Urbanbike

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Pad & Quill sur iPad

Élégant mais limité, pas de miracle

dans écrire | mémoire
par Jean-Christophe Courte

Si vous avez besoin de tenir un journal intime, mon premier réflexe est de vous conseiller l’excellent Day One ([1]) qui va bien au-delà de ce type d’écriture, soit dit en passant.

Néanmoins, je peux comprendre que cette application ne soit pas assez personnelle même si elle est remarquable pour son intégration de DropBox, iCloud et Markdown. Bref, si vous souhaitez une présentation plus girly, ce n’est pas ça…

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Mardi soir, une mise à jour en 1.0.4 de Pad & Quill (voir cette précédente chronique sur urbanbike avec la gestion des carnets, etc.) est arrivée sur mon iPad. Pendant quelques minutes, j’ai cru tenir l’oiseau rare avant de déchanter.

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Les grandes forces de cet outil de prise de notes sont la customisation comme on dit en bon français, des typos épatantes car proches de l’écriture manuscrite, la possibilité de tenir plusieurs carnets avec des couvertures rigolotes (voir billet précédent), des fonds de pages élégants et une gestion de la date de chaque billet dans un carnet (date et heure de la dernière modification).

Sans oublier un semblant de sommaire bien pratique et la possibilité de déplacer l’ordre des notes, de les supprimer.

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Bon, il est clair que cette application a surtout été prévue pour le format portrait mais l’on peut écrire au format paysage sur iPad, même s’il est indispensable de patienter, le temps que l’application le comprenne (sic…!). En cas de hoquet de Pad & Quill (…si cette dernière se perd entre portrait et paysage), ne pas hésiter à éteindre l’iPad puis à le redémarrer, histoire de nettoyer les caches.

L’accès à certaines options comme la sauvegarde ne se fait qu’en mode paysage, autant le savoir de suite. La sauvegarde s’effectue via iCloud. En réinstallant l’application, ma seule bonne surprise fut de retrouver des bribes de billets écrits en début d’année… Bref, sur ce plan, ça semble fonctionne.

Adopté ou pas…?

Bon, inutile de chercher une barre additionnelle pour des flèches de déplacement ou du Markdown, aucun support de Textexpander. Plus pénible, hormis sa lenteur à basculer du mode portrait à paysage, l’absence d’export global. S’il est possible d’envoyer par courriel un billet, inutile de penser expédier un carnet complet…!

Pour ce genre d’opération, je vous renvoie à Day One mais, surtout, à Daedalus touch ([2])…!

Rien n’a été prévu en ce sens. Or écrire, c’est aussi s’organiser et donc exporter à un moment donné ses précieuses notes. Ben non. Plus fâcheux, en cas de mauvaise manip sur l’iPhone (cela m’est arrivé…) très facile de virer d’un coup de doigt un texte sans espoir d’annuler l’opération. Pas d’alerte pour vous prévenir de l’imminence de la bévue qui se prépare…!

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Enfin, si iCloud fonctionne bien, c’est parfois un peu cafouilleux pour la gestion des noms des carnets et pour leur habillage individuel. On ne perd rien côté texte mais cela mériterait un peu d’optimisation. Ah, j’oubliais, je ne suis pas arrivé à mettre mon iPhone au format paysage et juste pour ce point, assez inutilisable sur du long terme.

Bref, jolie application, fort esthétique mais très (trop…!) loin des besoins de la tenue d’un véritable carnet de notes. Par contre, si vous n’avez besoin de saisir que deux billets par an, cela fera beaucoup d’effet sur vos amis…

Au-delà, envisagez une autre solution comme Day One. Ou un bon traitement de texte qui s’affiche également sous iPhone et iPad, genre iA-Writer, Byword, Nebulous Notes ou Writing Kit. Bref, moins sexy mais nettement plus adapté. Mieux, sans souci de basculement en mode portrait ou paysage… Dommage.


  1. Lire cette chronique sur urbanbike sur Day One  ↩

  2. Lire cette chronique sur urbanbike sur Daedalus touch  ↩

le 31/10/2012 à 04:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Noteshelf 7 pour des notes écrites sur iPad

Le retour du tracé sensible

dans écrire | pratique
par Jean-Christophe Courte

Désolé d’être un poil lyrique mais cette nouvelle version 7 de Noteshelf ([1]) arrivée samedi soir m’a redonné le sourire. La version 6 ([2]) prenait en compte l’écran Retina de l’iPad 3 mais avait perdu au passage une sensibilité particulière dans le rendu de l’écriture manuscrite, ce qui m’avait attristé. Le tracé de l’écriture était devenu un filet d’épaisseur et de couleur continue, à l’identique de toutes les autres applications de notes. Bon, j’avais fini par l’accepter mais avec un fond de nostalgie.

