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l’app Ma bibliothèque sous iOS pour cataloguer nos livres

Scannez l’ISBN et récupérez les infos élémentaires…

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par Jean-Christophe Courte

Ne pouvant plus utiliser une app dédiée que j’employais naguère1, j’en ai testé deux autres cet après-midi avant de n’en conserver qu’une…!

Il s’agit de MaBibliothèque qui est développé par Yoan Smit.

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Pour l’instant, pas de limite en terme d’enregistrements (j’ai dépassé les 300 entrées) pour cette app gratuite et, mieux encore, qui permet de sauvegarder le fichier des données collectées vers DropBox ou Google Drive.

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Le principe est simple : vous scannez le code barres de chaque livre et la fiche correspondante est récupérée sur internet.

C’est dans ce cas précis que l’on apprécie de trouver le code barres non loin de la tranche, ce qui permet de glisser à moitié le livre de la bibliothèque…

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En l’absence de code barres, c’est l’ISBN qu’il faut rentrer à la main.

Si le livre (plus exactement son EAN ou ISBN) est déjà dans la base, cela est notifié…

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Et, pour de vieux ouvrages2, on peut créer la fiche et même ajouter la couverture photographiée depuis l’iPhone.

Dommage de ne pouvoir recadrer précisément l’image aux proportions du livre.

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Du coup, les livres ainsi entrés dans cette base peuvent être triés, etc.

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Si l’ergonomie peut s’améliorer (…pourquoi ne pas proposer que l’utilisateur choisisse un mode d’acquisition par défaut parmi les quatre proposés, quitte à en changer si besoin), j’ai pu rapidement scanner près de 150 livres en une heure et, parallèlement, sauvegarder la base constituée sur Dropbox.

Bref, à l’issu de mes premières heures d’utilisation, je suis agréablement surpris. L’autre surprise est que MaBibliothèque est gratuit.

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J’attends que le développeur ajoute dans une prochaine version la possibilité de lui expédier un règlement avec plusieurs options de prix, ce serait le minimum.

J’aimerais un mode qui affiche les livres dans l’ordre de collecte, voire une date d’entrée.

Bref, si vous devez déménager, échanger votre catalogues de livres avec des membres de votre tribu ou juste éviter d’acquérir le même ouvrage car piégé par un changement de visuel de couverture, c’est pas mal du tout…!


  1. En tous cas, refus de scanner sur mon iPhone, cf. urbanbike | Booxter sur iPhone 

  2. Les codes d’identification sont apparus tardivement, je ne vous parle pas du boulot que représentait la réalisation d’un inventaire de librairie dans les années de transition…! 

le 13/05/2018 à 20:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Le Monde en kiosque sous iOS, nouvelle formule…

Vente au numéro via iTunes ou avec l’abonnement habituel

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par Jean-Christophe Courte

Quelques secondes pour évoquer la nouvelle formule du Journal Le Monde déconnectée de l’app Le Monde, l’info en continu ou encore de La Matinale actu du Monde.

Intérêt ? Trois manières de lire le journal à son rythme.

Cette version kiosque est à privilégier sur iPad (…je préfère La Matinale sur l’iPhone). Néanmoins, ça fonctionne pas mal quand même sur iPhone et j’apprécie l’option téléchargement automatique et suppression automatique des numéros.

En copies d’écran…

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  • Comme nous sommes abonnés, je ne montre pas l’option de l’achat au numéro…

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  • La maquette apparait comme le journal papier (j’apprécie de conserver le chemin de fer du journal)… un appui… hop, l’article pleine page…

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  • Facile de partager une sélection de texte ou d’agrandir la typo…

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  • Si les suppléments du journal sont immédiatement chargés, ce n’est pas le cas du Magazine (…ce qui me va très bien). Qui lui reste sous la forme d’un visuel (donc inutile de chercher à récupérer un bout d’information)

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  • Bref, la grande nouveauté est ici : Téléchargement automatique (avec quelques sécurités, genre uniquement en Wifi) et gestion fine de l’archivage… Béatrice est sur 7 jours, moi deux, le reste de la tribu en mode lecture puis suppression (un jour)

Bon, question : Le Monde Archives, vous le nourrissez un de ces quatre ? On est fin 2017 et tout est bloqué mi-2016.
Lire urbanbike | Les archives du journal Le Monde sur iPad | 2

Note de fin : Oui, j’avais écrit que le précédent billet était le dernier de l’année… rien n’est moins sûr, la preuve…!

le 20/12/2017 à 17:50 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Ajouter une typo dans Drafts (ou Pages, etc.) sous iOS

Avec AnyFont et la gestion de Profils

dans dans mon bocal | écrire | lire | typo | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Billet non urgent rédigé par strates successives…!

