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…Tu sais que tu deviens vieux | 23

quand tu as impérativement besoin de changer de verres

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par Jean-Christophe Courte

Avertissement : ce billet n’intéressera que quelques amis et vous pouvez vous dispenser de poursuivre même si je vais causer écrans !

Indispensable digression !

Au tout début (30 ans ?), mes premiers verres étaient nécessaires pour corriger de faibles mais épuisants dysfonctionnements visuels. Je trouvais ces appendices disgracieux sur mon nez. Puis, à force de bosser devant un écran, ces accessoires sont devenus …indispensables !

Les années suivantes, je prenais rendez-vous entre deux charrettes pour filer directement chez Madame Sourdille1 me faire examiner les yeux avant de passer (…merci Gérard) une tête à l’angle de la rue du Mont-Thabor et de la rue de Castiglione chez mes voisins de tablée du midi.

Oui, c’est du fait de cette proximité à l’heure du déjeuner, suite aux propos échangés avec les opticiens de Meyrowitz en présence de Juliette2 et Pierre, que je me suis décidé la première fois à franchir la porte de leur intimidante boutique.

Je me sentais pas à ma place, moi simple graphiste, avec la clientèle cosmopolite de cet opticien historique qui approvisionnait (et approvisionne toujours) nombre de grands3 de ce monde.

Débarquant la première fois en jean et t-shirt parmi leurs clients à fort pouvoir d’achat4, cet univers m’avait impressionné mais mes compagnons de déjeuner m’attendaient et m’ont traité comme tous leurs clients, avec efficacité et en prenant le temps nécessaire de me conseiller.

Du coup, ils sont devenus, tout aussi naturellement, mes opticiens de référence5.

Deux fois deux verres…

Ces dernières années, j’ai vécu avec mes verres plus trop adaptés. Et puis, ces derniers mois, une fatigue visuelle de plus en plus intense. Trouver des astuces est assurément une solution mais pas la meilleure…!

Car aujourd’hui, hormis me déplacer quelques minutes en mode bokeh dès que je retire mes lunettes, je suis totalement perdu sans leur présence.

J’ai fini par décrocher un rendez-vous dans mon coin avec une excellente ophtalmo (et, zut, qui part aussi à la retraite) et qui a fait un bilan sans appel… Pas inutile de basculer vers de nouveaux carreaux…!

Puis je suis passé chez Meyro…!

En résumé, je suis désormais doté de deux paires de bésicles. - Une de dotée de varilux pour toutes mes activités quotidiennes avec assombrissement des verres au soleil au premier rayon UV (…appelez-moi Tom Cruise…)… - Une autre dotée également de varilux mais à champ rapproché (max 1 mètre) pour bosser devant mes écrans avec un traitement spécifique filtre bleu6 pour atténuer le rayonnement des écrans.

Comme me le rappelle JM, mon opticien, en mode ironique… « Tu es hypermétrope astigmate et presbyte par ta relative jeunesse ». Arf…!

Alors ?

Les premiers jours sont toujours un moment de fatigue, d’adaptation, notamment pour les varilux à champ large. On fait un peu plus gaffe en descendant les escaliers, histoire de voir où on pose les pieds.

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Et puis le cerveau7 s’adapte et, passé quatre jours, c’est assimilé, pris en compte.

L’assombrissement solaire des verres est ultra rapide et cela présente une option fort pratique dans mon cas, celui de ne plus faire peur aux inconnus…! En effet, mon strabisme8 est masqué par le filtrage et je sens moins la gène qui transparaissait jusqu’à présent dans le regard de mes interlocuteurs, fort mal à l’aise avec mes yeux qui divergent !

L’autre point à prendre en compte est celui de la prise de vue : j’évite de corriger la chromie de mes images prises à l’iPhone avant de déclencher, vu que ce filtrage modifie légèrement (tu parles…!) ma perception de la scène.

Le soir, je change de bésicles pour passer en mode rapproché et lire tranquillement avec une précision digne d’un scalpel mes fils RSS ou admirer des détails de construction qui sont ensuite relayés sur ancr.es via une photo ou deux.

