Urbanbike

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Palsambleu, mes écrans plus lents ! Et alors…?

Meilleure autonomie pour mes usages rustiques ? C’est l’essentiel, non !

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par Jean-Christophe Courte

Suite du feuilleton : après le coup des batteries1 qui ne tiennent pas la charge (pas de chance pour moi, après 480 jours, rien de particulier2), l’histoire de la perte de puissance3

Je résume : depuis la correction de deux fameuses failles, mes écrans sous iOS “seraient” plus lents de 40 %, la belle affaire ! Si, si, c’est bien ce que j’ai lu4

Mon propos n’est pas de dédouaner Apple et tous les acteurs de l’industrie informatique mais simplement de partager mon ressenti avec mes trois ou quatre lecteurs5

Il est vrai que mes usages ne nécessitent pas des processeurs véloces : écrire au stylet (au Pencil) sur l’iPad avec Stylus sur Drafts, récupérer des fils RSS, afficher les nouvelles de ma timeline sous Twitter, corriger des textes et les baliser en Markdown, télécharger quelques Podcasts pour les écouter dans la soirée, publier une info sur Tumblr, prendre quelques clichés en iPhone, consulter mon calendrier, échanger quelques messages avec ma tribu, répondre à deux Mails, consulter la météo ou vérifier que le trafic RER n’est pas suspendu, discuter au téléphone ne nécessitent pas des pics de puissance considérables. Que dire de la lecture d’un ePub dans Marvin !

Ensuite, je fais partie de cette génération qui a employé intensivement des machines qui n’étaient pas des foudres de guerre. Depuis le Lisa ou le Macintosh 128, j’ai eu l’habitude de me blinder en production en attendant que les opérations lancées aboutissent.
Ou plantent !

J’ajoute qu’à mes yeux, les deux plus importantes révolutions récentes ont été les disques SSD et la reconnaissance instantanée de ma calligraphie transformée en caractères d’imprimerie.

Bref, j’ai pourtant lu que mon iPhone comme mon iPad auraient perdu de leur efficacité. Bon sang de bonsoir !

Je ne sais si c’est le fait d’écrire à la main sur mon écran tactile, de lire des textes ou des tweets, d’échanger des SMS ou encore de prendre des photos, mais je ne ressens pas ce ralentissement.

À moins que ce soit du au fait que je suis de plus en plus amorti, l’âge aidant…!

À ma décharge (…humour de dendrites !), je ne joue pas et n’emploie pas d’apps ayant besoin de puissance.

Pire, je bride volontairement mon iPhone en le basculant sur économie d’énergie !

J’apprécie de partir dans le froid huit à dix heures, d’avoir le temps de réaliser une certaine de photos ou nettement plus sans me soucier de l’autonomie et rentrer avec encore assez de charge pour publier quelques images emblématiques.

Bref, cette soudaine et invisible baisse de puissance, étrangement, ne me dérange pas6 vu que mes usages quotidiens ne semblent pas impactés.

Bref, suis-je le seul à n’en avoir rien à battre ?


  1. Que ne ferait-on pour un quart d’heure de gloire télévisuelle ?! Lire Entre la sécurité et les performances, HOP dénonce une « situation inextricable » | iGeneration 

  2. Lire urbanbike | Hop, mes batteries après 2999 et 478 jours d’usage intensif… et comme les jours passent, j’incrémente… 

  3. Qui s’avère douteuse alors que je termine d’écrire ce poulet, lire iOS 11.2.2 : le correctif Spectre n’affecte PAS les performances de l’iPhone | iGeneration 

  4. l’info reprise de supports US La mise à jour “Spectre” d’iOS fait-elle plonger les performances le près de 40 % [MAj : non] | Slice42 puis la vérification et le démenti Mise à jour Spectre : aucun impact notable sur les performances sous iOS selon nos tests | Slice42 

  5. Vu mon référencement sur Google, pas surpris de cette érosion, j’ai essayé sans succès (!) de retrouver certains de mes billets en utilisant ce moteur de recherche et cela m’a fait sourire. 