La plupart des traitements de texte sous iOS possèdent leur propre collection de polices de caractères et charge à l’utilisateur de puiser dans cette dernière pour choisir sa typo de labeur… Mais difficile de s’écarter de leur choix restreint.

Certaines applications réduisent cette collection à une ou deux typos, décision murement réfléchie pour iA Writer et choix qui s’avère excellent.

Enfin, d’autres traitements de texte permettent depuis longtemps de personnaliser en ajoutant une nouvelle typo. C’est le cas de …Pages mais aussi de Drafts

Je pense que nombre de personnes qui écrivent sur des sites autour de l’univers d’Apple finissent par avoir les mêmes idées (!!) et j’ai été amusé de lire, à la suite des dernières options offertes par iA Writer, un chouette billet de Federico1 qui rappelle l’existence de IBM Type - Design et sa typo Plex que j’avais évoquée sur Twitter il y a une quinzaine de jours…

AnyFont propose une approche intéressante en permettant d’intégrer un jeu de polices à celles du système. Et, du coup, de permettre aux applications qui font appel aux fortes système d’étendre leurs options. Attention, ce n’est pas gagné à chaque fois. Si Ulysses le permet comme feu Daedalus touch — relire urbanbike | Typo et Daedalus touch | 3 et les deux billets précédents… — , ce n’est pas le cas de Byword ou de Editorial par exemple.

Rappel : je suis un utilisateur quotidien de Drafts mais j’étais un peu lassé de la typo Menlo …que j’apprécie, certes. Or, avec l’âge, j’ai besoin de modifier ma typo de labeur sur ma version de Drafts: Quick Capture sur mes écrans sous iOS. Bref, d’avoir une typo moins light (ou plus contrastée) pour écrire.

Mais comment l’installer ? C’est ici que rentre en scène AnyFont.

Installation pour Drafts

En utilisant le système des signatures (des profils), AnyFont offre une approche originale pour installer des typos supplémentaires tant sur un iPad que sur un iPhone.

Installer un profil

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  • À gauche | Dans la liste repérer la typo à installer. Pour mémoire, un set dans Drafts supporte trois graisses… Normal, italique et gras… Mais ce gras peut être plus ou moins gras, de medium à black, le normal un light, voir un thin, etc. Mais il vous faudra choisir en fonction du type de contraste visuel que vous recherchez…
  • À droite | Si vous avez tapoté sur une fonte vous arrivez sur ce panneau… Poursuivez en tapotant à nouveau…

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  • À gauche | Comme on réalise quand même une opération délicate, l’app se pare de tas d’avertissements…
  • À droite | Puis affiche ce qu’elle va réaliser, c’est)à-dire installer un Profil

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  • À gauche | Là, c’est vous qui intervenez et les 6 chiffres de votre code sont nécessaires…
  • À droite | je vous l’ai dit, c’est truffé d’avertissements…

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  • À gauche | Un dernier avertissement car le profil n’est pas signé (Ceux de la béta d’Apple le sont)
  • À droite | La dernière étape franchie, le Profil est installé et vous pouvez revenir immédiatement dans AnyFont pour installer une nouvelle graisse…

Mais d’où viennent les typos…?

Soit vous achetez un set chez AnyFont, soit vous vous expédiez un .zip de vos propres typos .ttf ou .otf (en évitant qu’il y ait un second point (.) dans le nom de fichier .zip…).

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  • À gauche | Il suffit d’ouvrir le fichier lié à un Mail dans l’app…
  • À droite | et hop…

Supprimer un Profil (et donc une typo)

Facile…

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  • À gauche | Rendez-vous dans Général…
  • À droite | Puis dans Profils…

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  • À gauche | Choisissez la typo à supprimer (notez que l’on cause de fichiers .ttf ou .otf)
  • À droite | Puis validez…

Et dans Drafts, comment ça se passe…?