Fatigue en moins…

La bonne surprise est, qu’effectivement, je peux sombrer dans les bras de Morphée sans période intermédiaire, plus d’excitation due à cette lumière bleue.

Par contre, si je me déplace dans ma piaule avec ces verres sur le nez, ça passe car je connais les lieux ! Pas question de sortir dans la rue ainsi équipé !

Bref, cette solution à deux montures a le grand mérite de couvrir tous mes besoins, mais pas celui de couvrir mes frais ! Sachez que l’on est couvert (en très faible partie !) par la sécurité sociale et nos mutuelles. Et seulement pour une paire de lunettes tous les deux ans.

Mais, au même titre qu’un bon fauteuil Aeron9 pour un graphiste pour bosser 10 à 12 heures par jour, de bonnes paires de lunettes de compétition sont également vitales pour continuer à bosser, bouger, écrire et, accessoirement, se cultiver.

Alors, oui, c’est une dépense conséquente mais moins cher qu’un iPhone X…! Et j’en ai a priori pour quelques années même si je regrette l’obsolescence de ma propre personne…!

Mieux, j’ai toujours mes antiques montures titane Lindberg quasi increvables et légères, donc que les verres à remplacer. Bon, je sais qu’elles peuvent casser d’un coup au bout d’une vingtaine d’années mais je croise les doigts !

Bref, merci à JM chez Meyrowitz pour ses conseils avisés.


  1. Adorable ophtalmologiste désormais à la retraite… 

  2. le Ver Luisant (pas le verre, hein !) était notre cantine dans la rue du Mont-Thabor. On y retrouvait le midi les gars du Labo argentique RainBow Color, ceux de chez Meyrowitz, les clés d’or des hôtels alentours et bien d’autres ! Juliette était notre mère de substitution, toujours aux fourneaux et nous servant avec un mot sympa pour chacun. Tous mes équipiers déjeunaient là et nos propres clients adoraient s’attabler dans ce rad authentique ! Nostalgie car nous avons assurément vécu, sans nous en rendre compte, les dernières années de ces épatants établissements où l’on payait la note à la fin du mois sans discuter, confiance réciproque. J’espère que Juliette et Pierre coulent une retraite paisible et méritée (je ne vous parle pas de leurs journées à rallonges…). 

  3. de Chirac à Mitterand, héhé, on ne rigole pas… 

  4. le coût de certaines montures splendides rappelle assez vite que l’important sont les verres à bien y réfléchir ! Un peu comme en photo, l’optique est prioritaire loin devant la boîte à pixels ! 

  5. la seule fois où je leur ai fait une infidélité, je l’ai payé cash avec une monture rigolote mais épuisante car pas assez couvrante. 

  6. Solution assez efficace en lieu et place de collyres… Pour mémoire, les écrans fatiguent sérieusement ! Les collyres haut de gamme ont la cote au Japon pour soulager les yeux fatigués par les écrans 

  7. Enfin, ce qui tient lieu chez moi de… 

  8. mes yeux ont cessé de regarder dans la même direction depuis des lustres…! Mais je ne suis pas le seul

  9. …qui veut aller loin, ménage sa monture et son dos ! 

le 20/03/2018 à 15:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Twitter et accessibilité

Bonnes pratiques à prendre en compte

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par Jean-Christophe Courte

C’est le genre de sujet qui me passe au dessus de la tête, plus préoccupé par d’autres différences qu’une attention particulière aux mal voyants1, aveugles. Comme j’ai tort , j’essaye de m’améliorer…!

C’est une discussion démarrée sur Twitter à propos de ces défis sympas qui consistent à proposer à des gens de connaissance de poster pendant 7 jours un cliché en noir et blanc, sans quiconque de visible sur l’image et sans aucune explication. Et, accessoirement, de défier chaque jour, à leur tour, un contact.

Si d’aucuns pisse-froid ne comprennent pas l’engouement bon enfant de ces challenges sans malice sur Twitter2, ces derniers ont conduit des relations communes à échanger des remarques pertinentes à propos de ces images suivies sur Twitter par tous les bien voyants mais invisibles aux aveugles, CQFD.

