Urbanbike

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Recyclez votre vélo…

Vite ajouté ce vendredi

dans dans mon bocal
par Jean-Christophe Courte

Hop, juste ce billet trouvé sur Apartmenttherapy…! Du mobilier vélocypéde proposé par Bike Furniture

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Heu, quel rapport avec notre site…? On s’appelle pas urbanbike pour rien, non…?!

Et du coup, de fil en aiguille (de lien en lien quoi…), cela m’a conduit sur le blog de Stylehive… Et sur une présentation de textile à base de fibres optiques
Alors, après le béton transparent — visible d’ailleurs dans l’exposition consacrée au béton (Voir à la recherche du béton, sur le site en Flash…) au Musée des Arts et Métiers à Paris —, le vêtement pour être certain d’allumer grave pendant les fêtes…!

Ajout de 11:40 : très astucieux ajout en bois sur la façade d’une maison… Ou l’art de rajouter 67 mètres carrés sur une façade sans charme…

le 08/12/2006 à 09:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Mobilier, bricolage et pollution

Formaldéhyde, benzène, acétaldéhyde, phtalates, dichlorvos ne sont pas les bienvenus chez nous…

dans dans mon bocal
par Jean-Christophe Courte

Hormis une mise à jour de sécurité sous OSX ce matin, revenons à des sujets qui nous concernent au quotidien comme la pollution chimique silencieuse
Court article du Monde signé Françoise Chirot hier sur la nature de ces polluants…

Certains font partie des sept substances particulièrement toxiques, dont l’éradication doit être considérée comme “hautement prioritaire”. Il s’agit du formaldéhyde (bougies, produits d’entretien, colles), du benzène (carburants, bricolage), de l’acétaldéhyde (panneaux de particules, isolants), des phtalates (plastiques) et des dichlorvos (insecticides). Ces produits sont suspectés de provoquer des maladies respiratoires ou neurologiques.

Bigre, il est de plus en plus nécessaire de lire les étiquettes du mobilier que nous achetons comme celles des produits pour le bricolage…

Sinon, je me permets de revenir un blog que j’avais signalé sur le développement durable et qui se remplit peu à peu…
À suivre.

Note : les australiens sont plus… radicaux : il faut réduire le temps passé sous la douche…!

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Logement de SDF dans les bois. Cela aussi c’est la réalité.

le 29/11/2006 à 08:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Pollution chimique silencieuse et autres news

En vrac…

dans dans mon bocal
par Jean-Christophe Courte

Je vous engage à jeter un œil (et même deux…) sur ce billet du Monde pendant qu’il est encore en ligne et que l’on peut pratiquement résumer à cette citation :

La pollution chimique, du fait de ses effets sur le développement cérébral de l’enfant, a créé “une pandémie silencieuse dans les sociétés modernes”, qui concerne des millions d’enfants, mais “n’apparaît pas dans les données statistiques sur la santé”

Et certains nous ont gonflé sur le purin d’Orties, tsssss… Pour continuer dans cette ligne d’un monde meilleur, je viens également de parcourir ce billet du Figaro (hé oui, c’est mon côté œcuménique…) encore plus rigolo…

La République populaire dépassera, dès 2009, les États-Unis comme premier producteur de dioxyde de carbone (CO2), soit dix ans plus tôt que prévu, a fait savoir mardi l’Agence internationale de l’énergie dans un rapport qui est une mauvaise surprise.

Bon, pas que d’affligeantes nouvelles, également des inventions que nous retrouverons dans notre quotidien un de ces jours dont cette augmentation du rendement des cellules photovoltaïques qui pourraient passer de 15 à 40 %. Ajoutons à cela ce film et hop, 48 %… (là, je galéje…!)…

Note de 10:15 : j’ajoute ce lien vers un billet de Aie! tech, genre d’information qui passe totalement inaperçue mais aux retombées futures délirantes… Bref, si vous ne le saviez pas encore, l’espace est réservé aux USA. Délire vous dis-je.

le 11/11/2006 à 07:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Un siège aérien

