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Passage à Tolède

Bien chaussé de préférence…!

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par Jean-Christophe Courte

Nous en avions envie et, juste avant les examens d’Aurélia, trouvé un créneau pour y passer 48 heures. L’idée était qu’elle décompresse du rythme soutenu de ses révisions et découvrir une nouvelle ville où les trois religions du livre ont vécu (sic…!) en bonne intelligence. Ça, c’est ce qui est écrit. Car dans les faits, c’est un peu plus saignant…

Hormis cela, cette escapade nous a également permis d’expérimenter une ville espagnole à plus de 35° (…c’est là où l’on apprécie les températures fraîches de San Ildefonso, Béjar ou Salamanca…!) en y arrivant un mercredi en plein pic de chaleur mais aussi de quitter cette même ville avec 20° …de moins le vendredi midi…!

Oui, Tolède mérite le déplacement (…comme toutes les villes espagnoles parcourues jusqu’à présent…!) mais demande un poil de logistique…!

Trouver un hébergement si possible en dehors de la ville (…pour de simples raisons de confort et d’accès intra-muros), avec un parking si vous circulez comme nous en voiture (point pratique indispensable même s’il existe un très grand parking gratuit au nord est mais généralement blindé !).
Ensuite, s’équiper comme pour une randonnée car on ne cesse ici de monter et de descendre en permanence dès lors que l’on se balade.

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La topographie de la ville (ci-dessus) explique le pourquoi du comment…! Tolède est aux deux-tiers entourée par le Tage, protégée par des remparts avec quelques rares portes d’accès. Enfin le tissu est d’époque avec de furieuses strates romaines, wisigothes, etc.

Bref, pas question d’y circuler en voiture même si la ville n’est pas piétonne, ce qui semble une aberration. D’ailleurs, le matin, on peut apprécier l’adresse des chauffeurs des camions pour livrer marchés et échoppes, quitte à effectuer d’incroyables marches arrières au ras des bâtiments…!

Souvent, dans certaines rues, le piéton doit se planquer dans l’encoignure d’une porte pour laisser passer les véhicules en l’absence notoire de trottoirs. Tissu urbain médiéval oblige…!

Enfin, comme à Cordoue ou à Grenade, toujours intéressant de voir les transformations des lieux de culte dans le temps.

Alphonse VI et les musulmans de tolède : parole donnée mais non suivie…

La Cathédrale Sainte-Marie de Tolède mérite à elle seule de passer une journée à Tolède.

À l’origine se trouvait bien une première cathédrale wisigothe construite au 6° siècle. Mais détruite et remplacée par une mosquée dès 712.

Plus de 300 ans plus tard, en 1085, Alphonse VI de Castille conquiert la ville mais décrète que les Maures peuvent rester sur place et pratiquer leur culte dans les lieux existants.

Sauf que cette décision ne plait pas au pouvoir religieux catholique. Et particulièrement à Bernard de Sédirac, moine bénédictin de l’abbaye de Cluny.

Nommé archevêque de Tolède, il arrive et chasse aussi sec les musulmans qui prient dans la grande mosquée, passant outre les promesses du Roi car fort de l’appui de la reine Constance (de Bourgogne), épouse d’Alphonse VI. Peut être se vengeait-elle des infidélités de son intrépide mari…!

Voire, ne supportait pas l’ouverture d’esprit de son royal époux. D’ailleurs, après sa mort, ce dernier épousa, dit-on, Zaida de Séville.

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Toujours est-il qu’une nouvelle et gigantesque cathédrale fut érigée en lieu et place de la grande mosquée de Tolède.

Pour mémoire, Alphonse VI revint fissa à Tolède pour punir ceux qui ne respectaient pas sa parole. Sauf que l’histoire dit que ce sont les musulmans eux-mêmes qui l’implorèrent de …ne surtout rien faire. Préférant supporter cette situation que de redevenir, quelques années plus tard, les victimes désignées du pouvoir après le décès probable d’Alphonse VI, les rois à cette époque ayant une grande propension à finir mal…!

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La Cathédrale Sainte-Marie de Tolède, gothique, est gigantesque et contient un cloître imposant. Et a été bâtie sous la direction d’un compagnon français, maestro Martín.

Le plan de la cathédrale de Tolède s’inspire de celui de Notre-Dame de Paris ou de Saint-Étienne de Bourges, en adoptant une structure à cinq nefs, double déambulatoire et un transept s’inscrivant dans la largeur totale des nefs. cf. Wikipedia.

Mais, à nos yeux, il faut prendre le temps de regarder El transparente1 le chef d’œuvre du baroque espagnol.