Un billet de Kozlika, Tweetez des images accessibles ! - Kozeries en dilettante, souligne bien le problème.

Bref, que ce soit avec @samantdi, @orpheus, @franckpaul, @llu_ne ou @Kozlika, la discussion s’est enchaînée sur un mode sympa et je me suis permis de vérifier les quatre clients Twitter que contient mon iPhone.

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Bref, ça fonctionne dans Twitterrific 5 for Twitter, Echofon Pro for Twitter (pas testé dans la version Lite), Twitter de chez… Twitter3…!

Mais pas dans encore Tweetbot 4 for Twitter, ce qui est franchement étonnant.

Du coup, je m’oblige à rédiger un petit descriptif du cliché — en 420 caractères maximum — que je poste quand j’opère depuis un client Twitter, sachant que cela ne sera pas le cas depuis une image ajoutée dans Instagram puis expédiée automatiquement par ce service vers ce même Twitter.

Dernier point soulevé par Kozlika, cette remarque…

Puisque j’ai retenu votre attention sur Twitter et accessibilité, j’en profite pour un rappel : pour vos #MotsDièse composites mettez une majuscule à #ChacunDesMots ça permet que ce soit restitué correctement par les aides techniques :)

Voilà ! Bon, ce matin, j’ai posté une première fois un cliché sur @urbanbike sans avant de supprimer et recommencer illico avec la description, juste une habitude à prendre…

Pour écouter ces messages inclus dans les visuels, VoiceOver dans les préférences de votre iPhone par exemple…


  1. en même temps, ma propre vision se déglingue de décennie en décennie, ce qui devrait me sensibiliser… 

  2. au prétexte sulfureux que les intervenants ne sont pas de vrais photographes… Du coup, si nous devions suivre les conseils de ces directeurs de conscience, je devrais inciter ma fille à cesser de prendre des photos, à ma douce de cesser de faire la cuisine (…pas une vraie cuisinière pro…!) ou sculpter (…pas une vraie artisssss) et, bien entendu, m’interdire de publier ces brefs billets sur urbanbike, n’étant pas un vrai …blogueur pro certifié…! Bon, j’imagine que c’est une simple bévue, un tweet énervé qui a une raison autre mais comme son auteur ne s’en est toujours pas expliqué sur le fond, je bous…! 

  3. je ne l’avais pas vu du premier coup, il faut passer — en ce cas — par les préférences comme me l’a indiqué @franckpaul… 

le 05/03/2018 à 12:45 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Réinitialiser son dictionnaire clavier sous iOS

…régulièrement, loin d’être inutile…!

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par Jean-Christophe Courte

Comme je suis un peu (beaucoup) dyslexique, que je ne suis toujours pas arrivé à mémoriser le clavier à… Zerty (une autre preuve, c’est pas le mien…!), je commets plein d’erreurs de frappe au clavier heureusement corrigées, en partie, par les trois propositions au-dessus de ce dernier.

Mais à force de poser mes maladoigts n’importe où, certaines séquences foireuses et répétées sont bel et bien enregistrées par mes écrans.

Seule solution, purger la mémoire de ces enregistrements. De gauche à droite…

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Et çà repart sur de bonnes bases pour quelques jours…

Oui, c’est bien le dictionnaire clavier qui est à purger.

Comme j’écris de plus en plus à la main, au stylet avec Stylus, cela est nettement moins fréquent. Mais dès que je reviens sur un clavier → catastrophe !

le 11/02/2018 à 12:45 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

…Tu sais que tu deviens vieux | 22

Quand tes yeux te lâchent…!

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par Jean-Christophe Courte

Bah ! Je savais que je ne ferais pas un beau vieillard1 mais perdre la vue est une perspective fort emmerdante, pour le dire (sic !) clairement.

Pour le moment, ce sont de petites alertes mais elles me font gentiment flipper.

C’est le moment où écrire à la main avec un stylet sur Stylus sur mon iPad, c’est à dire décoller mes yeux d’un clavier, calligraphier “gros” (contrairement à Nebo) et retrouver mon écriture traduite en caractères d’imprimerie me rassure un peu.