  6. Mais c’est tellement bon de viser la pomme à chaque occasion…! Tant de Guillaume Troll qui ont besoin d’un peu de lumlière… 

le 12/01/2018 à 10:40 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Hop, mes batteries après 2999 et 478 jours d’usage intensif…

MacBook Pro de 2009 et iPhone 7 Plus de septembre 2016

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par Jean-Christophe Courte

Juste parce que je fatigue un peu…

En se souvenant que le MacBook Pro 17 pouces (…2999 jours d’utilisation ce soir, 3000 demain assurément…!) a été ma machine de production pendant les dernières années de ma vie professionnelle1, que le iPhone 7+ est mon outil quotidien (…et compagnon de voyage permanent)… Et que ce sont les éléments d’origine, CQFD.

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J’aurais du ajouter un troisième écran, mon iPad Pro (12,9 pouces) qui date de 709 jours et ses 89 %…
Saloperie d’obsolescence…

Pour plus d’infos techniques, je vous engage courtoisement à lire le long billet argumenté d’Anthony : Pourquoi Apple ralentit les iPhone aux batteries vieillissantes | iGeneration

Pour ceux qui continuent à penser complot, obsolescence et compagnie, allez jouer dans le mixer…!


  1. lire urbanbike | Décompression | 8 de 2017 et urbanbike | Décompression | 6 de 2014 si vous voulez en savoir plus… 

le 10/01/2018 à 20:40 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Quelle vie pour les cérébro-lésés après un accident puis une rééducation ?

L’échelle des maisons familiales est une excellente option mais…

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par Jean-Christophe Courte

TL;DR Billet brut de décoffrage…

Chacun d’entre-nous a en soi, enfouies, des images striées par la lumière des gyrophares… C’était un inconnu, un proche, un voisin…
Éclaté sur la chaussée suite à un accident1, il a conservé la vie grâce aux urgentistes du SAMU, pompiers, gendarmes, aux équipes hospitalières qui ont, tant bien que mal, rassemblé les morceaux du puzzle…

La phase suivante échappe aux regards, celle où il faut se reconstruire avec un corps en vrac et de sérieux traumatismes. Les cérébro-lésés l’ont vécu, ce sont des rescapés avant tout.

Et après ?

La plupart ne passeront pas le reste de leur vie2 à l’hopital.

Comment survivre avec des séquelles, une douleur permanente, des troubles irrémédiables. Bref, comment reprendre une activité si cela est encore possible, goûter chaque minute qui passe ?

Il est possible d’envisager un retour chez soi ou dans sa famille… à condition d’avoir l’un ou l’autre. Voire les deux.

Mais ce n’est pas toujours le cas ou non préférable si les dommages sont nombreux. Tous les proches ne sont pas capables physiquement et/ou psychologiquement de s’occuper du survivant. Sans oublier que c’est aussi mettre leur propre existence entre parenthèses…

Enfin, il faut disposer d’un espace de vie, d’un lieu adapté : un fauteuil même électrique ne passe pas à travers les murs d’un petit espace, tout doit être prévu3 pour faciliter la vie au quotidien, c’est à dire les opérations les plus naturelles.

Mais quand plus rien n’existe pour des tas de raisons que l’on peut imaginer sans se forcer, pas question de rester dans un centre de rééducation fonctionnelle le reste de son existence.

Des maisons familiales pour récréer du lien

C’est pourquoi des associations ont imaginé des réponses spécifiques pour les loger en prenant en compte ce qui précède, ces fracassés de la vie ayant un impératif besoin d’assistance, de légère à très lourde selon leurs séquelles.

Leurs compagnies d’assurances financent, via des associations, ce concept de maisons familiales avec l’objectif de regrouper une poignée de cérébro-lésés dans un cocon plus neutre qu’un centre hospitalier.

Imaginez une colocation avec mutualisation des services indispensables. Cela reste généralement à une échelle modeste, ces maisons accueillant une demi-douzaine de personnes…

Offrir à chacun une chambre individuelle avec une salle de bains attenante tout en partageant salon et cuisine. L’ensemble est généralement pensé4 autour du handicaps, terme qui n’est pas un gros mot mais ici la simple réalité.

Pour accompagner le tout, vu les difficultés motrices, cognitives des habitants de ces maisons, une aide dite humaine est indispensable. Une équipe de personnes pour accompagner, s’occuper de leur hygiène, faire la cuisine. En dehors de cet aspect, il y a désormais d’autres intervenants, ceux qui viennent pour animer leurs journées, discuter, jouer ou encore les transporter. Bref, les pensionnaires de ces maisons ont un besoin quotidien de présence.

Et surtout pas de télé assistance5, je vous arrête de suite…!

