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Brompton en mode cyclotourisme | 2

La Route des Grandes Alpes.

dans ailleurs | brompton | potager | signé vincent
par Vincent Burgeon

Note : les 4 panneaux réalisés par Vincent (…des Zoomify) sont désormais actifs… Cliquez sur les images ad hoc

Comme je vous le disais dans un précédent billet, j'ai eu, à la fin du printemps, l'occasion de faire une bonne semaine de cyclotourisme montagnard, puisque j'ai parcouru la Route des Grandes Alpes, en 8 étapes.

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En deux mots, il s'agit d'un itinéraire "historique" qui traverse les Alpes françaises du Nord au Sud, joignant Thonon-les-bains (au bord du lac Léman) à Menton (près de Monaco).

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La route, balisée de loin en loin, est bien documentée sur internet. Il existe une carte IGN qui en trace le parcours complet et donne le profil des dénivelations (IGN 81024). Un petit opus fort bien fait, dans la collection Guide Gallimard, lui est également dédié.

L'intérêt de ce trip cyclotouriste est double…

- Touristique d'une part : en couvrant 6 départements, La Route des Grandes Alpes traverse plusieurs régions, allant de la Haute-Savoie jusqu'à la Côte d'Azur, alignant des paysages magnifiques, où l'on passe sans transition de falaises en gorges, de pâturages en forêts, de vallées en cols, de parcs naturels en villages, d'ouvrages d'art en fortifications militaires… Tout ça agrémenté de ruisseaux, torrents, lacs, glaciers, champs de neige, etc.

- Intérêt sportif ensuite, puisqu'il s'agissait de faire en 8 jours, avec armes et bagages, un trajet d'environ 700 km, en empruntant une quinzaine de cols, dont plusieurs à plus de 2000 m (le dénivelé total fait grosso-modo 15 500 m). Tout ça en Brompton, évidemment…

J'ai planifié mon itinéraire et mes étapes en me basant principalement sur ce site et ai voyagé en "autonomie carte bleue", c'est-à-dire en allant à l'hôtel, mais sans voiture suiveuse pour porter les bagages (ayant voyagé seul). Question bagagerie, justement : Brompton propose plusieurs modèles de sac qui s'adaptent fort commodémment à l'avant du vélo, pour des usages divers (voir ce billet de JC). J'avais déjà à ma disposition le sac "touring" de 28 litres qui fut parfait pour accueillir mes petites affaires et mon matériel photo. Une sacoche de selle est venu compléter mon équipement. Au final, environ 13 Kg de bagages, à conjuguer aux 12 bons kilos du Brompton…

Pourquoi un Brompton ?
Durant ce parcours, j'ai rencontré pas mal de personnes qui m'ont posé cette question… Pourquoi ce vélo, a priori si peu adapté à la montagne ? Pour moi, elle ne se posait même pas : habitant un (fort) petit appartement parisien, je n'ai pas la place pour stocker un vélo droit. De plus, habitué à mon pliant, je ne me voyais pas trop enfourcher une nouvelle bécane pour faire un parcours que je subodorais assez éprouvant – mieux valait partir sur du connu, de l'acquis.
Finalement, comme on l'a vu, il suffit de quelques modifications pour en faire une machine prête à affronter les plus hauts cols.

Le voyage s'est donc déroulé en huit étapes.
Par chance, la semaine dont je disposais (du 13 au 20 juin) était probablement l'une des plus indiquées : pas encore de grosses chaleurs, pas trop de touristes, les cols venant juste d'ouvrir, la nature en pleine floraison, mais encore de la belle neige en altitude, etc.

Ci-après, quelques photos tirées de mon album, dans un ordre vaguement chronologique, avec commentaires ad hoc.

Premier jour : Thonon-les-bains. Avantage non négligeable du Brompton : sa compacité ! Celà permet de le parquer sans souci dans la chambre d'hôtel. une fois rangé dans sa housse, les hôteliers ne remarquent même pas sa présence…

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Col de la Colombière (à l'horizon). Après le col des Gets, premier obstacle digne de ce nom sur la Route des Grandes Alpes.