Un matin, en installant une app sur Mac, comme l’impression d’avoir pris un flash. Je propose dans la foulée à ma fille d’échanger quelques balles au ping-pong vu que le soleil était revenu et le vent calmé. Mais en jouant, comme une zone floue sur une partie de l’œil gauche. Même en fermant les yeux, permanence de cette zone colorée !

Au bout de 15 minutes d’échanges musclés, cette zone, elle, a fini par disparaitre2. Mais mon moral, lui, est resté dans mes chaussettes.

Du coup, je ne suis pas mécontent d’avoir enfin rendez-vous avec une ophtalmo. Ce qui est dément, c’est le temps d’attente pour pouvoir simplement avoir un rendez-vous avec un spécialiste ! C’est d’autant plus scandaleux que mon propre opticien3 aurait pu parfaitement me donner rendez-vous depuis quelques semaines et, dans la foulée, corriger mes verres !

Les causes ?

Déjà, je ne suis plus de première jeunesse ! Ceci explique cela en grande partie ! Ensuite, il y a l’usage quotidien de mes écrans.

Même si je ne re remets pas en cause l’usage de mon iPhone, je sais que j’ai tendance à trop le consulter, que son écran est trop petit (c’est pourtant un “plus”) pour un usage régulier.

Moins consulter mes écrans est peut-être la meilleure option. J’avais commencé à freiner, je sens que je vais devoir insister. Et, corolaire, écrire moins.

Du coup, je me suis également remis à la dictée ! Je lance ce mode4 sur mon fidèle Drafts et je peux ainsi saisir, façon de parler, quelques phrases pour compléter ce billet.

Ce dispositif est néanmoins trompeur ! Le mode dicté n’étant pas trop fiable, il est indispensable de relire ce qui a été compris, prendre le temps de vérifier les conjugaisons et les pluriels !

Du coup, l’idée de passer moins de temps sur les écrans s’estompe vu que cette étape de relecture est fastidieuse et obligatoire !

Tout ceci n’est pas une découverte, j’en avais déjà parlé ici même il y a quelques années. Mais comme je suis enthousiaste, j’imagine toujours que la technologie s’améliore à grande vitesse.

Sauf que non !


  1. Coltiner des cartons de ramettes d’en-têtes de lettres comme livreur d’une imprimerie de ville m’y avait préparé ! 

  2. J’ai joué sans lunettes, histoire de m’assurer que ce n’était pas lié. 

  3. Les optométristes se proposent de suppléer aux ophtalmos pour raccourcir les délais d’attente - Sciencesetavenir.fr

  4. Mode très régulièrement employé par ma propre fille que ce soit en espagnol ou en français. 

le 01/02/2018 à 15:50 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Palsambleu, mes écrans plus lents ! Et alors…?

Meilleure autonomie pour mes usages rustiques ? C’est l’essentiel, non !

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par Jean-Christophe Courte

Suite du feuilleton : après le coup des batteries1 qui ne tiennent pas la charge (pas de chance pour moi, après 480 jours, rien de particulier2), l’histoire de la perte de puissance3

Je résume : depuis la correction de deux fameuses failles, mes écrans sous iOS “seraient” plus lents de 40 %, la belle affaire ! Si, si, c’est bien ce que j’ai lu4

Mon propos n’est pas de dédouaner Apple et tous les acteurs de l’industrie informatique mais simplement de partager mon ressenti avec mes trois ou quatre lecteurs5

Il est vrai que mes usages ne nécessitent pas des processeurs véloces : écrire au stylet (au Pencil) sur l’iPad avec Stylus sur Drafts, récupérer des fils RSS, afficher les nouvelles de ma timeline sous Twitter, corriger des textes et les baliser en Markdown, télécharger quelques Podcasts pour les écouter dans la soirée, publier une info sur Tumblr, prendre quelques clichés en iPhone, consulter mon calendrier, échanger quelques messages avec ma tribu, répondre à deux Mails, consulter la météo ou vérifier que le trafic RER n’est pas suspendu, discuter au téléphone ne nécessitent pas des pics de puissance considérables. Que dire de la lecture d’un ePub dans Marvin !