La version 7 revient à ce petit plus qui rend l’usage de Noteshelf réellement différent, à savoir un rendu de l’écriture manuscrite à l’égale de ce qui se passe réellement quand on écrit au stylo sur une feuille de papier. Je ne vais pas vous faire un cours sur la capillarité de l’encre dans les fibres du papier.

Résultat, plus ce tracé uniforme de la version 6 mais bien des parties plus transparentes que d’autres, à l’image de ce qui se déroule dans le monde non numérique. Ce sont de petites choses, certes.

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Je vous laisse juger avec cette copie d’écran qui traduit bien mon ressenti. Les lignes en noir sont écrites avec la version 6.

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Bien sûr, ce n’est pas l’unique apport de cette nouvelle version mais cela me semble suffisamment important pour que je le souligne de suite. En tout cas, important pour le simple plaisir de l’utiliser.

Ajoutez à cela une optimisation de la vitesse de la restitution de l’écriture manuscrite. Sur l’iPad 3 c’est notable mais également sur un iPad 2. Du coup, moins de temps de latence entre le tracé au stylet et son affichage sur l’iPad.

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À ce propos, notez la prise en compte de trois stylets professionnels qui gèrent la pression à l’écran et, selon les modèles, l’attribution de fonctions de Noteshelf aux boutons dont ils disposent. Bref, ajouter une annulation et une annulation de la dernière annulation sur votre stylet est possible s’il fait partie des modèles retenus.

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Pour ma part, mon fidèle Wacom Bamboo fonctionne toujours de manière limpide, mais ceci n’est que mon simple avis. D’autant que ce qui va suivre risque fort de le modifier.

En effet, la version 7 de Noteshelf annonce l’arrivée de plumes calligraphiques plates et de crayons. Et là, je remercie les développeurs de ne pas avoir ajouté deux nouvelles icônes dans leur interface. Ces deux nouvelles séries d’outils trouvent leur place dans la continuité des feutres précédents. Bref, présents sans être omniprésents !

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Cela octroie de la puissance sous la main sans pour autant encombrer l’ergonomie de Noteshelf. Et là, inutile de vous faire un dessin, avec un stylet gérant la pression, on peut obtenir des résultats nettement plus sensibles encore. Mais pour le constater, il me faudra me procurer un des fameux stylets.

Bien sûr, face à un Morpholio Trace ou un Adobe Ideas, ici point de gestion de calques mais la possibilité de dupliquer une page pour la reprendre dans une seconde étape, photographier ou récupérer une illustration dans l’album Photos de l’iPad.

Chaque carnet peut être tagué et une recherche globale dans la page bibliothèque permet de se retrouver dans les nombreux carnets que vous ne manquerez pas de créer, ne fusse que pour afficher les épatantes couvertures proposées — dont celles d’un réseau ferré étranger qui emploie Noteshelf. Du coup, une collection de fonds de page et de couvertures dédiées est disponible.

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Bon, plus que jamais Noteshelf reste l’un de mes outils préférés de prise de notes dessinées. D’autant que j’arrive à l’employer sans désactiver les gestuels de l’iPad pour changer d’application.

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Sans oublier que des gabarits gratuits ou payants restent disponibles via le store intégré.

Note : et comme un bonheur n’arrive jamais seul, je termine la rédaction de ce billet sur la version 1.4.3 de l’excellent Daedalus touch ([3]) qui résout une série de micro bugs.


  1. Voir sur iTunes… Noteshelf  ↩

  2. Lire cette chronique sur urbanbike sur Noteshelf 6  ↩

  3. Voir sur iTunes… Daedalus touch  ↩

le 21/10/2012 à 13:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

GrosPod et tactile plus que jamais…

Pourquoi Surface ne m'intéresse pas

dans écrire | groummphh
par Jean-Christophe Courte

Ce billet est destiné en priorité à moi-même bien qu’il soit publié. Juste une liste d’arguments au cas où j’aurais un instant d’absence !