C’est même l’objet de ce billet, hein…!

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  • À gauche | J’étais très Menlo
  • À droite | J’ai testé à IBM Plex Sans

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  • À gauche | Avant de passer à IBM Plex Mono
  • À droite | Illustration de ce qui a été dit plus haut avec la Forza… Si vous installez un gras… Black, le contraste sera plus élevé, CQFD.

Bref, réfléchissez et souvenez vous qu’il s’agit du confort de vos yeux pour écrire, pas de suivre telle ou telle recommandation… Faites-vous plaisir et n’hésitez pas à changer…

Gaffe et sans aucune garantie de ma part comme d’habitude…!

le 26/11/2017 à 07:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

La fille pas sympa | parcours d’une jeune autiste

Un premier livre de Julia March… lu par ma fille

dans autisme | dans mon bocal | lire | vieillir
par Jean-Christophe Courte

J’ai entendu Julia dans l’excellente émission la tête au carré. Elle était interviewée par Mathieu Vidard et ce fut un échange tellement sympa qu’a la fin du PodCast1 (j’écoute la radio en différé la nuit pour reposer mes yeux), j’ai filé sur iBooks pour acquérir le livre2

Le lendemain matin, je l’ai déposé sur l’iPad de ma fille en pensant que cela allait l’intéresser. Première réaction… “mais j’ai rien à voir avec elle…” une habitude pour ceux qui le sont d’éviter de s’identifier…

Et puis ma fille l’a entièrement lu en quelques jours (elle fait d’abord passer ses études3 avant tout) mais m’en livrait des passages qui l’avait marquée chaque matin. Et pour cause, quelques ressentis communs.

Aussi, je lui ai demandé de m’écrire un résumé, ce qu’elle a fait après que je l’ai entendue exploser de rire en finissant ce livre.

Je copie colle…


Je suis aux anges

Je viens de lire le livre de Julia March, membre de la grande communauté des autislandais4, qui s’appelle La jeune fille pas sympa.

Née dans une famille dont les parents se sont convertis aux Témoins de Jehovah, elle a endurée toute son enfance les critiques et la violence de parents instables.

Elle a subi plusieurs déménagements en Espagne, entre 8 et 21 ans, le comble pour quelqu’un qui ne trouve la paix que dans la routine et tout cela pour que ses parents se retrouvent dans une nouvelle communauté de témoins de Jéhovah.

Julia March avait pensé pendant plusieurs années que ses différences se devaient à son appartenance à ladite communauté, jusqu’à ce que, une fois déménagée à Paris, elle se rende compte que ses différences continuaient.

Après avoir commencé une LLCER (Littérature Langue et Culture Étrangère ou Régionale) espagnol à La Sorbonne, épuisée, elle déménage à Nantes dans la plus grande précarité.

À ce moment-là, sur les conseils de sa nouvelle amie Julie Dachez5, elle se tourne vers un psychiatre qui lui diagnostique un autisme asperger.

Enfin… la révélation !

Une RQTH (Reconnaissance de Qualité de Travailleur Handicapé) et une AAH (Allocation Aide Handicap) plus tard, la voici prof d’espagnol dans un collège nantais.

Comme quoi, on peut être autiste et s’en sortir.

En conclusion, chers neurotypiques, comme disait cette ambassadrice du pays des autistes : « il faudrait vous faire à l’idée que nos intérêts spécifiques nous passionnent plus que votre petite personne ».


Un chouette témoignage de l’intérieur

Voilà, c’est du brut de fonderie de ma fille mais vous vous doutez que j’ai lu en partie ce même ouvrage (vive le format ePub) sur mon propre iPhone. Sauf que je n’ai pas été assez rapide…!

J’en suis au chapitre 6 mais je peux extraire deux longues citations qui leur sont communes…

Celle-ci…

Bien qu’en apparence autonome, j’étais curieuse et j’aimais apprendre de nouvelles choses. Si on m’avait proposé d’aller régulièrement à la bibliothèque, si on m’avait proposé d’apprendre à faire de la poterie ou de la peinture, en somme des activités solitaires mais qui exigeaient d’apprendre de nouvelles techniques et faire preuve de discipline avant d’être ensuite félicitée pour les progrès réalisés, j’en aurais été ravie.