Ensuite, je fais partie de cette génération qui a employé intensivement des machines qui n’étaient pas des foudres de guerre. Depuis le Lisa ou le Macintosh 128, j’ai eu l’habitude de me blinder en production en attendant que les opérations lancées aboutissent.
Ou plantent !

J’ajoute qu’à mes yeux, les deux plus importantes révolutions récentes ont été les disques SSD et la reconnaissance instantanée de ma calligraphie transformée en caractères d’imprimerie.

Bref, j’ai pourtant lu que mon iPhone comme mon iPad auraient perdu de leur efficacité. Bon sang de bonsoir !

Je ne sais si c’est le fait d’écrire à la main sur mon écran tactile, de lire des textes ou des tweets, d’échanger des SMS ou encore de prendre des photos, mais je ne ressens pas ce ralentissement.

À moins que ce soit du au fait que je suis de plus en plus amorti, l’âge aidant…!

À ma décharge (…humour de dendrites !), je ne joue pas et n’emploie pas d’apps ayant besoin de puissance.

Pire, je bride volontairement mon iPhone en le basculant sur économie d’énergie !

J’apprécie de partir dans le froid huit à dix heures, d’avoir le temps de réaliser une certaine de photos ou nettement plus sans me soucier de l’autonomie et rentrer avec encore assez de charge pour publier quelques images emblématiques.

Bref, cette soudaine et invisible baisse de puissance, étrangement, ne me dérange pas6 vu que mes usages quotidiens ne semblent pas impactés.

Bref, suis-je le seul à n’en avoir rien à battre ?


  1. Que ne ferait-on pour un quart d’heure de gloire télévisuelle ?! Lire Entre la sécurité et les performances, HOP dénonce une « situation inextricable » | iGeneration 

  2. Lire urbanbike | Hop, mes batteries après 2999 et 478 jours d’usage intensif… et comme les jours passent, j’incrémente… 

  3. Qui s’avère douteuse alors que je termine d’écrire ce poulet, lire iOS 11.2.2 : le correctif Spectre n’affecte PAS les performances de l’iPhone | iGeneration 

  4. l’info reprise de supports US La mise à jour “Spectre” d’iOS fait-elle plonger les performances le près de 40 % [MAj : non] | Slice42 puis la vérification et le démenti Mise à jour Spectre : aucun impact notable sur les performances sous iOS selon nos tests | Slice42 

  5. Vu mon référencement sur Google, pas surpris de cette érosion, j’ai essayé sans succès (!) de retrouver certains de mes billets en utilisant ce moteur de recherche et cela m’a fait sourire. 

  6. Mais c’est tellement bon de viser la pomme à chaque occasion…! Tant de Guillaume Troll qui ont besoin d’un peu de lumlière… 

le 12/01/2018 à 10:40 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Hop, mes batteries après 2999 et 478 jours d’usage intensif…

MacBook Pro de 2009 et iPhone 7 Plus de septembre 2016

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par Jean-Christophe Courte

Juste parce que je fatigue un peu…

En se souvenant que le MacBook Pro 17 pouces (…2999 jours d’utilisation ce soir, 3000 demain assurément…!) a été ma machine de production pendant les dernières années de ma vie professionnelle1, que le iPhone 7+ est mon outil quotidien (…et compagnon de voyage permanent)… Et que ce sont les éléments d’origine, CQFD.

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J’aurais du ajouter un troisième écran, mon iPad Pro (12,9 pouces) qui date de 709 jours et ses 89 %…
Saloperie d’obsolescence…

Pour plus d’infos techniques, je vous engage courtoisement à lire le long billet argumenté d’Anthony : Pourquoi Apple ralentit les iPhone aux batteries vieillissantes | iGeneration

Pour ceux qui continuent à penser complot, obsolescence et compagnie, allez jouer dans le mixer…!


  1. lire urbanbike | Décompression | 8 de 2017 et urbanbike | Décompression | 6 de 2014 si vous voulez en savoir plus… 

le 10/01/2018 à 20:40 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Quelle vie pour les cérébro-lésés après un accident puis une rééducation ?