Cela fait des mois (années ?) que j’entends parler du grosPod comme d’une simple machine de consultation au clavier nullissime. Et autant de temps à lire ci et là des techniques sioux pour greffer un vrai clavier à cette tablette.

Entre le clavier souple que l’on dispose sur la partie basse de l’écran, le clavier Bluetooth Apple connecté, voilà une solution de rêve a priori proposée par Microsoft : un véritable clavier qui n’est que la couverture très fine de leur tablette. Et puis, comme un bonheur n’arrive jamais seul, disponible en plein de couleurs (ah, que trois pour le moment…?).

QWERTY à coup sûr, AZERTY itou. Bref, le bonheur pour tous les rédacteurs qui ont besoin de retrouver un vrai de vrai clavier sous leurs doigts experts.

Je devrais m’arrêter ici et hocher la tête. Et, qui sait, même commander cette nouvelle tablette révolutionnaire. Ben non.

Comme je m’en suis déjà expliqué ici par le passé, je ne limite pas l’iPad à un usage consultatif. J’ai même du pondre un livre sur ce sujet dont toute la presse spécialisée s’est fait l’écho (…bon, c’est de l’ironie, je ne suis pas même allé voir).

En fait, je suis ravi (…certainement en mode ravi de la crèche !) par ce dont je dispose actuellement sur mon iPad. Je m’explique.

Entre…

  • les raccourcis à la mode Apple (okay, qu’il est pour l’heure impossible d’exporter vers un autre périphérique) et que je n’utilise pas car ils se battent en duel avec ce qui suit…
  • TextExpander que j’utilise partout — sauf dans les applications Apple, c’est ballot
  • la complétion dans la langue du clavier que j’emploie
  • mon propre dictionnaire de mots qu’enregistre à l’insu de mon plein gré l’iPad
  • le dictionnaire dans la langue de mon clavier que je peux désormais appeler sans quitter mon application depuis iOS 6
  • les dictionnaires tiers, fabuleux disponibles sous la forme d’applications (Robert, Larousse, etc.)
  • le Markdown, voire le MultiMarkdown avec mes traitements de textes
  • je n’évoque pas même SIRI qui est également une sacrée avancée
  • ou encore la possibilité d’écrire à la main en formant mes lettres sur noteshelf à l’aide d’un stylet

Je suis servi, non ?!

Mais je reviens sur un point que nombre d’utilisateurs n’emploient pas. Ou peu.

  • La possibilité de changer de clavier au sein d’une même application de traitement de texte. Et accéder aux dictionnaires intégrés pour chaque langue quand ils existent…

Là, je rédige ces quelques lignes sur Byword sur iPad. La barre additionnelle de cette application me permet de styler après coup une sélection de texte en Markdown ou m’affiche le nombre de signes de cette chronique (509 mots à l’instant).

Mais imaginons que j’ai envie de vous parler de l’Α (…facile en apparence) et de l’Ω…! Combien de temps vous faut-il pour retrouver ces deux caractères grecs sur votre superbe clavier AZERTY en dur…? Et en minuscule maintenant ? Genre α et ω…?!

Plus trivial. Vous devez saisir un courriel en anglais. Avez-vous remarqué comme c’était pénible de vous bagarrer contre les suggestions de mots puisque votre clavier est en français ?! Basculez votre clavier en AZERTY (pas QWERTY) anglais, le bonheur et, surtout, les suggestions désormais dans la langue idoine :

Enough ne va pas être interprété et proposé comme le début mal orthographié de envoi, en pige ou émouvoir ! Enough or big? Just perfect!

Borracho (!) en espagnol ne sera pas reconnu comme le début de bord ou de bourrache, etc. ¡Alegría y felicidad! comme disent les d’jeuns. Et pas de souci pour écrire niño avec le tilde au bon endroit. Mieux, la complétion va me placer ce tilde au bon endroit. Sans faire alt+164 comme dans un temps pas si lointain sur des machines à fond d’écran bleu…!

Alors, on peut légitimement m’expliquer l’infini bonheur, volupté — des meilleures et j’en passe — que l’on éprouve à (re)trouver les sensations d’un vrai clavier (douceur, moelleux, réponse des touches, bruit même, etc.), il n’en reste pas moins que je me suis converti au clavier sur écran tactile et, plus gave, que j’espère voir débarquer, un de ces quatre, un portable comme mon 17 pouces (…mais désormais limité au 15") doté — en lieu et place du clavier à touches — d’un écran tactile multifonctions.