Un gamin autiste est curieux de tout et dépasse (très, trop…!) souvent celui qui lui enseigne quelque chose…! J’ai ainsi laissé dans les mains de la mienne de coûteux cailloux — urbanbike | De la douceur dans les pixels — qu’elle emploie différemment de moi, voire avec nettement plus de talent…

Et puis cette autre car ma fille est…

Ils avaient (note : elle parle ici de sa famille paternelle) d’ailleurs eu de drôles de principes concernant les petites filles.
Ne pas se salir en jouant – comment aurais-je été censée faire alors que je passais mon temps à tomber par terre ?
Ne pas grimper aux arbres – pardon ? Il m’avait semblé que les arbres étaient faits pour cela, pour que les enfants y grimpent et y construisent des cabanes !
Porter de belles robes à frous-frous. Cette manie de m’engoncer dans une robe inconfortable et m’empêchant de jouer à mon aise m’avait tout particulièrement exaspérée, mais mon entêtement avait eu raison de leurs principes.
À cette époque de mon existence, on ne pouvait m’habiller autrement qu’avec des caleçons, aussi appelés leggins, et cette pièce reste aujourd’hui la préférée de ma garde-robe.

Héhé !

Bref, un régal tant pour mieux comprendre les autistes que suivre une trajectoire étonnante — là, c’est moi qui me suis retrouvé dans les délires sectaires de ma propre enfance — contée avec humour…

Je vous laisse, j’ai encore 34 chapitres à lire…! Sans oublier un autre livre que ma fille a déjà lu… Chaque mot est un oiseau à qui l’on apprend à chanter de Daniel Tammet

Bon week-end…

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  1. Le club des têtes au carré - La tête au carré via Castro 2 

  2. Oui, j’achète au format ePub de préférence : La fille pas sympa 

  3. urbanbike | Rester blindé en toutes circonstances 

  4. Cf. Autislande dont il faudrait bien que l’on reprenne quelques pages… 

  5. lire urbanbike | La différence invisible 

le 25/11/2017 à 12:45 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Roman | Ils vont tuer Robert Kennedy

Marc Dugain

dans lire | mémoire | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Novembre 1963. Je me souviens de ces images en noir et blanc sur la télévision de mes parents à St Cloud, j’avais 10 ans et c’était la veille d’un week-end. À vrai dire, le peu d’images disponibles a du passer bien plus tard dans des émissions d’investigations.

Bref, pour le môme que j’étais, cet assassinat était simplement incroyable. Sans parler de la sidération à la maison. Et, de suite, dans la bouche de mes parents, de l’idée d’un acte loin d’être celui d’une unique personne.

J’ai mis pas mal de temps (trop…) à lire ce bouquin1 même si je peux essayer de deviner quelques intentions de l’auteur, notamment en lisant ceci…

Sans l’assassinat du président américain, de nombreuses années m’auraient sans doute été nécessaires pour apprendre que ma grand-mère et mon père étaient juifs. Pourtant ma grand-mère fréquentait assidûment un temple baptiste. Sans être de cette confession, elle avait choisi ce temple pour sa proximité. Il était arrivé une ou deux fois à l’école qu’un camarade me traite de youpin en se fondant sur mon nom. Je savais que Skowronek voulait dire quelque chose comme « alouette » en polonais et que nous avions de lointaines origines dans cette partie reculée de l’Europe, comme certains de mes camarades de classe avaient de lointaines racines en Chine. L’année suivante, lors de ma naturalisation, mes parents ont fait en sorte de changer mon patronyme en adoptant celui de ma mère, O’Dugain, le nom d’une vieille tribu irlandaise du nord de l’île. J’étais passé d’une minorité à une autre.

Je préfère parsemer ce billet d’extraits du livre car c’est bien l’écriture de Dugain qui rend le bouquin intéressant.

En effet, je n’ai pas plongé dans le récit bien que certaines phrases ont eu un écho intime, notamment la relation du narrateur avec son père.

Mais il y a avant tout cet assassinat théâtral et le cirque incroyable pour le faire porter sur les épaules d’un pauvre gras, flingué à son tour quelques temps après.