L’échelle des maisons familiales est une excellente option mais…

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par Jean-Christophe Courte

TL;DR Billet brut de décoffrage…

Chacun d’entre-nous a en soi, enfouies, des images striées par la lumière des gyrophares… C’était un inconnu, un proche, un voisin…
Éclaté sur la chaussée suite à un accident1, il a conservé la vie grâce aux urgentistes du SAMU, pompiers, gendarmes, aux équipes hospitalières qui ont, tant bien que mal, rassemblé les morceaux du puzzle…

La phase suivante échappe aux regards, celle où il faut se reconstruire avec un corps en vrac et de sérieux traumatismes. Les cérébro-lésés l’ont vécu, ce sont des rescapés avant tout.

Et après ?

La plupart ne passeront pas le reste de leur vie2 à l’hopital.

Comment survivre avec des séquelles, une douleur permanente, des troubles irrémédiables. Bref, comment reprendre une activité si cela est encore possible, goûter chaque minute qui passe ?

Il est possible d’envisager un retour chez soi ou dans sa famille… à condition d’avoir l’un ou l’autre. Voire les deux.

Mais ce n’est pas toujours le cas ou non préférable si les dommages sont nombreux. Tous les proches ne sont pas capables physiquement et/ou psychologiquement de s’occuper du survivant. Sans oublier que c’est aussi mettre leur propre existence entre parenthèses…

Enfin, il faut disposer d’un espace de vie, d’un lieu adapté : un fauteuil même électrique ne passe pas à travers les murs d’un petit espace, tout doit être prévu3 pour faciliter la vie au quotidien, c’est à dire les opérations les plus naturelles.

Mais quand plus rien n’existe pour des tas de raisons que l’on peut imaginer sans se forcer, pas question de rester dans un centre de rééducation fonctionnelle le reste de son existence.

Des maisons familiales pour récréer du lien

C’est pourquoi des associations ont imaginé des réponses spécifiques pour les loger en prenant en compte ce qui précède, ces fracassés de la vie ayant un impératif besoin d’assistance, de légère à très lourde selon leurs séquelles.

Leurs compagnies d’assurances financent, via des associations, ce concept de maisons familiales avec l’objectif de regrouper une poignée de cérébro-lésés dans un cocon plus neutre qu’un centre hospitalier.

Imaginez une colocation avec mutualisation des services indispensables. Cela reste généralement à une échelle modeste, ces maisons accueillant une demi-douzaine de personnes…

Offrir à chacun une chambre individuelle avec une salle de bains attenante tout en partageant salon et cuisine. L’ensemble est généralement pensé4 autour du handicaps, terme qui n’est pas un gros mot mais ici la simple réalité.

Pour accompagner le tout, vu les difficultés motrices, cognitives des habitants de ces maisons, une aide dite humaine est indispensable. Une équipe de personnes pour accompagner, s’occuper de leur hygiène, faire la cuisine. En dehors de cet aspect, il y a désormais d’autres intervenants, ceux qui viennent pour animer leurs journées, discuter, jouer ou encore les transporter. Bref, les pensionnaires de ces maisons ont un besoin quotidien de présence.

Et surtout pas de télé assistance5, je vous arrête de suite…!

Car cela ne s’arrête pas à juste les occuper sur place, ces équipes sont aussi sollicitées pour transporter les cérébro-lésés vers des lieux de spectacles et autres. Les laisser en friche dans une maison accueillante n’est pas le moyen le plus stimulant de les aider à s’en sortir, à dépasser autant que ce peut leur situation. Et rire. Car même le corps en vrac, l’humour n’est pas absent.

Une fois ces logements adaptés et une équipe adéquate, tout doit se passer pour le mieux.

En théorie.

Des dérives possibles…

Ce qui suit est banal, des histoires d’abus6, nous en avons tous entendu parler ci et là. Voire, constaté de nos yeux ou dans notre propre chair.

La qualité architecturale du bâtiment peut correspondre7 aux normes de base et s’avérer dans le fonctionnement inadapté. Se souvenir à ce propos des retards8 anticipés de certaines normes — dès 2011 — pour leur application en 2015…!