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Projeté par Narciso Tomé, c’est tout simplement une merveille remarquable !!

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Prenez-le temps de regarder les détails des mouvements des marbres.

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L’idée même de cette trouée de lumière ajoutée en 1732 a été pas mal combattue car nombre de personnes pensaient qu’elle allait affaiblir la structure même de la cathédrale gothique.

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Ma surprise a été de voir des couples ou groupes de touristes arriver devant cet incroyable monument, occuper physiquement l’espace (en résumé, nous bousculer…!) pour …immédiatement se photographier mutuellement ou se prendre en selfie. Puis repartir. El Transparente n’est qu’un décor que peu prennent réellement le temps de détailler pour de bon ! Ce que j’en sais ? Juste pris le temps d’observer…!

Il y aurait pas mal de pages à écrire (elles le sont certainement) sur les promesses non tenues de laisser les trois religions du livre vivre en bonne intelligence, que ce soit à Tolède ou à Grenade.

À chaque fois que l’on lâche la bride aux exaltés, ce sont les communautés qui morflent. Quant aux promesses, elles n’engagent que ceux qui les croient, comme d’habitude.

Mosquée Bab Al Mardum

Nous avions vu un chouette documentaire en cinq épisodes sur Arte quelques temps plus tôt avec une visite2 de la Mosquée Bab Al Mardum commentée par une des meilleures spécialistes, Susana Calvo Capilla3.

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Aucun regret à avoir crapahuté et traversé à nouveau la ville pour la rejoindre jeudi soir juste avant fermeture. Elle est désormais une église sous le nom de Cristo de la Luz.

Synagogue blanche

Autre lieu hautement symbolique, Santa Mariá la Bianca… Synagogue transformée en église près de 200 ans plus tard pour les raisons habituelles sur lesquelles il est inutile de s’étendre.

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À noter que les leds au sol permettent d’obtenir un éclairage épatant du volume.

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Maison du Greco

Bien entendu, il y a des tas d’endroits à visiter (…et que l’on a assurément ratées) mais voir absolument El Museo del Greco !

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Entre autres, CQFD. C’est tout pour aujourd’hui.

le 18/05/2019 à 18:15 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Grandes eaux à San Ildefonso

…nouveau prétexte à balades en Espagne

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par Jean-Christophe Courte

Vivre à Salamanca est plaisant car non seulement la vieille ville est belle, forte de l’énergie de ses centaines d’étudiants mais elle reste un emplacement idéal pour découvrir cette partie de l’Espagne. Constat personnel, les quelques mois passés ici sont notablement insuffisants. Pas possibilité de tout explorer…!

Pour l’heure, les villes les plus au nord que nous ayons visité sont Zamora et Toro (pas de quoi s’énerver, c’est à une heure de Salamanca). À l’Est, Madrid, El Escorial mais aussi Aranjuez et, au Sud, l’Andalousie1 ; à l’Ouest le Portugal est en ligne de mire si notre carrosse tient le coup.

Entre ces diverses frontières, Cáceres, Béjar, Ávila et bientôt Toledo.

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Retour à La Granja de San Ildefonso

Nous étions venus une première fois à San Ildefonso — au Palacio Real de La Granja de San Ildefonso | Patrimonio Nacional pour être précis — début mars en nous rendant à Segovia. Voir en haut de la carte qui suit (Salamanca est à l’Ouest et non visible)…

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Oui, la région est montagneuse et, avantage important pour la Cour (…se souvenir que c’est un site royal), températures nettement plus supportables l’été qu’à Madrid…!

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Il faisait certes frais début Mars, deux mois plus tôt, car ce village est en altitude mais le lieu nous avait surpris tant pour les collections du Palacio Real (notamment ses tapisseries…) que pour ses épatants jardins au pied de la montagne, avec des fontaines approvisionnées naturellement.

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C’est ici qu’à nouveau le site de l’ign espagnol et ses cartes dynamiques reste un fabuleux outil de découverte…

Versailles…?

Ce qui frappe en se baladant dans le parc, c’est une certaine ressemblance avec un autre parc… si, si, Versailles. Ayant vécu plus de 40 ans dans cette dernière ville, c’est notre sentiment…

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D’autant que les thèmes des statues des fontaines ont de nombreuses ressemblances…!

