j’utilise principalement Drafts (non, je ne reviens pas sur cet outil, indispensable dans mon quotidien) en mode paysage grâce à une option spécifique à cette application alors que toutes mes autres applications sont forcées en mode portrait, j’en arrive à écrire sur mon iPhone comme je le ferais au crayon de bois sur un carnet de papier.

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Oui, je m’étais déjà essayé à cela naguère mais, depuis iOS 12, cela me semble différent.

Réadopté

Au risque de me répéter, je suis comblé car je peux noter aisément les idées qui passent ou écrire ce billet sur mon iPhone, coincé entre le volant et le siège de mon véhicule. M

Plus besoin de me concentrer sur les touches du clavier, j’écris tranquillement au doigt (à l’index…!) ou à l’aide de ce vieux stylet Wacom à pointe caoutchouc retrouvé chez ma fille.

Quand je me trompe, je peux biffer le mot erroné.
Comme si je le gommais, simple et efficace. Du coup, mon iPhone joue de plus en plus le rôle du carnet de notes au détriment du iPad et de Nebo, vu que lui ne me quitte jamais, calé dans une poche ou posé sur ma table de chevet avec Castro pour étendre quelques Podcasts.

Mais c’est un …carnet avec un sacré plus : j’écris sur Drafts et, donc, j’emploie sans restriction les différentes actions de ma barre additionnelle et, l’air de rien, hormis baliser en Markdown, je peux capitaliser, exporter vers d’autres applications, voire tweeter.

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Et, bien entendu, alterner entre les modes de saisie.

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Il est clair que le format de cet iPhone grand écran et donc de la vaste surface d’écriture rend cette activité agréable.

Aussi je me plais à imaginer un retour prochain de Stylus, non plus sous la bannière de MyScript mais sous celle d’Apple, sous la forme d’un clavier supplémentaire dans une prochaine version de iOS. La technologie développée par MyScript a fait ses preuves et proposer à tous cette fonction au sein même d’iOS une belle ouverture.

À la condition d’accepter de tracer nos lignes d’écriture avec de simples styles à pointe caoutchouc et non de rutilants Pencils !

Bref, un retour de Stylus au sein même d’iOS m’enchanterait pour tout dire !


  1. Il a été malheureusement retiré de l’Apple Store par son éditeur. Mais ce like de l’éditeur sur ce tweet me laisse… songeur…! 

le 27/11/2018 à 19:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?