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Jour 2 : après les cols des Aravis et des Saisies, le Cormet de Roselend. Magnifique col perdu dans les alpages, en surplomb du lac du même nom.
Notez les sandales, qui m'ont accompagné toute la semaine. Plus agréables que les baskets…

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Jour 3 : Col de l'Iseran. Plus haut col routier de France. Après une longue ascension de 50 km, au départ de Bourg-St-Maurice, sous un ciel chargé, arrivée au col saluée par un soleil pointant au travers des nuages.

Iseran-montee-1-thumb.jpg

Le col a officiellement été ouvert le jour où j'y suis passé, on peut encore apercevoir des engins de déneigement stationnés.

Iseran-col-thumb.jpg

Pause photo après le col de l'Iseran, en descendant vers Lanslebourg.
Vitesse de pointe ce jour-là : 69,7 Km/h… Merci les bagages !

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Jour 4 : col du Galibier. Pour y arriver, il faut d'abord rejoindre St-Jean-de-Maurienne, en passant par la vallée de la Maurienne. À partir de là, monter le col du Télégraphe, puis redescendre jusqu'à Valloire, et finalement attaquer le Galibier.
Au-delà d'une certaine altitude, le revêtement routier est recouvert de graffiti à l'intention des champions du Tour…

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Vers le col du Galibier, toujours. Dernier kilomètre avant le col, que l'on aperçoit en haut à droite.

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Col du Galibier, enfin. 2645 m (c'est inscrit sur le panneau, si, si !).
Une ascension assez éprouvante… surtout en sandales.

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Jour 5 : Col d'Izoard. Stèle commémorative au sommet du col, où tout le monde se fait prendre en photo.

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Après le Col d'Izoard se trouve la Casse Déserte, fameux paysage "lunaire", où l'érosion particulière limite le développement de la végétation.
On y trouve ce monument à la mémoire de Louison Bobet et Fausto Coppi. Détail amusant : sur une autre face du rocher, des inconnus ont également eu droit à leurs petites plaques commémoratives, discrètement apposées…

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Barcelonnette : chouette bourg situé au cœur de la vallée de l'Ubaye. Plusieurs cols et sommets mythiques sont accessibles à partir de cet endroit, ce qui fait que les cyclos qui veulent rayonner dans la région s'en servent souvent comme base de départ.

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Jour 6 : vers le col de la Cayolle. Magnifique étape, très calme et sauvage, passant par les Gorges du Bachelard…

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Jour 7 : Valberg. En sortant du village, avant d'attaquer le col de la Couillole, une halte petit déjeuner au bord d'une prairie embrumée…

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Pause bidon-flotte dans un petit village, en roulant vers la Bollène-Vésubie. Depuis le col d'Izoard, les paysages sont devenus beaucoup plus marqués "Sud de la France" ; sec, chaud, ensoleillé. L'architecture et l'accent des autochtones suit automatiquement :)

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Jour 8 : Col de l'Orme. Derniers kilomètres en forme de balade facile, dans l'arrière-pays niçois, avant d'attaquer l'ultime decente vers la Méditerranée.

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Menton. Après 730 km de route, dernier cliché au bord de plage.
Le voyage est fini !


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Bref…
Ami cyclotouriste, marque cette page dans ton navigateur et réserve-toi la possibilité d'un jour parcourir la Route des grandes Alpes. C'est une formidable expérience de cyclotourisme, à faire à son rythme.
Si vous n'êtes pas un accro de la petite reine (ce que je peux concevoir, oui oui !), il y a toujours la possibilité de la parcourir en voiture ou à moto.
Mais vous perdriez cependant une partie du charme propre à l'expérience du vélo en haute montagne…

Liens divers :
- Site officiel (comprendre touristique) de la Route des Grandes Alpes
- Fiche de La Route sur le site du Routard
- Un autre cyclo raconte…

le 22/08/2009 à 07:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Vincent Burgeon | Partager…?

Lumière du matin et Brompton

Photographie aux petites heures…

dans ailleurs | brompton | photographie | potager
par Jean-Christophe Courte

Je ne vais pas singer un excellent billet écrit par Volker Gilbert mais cette période des vacances devrait inciter pourtant les amoureux de l'image à se lever un peu plus tôt malgré l'envie de farnienter, histoire d'aller cueillir quelques vues bénéficiant de la lumière du soleil levant…

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Chacun ses choix et sujets de prédilection…

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Au fur et à mesure de la levée du soleil, la température de couleur change et si vous repassez une heure plus tard au même endroit, c'est un truisme de faire remarquer que la scène sera différente.