Au risque de me répéter, je vais revenir cette idée basique et facile à mettre en oeuvre que les architectes devraient passer quelques heures en fauteuil (…ça se loue) pour appréhender avec leur corps les difficultés du quotidien et non les intellectualiser.

Disposer d’un espace fonctionnel, ce ne sont pas qu’un plan bien crobardé et des mètres carrés, c’est également une ambiance, un cadre chaleureux, un décor agréable qui doit faire oublier — en partie — le mobilier médical qui n’est pas des plus …design. La qualité des vues, la lumière naturelle, les éclairages mais aussi la couleur jouent sur le moral des habitants, tant handicapés que accompagnants.

Ensuite, comme pour tous les dispositifs mis en place, que ce soit pour des retraités ou des cérébro-lésés, ces systèmes dépendent également de la qualité des accompagnants, de ceux qui assurent les soins et gèrent le confort de vie des pensionnaires.

Malheureusement, la non prise en compte de l’une ou l’autre de ces deux exigences joue en défaveur (…euphémisme) des personnes placées dans ces établissements.

En l’absence de contrôle régulier (hygiène, respect des normes de sécurité…), il faudra un événement grave9 pour que, soudain, on se mette à réfléchir, corriger un dysfonctionnement. Bref à la manière de vérifier périodiquement ces etablissements…

Sans oublier d’auditer la nature des relations, entendre la parole et les remarques des principaux concernés qui devraient — c’est un truisme — avoir leur mot à dire sur ce qui constitue leur cadre de vie vu que ce sont “leurs” assurances qui financent ces environnements.

L’humain, le maillon faible trop souvent…

Les cérébro-lésés subissent souvent un double emprisonnement :

  • au sein de leur maison familiale vu qu’ils n’ont souvent nulle part ou aller, quelques visites…
  • et dans leur corps avec toutes les séquelles, physiques ou psychiques qui les rendent fragiles.

Comme dans tout établissement qui retient en son sein des personnes dépendantes ou handicapées (…citons à nouveau les EHPAD mais aussi les pensions, prisons, asiles, lieux de rétention. Ou encore les Instituts Médico-Educatifs (IME) qui ont pour mission d’accueillir des enfants et adolescents handicapés atteints de déficience intellectuelle, les établissements pour enfants et adolescents handicapés (E.P.E.A.P.), etc.), il y a ceux contraints de rester dans ces lieux et celles, intermittentes, qui peuvent aller et venir.

Ces dernières sont les accompagnants, soignants, éducateurs… Mais cela reste avant tout des êtres humains : tous ne sont pas des Mère Thérésa en puissance.

Bref, comme dans toute communauté, il y a une majorité de personnes dévouées et quelques toxiques. Si vous avez vu le film “Vol au-dessus d’un nid de coucou”, vous devinez sans peine mon propos.

Ça va de l’absence d’hygiène10 à une forme de harcèlement vis-à-vis de cérébro-lésés considérés comme des débiles et traités misérablement. Sans oublier les médiocres carottages11 sur des prestations de transport. Rien que du très humain en définitive.

Quid du contrôle de ces établissements pour éviter que de mauvaises pratiques se développent, que le personnel en place s’installe dans une routine abusive12. Voire décourage les éléments fraîchement embauchés en leur mettant des bâtons dans les roues. Aux assureurs qui financent de mettre en place des contrôles inopinés et sévir.

Former les nouveaux arrivants à s’occuper des cérébro-lésés

Que ce soit pour les gamins autistes, les personnes âgées ou les cérébro-lésés, c’est la qualité des accompagnants, leur capacité d’écoute et de bienveillance qui font la différence.

Paradoxe : ce ne sont pas exclusivement des personnes diplômées dont ces pensionnaires ont besoin mais de gens d’expérience — même âgées, sans formation initiale — avec une véritable intelligence du coeur. Problème, il n’y a pas de diplôme pour ça : on l’a ou on ne l’a pas.