Car cela ne s’arrête pas à juste les occuper sur place, ces équipes sont aussi sollicitées pour transporter les cérébro-lésés vers des lieux de spectacles et autres. Les laisser en friche dans une maison accueillante n’est pas le moyen le plus stimulant de les aider à s’en sortir, à dépasser autant que ce peut leur situation. Et rire. Car même le corps en vrac, l’humour n’est pas absent.

Une fois ces logements adaptés et une équipe adéquate, tout doit se passer pour le mieux.

En théorie.

Des dérives possibles…

Ce qui suit est banal, des histoires d’abus6, nous en avons tous entendu parler ci et là. Voire, constaté de nos yeux ou dans notre propre chair.

La qualité architecturale du bâtiment peut correspondre7 aux normes de base et s’avérer dans le fonctionnement inadapté. Se souvenir à ce propos des retards8 anticipés de certaines normes — dès 2011 — pour leur application en 2015…!

Au risque de me répéter, je vais revenir cette idée basique et facile à mettre en oeuvre que les architectes devraient passer quelques heures en fauteuil (…ça se loue) pour appréhender avec leur corps les difficultés du quotidien et non les intellectualiser.

Disposer d’un espace fonctionnel, ce ne sont pas qu’un plan bien crobardé et des mètres carrés, c’est également une ambiance, un cadre chaleureux, un décor agréable qui doit faire oublier — en partie — le mobilier médical qui n’est pas des plus …design. La qualité des vues, la lumière naturelle, les éclairages mais aussi la couleur jouent sur le moral des habitants, tant handicapés que accompagnants.

Ensuite, comme pour tous les dispositifs mis en place, que ce soit pour des retraités ou des cérébro-lésés, ces systèmes dépendent également de la qualité des accompagnants, de ceux qui assurent les soins et gèrent le confort de vie des pensionnaires.

Malheureusement, la non prise en compte de l’une ou l’autre de ces deux exigences joue en défaveur (…euphémisme) des personnes placées dans ces établissements.

En l’absence de contrôle régulier (hygiène, respect des normes de sécurité…), il faudra un événement grave9 pour que, soudain, on se mette à réfléchir, corriger un dysfonctionnement. Bref à la manière de vérifier périodiquement ces etablissements…

Sans oublier d’auditer la nature des relations, entendre la parole et les remarques des principaux concernés qui devraient — c’est un truisme — avoir leur mot à dire sur ce qui constitue leur cadre de vie vu que ce sont “leurs” assurances qui financent ces environnements.

L’humain, le maillon faible trop souvent…

Les cérébro-lésés subissent souvent un double emprisonnement :

  • au sein de leur maison familiale vu qu’ils n’ont souvent nulle part ou aller, quelques visites…
  • et dans leur corps avec toutes les séquelles, physiques ou psychiques qui les rendent fragiles.

Comme dans tout établissement qui retient en son sein des personnes dépendantes ou handicapées (…citons à nouveau les EHPAD mais aussi les pensions, prisons, asiles, lieux de rétention. Ou encore les Instituts Médico-Educatifs (IME) qui ont pour mission d’accueillir des enfants et adolescents handicapés atteints de déficience intellectuelle, les établissements pour enfants et adolescents handicapés (E.P.E.A.P.), etc.), il y a ceux contraints de rester dans ces lieux et celles, intermittentes, qui peuvent aller et venir.

Ces dernières sont les accompagnants, soignants, éducateurs… Mais cela reste avant tout des êtres humains : tous ne sont pas des Mère Thérésa en puissance.

Bref, comme dans toute communauté, il y a une majorité de personnes dévouées et quelques toxiques. Si vous avez vu le film “Vol au-dessus d’un nid de coucou”, vous devinez sans peine mon propos.

Ça va de l’absence d’hygiène10 à une forme de harcèlement vis-à-vis de cérébro-lésés considérés comme des débiles et traités misérablement. Sans oublier les médiocres carottages11 sur des prestations de transport. Rien que du très humain en définitive.

Quid du contrôle de ces établissements pour éviter que de mauvaises pratiques se développent, que le personnel en place s’installe dans une routine abusive12. Voire décourage les éléments fraîchement embauchés en leur mettant des bâtons dans les roues. Aux assureurs qui financent de mettre en place des contrôles inopinés et sévir.