Pour balader rapidement mon boîtier et son optique (je ne pars qu'avec une seule optique, c'est un choix que j'aime bien car je "suis" alors un 135 ou un 180 et rien d'autre…!), j'utilise mon Brompton…

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Et ce, sur tous les chemins même les plus caillouteux.

Circuler ainsi rapidement et silencieusement vous permet de débusquer les lapins ou des oiseaux… Sans oublier que vous êtes plus mobile et donc capable de bifurquer pour changer pour une autre scène. Et de rester attentif à ce qui se passe sur les à-côtés de la route (bon, on regarde aussi cette dernière pour éviter de se fracasser avec son matériel…!).

En fait, ce que je crains le plus n'est pas une chute mais de croiser une voiture sur un chemin de terre et ramasser un bon paquet de poussière. Du coup, mon ensemble photographique est coincé dans mon cabas, enveloppé d'une solide vareuse de toile.

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J'emporte mon monopode sans difficultés mais j'ai bricolé pour les jours à venir une attache avec un simple sandow pour trimballer mon trépied dans mon dos…

En effet, à ces heures, l'emploi d'un stabilisateur est nécessaire même si l'on joue sur les ISO. Ne pas oublier un déclencheur souple. Et de se hâter lentement…!

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Ensuite, une fois revenu devant son écran, on trie, on traite et on élimine impitoyablement les déchets sous peine de rendre son disque dur définitivement obèse.

NB : cela fonctionne aussi le soir…! Même en été, on pense à prendre un pull car il fait frais aux petites heures.
Note(s) de lecteur(s)…

Jean-Paul ajoute ceci :
c'est des gojis...
regardes la cuisine :
http://olharfeliz.typepad.com/cuisine/

Justement, je me posais la question (dernière photo)…!
C'est ça d'être lu par des experts…! Merci !

le 11/08/2009 à 07:29 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Brompton en mode cyclotourisme | 1

Modifications pour un voyage en montagne.

dans ailleurs | brompton | potager | signé vincent
par Vincent Burgeon

Le Brompton est un bon vélo urbain, et il a été conçu comme tel. Il n'a pas été pensé pour transporter de grosses charges, faire de la vitesse sur circuit ou du cyclotourisme dans les chemins de traverse. Mais la communauté des bromptonautes, très active sur le net, aime à démontrer le contraire, sans doute par goût du défi, et peut-être également pour le plaisir de faire taire les grincheux…

Comme beaucoup d'autres, j'ai donc transbahuté des objets qui n'auraient pas tenu dans le coffre d'une voiture, réalisé d'honorables pointes de vitesse et, surtout, fait du cyclotourisme avec mon Brom… Dernièrement, j'ai même eu le plaisir de faire un chouette (et trop court) voyage en montagne, que je me propose d'évoquer ici (après tout, c'est l'été – quel meilleur moment pour parler vacances ?)

Mais d'abord, en guise de première partie, voici un détail des quelques modifications techniques et ajouts divers qui ont permis de transformer une petite bicyclette de ville en machine à voyager…


Selle Brooks
La Rolls de la selle.
Si l'on aime le vélo en mode balade, on ne peut pas imaginer se passer d'une Brooks. Toute la partie en cuir est suspendue entre le bec (la pointe) et le cintre métallique arrière : si la selle est bien choisie et bien réglée, le cycliste n'entre en contact qu'avec du cuir tendu : aucun frottement avec une pièce dure genre métal ou plastique n'est à redouter.

Prenons a contrario une selle moyen de gamme : un peu de métal, de la mousse, du plastique par-dessus tout ça. Au bout de quelques heures de promenade, la mousse s'est complètement aplatie sous votre poids et l'armature de la selle dialogue avec votre fondement, d'où gênes, échauffements et douleurs. Rien de tout celà avec une bonne selle en cuir.

Et si après quelques années, le cuir s'est distendu, sous le bec de chaque Brooks se cache un boulon qui permet de redonner de la tension à l'ensemble.