Devant un écran, le confort est indispensable…

dans bosser n’importe où | dans mon bocal
par Jean-Christophe Courte

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Préambule : Je réédite ce billet écrit il y a près d'un an (le 25 novembre 2005) pour des tas de bonnes raisons…
La première est que je bosse quotidiennement sur un Aeron et que cela a changé mes conditions de travail… La seconde est que je continue à entendre nombre de mes amis ou clients se plaindre de leur mal de dos au travail, chose qu'il ne m'arrive plus…
Et la troisième est que le créateur de ce fantastique fauteuil, Bill Stumpf, vient de disparaître. Une manière pour moi de lui rendre hommage car je bénéficie du fruit de son travail comme tant d'autres travailleurs à domicile…
Ainsi, l'ami Martin Winckler a également adopté un Aeron et m'a déclaré en être absolument ravi. Idem pour ma vieille cousine de 97 ans percluse de rhumatismes. Elle a découvert qu'elle pouvait passer ses journées sans souffrir grâce au quasi système de hamac de ce siège… Certes, c'est un investissement important mais quitte à passer 12 heures assis par jour, autant que ce soit confortable.

Toutes les personnes qui travaillent devant un écran le reconnaissent, nous avons impérativement besoin d'être installés sur de bons sièges de bureau. Malheureusement, dans les entreprises, le choix est rarement fait par l'utilisateur et s'appuie fréquemment sur des considérations étranges. Une simple grille tarifaire en général…! Si vous travaillez chez vous ou êtes indépendant, ne laissez personne choisir à votre place votre siège !
Pendant mes études d'archi, je bossais devant ma planche à dessin sur un tabouret en métal et assise en bois et je me contre-fichais de cette question. Il est vrai que je passais pas mal de temps debout pour dessiner dans les coins. Depuis que je travaille devant deux écrans, je suis rivé quotidiennement dix à douze heures par jour sur mon siège et je le ressens douloureusement en soirée. Plus exactement, quand je m'allonge sur mon lit, certaines tensions s'apaisent mais mais pas toutes du côté de mon dos !

Attention, le siège n'est pas seul en cause ! La hauteur du plan de travail comme la distance par rapport aux écrans, la qualité de lumière qui baigne l'ensemble, tout ceci concourt à bien travailler ou à finir avec un mal de dos répété i Par ailleurs, si nous sommes mal assis, nous avons tendance à compenser, à glisser vers le début de l'assise, à croiser les jambes, poser un pied sur la structure en étoile, l'autre non, etc. Et là, question amplification des problèmes, nous sommes servis !

À la recherche du super siège…!
Préambule : j'ai acheté un bon paquet de fauteuils dans ma vie professionnelle : des mous, des durs, des avec renforts lombaires qui n’étaient que de simples coussins bricolés, des chouettes designs en plastique — qui se transformaient en sauna individuel, des avec roulettes ou à patins.
Le pire ? Le fauteuil type big boss, en cuir, style "avez-vous vu comme j'ai réussi". Il est encombrant, lourd à déplacer et carrément impossible avec ses accoudoirs mastocs. Ces derniers, fixes et placés assez hauts reviennent via une jolie courbe sur l'assise et butent dès lors contre le plan de travail ! Tout faux !
Bref, j'ai fait quelques erreurs pour économiser quelques euros ou, plus souvent, en n'essayant pas ce que j'achetais. Ou si peu.

C'est Dominique qui a dernièrement soulevé le problème d'un bon siège au sein de l'équipe de Macdigit. Il est passé très rapidement à l'acte. Plus récemment, Lukino a essayé une semaine un siège ergonomique après l'intervention d'un ergothérapeuthe dans son bureau. Ce dernier l'a regardé travailler et l'a conseillé intelligemment, en lui expliquant notamment, le concept du "assis-debout", ce qui l'a conduit à surélever son plan de travail de 15 centimètres.
Sachant cela, je me suis souvenu avoir acheté un bouquin d'un webmaster chino-americain, il y a quelques années (là, total trou de mémoire d'autant que j'ai prêté le livre… Mais à qui ?!), un excellent webdesigner qui avait réalisé le site d'un fabricant de sièges américain, Hermann Miller. Le design de leur siège haut de gamme, le Aeron m'avait semblé exceptionnel. Mais je n'avais pas cherché à l'essayer, ne connaissant pas de distributeur à l'époque.
Ayant comme mes équipiers des problèmes de dos, constatant avec tristesse l'apparition sur mon siège de vastes portions de mousse jaune pour cause d'usure rapide du revêtement textile (je ne parle pas des roulettes dont certaines se sont affaissées sous mon poids plume…), je me suis mis frénétiquement à chercher sur le net avant de trouver leur site et, surtout, le distributeur en France.
Du coup, je les ai contactés.