Former les nouveaux arrivants à s’occuper des cérébro-lésés

Que ce soit pour les gamins autistes, les personnes âgées ou les cérébro-lésés, c’est la qualité des accompagnants, leur capacité d’écoute et de bienveillance qui font la différence.

Paradoxe : ce ne sont pas exclusivement des personnes diplômées dont ces pensionnaires ont besoin mais de gens d’expérience — même âgées, sans formation initiale — avec une véritable intelligence du coeur. Problème, il n’y a pas de diplôme pour ça : on l’a ou on ne l’a pas.

Par contre, former ces nouveaux entrants sur place un trimestre au minimum est souhaitable en prenant le temps de le faire et non de se décharger de suite sur eux sans le faire.

Enfin, la meilleure validation est leur acceptation par ceux qui en ont besoin, les cérébro-lésés, CQFD.

Pour cela, il faut simplement enquêter, écouter et prendre en compte leur avis…

Enfin, toutes ces populations nécessiteront dans un avenir proche un autre type de formation13. Et dans ce cas précis, il sera urgent de former correctement les intervenants d’autant que des dérives nouvelles sont fort possibles.

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Bref, pas sorti des ronces : ce thème est ultra sensible finira par nous toucher… tous.


  1. bien entendu, ce n’est pas la seule cause pour se retrouver en mode cérébro-lésé, l’actualité récente comme des dernières années démontre avec tristesse que cela peut arriver en se baladant en bord de mer, dans un train, un bus ou en se rendant à un concert… 

  2. Parfois, survivre en miettes et avec des morceaux qui manquent peut être une horreur. J’ai en mémoire la réponse pudique d’un pote urgentiste à qui je demandait des nouvelles d’une jeune femme dont une partie de la boîte crânienne avait été emportée par une rafale. Les yeux nimbés de larmes, il m’avait simplement glissé qu’il était soulagé qu’elle n’ait pas survécu : trop de dégâts irréparables et une souffrance quotidienne. Ce garçon en a vu des désincarcérations mais, là, c’était trop. On a tendance à oublier ce que vivent les urgentistes, surtout quand c’est sur une scène de guerre. 

  3. Un logement fonctionnel, ça se réfléchit, cf. ce billet de 2008 urbanbike | Handicap et construction | 7ème édition. Ou encore ces ouvrages évoqués dans cet autre billet : urbanbike | La maison sur mesure | Accessibilité des bâtiments aux personnes handicapées

  4. Acheter une maison existante et la mettre à disposition de personnes handicapées est une option mais pas forcément la plus efficace à défaut d’être la plus rapide. Un bâtiment idoine, ça se prévoit, relire ce billet urbanbike | Concevoir un bâtiment accessible aux personnes handicapées. Ou encore celui-ci, urbanbike | L’accessibilité en pratique 

  5. urbanbike | Joies du futur proche et Télé Assistance en rade 

  6. je pense à cet excellent livre que j’avais chroniqué en 2010, urbanbike | Maman, est-ce que ta chambre te plaît ?. Ou encore à cette série de tweets lus au moment de rédiger ce billet, de Frédéric Pommier sur Twitter. Quelques remarques à chaud sur cet univers (des EHAPD)… urbanbike | Quand la mémoire immédiate fout le camp | 2 

  7. je pose ça en mémoire, hein… urbanbike | Des bâtons dans les roues… Et comment…! 

  8. Il suffit de circuler en ville également pour se rendre compte que l’incivilité est banale. Déjà c’est compliqué de zigzaguer avec une poussette d’enfant sur un trottoir, alors en fauteuil… 

  9. Moins glamour que de sponsoriser une course autour du monde avec un champion qui pulvérise un record en portant sur ses voiles le nom du groupe d’assurance. Pourtant, pour une somme moins conséquente, que de personnes pourrait-on soulager… Mais c’est un choix de communication, améliorer la qualité des soins et des établissements fait moins rêver. 

  10. refuser de nettoyer les chambres et salles de bains en est une. Comment un cérébro-lésé qui a joyeusement morflé et vit enfermé dans un corset peut entretenir son lieu de vie…? Exemple ubuesque… 

  11. trucage des frais kilométriques qui sont remboursés en fonction des déplacements, etc. 

  12. Si certains encadrants prennent les cérébro-lésés pour des légumes, c’est signe qu’il est temps de les muter vers d’autres établissements. Voire les inciter à changer de métier. 