Il existe différents modèles, adaptés à tout les types d'usage ; du sportif en lycra au promeneur en tweed, sans oublier le coursier en Schoeller. Des modèles larges ont également été conçus pour mieux convenir aux bassins féminins.

Avantages : grand confort, grande longévité, élégante.
Inconvénients : surface fragile sensible aux griffes (mais celles-ci finissent par se patiner et disparaître), demande de l'entretien, supporte moyennement de rester à l'extérieur (humidité), chère.


Anecdote : je suis passé récemment chez RandoCycles, LE spécialiste parisien du vélo de randonnée. Dans sa boutique, la plupart des vélos (neufs ou en réparation) sont équipés de Brooks…

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Pédalier Mountain-Drive de Schlumpf Innovations
Un point important, si on veut affronter de forts dénivelés, c'est de disposer de petits développements. Pour rappel, le développement est la distance parcourue par un vélo en un tour de pédalier, pour un braquet donné. À ne pas confondre avec le braquet, qui est le rapport du nombre de dents du plateau engagé avec le nombre de dents du pignon engagé. Mais on ne va pas rentrer dans les détails mécaniques ici…

Bref : un Brompton 6 vitesses a ± les développements suivants :
3,2 m / 3,7 m / 4,4 m / 5,07 m / 5,98 m / 6,9 m.

C'est largement suffisant pour un usage modéré : avec ça on peut sans sourciller attaquer des côtes de 5 ou 6 % et atteindre les 35 - 40 km/h sur du plat. Par-contre, pour des montées un peu plus sérieuses, genre les cols du Tour, il faut envisager de passer largement sous la barre des 2 mètres de développement, surtout si l'on compte emmener quelques bagages. Le but est évidemment de pouvoir mouliner plus…

Mais le problème, avec le Brompton, c'est que le changement de vitesses est déjà à la base un peu alambiqué : c'est une combinaison de moyeu arrière à 3 vitesses façon vélo hollandais et de 2 pignons. Les changements se font via 2 manettes sur le cintre. Il fallait donc veiller à ne pas compliquer encore plus ce système.

Bref, considérant toutes les possibilités, la solution la plus simple fut de faire installer un Mountain-Drive par les Vélos Parisiens.
C'est un pédalier assez particulier intégrant un système d'engrenages planétaires qui permet, une fois enclenché via un bouton situé sur l'axe des manivelles, de diviser par 2,5 les développements existants : pas de commande supplémentaire au guidon, donc.

20090808_bromMD.jpg

On obtient alors les développements suivants (avec plateau de 50 dents) :
MD enclenché :
1,28 m / 1,48 m / 1,76 m / 2,03 m / 2,4 m / 2,76 m

MD non enclenché :
3,2 m / 3,7 m / 4,4 m / 5,07 m / 5,98 m / 6,9 m

On dispose donc de 6 développements très courts qui viennent compléter par le bas les 6 vitesses initiales : celà donne un Brompton 12 vitesses avec un étagement progressif, utilisable en ville sur les 6 vitesses supérieures, et en montagne sur les 6 vitesses inférieures. Une solution élégante qui ne perturbe pas l'usage quotidien puisque le Mountain Drive ne sera enclenché qu'en cas de méchante côte.

Bien entendu, il est possible lors de l'installation du Mountain-Drive d'opter pour un plateau plus ou moins grand, afin de décaler vers le haut ou vers le bas tous ces développements.

Points forts : construction très robuste, entretien minimum.
Points faibles : relativement cher, difficile à poser (outils spéciaux), légère perte de rendement due aux engrenages, petit surpoids par rapport à un pédalier normal.


Poignées
Pour pouvoir rouler de longues heures sans trop fatiguer les bras et les épaules, il faut protéger les mains des secousses de la route.

Pas de chance, les poignées Brompton de bases sont assez dures, et le Brom ne dispose pas de suspension avant. Des gants de cycliste permettront déjà d'améliorer la situation et protégeront les mains en cas de chute (ils feront également un chouette bronzage localisé), mais l'installation de poignées "rembourrées" est un vrai plus qui aidera à amortir les cahots et diminuer la pression sur les articulations et les nerfs de la paume ; évitant ainsi d'avoir au bout de quelques jours des picotements et douleurs dans les bras et poignets. Le modèle que j'ai installé, trouvé en occasion chez AlloVélo, est fabriqué par BBB et porte le doux nom de BHG-24 Ergogrip, mais on en trouve de tous types.