Plus de trackpad, juste un espace pour afficher le clavier de son choix, voir programmer des zones selon mes besoins.

C’est que tu ne sais pas ce qu’est un vrai clavier. Ben non, celui de ma composphère IBM était une merveille de confort mais je me suis explosé les ongles des années durant à changer les boules (fragiles) de cette épatante machine à écrire…!

Bref, j’attends cette révolution-là désormais sur des portables après l’avoir rêvé sur grosPod. Voir comme simple clavier autonome.

À la masse je suis ? Certainement !

À suivre…

le 18/10/2012 à 14:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

FoldingText disponible sur Mac…

Un traitement de texte Markdown mais pas que…!

dans dans mon bocal | écrire | pratique
par Jean-Christophe Courte

Je m’étais juré de ne pas succomber, ce n’est pas le moment, etc. Et puis j’ai cliqué. Aucune excuse même s’Il se trouve que je suis un très vieil utilisateur des applications de traitement de texte de Jesse Grosjean… J’ai employé, des années durant, Writeroom ([1]), un outil minimaliste sur mon Mac. Ce fut ma référence pour écrire sur mon écran sans être distrait par quoi que ce soit…

En revanche, je ne suis pas passé à la version la plus récente de Writeroom pour OSX Lion, la vague du Markdown m’ayant déjà atteint.

Writeroom fut également l’un de mes premiers outils de traitement de texte sur iPhone dès 2008 ([2]) avec son clavier noir. Et il est toujours présent, certes en bonne compagnie, mais loin derrière Day One ([3]), Byword [4] ou même Drafts ([5])…!

L’attente de la version de Writeroom pour iPad fut longue ([6]), trop longue, bien après PlainText du même développeur disponible gratuitement (…pas la meilleure idée de Jesse car cette très bonne application a — à mes yeux — cannibalisé le potentiel de Writeroom sur iPad). Et, surtout sont arrivés de splendides produits de traitement de texte comme Daedalus touch ou Byword avec du Markdown, une barre additionnelle et des options fort pratiques pour le rédacteur que je suis.

Une arrivée sur Mac tardive

Comme je l’écrivais précédemment, sur Mac, ma religion est faite depuis pas mal de temps, préférant à mon fidèle Writeroom et à iA-Writer des outils comme MultiMarkdown Composer ([7]) et, bien sûr, Byword ([4]).

MultiMarkdown Composer pour l’affichage de la table des matières en marge entre autres et Byword pour son élégance, son apparente simplicité alors qu’il supporte également MultiMarkdown et les notes en pied de page.

J’avais utilisé un temps sur Mac et sous iOS TaskPaper ([8]), un étrange outliner développé également pas Jesse et orienté suivi de tâches à réaliser que j’ai laissé tomber définitivement…

Bref, fort de mes outils actuels, je n’attendais pas grand-chose de nouveau. Et puis FoldingText est arrivé en béta ([9]

Qu’est-ce qui me séduit…?

Si l’idée de masquer le balisage Markdown peut captiver (…option que l’on peut désactiver via l’item View/Hide Inline Syntax, j’avoue que ce n’est pas cette fonctionnalité cela qui m’a séduit, préférant mille fois le gris léger et élégant des balises employé par Byword sur Mac et sa prévisualisation impeccable et stylée de mon texte.

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Non, ce qui a fait que j’ai fini par acquérir cette application que j’ai testée ces derniers mois, c’est étonnamment le réemploi astucieux des options de TaskPaper dans un éditeur Markdown.

Car, pour le moment, FoldingText reste une application assez brute de fonderie qui devra être améliorée sur nombre de points pour se mettre à niveau avec la concurrence. Qui, elle, ne l’attendra pas !

Les moins qui agacent

Certains points m’agacent…

  • Pourquoi le texte se met en italique quand je réalise un Blockquote…?
  • Pourquoi je ne peux pas changer de typo et suis obligé de me coltiner celle par défaut que je trouve assez laide…?
  • Pas de previsualisation du contenu saisi en situation, heureusement, j’emploie du coup Marked ([10]) qui me permet de plus d’employer la CSS d’urbanbike
  • Pas d’export en RTF si besoin est (et le besoin est fréquent…!), pas d’export au format Word, PDF, Latex…
  • Pas de mode Focus à la iA-Writer ou Byword, comprendre une concentration sur la phrase ou le paragraphe en cours d’écriture
  • Pas de compteur de signes, etc.
  • iCloud ?