  13. Même si ce billet est axé sur les personnes âgées, ça fonctionne pour tous ceux qui sont dépendants, handicapés compris. urbanbike | Arnaques et petits vieux. En cause, une gestion de plus informatisée et le recours à des écrans. Pratique quand on est en vrac. 

le 17/12/2017 à 11:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Groumphhh | Faire de la place dans mon iPhone

Une à deux fois l’an, cela semble insuffisant…

dans ailleurs | dans mon bocal | grospod | groummphh | usages | vieillir
par Jean-Christophe Courte

…Soudainement, j’ai fini par en avoir assez. Assez de conserver nombre d’applications sur mon écran1 en attendant un éventuel changement de version assortie de la correction des bugs les plus pénibles, criants, visibles.

Dans le tas, j’ai certainement dégagé de pas trop mauvaises apps mais il m’arrive en vieillissant (sic…!) d’être un poil rugueux2

À ce propos, je note un étonnant paradoxe : ce sont très souvent les applications avec un unique développeur qui restent les plus réactives.

Je ne sais si la chanson de Brassens3 touche la communauté des codeurs mais il me semble — au doigt mouillé — que les toutes petites équipes4 sont capables de prendre des décisions comme mettre sur le store quatre versions à la suite. Et soulager la vie des utilisateurs…

Bien entendu, cette prolifération de versions en agace certains5 qui n’ont toujours pas pris conscience de la technicité quasi funambulesque que requièrent désormais les apps.

J’ai taillé dans les apps photo et ce fut redoutable. Oui, j’aime bien telle ou telle mais prendre une photo puis lire un message comme quoi l’image n’a été enregistrée (…mais, dans la notice, nos développeurs ont travaillé très très fort…) et ne voir aucune mise à jour débarquer dans les semaines, poubelle…

Du coup, je suis en train de revisiter mon billet urbanbike | Usages | Sac à dos et iPhone | mes apps en voyage et alléger ce que j’emporte.

Si cela continue, je vais finir pratiquement par n’utiliser que Camera+ et Streetgraphy Camera

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  1. sur le iPhone 7 plus 

  2. …ce que certains traduisent par de l’irritabilité, ce qui est faux, juste ne plus s’emm… avec des produits mal codés et révisés une fois l’an …les années bissextiles… 

  3. Le pluriel ne vaut rien à l’homme et sitôt qu’on
    Est plus de quatre on est une bande de cons.
    Bande à part, sacrebleu ! c’est ma règle et j’y tiens. 

  4. sauf quand, unanimement, la décision est prise de passer à l’abonnement pour être certain de pouvoir repartir en vacances aux baléares l’an prochain… 

  5. C’est d’autant plus stupide qu’ils ont la possibilité de laisser leur écran charger les mises à jour en arrière plan sous iOS

le 06/12/2017 à 14:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Usages | DNG, Lightroom CC et iOS

Des hauts et des bas…

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par Jean-Christophe Courte

Attention, Courte va faire long…!

Installé depuis six mois sur mon iPhone 7 plus, j’apprécie quotidiennement Adobe Lightroom CC et ses nombreuses fonctionnalités dans la ligne de la version macOS de Lightroom, CQFD.

Mais il reste quelques points1 qui m’agacent à l’usage…

En effet, après un semestre d’utilisation, quelques petits points pénibles m’amènent à bousculer les principes que je respectais jusqu’à présent comme conserver mes images issues de l’iPhone dans un format éditable… Je précise que Adobe Lightroom Classic CC — sur le Mac donc — ne récupère pas les fichiers HEIF (ok, on peut éventuellement le comprendre, encore un peu jeune, etc.) mais refuse obstinément d’importer les formats DNG préparés par des apps photo concurrentes. Seules les images produites par Lightroom CC sous iOS sont importées… Grrroumphhh…!