Avantages : investissement peu onéreux, en regard du gain en confort.
Inconvénients : un peu laborieux à installer ; et le caoutchouc procure une sensation désagréable avec des gants en tissu (le gant accroche et la poignée semble "coller") – pas top pour l'hiver, à moins d'opter pour des gants en cuir ou en synthétique…


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Le tableau de bord
Dernier paragraphe consacré à deux petits gadgets qui viendront garnir le cintre.

Le compteur est bien entendu indispensable. Il servira au cyclotouriste à connaître sa progression au fil de la route, son kilométrage journalier et sa vitesse moyenne. Ceux-ci, ainsi que les heures de départ, arrêts et arrivée seront reportés dans un carnet de route afin de calculer les distances parcourues et aider à la planification des étapes ultérieures.

J'ai choisi, il y a quelques années déjà, un Topeak Panoram V12, pour son écran large, son gros bouton qui permet de passer rapidemment d'un écran à l'autre et son design sobre et allongé qui ne dépasse pas du cintre, quand le vélo est plié.

À noter : les compteurs sans fil ne fonctionnent pas toujours très bien sur les Brompton : en effet, comme les roues sont plus petites que sur un vélo conventionnel, la distance entre l'émetteur (sur la fourche) et le récepteur (sur le cintre) est plus grande. Résultat, avec certains modèles de compteurs, le signal ne passe tout simplement pas (expérience vécue). Bref, préférer les compteurs filaires, quand c'est possible.

L'inclinomètre, sous ses aspects de jouet intégral, est en fait assez pratique. Après quelques jours de vélo en montagne, où l'on n'a parfois que des rochers et des prairies pour tout environnement, la sensation d'horizontalité tend à s'estomper. Pour l'avoir vécue et partagée avec d'autres cyclotouristes, je dois dire que cette sensation est assez saisissante: il devient impossible de déterminer si l'on est en train de monter une pente de 3 % ou si l'on est sur un plat. C'est là qu'un inclinomètre peut s'avèrer utile : il permet d'apprécier la raideur de côte, et d'éviter ainsi des erreurs de jugement (typiquement : penser qu'on est en train de tirer la langue sur un plat, alors qu'en réalité la route accuse plusieurs pourcents et qu'il est temps de faire une pause… ).

On trouve des compteurs pourvus d'une fonction inclinomètre, certainement très performants, mais également très chers… J'ai opté pour un modèle à bulle trouvé chez Rando-Boutique, à Paris, pour une poignée d'euros. Moins précis, certes, mais moins onéreux aussi, pour cet usage occasionnel.

Il va sans dire qu'il faut l'installer quand le vélo est déplié, sur une surface parfaitement horizontale, et le fixer fermement.

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Bon, c'est bien beau, tous ces bricolages, mais pour quoi faire, finalement ?

Hè bien, la suite à venir dans quelques jours…
Info(s) pratique(s)…

Brompton en mode "on"
Brompton : trois accessoires utiles

le 09/08/2009 à 07:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Vincent Burgeon | Partager…?

Brompton : trois accessoires utiles

Et mêmes indispensables en ville

dans brompton | potager
par Jean-Christophe Courte

Le monde entier (!) sait que mon vieux brompton a repris du service. Billet pour utilisateurs de ce vélo.

J'ai ajouté un dernier accessoire mardi midi juste avant que les vélos parisiens ne ferment pour le déjeuner.

Une chaîne articulée, fermée par une clé, qui se place sous la selle…

Effectivement, rentrer dans des boutiques avec son vélo, c'est parfois possible mais pas toujours. Il faut alors laisser le vélo à l'exterieur. Du coup, l'antivol reste de rigueur sauf que je n'ai pas retrouvé mon "U" gigantesque. Or comme je devais passer récupérer ma pompe (celle oubliée sur l'établi du réparateur), j'en ai profité pour faire installer ce kit qui reste attaché au Brompton et donc ne m'oblige pas à le chercher des yeux puis à le poser dans mon sac avant chaque utilisation.