Bon, une recherche remplacement, un mode plein écran…

Mais alors, Jean-Christophe, s’il est aussi frustre, pourquoi l’avoir acquis dès sa sortie…?

Les plus de TaskPaper…

Sur Byword, il est facile de déplacer un paragraphe pour le glisser au dessus ou en dessous d’un autre en utilisant la combinaison Control-Commande-flèche(s). FoldingText propose la même chose avec Control-Option-Flèche(s) mais offre de plus un mode d’affichage redoutable, une sorte de Focus qui prend en compte la table des matières et permet de n’afficher que la section dans laquelle on écrit.

Déjà, si l’on rédige en Markdown, Commande-L sur FoldingText permet de découvrir en haut à gauche de son document la table de matières, la structure de son texte… Simplement génial d’autant que l’on peut se déplacer dedans avec les flèches du clavier pour atteindre telle ou telle section de l’arboresence.

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Cette fonction est redoutable car elle annonce la possibilité, comme dans un outliner, de n’afficher qu’une partie de son texte et de travailler sans se préoccuper du reste de son flux. C’est la première raison de mon acquisition.

Bien sûr, pas de souci pour afficher à nouveau le fichier complet à tout instant. Si vous avez utilisé le mode Plan de Word, si vous employez tree ([11]) sur Mac ou iThoughtsHD ([12]) sur iPad, cela va vous sembler naturel d’utiliser ces options de collapse et expand.

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Mais il y a encore plus fort. En double cliquant dans les balises Markdown employant le signe # (NUMBER SIGN) pour marquer les niveaux et hiérarchiser votre document, vous pouvez comme dans BBEdit ([13]) masquer ou afficher le contenu des niveaux. Bref, bosser agréablement en mode Plan. Et bien sûr, en profiter avec les options déplacement au clavier, changer l’organisation de votre arborescence. Seconde raison.

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Plus simple encore : Commande-Majuscule-Option-] dans un titre de niveau et hop, vous ne visualisez plus à l’écran que cette partie de votre texte. Troisième raison.

Du coup, ce n’est plus seulement un traitement de texte mais accessoirement un outliner que vous employez. Sur iPad, Phrasology ([14]) permet au voit déplacer des paragraphes mais aussi des phrases pour les réorganiser. Je pense que nous allons assister à une tendance de fond sur tous les traitements de textes Markdown. D’une certaine manière on le voit déjà à l’œuvre sur certaines applications comme Daedalus touch ([15]) qui utilise également un mode de structuration, un mode que je nomme le mode corde à linge…!

Le retour du suivi de projet

Jusque-là, je sentais bien la réintégration de TestPaper mais ce qui suit le confirme. De fait, FoldingText propose deux modes à mettre en œuvre à votre discrétion, le mode timer et le mode todo

Attention, si vous avez l’habitude de passer d’un outil Markdown à un autre (c’est mon cas), cela ne fonctionne pas, seul FoldingText est capable d’interpréter ces options, CQFD. Mais cela ne modifie en rien le fichier texte qui passe d’application en application, la preuve avec ce texte que je corrige dans Byword sur iPad avant qu’il ne reprenne le chemin de mon Mac et de FoldingText.

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Le mode.todo

Il est indispensable de basculer les items en liste puis d’indenter chaque ligne de la liste pour afficher la case à cocher. En cochant cette dernière, FoldingText ajoute le tag @done et barre le paragraphe. Un air déjà vu dans TaskPaper, non…?

Le mode.timer

Ce dernier utilise le même mécanisme que le mode TODO mais ne démarre qu’au moment où l’on indente la première ligne/durée d’une liste.

Une inversion vidéo permet de savoir dans quelle phase on se situe… Redoutable à nouveau ! À vous d’en imaginer les usages… Genre feuille de route de la journée par exemple…! Bien entendu, comme l’heure de départ est enregistrée, vous pouvez fermer et rouvrir le fichier, CQFD. Et faire sonner ou non avec l’instruction Wait for.

Bien sûr, il faut écrire ses instructions en anglais, ce qui limite quelque peu le dispositif. De plus, c’est d’un usage assez particulier contrairement au mode précédent. Mais c’est le genre de fonctionnalités que Jesse veut ajouter peu à peu et l’on peut imaginer à terme d’autres options dont une orientée vers la gestion de tableaux, etc.