Alors ?
J'ai essayé deux produits dont le fameux Aeron directement à Paris.
Comment expliquer ce que j'ai ressenti ?! Imaginez que vous êtes installé confortablement dans un hamac, soutenu de partout, mais par le truchement d'une texture ferme, tendue et légère. Une texture sur laquelle votre dos peut s'appuyer en totalité…
C'est là une énorme différence avec un siège conventionnel. Sur ce dernier, vos fesses reposent sur quelques dizaines de centimètres carrés de surface, un peu moins pour le dos. L'assise est généralement un plan métallique ou plastique recouvert de mousse et enfermé sous une garniture de tissu.
Sur le Aeron, non ! Vous êtes remarquablement suspendu tout en restant fermement maintenu ! Votre dos est en contact avec le dossier. Vous ne vous sentez pas engoncé dans une armature étanche. Du coup, pas de difficulté pour vous caler bien à fond dans le siège. Mieux, la chaleur de votre corps se dissipe immédiatement par cette texture de soutien, ce qui est très agréable. Un peu comme quand vous êtes assis dans un fauteuil en rotin, la douceur en plus…!
Tout ceci grâce à la résille à trous du dossier et de l'assise. Pour être précis, il y a des versions tissu ou cuir mais rien ne vaut le concept original. Inutile de vous parler des différentes options de réglages, un tour sur le site du fabricant et le visionnage des divers bouts de films au format quicktime l'explique parfaitement.

Du coup, j'en ai profité pour tester également un autre siège chez le même Hermann Miller, le Mirra, qui reprend une grande partie des concepts du Aeron mais avec une assise plus ferme car thermoformée. Bon, rien à voir avec le siège d'une grande marque suédoise (!!) sur lequel je me tanne les fesses à longueur de journée…! Recyclable à 96 %, la coque est aérée, garantie 12 ans sauf pour le tissu et le vérin à gaz… Pas mal du tout.

Mais bon, je fais une fixation sur l'Aeron, dont la souplesse d'assise me semble incomparable. Pourquoi ?
Simplement parce que nous n'avons pas tous la même morphologie. Jacques et Dominique sont nettement plus grands que moi (on ne fait pas de remarques, hein…! Je ne suis pas petit et gros…), etc. Or ce produit est proposé en trois tailles, ce qui permet d'avoir un siège adapté à sa stature contrairement à une coque ou à une structure universelle…
Ensuite, hormis un réglage lombaire réellement efficace, j'ai également apprécié le réglage en hauteur ultra souple, la gestion de bascule sans à-coups (ce qui me change des sièges qui coincent ou, pire, qui ne vous retiennent pas du tout avec une désagréable impression de chute libre dès que vous basculez en arrière !), les accoudoirs réglables au millimètre. Sans oublier les mêmes garanties dans le temps.

Passer à l'achat…
Côté investissement, il est indispensable d'envisager un budget correct d'autant qu'il dépend en grande partie des options que vous allez naturellement ajouter. Les prix démarrent à partir de 400 € HT pour les produits de chez RH sans options, 600 € pour Le Mirra et 1050 € pour le Aeron.
J'entands déjà les "haaaaa" de surprise !

Oui, ce n'est qu'un début car tout augmente en fonction des options : réglage lombaire, accordoirs, qualité du tissu, voire du cuir. L'Aeron peut dépasser tranquillement 1500 € HT. Bref, comme un Mac de production avec les options indispensables : 2 Go de Ram, une carte vidéo rapide et un gros disque dur de stockage !
Si vous êtes un professionnel indépendant, souvenez-vous que votre siège s'amortit sur quelques années comme n'importe quel autre matériel et que vous récupérez la TVA.