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Enfin, loin d’être un détail insignifiant, nous avions apprécié notre hébergement à la Casa del Plantel, modeste maison disposant de trois appartements rustiques mais bien équipés, loin des propositions luxueuses et hors de prix. Pas de problème de parking et à portée des lieux à visiter et commerces2 à 200 mètres à pied. Bon, je m’étais perdu dans le village pour trouver son emplacement le premier soir mais une fois trouvé, difficile de faire plus pratique et silencieux. Du coup, nous sommes revenus au même endroit la fois suivante…

Là, en Mai, avant les examens de notre fille, nous avions l’envie de revoir ce parc, ses jardins, ses fontaines …au printemps.

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Le seul risque en venant à San Ildefonso est de trouver porte close !

Car ce lieu reste avant tout une résidence royale et donc utilisable au gré des besoins du roi Felipe VI. D’ailleurs le Palacio Real de La Granja de San Ildefonso est gardé, protégé tant pour ses collections que pour ses hôtes royaux.

En visitant les jardins le dimanche matin, nous avions noté une présence plus importante de forces de l’ordre et de quelques véhicules de traiteurs. Puis, ce lundi, le domaine était inaccessible jusque à 16:00.

Comme nous avions prévu une randonnée, cela n’a pas eu de répercussion. Il existe un chouette sentier avec de splendides vaches en liberté…!

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Pour mémoire, il y a toujours la possibilité de découvrir la Real Fábrica de Cristales de La Granja et ses expos, actuellement sur des verriers italiens de Venise, FRATELLI TOSO. Murano 1902-1980. Colección Lutz Harald Holz.

Mais en revenant dès 16:00 ce lundi dans les jardins quasiment déserts, le Roi réserva une surprise à tous ceux qui s’y baladèrent… Il demanda aux fontainiers3 de manoeuvrer exceptionnellement les fontaines !

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Et le spectacle a de l’allure… Dont ce Neptune douché…

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San Ildefonso possède un avantage déjà évoqué : pas de machine pour faire venir l’eau, elle se capte à flanc de montagne.

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Du coup, sans artifice aucun, la fontaine des dragons projette un jet à 47 mètres de haut !

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En deux parties car pas assez de recul !

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C’est d’ailleurs la dernière fontaine en eau que nous avons vu. L’arrêter n’est pas un mince exploit quand le vent est de la partie et se retourne vers les fontainiers !

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Après avoir pris congé de notre hôtesse mardi, cap vers Salamanca en évitant de prendre l’autoroute vers Ávila. Nous sommes passés plus au nord, pas très loin du château de Coca4, par Arévalo pour déjeuner.

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Étonnante place. Désormais la vie est en dehors de la vieille ville (à visiter à pied) et c’est un peu dommage.

Puis nous sommes passés Madrigal de las Altas Torres avant de regagner Salamanca.

C’est tout.


  1. Là aussi, j’aurais dû écrire un billet sur les processions de la semaine sainte que nous nous avons croisé à Grenada, Córdoba, Sevilla, Cáceres et …Salamanca ! 

  2. Dont une pâtisserie étonnante, la Pastelería Farnese mais uniquement ouverte en fin de semaine et week-end. 

  3. Un grand merci encore à celui que j’ai croisé et qui m’a expliqué qu’il était temps pour moi de filer à l’autre bout du parc pour assister à la première mise en eau. 

  4. Encore un billet que j’aurais pu écrire. 

le 08/05/2019 à 19:45 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

La Camera Obscura de Béjar

…simple prétexte à quelques balades dans ce coin d’Espagne…

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par Jean-Christophe Courte

Parenthèse : en décidant de me déconnecter quelques jours de Twitter1, je prends — à nouveau — conscience de mon addiction aux news en mode télégraphique mais également que je peux aisément retrouver du temps en m’en détachant durant un long week-end… Voire plus.

En quittant Salamanca et en se dirigeant plein sud vers Cáceres, bien avant Plasencia, il y a Béjar2 puis la Puerta de Béjar qui tutoie les 1000 mètres d’altitude.

Nous nous y étions jamais arrêtés jusqu’à présent quand nous descendions à Cáceres ou remontions de Sevilla.

Mais, il y a quelques semaines, nous avons décidé de nous rendre au Monastère de Yuste pour découvrir l’endroit où Charles Quintalias Carlos V ou encore Carlos I de España — en pleine possession de ses moyens, encore jeune, a décidé de se retirer après avoir renoncé à la couronne et à ses privilèges.

Cette envie nous est venue après une passionnante visite de l’Alcazar de Sevilla conduite par notre guide francophone, Marina3. C’est elle qui nous a fait découvrir les acteurs de ce gaspacho architectural — pour reprendre ses termes — en évoquant tant Carlos V que Pedro 1er. Et donc la retraite de Charles Quint au Monasterio de San Jerónimo de Yuste.