En vrac, quelques griefs :

  • Lightroom CC génère des fichiers DNG gigantesques qui nous conduisent — fort opportunément — à choisir la capacité la plus élevée de stockage sur les iPhones sous peine de saturer rapidement.
  • le dispositif même de Lightroom CC génère par essence de gros caches, caches (buffers) qu’il est heureusement facile de vider.
  • l’export depuis Lightroom CC des images traitées vers l’album propre au iPhone est limitée à 15 vues à la fois, pourquoi ?!
  • l’export des fichiers natifs depuis Lightroom CC est loin d’être évident (…disons que rien n’est fait pour faciliter ce dernier) et se réalise depuis la vue en cours d’édition
  • Jusqu’à présent, sur la Beta d’iOS 11, il m’est impossible de lire les fichiers DNG HDR dans d’autres applications sur l’iPhone. Par exemple, pour les traiter dans Camera+ par exemple. Une astuce consiste à le faire en passant par l’Album et à appeler les ressources de Camera+.
  • le volume des fichiers natifs de Lightroom CC exportés est assez peu (pas ?) optimisé à moins de considérer que 50 Mo par cliché est devenue la norme pour un DNG HDR.
  • Il est impossible de décharger sa moisson d’images prises avec Lightroom CC depuis l’iPhone en le connectant par un simple cable à un Mac et donc de récupérer directement dans Adobe Lightroom Classic CC — sous macOS — le contenu de cet iPhone qui devrait être considéré comme un banal boitier numérique comme les autres → obligation de passer par le Cloud d’Adobe, souvent impossible quand on se trouve dans une zone blanche (oui, je sais, j’ai qu’à la repeindre).
  • L’explication fournie est : mais c’est facile, il suffit de passer par le cloud. Mais pourquoi ne pas proposer une alternative et pas cette obligation unique de …synchroniser.
  • Je répète pour finir cette non reconnaissance des fichiers DNG2 fabriqués par d’autres applications sur iPhone dans Adobe Lightroom Classic CC los de l’importation → la seule option étant de les importer sur l’iPhone depuis l’album dans la galerie de Lightroom iPhone !

Bref, ce que je ressens comme une certaine mauvaise volonté pénalise l’utilisateur que je suis et qui n’a pas forcement envie de n’employer qu’une seule app de photos. C’est mon cas.

Du coup, comme tout est un peu trop lent, truffé d’incompatibilités, voire d’une ergonomie peu pratique pour certaines fonctionnalités d’export, que le tout consomme un volume considérable sur l’iPhone, j’en arrive à mettre en œuvre une stratégie qui rompt avec mon habituelle conservation de mes formats natifs en RAW !

  • je prends encore nombre de photos avec Lightroom CC en HDR
  • je laisse Lightroom CC les dématricer…
  • je post-traite mes clichés sous Lightroom CC avec ses chouettes outils internes…
  • j’exporte ensuite les images obtenues directement à la résolution maximale depuis Lightroom CC vers l’album du iPhone…
  • je synchronise mon album pour sauvegarder ces clichés non RAW…
  • je détruis ensuite (!!) les fichiers d’origine encore stockés dans Lightroom CC, ce qui revient à dire que je fais littéralement le vide pour recevoir de nouvelles images dans l’iPhone…
  • le tout “sans synchronisation” vers le cloud d’Adobe tellement c’est lent, lent, lent !
  • mais l’effet de bord est que cela me conduit de moins en moins à utiliser Lightroom CC et de plus en plus d’autres apps dont Camera+ avec lequel je corrige les clichés de pas mal d’apps…

En gros, j’évite la fonction mise en avant par le marketing d’Adobe, celle de la synchronisation3 qui me semble, c’est un comble, le point faible du dispositif même si l’idée, intellectuellement, est géniale pour des photographes urbains bénéficiant d’un excellent maillage 4G+ local.

Mais en région de vignobles, en pleine zone blanche ou sur une île, c’est mort.

Bref, voilà une fort belle app, avec des options de post-traitement de premier plan qui s’avère trop souvent inutilisable en voyage dès que la connexion chute.

La perte de mes fichiers DNG ne me gêne pas plus que cela même si cela m’agace avec ce non support par Adobe Lightroom Classic CC sur Mac. Si j’ai besoin de faire des clichés de très haute qualité, je reprends temporairement mon vieux Canon EOS 5D et le Canon EF 100mm f/2.8L Macro IS USM.

Mais pour mes notes photographiques, un JPG correctement post-traité sur l’iPhone suffit amplement en fin de compte et finit également dans Day One journal + mémoire.