Maintenant, permettez-moi de vous poser la question suivante : à quel coût évaluez-vous votre dos ? Accessoirement, combien de temps passez-vous assis, quelques heures ou toute la journée, etc.
Changeons de domaine pour illustrer ma démonstration. Le Canon 350D est un superbe produit mais avec une coque en plastique. Dès que l'on le garde en mains trop longtemps, il s'avère bien moins confortable que son grand frère, le Canon 20D en magnésium qui possède le même capteur. Pour un professionnel, le boîtier magnésium est indispensable. Or les deux produits ont une différence de prix appréciable, la même qu'entre le Mirra et le Aeron, par exemple.
En résumé, si vous passez votre vie devant votre écran, votre dos mérite du haut de gamme. À vous ensuite de déterminer ce que vous entendez par haut de gamme !
Pour ma part, je regrette d'avoir acheté une succession de sièges assez mauvais à la réflexion pour un coût sur 10 ans qui dépasse allégrement le prix d'un Aeron !!

Design et design…
Autre point, quitte à acquérir un truc qui va vous servir quelques années, autant qu'il soit beau et bien pensé.
Le véritable design est un élément à prendre en compte dans votre grille de décision. Je fais une rejet des sièges ergonomiques au look chambre d'hôpital, même camouflés par des couleurs criardes (ou sinistres !). Inversement, attention au look aguicheur et faussement décalé qui peut masquer, comme un joli packaging, le produit assez insipide.
Mais surtout, allez essayer les sièges avant de vous décider, ne les sélectionnez pas uniquement parce qu'ils plaisent autour de vous pour leur couleur ou leur ligne rigolote : posez vos fesses dessus et simulez une bonne dizaine de minutes les gestes que vous avez coutume de faire en travaillant !

Je me souviens d'une entreprise pour laquelle je bossais il y a… prescription. Le choix des 30 sièges avait été effectué par l'assistante de direction, charmante et compétente dans son domaine. Sauf que l'unique critère retenu pour sa commande était la couleur bleue des sièges qui s’harmonisait bien avec la couleur des bureaux. Je n'ai travaillé que quelques mois chez eux sur des fauteuils neufs et bleus. Et inconfortables !

Ergonomie
Pour finir, certains types de sièges ergonomiques sont essentiellement destinés à des gens qui ont subi des opérations complexes et délicates. Un siège comme ceux de la gamme RH est souvent adapté car construit autour d'un handicap (rien de péjoratif ou de réducteur) sur les conseils d'un ergothérapeuthe.
Pour les autres, les bons fauteuils sont là pour les aider préventivement. Est-il nécessaire de mettre des semelles orthopédiques avant que cela soit nécessaire ? Non ! Le bon sens vous commande plutôt d'investir dans une bonne paire de chaussures. Idem pour votre siège de bureau !

Il existe, bien évidemment, d'autres gammes de produits et je suis loin d'être exhaustif. L'idée de ce billet est simplement de vous rappeler que celui qui veut aller loin ménage sa monture ! Et dans notre cas, lecteurs fidèles, notre dos !

En savoir plus
Un site en anglais sur l'aménagement de l'espace de travail.
Un essai de l'Aeron ? Je ne peux que vous recommander un essai, ici, par exemple. Pour les produits RH, vous pouvez emprunter un siège via une formulaire sur leur site. Ou encore faire un tour chez un revendeur et l'essayer. Dans tous les cas, prenez votre temps et pensez à du long terme.

le 03/11/2006 à 07:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Bosser chez Google

La vie rêvée de développeur…?

dans dans mon bocal
par Jean-Christophe Courte

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Dominique m’a envoyé ce lien vers un reportage des bureaux de Google… Ces anciens plateaux de Silicon Graphics ont été entièrement revus par les architectes de Google et cela donne effectivement de vastes espaces intérieurs qui feront baver d’envie tout salarié normalement constitué…! Une architecture intérieure pleine de signes tendance avec son lot d’intentions très XX° congrès (performance, lieux d’échange, etc.)… Bon, on ne peut pas rester insensible devant ces propositions souvent sympathiques même si elles me semblent parfois caricaturales (…le coup de la cuisine dans au milieu de l’espace de travail), avec des conséquences pas si saines que cela…! Sans faire un parallèle avec certains élevages de poulets en batterie, gaffe tout de même…! Ne même plus faire un effort pour aller chercher son paquet de chips ou sa canette fraîche ne va pas aider à éliminer la masse corporelle des geeks…! Certaines options architecturales comme les toits capitonnés vont vite se transformer en nids à poussière… J’imagine que le budget équipe d’entretien a été largement revu à la hausse car entre les surfaces vitrées et les endroits à risque (chute accidentelle de gobelets remplis de liquides sucrés…), c’est un complexe qui demande à être maintenu propre 24 heures sur 24… Les concurrents savent désormais comment percer les secrets de Google, envoyer des espions nettoyeurs de surface…! D’autres options sont excellentes dont l’emploi de l’énergie solaire

le 21/10/2006 à 08:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Aménager ou encombrer…?!!