Rappel : FoldingText est en version 1.0

FoldingText est à ce jour une application brute de fonderie mais avec des fonctions remarquables. L’idée du développeur est d’intégrer peu à peu d’autres modes. C’est essentiellement le mode plan intégré et emprunté à Task Paper qui me séduit mais je ne serais pas surpris de retrouver dans les prochaines versions des traitements de texte concurrents des fonctionnalités similaires, notamment dans Byword qui permet déjà de déplacer des ¶ en son sein.

Bref, le plus simple est de jeter maintenant un œil sur la vidéo de FoldingText sur son site

Pour ma part, je ne m’attache pas au produit de traitement de texte, ce qui m’intéresse, c’est avant tout de traiter mon fichier texte avec l’outil Markdown le plus adapté au moment où j’en ai besoin. Bref, de ne plus être dépendant d’un outil avec son format de fichier propriétaire.

À suivre…


  1. Sur urbanbike… Writeroom en… 2006  ↩

  2. Sur urbanbike… Writeroom sur iPhone  ↩

  3. Sur urbanbike… Day One à l’usage  ↩

  4. Sur urbanbike… Byword sur Mac  ↩

  5. Sur urbanbike… Drafts à l’usage  ↩

  6. Sur urbanbike… Writeroom sur iPad  ↩

  7. Sur urbanbike… MultiMarkdown Composer  ↩

  8. Sur urbanbike… TaskPaper sur ipad  ↩

  9. Sur urbanbike… la béta de FoldingText  ↩

  10. Sur urbanbike… Marked  ↩

  11. Sur urbanbike… Tree  ↩

  12. Sur urbanbike… iThoughtsHD et Tree  ↩

  13. Voir BBEdit  ↩

  14. Sur urbanbike… Phraseology  ↩

  15. Sur urbanbike… Daedalus touch et plan  ↩

le 17/10/2012 à 08:50 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Drafts et envoi de courriels multiples

À méditer par tous les rédacteurs professionnels

dans écrire | pratique
par Jean-Christophe Courte

Déjà évoqué sur urbanbike il y a quelques mois, j’y reviens car les usages de cette application sont multiples, à inventer selon nos besoins. Et ce d’autant plus avec la mise à jour de Drafts([1]) arrivée ce matin sur l’AppStore. Explications.

Des notes et des exports infinis…

Avec l’ajout de nouveaux modes d’export vers des applications phares comme Nebulous Notes sur iPad (manque simplement Firetask pour mon propre usage), une nouvelle fonctionnalité a retenu mon attention, celle de l’envoi d’une note vers une adresse de courriel précise, en lui attribuant – ou non – un objet à défaut d’exploiter la première ligne de la note.

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Ou encore, de l’expédier en arrière plan, sans afficher de fenêtre devant la note en cours de rédaction.

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Pour rédacteur stressé

L’air de rien, ce type d’option s’avère hyper pratique pour le rédacteur angoissé – j’en connais un – qui peut, tout en restant concentré sur son texte, envoyer vers une adresse principale et une seconde adresse secondaire le fruit de ses cogitations.

@urbanbike

J’ai ainsi quelques relations qui rédigent dans des cafés et qui s’angoissent du devenir de leurs précieuses notes. Avec Drafts. Il est possible d’expédier non seulement des mails en continu mais, dans le même temps, d’enregistrer dans DropBox ou vers le cloud proposé par l’application la note en cours de rédaction – certes en appuyant un second bouton dans la liste personnalisable des actions disponibles. Sans oublier Evernote. Et comme il est possible de plus en plus fréquemment de spécifier que le titre est la première ligne de la note, inutile de dire que tout ceci concourt à rendre Drafts universel, le transformer en véritable générateur de textes tous azimuts.

Reste au développeur de nous permettre de baliser après saisie en Markdown sur une sélection de texte comme le font Byword ou Daedalus touch (et en profiter pour enrichir également son propre traitement de texte, Phraseology avec ces mêmes options). Mais aussi de laisser à l’utilisateur la possibilité d’ajouter en haut d’écran une icône d’envoi du service de son choix.

Bref, c’est avec de type de petite feature astucieuse que Drafts est en train de se faire une place dans le top 10 de mes applications indispensables.