N’oubliez pas le relief…!

Depuis Salamanca, la distance vers Yuste, à vol d’oiseau, n’est que de 95 kilomètres mais, en réalité, il faut en parcourir plus de 170…!

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Pourquoi ?

Les reliefs montagneux d’Espagne, et particulièrement en Castilla y León comme en Extremaduran’hésitez pas à zoomer dans cette carte référencée qui est l’œuvre de l’IGN espagnole — nous obligent à emprunter la Ruta de la Plata (…désormais, c’est une autoroute gratuite et confortable) pour descendre jusqu’à Plasencia, histoire de contourner quelques Sierras encore enneigées en cette saison …avant de remonter ensuite au …nord-est vers Cuacos de Yuste.

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Plasencia avec ses chênes liège est l’indispensable étape d’autant qu’il n’y a pas de réseau routier hyper étendu par ici et l’usage de véhicules 4x4 souvent indispensable4 dès lors que l’on quitte les principaux itinéraires.

On oublie trop souvent qu’il y a de sacrés reliefs en Espagne. Salamanca est à 798 mètres d’altitude (sur un gigantesque plateau), Plasencia n’est qu’à 406, Béjar entre les deux à 953 ! Tout comme cette image d’Épinal d’une Espagne aux températures torrides. C’est vrai (!!) mais parfois avec de sacrées amplitudes ! De -12° à + 30° annuellement à Salamanca. Ces derniers mois, il était courant d’avoir une température négative le matin et se retrouver à 20° l’après-midi. Et avec le réchauffement climatique et la sécheresse qui se déploie, pas fini d’encaisser ces amplitudes. D’ailleurs, pas de neige cette année à Salamanca, que de la neige fondue sous forme de pluie…

Yuste

Le Monasterio de San Jerónimo de Yuste est situé à quelques kilomètres à l’ouest de Cuacos et mérite amplement le détour et ces 170 kilomètres parcourus…

Cadre architectural splendide (rappel, les photos sont interdites dans tous les sites du patrimoine national espagnol), on comprend pourquoi Charles Quint s’est retiré ici en se baladant dans les deux patios, en appréciant les vues sur le paysage environnant qu’il avait depuis ses appartements.

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Ce roi y est mort à plus de 58 ans après une vie particulièrement remplie mais usé par une maladie insidieuse, la goutte. D’ailleurs, on peut voir un fauteuil spécialement étudié dans ses appartements.

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Sans oublier un sentiment de tristesse après avoir perdu son épouse, Isabel de Portugal dont il était réellement amoureux et dont un tableau peint par le Titien était accroché dans ses appartements à Yuste — tableau désormais au Musée du Prado.

Depuis Yuste (519 mètres), nous avons poursuivi notre route jusqu’à Guijo de Santa Bárbara, au nord de l’Estrémadure pour y passer une nuit fraîche et paisible à …876 mètres d’altitude5.

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L’occasion de rappeler qu’il existe nombre de piscines naturelles au pied des sierras (de fait, des torrents dont des rétrécissements et donc des retenues d’eau artificielles ont été créés par la main de l’homme) qui sont autant de lieux de baignade dès que les températures partent en flèche…!

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On en trouve à 200 mètres à pied de Guijo de Santa Bárbara ou encore non loin de Cuacos de Yuste, le Lago indiqué étant une imposante plage artificielle avec restaurants, parkings, campings…

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Béjar

Le lendemain, nous avons fait la route en sens inverse, revu les allées bordées de palmiers de Torremenga, puis après être repassés par Plasencia, remis le cap au nord avant de nous arrêter enfin à Béjar.

Notre but restait de découvrir Candelario qui se situe plus haut à 1136 mètres d’altitude.

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C’est en nous rendant au palais ducal de Béjar que nous sommes tombés sur l’ancêtre de Big Brother !

Si internet est un outil fabuleux, parfois le hasard permet parfois de découvrir un point non (encore…!) signalé dans Wikipedia par exemple.

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Et, ici, il s’agit d’une Camera obscura réinstallée (…ça se discute) à son emplacement d’origine en 2010, sur l’une des tours du palais ducal6.

D’ailleurs, pour vous en convaincre, jetez un œil sur les photos du palais dans Wikipedia et sur celles qui suivent…! Il manque cette excroissance qui permet de surveiller la vallée.

Bon, en cherchant avec les bons mots clés camera obscura béjar, vous tombez sur une série de liens en espagnol. Dont le plus intéressant est bien entendu en espagnol mais également disponible en français, et un rappel historique de 4 pages au format PDF. Et pour cause, c’est l’entreprise qui réinstalle ces chambres noires.