Voilà…

En copies d’écran…

Export du fichier natif

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  • À gauche | Choix de l’image
  • À droite | Image en mode édition, choix de l’option export…

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  • À gauche | Exporter l’original
  • À droite | Choix de l’emplacement…

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  • À gauche | Choix du dossier…
  • À droite | À la fin de l’envoi, paffff, 50 Mo… Gloupsss… Mais il s’agit bien d’un fichier .DNG (ici des HDR.DNG)

Enregistrement par paquet de 15…

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  • À gauche | Par exemple, enregistrement dans Fichiers ou dans la Pellicule
  • À droite | If faut ensuite valider les images à exporter avec cette limite de 15 puis valider en haut à droite…

Suppression sans limite

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  • Bonne nouvelle, pas de limite pour supprimer…

Choix de la taille

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  • Dans les options d’export, dès lors qu’il ne s’agit pas de l’original, le poids est raisonnable… et deux options sont disponibles… Il s’agit bien de l’export d’un JPG…

Natif égale gros fichier

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  • Rappel, transférer de tels fichiers prend du temps et de la place…
  • Si une version de l’image existe déjà dans le dossier, Lightroom CC demande à le remplacer celui existant. Ou propose de conserver les deux versions… Lightroom CC incrémente alors le nom de fichier. En l’absence de suffixe .DNG ou de .JPG pour les distinguer dans Fichiers, c’est bien entendu le plus lourd qui s’avère être le DNG…!

Le DNG non reconnu par Camera+

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  • J’exporte la même image sous les deux formats (ici en DNG via Exporter l’original après l’avoir fait avant en JPG via Enregistrer dans la pellicule)…

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  • Dans Camera+, j’importe mes fichiers exportés… Et, à chaque fois, je demande à lire l’information pour bien m’assurer de ce que j’importe justement…

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  • Le RAW de Lightroom est… noir et n’est pas traitable…

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  • Le JPG, lui, se corrige… Grrrrr…

C’est fini pour aujourd’hui…

Mais tout ceci m’incite de plus en plus à éviter ce type de gag en employant directement Camera+ et ses petits camarades…


  1. dont ceux rencontrés en l’absence de connexion internet, cf. urbanbike | Prise de vue et Lightroom iOS | 5 

  2. Heu, sans être méchant, je pense que tous les développeurs suivent les normes érigées par Adobe, inventeur de ce format… Pourquoi soudainement ces incompatibilités ? 

  3. rappel, le points d’un fichier .txt balisé en Markdown et celui d’un cliché HDR DNG est à mille lieux. Ce qui fonctionne remarquablement bien pour du texte grippe très vite dès les premiers pixels en export ! 

le 20/11/2017 à 07:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Alzheimer | Voyager pour se retrouver ?

Placer les anciens qui perdent la mémoire dans les conditions du voyage

dans groummphh | mémoire | vieillir
par Jean-Christophe Courte

On le sait tous, les neurones filent à fond de train, toutes les familles peuvent en parler et notre ami Aloïs s’invite trop souvent sans s’annoncer, parfois chez des sujets jeunes, bien trop jeunes.

En discutant avec notre amie Sylvie, médecin qui bosse dans des établissements pour personnes âgées depuis plus de dix ans, c’est toujours l’occasion d’échanges passionnants mais également l’occasion d’apprendre que de nouvelles techniques sont mises en place, expérimentées, pour raviver les souvenirs de personnes qui ne parlent plus, ne mangent plus.

Et c’est ainsi qu’elle a évoqué une méthode1 épatante développée au départ en Italie par Alessandro Biamonti du Politecnico di Milano, le thérapeute Ivo Cilesi et Lapo Lani, architecte, le voyage virtuel. Cela nous a remis en tête une très belle bande dessinée2, celle de Paco Roca.

D’emblée, et c’est notre amie qui le rappelle, il faut se replonger dans l’univers de ceux qui sont actuellement dans des unités Alzheimer. Comment les stimuler ? Et c’est ici que ce dispositif de voyage reconstitué par ce décor d’un comportement de train, un écran sur lequel défile ensuite un film qui reprend toutes les caractéristiques d’un voyage en train fonctionne. Sans oublier un guichet pour prendre le billet vers la destination souhaitée.

En savoir plus :

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Juste un détail, ne pas oublier qu’il faudra réadapter le cadre du voyage en fonction des prochaines générations. Elles auront peut-être besoin alors de se retrouver dans un wagon de TGV ou dans la reproduction d’une carlingue d’avion, voir dans l’habitacle d’une voiture ou d’un bus.

le 12/11/2017 à 14:50 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Zone blanche en campagne, gîte, exploitation et internet

Service clignotant, au mieux…

dans ailleurs | bosser n’importe où | dans mon bocal | groummphh | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Quelques jours au bout du bout de la Champagne, chez un couple de vignerons1 qui propose trois gites2… L’endroit est tranquille, isolé, silencieux. L’espace que nous occupons mérite sans discussion aucune cinq étoiles.
L’accueil est direct, sans effets de manches, authentique.
Par contre, la connexion internet …capricieuse.