@urbanbike

Et si vous ne visualisez plus le texte que vous venez de rédiger, c’est juste qu’il est masqué dans la liste de vos notes…! Et qu’il est temps de revisiter les préférences de l’envoi par Mail.

@urbanbike

Enfin, souvenez-vous que vous pouvez créer autant de sets d’action d’envoi de courriels que vous souhaitez…

Note de fin : bien sûr, bien sûr, il est toujours possible de s’expédier depuis son traitement de texte sa prose par courriel. Mais avec cette option liée à une unique commande, que dire ?!


  1. Voir sur iTunes… Drafts for iPad  ↩

le 13/10/2012 à 09:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Continuer…? La belle affaire…

9 ans d'urbanbike

dans dans mon bocal | écrire | groummphh
par Jean-Christophe Courte

JC, tu n’en as pas assez d’écrire depuis septembre 2003…? Près de 4000 billets, 3 (très) bref-sellers, plus de 4500 indications de lecture sur inexten.so, un behindtheleaves qui mériterait une refonte, tes “n” fils twitter… Tout cela ne te pèse pas à la fin…?

@urbanbike

Long silence frisé…

Certes, je me demande parfois ce qui me pousse quasi quotidiennement à balancer des petites bouteilles textuelles et imagées dans l’océan du net.

Après 3287 jours et des poussières, je pourrais répondre, en vrac, qu’urbanbike me coûte moins cher que d’aller consulter un psy, que j’aime cette idée de partager tout et n’importe quoi. Ou, explication plus plausible, que j’ai une mémoire limitée et suis, de facto, le principal utilisateur de ce blog sans commentaires.

Au fil des jours, urbanbike m’est devenu une nécessité, certes coûteuse en temps et financièrement (cette indépendance a un prix, bien sûr…). Mais c’est également un endroit idéal pour mettre à disposition de ceux qui passent des interrogations, réflexions, moments, découvertes. Ou apporter un éclairage sur un point technique enfin compris. Voire ironiser, alerter, rendre compte

Mes moteurs sont mes mômes. Plus j’avance en âge, plus je m’interroge sur ce que nous allons leur laisser. Et, surtout, dans quel état. Mon sentiment est que nous sommes désormais dans la phase racontée par Sol Roth au tout début de Soleil Vert.

Bref, il y a urgence. Urgence à ne pas laisser les jeunes générations se faire étouffer par des idéologies et décisions anachroniques…

@urbanbike

Malheureusement, c’est très mal barré.

le 23/09/2012 à 08:15 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Ajouter un clavier sur votre iPad

Un clavier étranger sur l'écran | Rappel pratique…

dans écrire | pratique
par Jean-Christophe Courte

Reçu dernièrement un courriel de mon fils qui est en Angleterre et qui empruntait un iPad pour ce faire à une étudiante américaine… Bref, Courriel saisi sur un clavier QWERTY…

Je lui ai fait remarqué que, comme sur un iPhone, cela s’installe temporairement…

Rappel de la procédure…

Tout se passe comme d’habitude dans les Réglages. Se rendre donc Réglages/général et chercher en bas des options l’item Clavier

@urbanbike

Dans ce panneau, tapoter sur Claviers internationaux

@urbanbike

Puis ajouter un clavier

@urbanbike

Choisir celui (ou ceux) souhaités… Certes, c’est l’un après l’autre et il vous faudra recommencer autant de fois…

@urbanbike

Ces derniers s’affichent dans l’ordre d’activation mais il est très facile de modifier cet ordre…

@urbanbike

Note : vous passerez par ce même panneau pour supprimer les claviers excédentaires…

@urbanbike

Chaque clavier propose des options que vous pouvez ajuster à vos besoins… Ici le clavier tchèque (Vincent, note-le pour la suite…!).

@urbanbike
Sur votre traitement de texte désormais…

C’est très simple, une nouvelle icône s’affiche en bas à côté de la barre d’espace… Un appui prolongé sur cette icône permet d’afficher tous les claviers disponibles pour se rendre sur l’un d’eux en particulier.

@urbanbike

Sinon, un simple tapotement permet de changer de clavier dans l’ordre de vos réglages… Ici le clavier grec…

@urbanbike
Et SIRI…?

Le micro pour dicter avec SIRI ne s’affiche que pour les langues prises en compte… Le grec non, l’anglais oui.

le 17/09/2012 à 11:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?