Bref, nous ne savons pas si cette Camera Obscura existait précédemment mais l’expérience que nous avons vécu pendant près de 30 minutes à Béjar était renversant (à tous points de vue !).

D’autant que nous avons pu détailler le relief environnant sur 360°, suivre tant les voitures, cyclistes, joggeurs que des oiseaux et se rendre compte que l’on peut ajuster sans problème le focus pour jouer sur la netteté.

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Et ceci à l’insu bien entendu des personnes observées lors de cette épatante démonstration optique.

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Bref, si vous passez dans le coin un week-end, que le temps est convenable, c’est à tester.

Puis n’hésitez pas à monter encore jusqu’à Candelario qui se situe 150 mètres plus haut et à vous perdre dans ce village.

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  1. d’autant que je peux nourrir mon compte sans me rendre sur Twitter. Il ne s’agit pas de quitter ce réseau mais juste de faire une cure au lieu de succomber à une crise d’infobésité…! 

  2. rien à voir avec Maurice… Désolé. 

  3. si intéressé, me contacter pour obtenir ses coordonnées. 

  4. entre les routes en réfection et l’absence même de revêtement dès que l’on s’écarte de voies balisées, les fortes inclinaisons de la chaussée, disposer d’un véhicule un peu rustique n’est pas un luxe. 

  5. si ce village est peu habité (toujours intéressant également d’avoir en tête la topographie et la carte de la densité de la population espagnole), nous sommes tombés sur un producteur de mermeladas artesanas — le site est encore en construction vu que le WordPress est de fin avril 2019 (!!) — avec des produits épatants dont une de poivrons particulièrement bien équilibrée. 

  6. Une chance est que c’était bien ouvert ce dimanche (que… Viernes – Sábados y Domingos : de 11 a 14 horas) et manipulé de main de maître(sse…!) par une opératrice compétente et passionnante. 

le 29/04/2019 à 10:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Vérifier ses achats alimentaires avec Yuka sur son iPhone…

Une app efficace en développement à tester par vous-même

dans dans mon bocal | grospod | pratique | usages | voir
par Jean-Christophe Courte

Je suis tombé vers 14:00 sur un article via Twitter qui m’a conduit sur Comment fonctionne Yuka, l’appli qui vous mâche le travail en déchiffrant les étiquettes et en notant les aliments ?. Ce billet nous dit tout (…et m’évite de le faire à mon tour)…

Du coup, ayant quelques minutes devant moi, j’ai chargé Yuka - Scan de produits sur mon iPhone, entré un mail et un password (on peut éviter de passer par FaceBook, c’est le minimum) et testé en opérant un rapide tour de nos réserves…

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  • On scanne le code barres, la fiche est appelée si elle existe (on peut en créer mais bon, pas le temps d’aller plus loin) et hop, possible de l’ajouter dans ses favoris et de consulter les fiches créées…

Le système fonctionne bon, l’app plutôt agréable (n’hésitez pas a relancer l’app si dysfonctionnement — le cas sur la béta d’iOS 11.4…)…

Sauf que je ne suis pas à cent pour cent contre huile et sucres…! Il est dit…

La note finale est pondérée de la manière suivante : 60 % pour la qualité nutritionnelle, 30 % pour les additifs et 10 % sur le caractère biologique ou non du produit.

Et c’est là où je tique un peu : du sucre non raffiné ou de l’huile d’olive seront nécessairement considérés comme des produits médiocres ou juste bons (ah, ah…! Et le régime crétois, nom de Zeus…!).

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Ensuite proposer des édulcorants au produit de base sucre non raffiné, ça se discute !

Hormis ces questions qui sont à pondérer et qui ne dérangeront pas forcément des consommateurs de longue date de certains produits, l’app propose quelques options…

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Déjà de supprimer les fiches inutiles, de recommander des alternatives (…relire ce que j’ai écrit plus haut, ça se discute) et vous indiquer la tendance de vos courses via un pie chart…

Manque accessoirement une option pour noter ces produits sur le plan gustatif…

Bref, application à tester par vous-même et service gratuit (avec des explications en français sur le non usage de nos données…).