Pour Dugain, l’affaire est entendue.

Ce qui différencie les démocraties des régimes autoritaires, c’est que les démocraties acceptent qu’on dise la vérité. En revanche il est rare qu’elles acceptent qu’on la démontre à un moment qui n’est pas le leur. Si vous êtes à contretemps, elles sont capables de recourir aux méthodes d’un régime autoritaire.

D’autant plus, télescopage avec ce livre, la déclassification des archives de cette période doit être effective aux USA…

Sauf que cela n’arrange pas certaines agences qui demandent déjà à ce que le contenu qui devrait être déclassifié le soit dans vingt-cinq ans !

Lire : The JFK Document Dump Could Be a Fiasco - POLITICO Magazine

Cette pression est à mettre en parallèle avec ce qu’écrit Marc Dugain

Quand le mensonge est à ce point énorme, c’est faire trop d’honneur à ceux qui l’ont fomenté que de vouloir le démonter scientifiquement. Quel tueur se préparant à assassiner le président des États-Unis se fait envoyer un fusil par la poste ? Quel tueur se serait installé, le plus mauvais fusil du marché en main, à l’étage d’un dépôt de livres sachant que la voiture présidentielle lui serait forcément cachée par le feuillage d’un arbre ?

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Le roman décrit méthodiquement le climat d’alors, le mélange des genres voire les liaisons toxiques des deux frères, des pressions contraires à des engagements pourtant pris à demi-mots qui ont amené certains services à …agir.

Le candidat et son frère, Bobby, n’étant plus franchement dans la ligne prévue au départ par leurs généreux sponsors…!

Bobby pense à ces moments de grande intimité qu’ils ont eus l’un et l’autre quand l’avenir de la planète était entre leurs mains. De plus en plus méfiant, les mois passant, Jack s’était replié sur sa relation avec son frère auprès duquel il testait toutes ses idées avant de les diffuser. Il voulait bien assumer la solitude du pouvoir mais pas seul.

C’est pour toutes ces notes glissées au fil du récit qu’il me semble impossible de le résumer dans cette chronique.

Je pense y revenir, le temps de tout digérer…!


  1. à l’inverse de celui sur Hoover 

le 16/10/2017 à 15:45 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

La colonisation du savoir | 1

Une histoire des plantes médicinales du "Nouveau Monde" (1492-1750)

dans ailleurs | dans mon bocal | groummphh | lire | mémoire | potager | vieillir
par Jean-Christophe Courte

En cours de lecture

Depuis que je suis môme1, ce qui se passe aux Amériques me passionne. Et arrivé au lycée, je me souviens avoir écrit quelques dissertations sur ce qui me semblait l’horreur absolue, l’ethnocide des peuples indigènes.

À soixante balais passés, avec plus de temps à disposition, ce sujet me semble toujours d’actualité (…et même relancé par quelques décisions2 hallucinantes). Récemment (…merci Twitter3), je suis tombé sur quelques copies d’écran d’un livre puis sur un lien4 vers une émission de radio.

Bref, j’ai fini par acquérir le livre en version papier5 et mettre le nez dedans…

Je vous passe l’introduction et vais de suite sur ce qui m’a immédiatement accroché (et scanné6 quelques lignes pour cette chronique…) :

Dès les premiers jours passés à Guanahani, Colomb se dit intrigué par les plantes « si différentes » qui poussent sur l’île. Pourtant, il ne veut étudier que celles dont il sait pouvoir tirer profit et qu’il appelle styrax, térébenthine, cannelle ou rhubarbe. La chose est logique. L’amiral, qui croit être en Asie, est persuadé que les plantes qu’il observe sont identiques à celles de l’Ancien Monde. Dans ses yeux, le mastic des Antilles ne diffère pas de celui de Chio. Parce qu’il est là pour trouver ce qu’il cherche et non pas ce qu’il y a sur place, Colomb perçoit les choses des Antilles à travers ses lectures (Pline, Marco Polo), sa mémoire affective et sa soif d’or et d’épices.

Vous visualisez bien les œillères culturelles qui sont d’ailleurs trop souvent celles des touristes en voyage. Amusé, adolescent, par ces personnes qui souhaitaient consommer un steak frites au lieu de découvrir la cuisine locale…! Et passant dès lors à côté d’une facette clé de toute culture…!