En mode déployé puis replié.

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Chaîne semi-rigide et donc parfaitement repliable…!

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Comme on est au millimètre sur un brompton, cet antivol se place sous la jonction du cadre. Or j'en profite également pour montrer le Rear Frame Clip qui s'avère bien pratique en laissant le vélo solidaire lors des descentes d'escalator ou montées d'escalier… Ben oui, comme le Brompton se plie, ce système de blocage s'avère efficace dans certaines situations.

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Il suffi d'appuyer sur le levier au dessus pour libérer la jonction… Et replier le vélo. Pour mémoire, on voit la serrure de l'antivol accroché en dessous.

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Mais il est également possible, en tournant le cylindre d'un quart de tour, de laisser le système libre comme à l'origine. Bref, selon vos usages.

Et le cabas…? C'est facile à retirer et à remettre…?!
En trois vues, le système d'attache (toujours un petit levier à déplacer en dessous pour libérer ce sac…).

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Un clic et c'est attaché. Efficace.
Il existe d'autres types de sac mais celui-ci est prévu courses et transport de trucs encombrants (feuilles A3, bombes de colle et compagnie).

Bien que ce soit un outil de travail pour me déplacer chez les clients, je n'ai pas poussé le vice jusqu'à changer de selle pour une Brooks, etc. Ou même de pédalier comme Vincent qui, prochainement, va nous raconter en images…
Mais chuuut…!
Note(s) de lecteur(s)…

Lionel ajoute ceci :
Attention, l'antivol que vous présentez est un peu moins sûr qu'un bon vieux U (1 étoile) et ce lien également
Mais bon les disqueuses à accu ne courent pas les rues :)
Et j'en ai un et je l'apprécie quand même.

Mille fois raison : mais l'idée est de l'attacher juste le temps de faire des courses, pas plus. Sinon, je le plie et l'emporte avec moi…!

le 23/07/2009 à 07:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Brompton en mode “on”…

Une bonne révision et ça repart…

dans brompton | potager
par Jean-Christophe Courte

Pfuuuut…!
Il en avait franchement besoin mon deux roues de cette révision des 10 ans. L'équipe des vélos parisiens a pratiqué les opérations de maintenance, sans exagération aucune. À savoir un changement des chambres à air poreuses, des câbles (…après plus d'une décennie, c'était devenu un peu nécessaire…) ainsi que de la pédale droite qui était proche de la brisure (un modèle d'époque en matière plastique remplacé par une version en acier — Non-folding LH pedal). Un mail samedi matin et hop, à 15 heures, j'étais sur place pour récupérer mon outil de transport.

Là, j'ai pu admirer une fois de plus les nouveaux modèles, les selles confortables comme les nouveaux guidons. Le dernier, le P6R à six vitesses, autorise un développement de 2,63 à pratiquement 8 mètres. Allez, je garde mon antique Brompton mais que cela ne vous empêche pas d'aller essayer la dernière génération…!

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Du coup, en quittant la rue de l'Abbé Grégoire, le changement était radical…! Les vitesses passent, sans forcer, d'un simple coup de pouce et, surtout, les freins fonctionnent…! Or vu l'attitude de certains piétons qui déboîtent sans regarder ou d'autres cyclistes à la conduite encore balbutiante, il est indispensable de pourvoir piler…! Côté pneumatiques, impeccable même si l'absence de suspension se fait toujours sentir sur les pavés.

Côté améliorations, hormis une butée fatiguée, un système — Rear Frame Clip — pour empêcher (ou non…) le Brompton de se plier. Pratique si l'on descend un escalier, par exemple, en tenant le vélo à la main comme dans l'escalator de la Gare des Invalides avant de rejoindre les quais. Je ne l'ai pas activé pour autant par défaut, habitué à positionner mon Brompton de la manière qui suit…

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L'autre amélioration — bon sang, mais c'est super pratique, c'est le cabas amovible — Folding basket set — qui reste dans l'axe quel que soit la position du guidon et qui se détache sur un simple appui sur un loquet. Livré avec écoulements en cas de pluie…! Vaste, cela s'avère plus sûr que de tenir son sac de courses d'une main.