À suivre…

Je vous laisse, je suis au service de qui vous savez…

le 06/04/2018 à 15:10 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Étienne Albrieux — 1891-1962

Peintre de Saint Pierre d’Allevard et de ses environs…

dans dans mon bocal | mémoire | voir
par Jean-Christophe Courte

Ce qui suit en citation est un simple copier/coller de la notice consacrée à Étienne Albrieux et disponible en entier sur le site du Musée d’Allevard1. Comme il n’y a pas de notice sur Wikipédia, cet emprunt…

Étienne Albrieux est né le 2 juillet 1891 à Annecy, où il passe une partie de son enfance. En 1903, il quitte sa ville natale pour Lyon, afin de continuer ses études et il intègre le Lycée Ampère dans le but de devenir professeur.
Héritier d’une famille d’artistes, il hante les musées lyonnais et se découvre une passion pour la peinture. Il prend alors des cours de peinture avec le maître Tony Tollet qui enseigne au petit collège de Lyon. Sa vocation est toute tracée et il rejoint les Beaux Arts de Lyon, ayant pour compagnon Raoult Servant ou Louis Bertola. Très vite, il part rejoindre les Beaux Arts de Paris et ses efforts sont couronnés par des médailles de bronze, d’argent et de vermeil.
Malheureusement, la 1ère guerre mondiale brise net le cours de sa carrière. Mobilisé, il part très vite sur les champs de bataille en Alsace, se retrouve à Verdun puis en Belgique. Blessé, il obtient la croix de guerre et la médaille militaire.
À la fin de la guerre, il épouse Madeleine Lamachère et le couple vient s’établir à Saint Pierre d’Allevard, où vit la famille natale de Madeleine. Étienne Albrieux entre alors aux Forges d’Allevard. Deux enfants vont naître de cette union : Agnès en 1921 et Gérard en 1922. Et dès 1923, les forges d’Allevard vont fournir un appartement de fonction à la famille.
Étienne Albrieux expose régulièrement aux thermes d’Allevard, au Salon de l’ouest Lyonnais et envoie des œuvres à la société des amis des Arts de Grenoble, dont il est membre. Son inspiration est principalement tournée vers son pays d’adoption. Il réalise de nombreuses œuvres peintes au couteau qui traduisent sa passion pour les sommets de Belledonne et des Écrins, comme le lac des Sept Laux, le village du Chazelet, la Meije, le village de Pinsot sous la neige, et pour les paysages de son enfance, le lac d’Annecy
La montagne prend alors toute sa dimension esthétique. Épris de montagne et de paysages, Étienne Albrieux entraîne sa famille vers les alpages ou les plus hauts sommets afin de pouvoir réaliser ses œuvres (photographies et tableaux).
Il produit alors un très grand nombre d’œuvres qui feront la joie des collectionneurs et amateurs d’art pictural. Jusqu’à son décès, le 31 mai 1962, il restera attaché au pays d’Allevard.
Il laisse derrière lui une œuvre abondante et variée  : peintures sur carton, sur toile, dessins, croquis, sculptures…

Pourquoi ce billet…?

Parmi les rares choses que nous avons conservé de Marguerite en 2007, ces cinq grands tableaux signés Étienne Albrieux, artiste local2 d’Allevard.

Cela s’explique aisément, Margo séjournait régulièrement dans cette région, adorant marche et montagne.

Ensuite, une passion pour la photo, les arts et, qui sait, une proximité inconsciente entre l’histoire personnelle de ce peintre et celle de son propre père.

Relire urbanbike | Il y a 100 ans, François Joseph Cruciere…

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Mardi, j’ai pris deux minutes pour photographier au iPhone3 ces toiles qui prennent la poussière. Et après les avoir proposées au musée cité plus haut, l’idée de vous faire découvrir ce peintre me semble sympathique.

Dont acte.


  1. Attention, comme ce lieu est en cours de transfert vers l’ancien casino situé dans le Parc Thermal d’Allevard, seule une exposition temporaire du musée est accessible. Renseignez-vous avant toute visite…! 

  2. Peintre local comme l’est un certain… Pablo Ruiz P. à Málaga… Sauf que ce dernier dispose d’un musée dédié… 

  3. Avec ProCamera et son module HDR. Pas de post-traitement, du brut de fonderie… 

le 28/03/2018 à 07:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

…Tu sais que tu deviens vieux | 23

quand tu as impérativement besoin de changer de verres

dans dans mon bocal | groummphh | vieillir | voir
par Jean-Christophe Courte

Avertissement : ce billet n’intéressera que quelques amis et vous pouvez vous dispenser de poursuivre même si je vais causer écrans !

Indispensable digression !

Au tout début (30 ans ?), mes premiers verres étaient nécessaires pour corriger de faibles mais épuisants dysfonctionnements visuels. Je trouvais ces appendices disgracieux sur mon nez. Puis, à force de bosser devant un écran, ces accessoires sont devenus …indispensables !