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Certes l’exploitation est à 5 kilomètres du DSLAM mais tout repose entre les mains de notre opérateur national qui semble un poil dépassé par ce réseau filaire qu’il faudra un jour cesser de bricoler en remplaçant, ci et là, des bouts de câbles…

Alors, oui, c’est malheureusement (!) un hameau au bout d’un chemin avec rien derrière (enfin, si : des vignes…) mais c’est avant tout un exploitant en zone blanche qui commercialise toute sa récolte et des gîtes qu’il faut bien joindre pour réserver.

Comment travailler désormais sans internet ? Impossible…

Il n’y a pas à ergoter : comme on dématérialise tout, de la gestion des employés aux commandes clients, en passant par les informations administratives pour les transporteurs, on fait comment…?… Bref, internet et l’usage de l’ordinateur sont obligatoires pour travailler au quotidien.

Or, comment fait-on quand il est manifestement impossible de se connecter ? Parfois même en téléphonie…! Durant notre séjour, la connexion basculait en edge alors qu’elle affichait encore deux maigres barres en 3G une minute avant… Bon, ça passait ! Cela m’a remis en mémoire nos propres problèmes3 sur notre île.

Attention : sur place, l’installation en bout de ligne est correcte. Dans l’exploitation, des répéteurs de dernière génération… Mais cela ne sert à rien si cela foire entre ce domaine et le DESLAM situé dans le village. Et que l’on ne vienne pas nous/leur seriner que la vue est belle et — du coup — qu’internet n’est pas si indispensable…!

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Oui, il faut mailler le territoire jusqu’à la dernière ferme

Bref, cela reste tendu pour les populations hors des villes ! Or le programme du gouvernement est bien de pousser les opérateurs à désenclaver les territoires pour permettre aux habitants de travailler, justement…

Même si cela agace quelques nostalgiques du bon vieux temps, pour rester sur ces territoires, y vivre et y travailler, le virage numérique amène tous les acteurs locaux à se connecter.

En tous cas, pour ma tribu, ce fût déconnexion totale et cela n’était pas non plus un bouleversement, juste la révision de nos habitudes. Voire des consultations à effectuer, des podcasts à charger ailleurs, sur Reims ou Châlons, quand le réseau est couvert en 3 ou 4G.

Au risque de me répéter, comme l’eau ou l’électricité, désormais le lien numérique est essentiel4.

Enfin, en permettant à des actifs de rester en compagne au lieu de migrer vers les villes, c’est également la possibilité de ralentir la désertification et, bien mieux, de faire revenir du monde avec de nouveaux projets.

Voire aux enfants d’exploitants de trouver des partenaires qui resteront sur place. Et ça aussi c’est urgent…

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La connexion est restée en rade durant notre séjour, en pleine toussaint, CQFD.


  1. champagne pur meunier brut nature méthodes alternatives Si le site web de Christophe Mignon s’affiche en mode 1.0, ce qui est dans la bouteille est strictement à l’opposé, un épatant haut de gamme (je pèse mes mots). Sans ironie aucune (…quoi que…), à l’inverse de nombreux sites connus qui déploient des trésors de communication et de marketing (pas de noms…!) pour nous vendre du rêve et de la bulle pas trop naturelle. À la question (légitime car interloquée…!) de savoir s’ils vendent avec ça ?, apprenez que plus de 85 % de la production est exportée au Japon et en Scandinavie. Quasiment pas de foires, aucune pub,aucune com. Et moi, pas mal à la tête au bout d’une coupe, comprend qui peut… 

  2. La Boulonne, trois gîtes de tailles différentes. On a apprécié le poêle à pellets à extinction et allumage automatique. 

  3. Cf. urbanbike | Abonnement ou pas, la vraie question reste la connexion à internet 

  4. C’est le seul point sur le quel je suis en désaccord avec l’auteur des Chemins noirs, cf. urbanbike | Sur les chemins noirs | Sylvain Tesson 

le 05/11/2017 à 07:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?