Représentation sociale ou espace à soi…

dans dans mon bocal | groummphh
par Jean-Christophe Courte

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En parcourant sites, revues, livres ou émissions dédiés à l'architecture intérieure, je m'étonne du peu de place fait à l'individu en ces lieux savamment relookés…!!
Entre la tendance Feng Shui (ou autre…) qui va empêcher tout déplacement de l'abomifreux pouf coincé en plein milieu du salon ; la décoration tendance du mois pour bobo à l'imagination inversement proportionnelle à son pouvoir d'achat ; la cuisine conçue comme un labo pour des gens qui, de toute évidence, ne savent pas même cuire un œuf, on se sent très mal, étriqué, coincé… Pire, certains décos arrivent à encombrer des espaces pourtant sympas en les parsemant d'objets acquis à prix d'or chez des receleurs de rebuts industriels tamponnés galeries d'art…

Mais ce qui me surprend plus encore, c'est la taille dédiée à des petits (ou grands…!) coins moins généreux que des placards à balais comme de l'absence total de réflexion à la salissure et l'entretien de ces compositions ébouriffantes… La vasque new look collée au miroir qui ne propose pas d'endroit pour poser un savon ou une brosse à dents (!!), la robinetterie visible à l'ancienne où l'on est certain de se cramer un bras sur la conduite d'eau chaude, le carrelage à l'éclatante couleur verdasse qui vous transforme en cadavre pas très frais malgré des spots généreux… En parlant de petits coins, le fait de les retrouver parfois au niveau de l'entrée dans certaines réhabilitations démontre le manque de sens pratique comme de nez de certains aménageurs — …ne me dites pas qu'une simple VMC de course suffit…!

Hormis aimer séjourner dans un décor digne d'une maison témoin ou d’avoir une armée de domestiques pour l'entretenir du soir au matin, il me semble difficile de vivre dans une telle ambiance qui tient plus du musée que d'un véritable habitat…!

Mais que ne ferait-on pour son image…! Prouver que l'on est capable d’acquérir les mêmes merbles tellement modes, afficher un intérieur avec tous les signes indispensables, aux prix sonnants et trébuchants qui posent sa petite personne auprès de ses pairs incultes…!
Bref, si vous ne faites pas partie de ces happys fews capables de dépenser un saladier d'euros pour encombrer votre espace à vivre d'objets inutiles et encombrants, si vous pensez être capable d'aménager votre volume sans faire appel à un coach auto-proclamé, rassurez-vous, tout va bien…
Suivez votre instinct même si vous faites des erreurs. Soyez vous-même dans votre environnement plutôt que de sombrer dans la banalité d'une déco insipide. Assumez votre mauvais goût aux yeux des autres mais restez vous-même. Et pensez un peu plus au plaisir du corps, à la cuisine, à des plans calmes dans dans votre intérieur… Un mur blanc n'a pas besoin d'être impérativement recouvert…!

Bref, il existe encore des architectes d'intérieur qui savent ce que vivre son logement veut dire…! Que lorsque l'on va aux WC, certaines odeurs ne s'évacuent pas instantanément…! Qu'une cuisine n'est pas un endroit où l'on pose un tapis pour faire joli… Que la moquette reste un élevage d'acariens…
Revenez à un peu de bon sens…!

le 03/10/2006 à 10:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Décoration et rénovation d’intérieurs…

Deux ouvrages pour deux cibles différentes

dans dans mon bocal | lire
par Jean-Christophe Courte

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J'ai eu l'occasion de lire deux ouvrages récents d'architecture intérieure avec des cibles bien différentes. L'un porte sur le réagencement d'appartements, ce qui, en ces temps d'immobilier cher, est une bonne solution pour s'offrir un logement adapté à ses envies comme à ses besoins. L'autre sur le Coaching d'intérieurs, ce que mes grands-parents nommaient décoration en leur temps…
Ces deux volumes se fondent exclusivement sur des réalisations en France (…et c'est important de le dire car trop souvent nous avons à faire à des traductions avec des projets réalisés aux USA, au Japon ou ailleurs…).
Deux bouquins qui ne m'ont pas laissé le même sentiment après les avoir parcourus de A à Z…