J'ai assez vite retrouvé ma vitesse de pliage de vélo tout en retirant le cabas. Et cela se termine ainsi…

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Le poids…? 12 kilos en moyenne mais l'astuce est de laisser le guidon déployé et de le tirer comme un chariot. Néanmoins, ce n'est pas lourd pour passer un contrôle ou une barrière quelconque.

Reste à virer les piles qui sont mortes depuis des lustres et à les remplacer par une série de rechargeables. Pas de souci, j'en ai quelques unes que je n'utilise pas pour mon flash, des 2500 mAh.

Faut juste que je retourne sur place, ma pompe à vélo est restée sur l'établi du réparateur…! En attendant, je suis descendu avant ma station habituelle, histoire de regagner mes pénates en moulinant (et en transpirant…!).

le 20/07/2009 à 07:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Boblbee, c’est pour la vie…

Portage en toute sécurité

dans brompton | pratique
par Jean-Christophe Courte

Mon sac à dos Boblbee, je dois l'avoir depuis 8 ans, 9 peut-être car je pense avoir commandé ce sac en Suède pratiquement après l'annonce de sa commercialisation (1997). Je trimballe régulièrement mon 15 pouces sans me ruiner le dos et sans risquer une compression "fatale" dans l'atmosphère raréfié du RER en période de pointe…! J'en avais parlé ici en 2005 et, plus les années passent, plus je me fais la même remarqué…: c'est réellement solide, confortable et quasi inusable.

À l'époque, je l'utilisais quotidiennement quand je circulais en brompton dans Paris. Je prenais le train, le vélo dans une main, le sac vissé sur le dos. Ensuite, je déployais mon vélo et, hop, rue du Mont-Thabor.

Ces dernières années, son usage est bien moins intense pour cause de travail à la maison. Il est à portée de main, accroché à une poutre de mon bureau, prêt à partir en rendez-vous.

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Ce modèle est le Megalopolis executive mais avec un revêtement floqué qui ne renvoie pas la lumière. Rassurez-vous, il y a des couleurs nettement plus… flash !

Le principe du Boblbee est assez simple et particulièrement efficace. Une coque en plastique très résistante, des soufflets en toile imperméable qui la relient à l'ossature de portage constituée par les angles et l'armature en contact avec le dos. Pour occulter le sommet du sac, un capuchon de cette même toile imperméable avec des élastiques. Cette forme caractéristique permet de bien plaquer le sac contre le dos, d'assurer ainsi un portage agréable et des lombaires en bon état. Le filet supplémentaire (indispensable) associé à la dépression du bas permet de loger un sac de couchage, des chaussures de randonnée mais aussi de transporter un X-Case ou un sac photo indépendant, par exemple.

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Vous pouvez acquérir ce sac via le site en ligne de la marque, boblbee.com. Vous y trouverez également tous les accessoires et pièces détachées, bien pratique si une pièce casse (…ce qui ne m'est encore jamais arrivé).

Boblbee propose des poches pour placer son portable à l'abri des intempéries dans ces sacs à dos. Pour ma part, j'utilise un Gimp noir de chez Crumpler.

le 24/06/2009 à 07:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Aujourd’hui, vélo…

Brompton, de loin, le plus efficace…

dans brompton | potager
par Jean-Christophe Courte

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Cette petite brève pour vous faire (re)découvrir mon vélo en ce jour de grève… Oui, le mien à moi ! Même qu'il faudrait que je le nettoie un de ces quatre - même si c'est quasi increvable.
C'est un L-Type de chez Brompton que j'ai utilisé durant des années dans Paris avant de changer de mode de transport (RER).
Ce vélo a été dessiné par Andrew Ritchie et le principe est assez fantastique car un Brompton se plie en 5 secondes. Je peux vous assurer que j'ai fait un paquet de démonstrations à des gens qui venaient m'interroger pour m'interroger sur l'espèce de drôle de truc que je tenais à la main. D'ailleurs, ce vélo est aussi une manière assez sympa de rentrer en contact.
Chance, vous pouvez le commander en plein de couleurs. À l'époque, c'était noir ou rouge.

le 04/10/2005 à 08:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?