Par contre, former ces nouveaux entrants sur place un trimestre au minimum est souhaitable en prenant le temps de le faire et non de se décharger de suite sur eux sans le faire.

Enfin, la meilleure validation est leur acceptation par ceux qui en ont besoin, les cérébro-lésés, CQFD.

Pour cela, il faut simplement enquêter, écouter et prendre en compte leur avis…

Enfin, toutes ces populations nécessiteront dans un avenir proche un autre type de formation13. Et dans ce cas précis, il sera urgent de former correctement les intervenants d’autant que des dérives nouvelles sont fort possibles.

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Bref, pas sorti des ronces : ce thème est ultra sensible finira par nous toucher… tous.


  1. bien entendu, ce n’est pas la seule cause pour se retrouver en mode cérébro-lésé, l’actualité récente comme des dernières années démontre avec tristesse que cela peut arriver en se baladant en bord de mer, dans un train, un bus ou en se rendant à un concert… 

  2. Parfois, survivre en miettes et avec des morceaux qui manquent peut être une horreur. J’ai en mémoire la réponse pudique d’un pote urgentiste à qui je demandait des nouvelles d’une jeune femme dont une partie de la boîte crânienne avait été emportée par une rafale. Les yeux nimbés de larmes, il m’avait simplement glissé qu’il était soulagé qu’elle n’ait pas survécu : trop de dégâts irréparables et une souffrance quotidienne. Ce garçon en a vu des désincarcérations mais, là, c’était trop. On a tendance à oublier ce que vivent les urgentistes, surtout quand c’est sur une scène de guerre. 

  3. Un logement fonctionnel, ça se réfléchit, cf. ce billet de 2008 urbanbike | Handicap et construction | 7ème édition. Ou encore ces ouvrages évoqués dans cet autre billet : urbanbike | La maison sur mesure | Accessibilité des bâtiments aux personnes handicapées

  4. Acheter une maison existante et la mettre à disposition de personnes handicapées est une option mais pas forcément la plus efficace à défaut d’être la plus rapide. Un bâtiment idoine, ça se prévoit, relire ce billet urbanbike | Concevoir un bâtiment accessible aux personnes handicapées. Ou encore celui-ci, urbanbike | L’accessibilité en pratique 

  5. urbanbike | Joies du futur proche et Télé Assistance en rade 

  6. je pense à cet excellent livre que j’avais chroniqué en 2010, urbanbike | Maman, est-ce que ta chambre te plaît ?. Ou encore à cette série de tweets lus au moment de rédiger ce billet, de Frédéric Pommier sur Twitter. Quelques remarques à chaud sur cet univers (des EHAPD)… urbanbike | Quand la mémoire immédiate fout le camp | 2 

  7. je pose ça en mémoire, hein… urbanbike | Des bâtons dans les roues… Et comment…! 

  8. Il suffit de circuler en ville également pour se rendre compte que l’incivilité est banale. Déjà c’est compliqué de zigzaguer avec une poussette d’enfant sur un trottoir, alors en fauteuil… 

  9. Moins glamour que de sponsoriser une course autour du monde avec un champion qui pulvérise un record en portant sur ses voiles le nom du groupe d’assurance. Pourtant, pour une somme moins conséquente, que de personnes pourrait-on soulager… Mais c’est un choix de communication, améliorer la qualité des soins et des établissements fait moins rêver. 

  10. refuser de nettoyer les chambres et salles de bains en est une. Comment un cérébro-lésé qui a joyeusement morflé et vit enfermé dans un corset peut entretenir son lieu de vie…? Exemple ubuesque… 

  11. trucage des frais kilométriques qui sont remboursés en fonction des déplacements, etc. 

  12. Si certains encadrants prennent les cérébro-lésés pour des légumes, c’est signe qu’il est temps de les muter vers d’autres établissements. Voire les inciter à changer de métier. 

  13. Même si ce billet est axé sur les personnes âgées, ça fonctionne pour tous ceux qui sont dépendants, handicapés compris. urbanbike | Arnaques et petits vieux. En cause, une gestion de plus informatisée et le recours à des écrans. Pratique quand on est en vrac. 

le 17/12/2017 à 11:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?