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Le livre de Carine Merlino, Réagencer, rénover, réhabiliter son appartement m'a immédiatement réjoui par son aspect didactique et structuré… Avant de montrer des solutions de réaménagement, encore faut-il se poser quelques questions qui n'ont rien d'existentielles…! Ce livre démarre par une première partie généreuse où les démarches principales comme les choses à savoir impérativement avant de se lancer sont décrites de manière claire (…eh oui, on ne commence pas une rénovation armé de son marteau et de sa truelle…!!).
Plus encore, le chapitre 3 est à lire attentivement par tous les néophytes qui souhaitent plonger dans ce type d'aventure. Il vous permettra de comprendre les termes et/ou concepts clés qui seront ensuite employés dans la seconde partie du livre, c'est-à-dire dans les réalisations montrées en exemple. Chaque terme est associé à une photo ou un dessin. C'est pratique pour comprendre ce qu'est une imposte vitrée, une salle de bains en second jour, un sas, etc. Et donc employer les mêmes mots que les professionnels avec qui vous ferez affaire…
Si certains termes vous manquent malgré tout, n'oubliez pas le dictionnaire du BTP en ligne qui est à votre disposition sur le site de l'éditeur…

La seconde partie de Réagencer, rénover, réhabiliter son appartement est un ensemble de 30 réalisations réalisées pour des clients par des agences d'architectes. Chaque projet est généralement traité en quatre pages avec un récapitulatif chiffré du coût des opérations par poste — démolition, électricité, menuiserie, plomberie, etc. Dans certains cas, deux pages de plus avec des photos n'auraient pas été de trop pour bien saisir toutes les subtilités même si, pour chacun d'entre eux, une double page avec plans ou axonométries (représentations en volume) de l'état originel puis de l'agencement effectué permet de mieux suivre et comprendre les transformations.
À noter, quelques très astucieuses réalisations laissent à rêver quand on découvre leur situation…! Les coordonnées des architectes comme le nom des entreprises intervenantes sont cités.

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Le second livre que j'ai lu est Coaching d'intérieurs de Tony Lemäle. Ce livre est entièrement centré sur les réalisations de ce jeune décorateur médiatique. Cela commence par une longue interview de l'intéressé suivi de 10 projets phares abondamment développés… Sans oublier l’inévitable petite leçon de Feng Shui pour vivre en harmonie, etc. Chaque projet est accompagné d'une sobre information budgétaire, d'un dessin pour expliquer un détail précis de mise en œuvre, de petites fiches résumant les idées de déco et d'adresses shopping, de beaucoup de photos — souvent les mêmes détails sous des angles différents, et, surtout, d'un long discours explicatif du décorateur coach d’intérieur sur le pourquoi et le comment de son processus de création. Quelques mots sont parfois placés en gras pour guider le lecteur téméraire.
Ainsi cet exemple (page 133)…

Il me semble en effet que c'est l'univers mural qui doit justifier le choix du mobilier, et non l'inverse.
En l’occurrence, j'avais une conviction première : il fallait trouver une mise en scène pour valoriser le miroir vénitien d'une manière tout à la fois percutante et inhabituelle. Par ricochet, il fallait donner vie au mur lui faisant face, qui était d'ailleurs la première chose que l'on voyait en entrant.

Par ailleurs, la décoration proposée tout au long de ce livre n'étant pas ma tasse de thé, je préfère m'en tenir là.

Réagencer, rénover, réhabiliter son appartement
Carine Merlino
Eyrolles
9782212117738 | 240 pages — 35 €

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Coaching d'intérieurs
Tony Lemäle
Eyrolles
9782212119671 | 180 pages — 25 €

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Note : pour ceux que cela intéresse, j'ai ajouté une liste des principaux livres chroniqués depuis fin 2003. Cette liste sera remise à jour en fonction des nouvelles chroniques. Tout n'y pas encore, ce n'est qu'un début. En parlant déco, vous y trouverez ainsi l'excellent livre sur les couleurs d'Anna Starmer en regard du mot bocal, au même titre que le livre de Jean-Paul Dubois, Vous plaisantez, monsieur Tanner

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le 27/09/2006 à 08:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?