Les années suivantes, je prenais rendez-vous entre deux charrettes pour filer directement chez Madame Sourdille1 me faire examiner les yeux avant de passer (…merci Gérard) une tête à l’angle de la rue du Mont-Thabor et de la rue de Castiglione chez mes voisins de tablée du midi.

Oui, c’est du fait de cette proximité à l’heure du déjeuner, suite aux propos échangés avec les opticiens de Meyrowitz en présence de Juliette2 et Pierre, que je me suis décidé la première fois à franchir la porte de leur intimidante boutique.

Je me sentais pas à ma place, moi simple graphiste, avec la clientèle cosmopolite de cet opticien historique qui approvisionnait (et approvisionne toujours) nombre de grands3 de ce monde.

Débarquant la première fois en jean et t-shirt parmi leurs clients à fort pouvoir d’achat4, cet univers m’avait impressionné mais mes compagnons de déjeuner m’attendaient et m’ont traité comme tous leurs clients, avec efficacité et en prenant le temps nécessaire de me conseiller.

Du coup, ils sont devenus, tout aussi naturellement, mes opticiens de référence5.

Deux fois deux verres…

Ces dernières années, j’ai vécu avec mes verres plus trop adaptés. Et puis, ces derniers mois, une fatigue visuelle de plus en plus intense. Trouver des astuces est assurément une solution mais pas la meilleure…!

Car aujourd’hui, hormis me déplacer quelques minutes en mode bokeh dès que je retire mes lunettes, je suis totalement perdu sans leur présence.

J’ai fini par décrocher un rendez-vous dans mon coin avec une excellente ophtalmo (et, zut, qui part aussi à la retraite) et qui a fait un bilan sans appel… Pas inutile de basculer vers de nouveaux carreaux…!

Puis je suis passé chez Meyro…!

En résumé, je suis désormais doté de deux paires de bésicles. - Une de dotée de varilux pour toutes mes activités quotidiennes avec assombrissement des verres au soleil au premier rayon UV (…appelez-moi Tom Cruise…)… - Une autre dotée également de varilux mais à champ rapproché (max 1 mètre) pour bosser devant mes écrans avec un traitement spécifique filtre bleu6 pour atténuer le rayonnement des écrans.

Comme me le rappelle JM, mon opticien, en mode ironique… « Tu es hypermétrope astigmate et presbyte par ta relative jeunesse ». Arf…!

Alors ?

Les premiers jours sont toujours un moment de fatigue, d’adaptation, notamment pour les varilux à champ large. On fait un peu plus gaffe en descendant les escaliers, histoire de voir où on pose les pieds.

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Et puis le cerveau7 s’adapte et, passé quatre jours, c’est assimilé, pris en compte.

L’assombrissement solaire des verres est ultra rapide et cela présente une option fort pratique dans mon cas, celui de ne plus faire peur aux inconnus…! En effet, mon strabisme8 est masqué par le filtrage et je sens moins la gène qui transparaissait jusqu’à présent dans le regard de mes interlocuteurs, fort mal à l’aise avec mes yeux qui divergent !

L’autre point à prendre en compte est celui de la prise de vue : j’évite de corriger la chromie de mes images prises à l’iPhone avant de déclencher, vu que ce filtrage modifie légèrement (tu parles…!) ma perception de la scène.

Le soir, je change de bésicles pour passer en mode rapproché et lire tranquillement avec une précision digne d’un scalpel mes fils RSS ou admirer des détails de construction qui sont ensuite relayés sur ancr.es via une photo ou deux.

Fatigue en moins…

La bonne surprise est, qu’effectivement, je peux sombrer dans les bras de Morphée sans période intermédiaire, plus d’excitation due à cette lumière bleue.

Par contre, si je me déplace dans ma piaule avec ces verres sur le nez, ça passe car je connais les lieux ! Pas question de sortir dans la rue ainsi équipé !

Bref, cette solution à deux montures a le grand mérite de couvrir tous mes besoins, mais pas celui de couvrir mes frais ! Sachez que l’on est couvert (en très faible partie !) par la sécurité sociale et nos mutuelles. Et seulement pour une paire de lunettes tous les deux ans.

Mais, au même titre qu’un bon fauteuil Aeron9 pour un graphiste pour bosser 10 à 12 heures par jour, de bonnes paires de lunettes de compétition sont également vitales pour continuer à bosser, bouger, écrire et, accessoirement, se cultiver.

Alors, oui, c’est une dépense conséquente mais moins cher qu’un iPhone X…! Et j’en ai a priori pour quelques années même si je regrette l’obsolescence de ma propre personne…!

Mieux, j’ai toujours mes antiques montures titane Lindberg quasi increvables et légères, donc que les verres à remplacer. Bon, je sais qu’elles peuvent casser d’un coup au bout d’une vingtaine d’années mais je croise les doigts !

Bref, merci à JM chez Meyrowitz pour ses conseils avisés.


  1. Adorable ophtalmologiste désormais à la retraite… 

  2. le Ver Luisant (pas le verre, hein !) était notre cantine dans la rue du Mont-Thabor. On y retrouvait le midi les gars du Labo argentique RainBow Color, ceux de chez Meyrowitz, les clés d’or des hôtels alentours et bien d’autres ! Juliette était notre mère de substitution, toujours aux fourneaux et nous servant avec un mot sympa pour chacun. Tous mes équipiers déjeunaient là et nos propres clients adoraient s’attabler dans ce rad authentique ! Nostalgie car nous avons assurément vécu, sans nous en rendre compte, les dernières années de ces épatants établissements où l’on payait la note à la fin du mois sans discuter, confiance réciproque. J’espère que Juliette et Pierre coulent une retraite paisible et méritée (je ne vous parle pas de leurs journées à rallonges…). 

  3. de Chirac à Mitterand, héhé, on ne rigole pas… 

  4. le coût de certaines montures splendides rappelle assez vite que l’important sont les verres à bien y réfléchir ! Un peu comme en photo, l’optique est prioritaire loin devant la boîte à pixels ! 

  5. la seule fois où je leur ai fait une infidélité, je l’ai payé cash avec une monture rigolote mais épuisante car pas assez couvrante. 

  6. Solution assez efficace en lieu et place de collyres… Pour mémoire, les écrans fatiguent sérieusement ! Les collyres haut de gamme ont la cote au Japon pour soulager les yeux fatigués par les écrans 

  7. Enfin, ce qui tient lieu chez moi de… 

  8. mes yeux ont cessé de regarder dans la même direction depuis des lustres…! Mais je ne suis pas le seul

  9. …qui veut aller loin, ménage sa monture et son dos ! 

le 20/03/2018 à 15:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Écran gris et point blanc sous iOS

Confort des yeux n’empêche pas de prendre des clichés en couleurs…!

dans dans mon bocal | grospod | pratique | usages | vieillir | voir
par Jean-Christophe Courte

Je suis heureux de découvrir nombre de billets ces derniers temps qui évoquent les options du panneau Accessibilité1. Apple propose depuis longtemps des options puissantes via ce panneau. Malheureusement, elles sont connotées handicap et, à ce titre, dédaignées par les valides qui pensent à tort (…merci Gérard pour la relecture…!) ne pas avoir à explorer leur contenu !

Erreur !

Pour ma part, cela fait longtemps que j’emploie certains raccourcis dont celui qui permet de modifier le point blanc et éviter ainsi de me cramer2 les yeux. Dans ces options se trouvent également deux systèmes d’inversion des couleurs, ce qui permet à moindre frais à l’absence de mode nuit dans certaines applications3.

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  • Sur votre écran, ce qui précède sera affiché en niveaux de gris pour la partie droite…!

Les articles qui prônent une moindre utilisation des écrans (oui, c’est assez tendance ces derniers jours) mettent en avant une option fort pratique que l’on retrouvait nativement dans une application de lecture de fils RSS dont j’ai oublié le nom. Il s’agit du Filtre de couleur que vous pouvez paramétrer selon vos besoins…

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  • Souvenez-vous que vous pouvez affecter plusieurs options à l’appui rapide (trois fois) de votre bouton principal et en combiner certains…

Bref, ceci pour rappeler que l’on peut assez aisément contrôler le rendu de nos écrans et reposer nos yeux mais avec deux conséquences amusantes :

  • si vous effectuez des copies d’écran, elles seront néanmoins en couleurs (désactivez le mode Filtre de couleurs)
  • si vous prenez des photos, idem.

En fait, seul l’affichage de votre écran est affecté.

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  • Mes copies d’écran en niveaux de gris arrivent en couleurs et j’ai donc employé Photoshop pour basculer la partie droite. Bon, il est vrai que la coloration syntaxique qui arrive sur la prochaine version de Drafts me permet d’écrire sans fatiguer mes mirettes…! Ou appeler le mode nuit dans iA Writer.

Voilà.


  1. Réglages/General/Accessibilité puis prenez le temps d’explorer 

  2. …une expression (re)utilisée par des hommes politiques… 

  3. je pense notamment à Nebo sous iPad. 

le 27/02/2018 à 08:50 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?