De nombreux remèdes américains sont ainsi (re)nommés par les Espagnols. Projetant sur les choses d’Amérique leur expérience de malade ou de médecin, ils reconnaissent dans certaines plantes qu’utilisent les Indiens les substances qu’ils ont laissées en Europe et les emploient comme des produits de substitution. Qu’elle soit complète ou partielle, cette réduction de l’inconnu au connu contribue à gommer ce qui fait la spécificité d’un monde pourtant qualifié de nouveau. Les noms indigènes - ocozotles pour le liquidambar, ben pour les avellanas purgativas - peuvent se maintenir comme information dans certains textes, mais leur usage disparaît, du moins chez les Espagnols. Cette façon d’imposer les catégories européennes sur le savoir des Indiens a pu être considérée comme une forme d’impérialisme linguistique. Mais on peut aussi y voir les limites de la maîtrise des Européens, qui éprouvent les plus grandes difficultés à comprendre ce qui est différent. L’onomastique restitue en cela l’impossibilité, pour le conquérant, d’imposer sa domination totale sur la nature et sur les peuples américains.

Bref, cette attitude est malheureusement trop souvent en vigueur quand on se méfie de l’autre et de ses différences !

Pour les conquistadors du XVI siècle, et même pour les missionnaires en Californie ou en Amazonie au XVIIIe siècle, s’adapter aux lieux implique donc d’adapter les lieux. Mais comme le montre l’appropriation précoce du gaïac, une telle méfiance est remise en cause dès la conquête, lorsque les nécessités de la survie imposent de faire confiance aux médecines locales.

Bref, ces trois longues citations ne sont qu’une mise en bouche pour ce livre de 448 pages (illustrées en partie) de Samir Boumediene, ouvrage passionnant. Et sur lequel je reviendrais. Si, si…!

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La colonisation du savoir / une histoire des plantes médicinales du Nouveau Monde (1492-1750)
Par Samir Boumediene
Les éditions des mondes à faire
ISBN : 978-2-9555738-1-5

Clairement (l’éditeur7 le sait !), je regrette de ne pas disposer d’une version ePub ou PDF à lire sur un écran en voyage.

le 26/04/2017 à 09:15 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Usages | Contenus papier, ePub ou application ?

C’est selon !

dans grospod | groummphh | lire | usages | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Préambule : que les choses soient claires ! Des livres, notre logement en regorge, occupant un volume non négligeable (!), des linéaires de bibliothèque sur deux rangées. Et ce dans toutes les pièces. À chaque déménagement, ce fut …épique.
Bref, pas question de bannir les ouvrages papier… Mais pas plus de refuser ce qui, très souvent, est fort pratique en voyage…!

Peu à peu, les livres numériques s’invitent dans nos tablettes, nos usages changent. Et cela offre d’autres avantages, surtout à une période où les yeux fatiguent. Facile d’agrandir le texte, changer la luminosité, voire basculer en mode nuit…

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Avant de basculer totalement, il est pas inutile de commencer par lire les livres disponibles sur nos étagères (!!) ainsi que ceux empruntés pour quelques jours à la bibliothèque de quartier.

Mais, désormais, le réflexe avant d’acquérir un bouquin est bien de vérifier s’il est disponible au format ePub.

DRM ou pas…

L’Apple Store est d’un commerce agréable… on feuillette un extrait et, si celui-ci nous convient, il est facile de l’acquérir de manière quasi transparente. Sauf que tous les ouvrages sont protégés par des DRM, compliquant essentiellement la récolte de citations. Pour mémoire, cette récolte est possible en deux étapes sous macOS.

Du coup, si l’on ne souhaite pas cette limitation et utiliser Marvin Classic ou Gerty, il faut imparativement rechercher via internet des sites qui proposent des ouvrages payants — ou gratuits comme chez manybooks — sans ces protections.

En effet, sans DRM offre une plus grande souplesse pour effectuer un simple copier coller d’un paragraphe ou d’une citation vers un traitement de texte depuis les deux applications citées en amont.

…pour information (merci @doopix), le Bouquet des expressions imagées est disponible chez numilog sans DRM.

Application versus ePub

C’est un point de discussion qui n’est pas anodin. En effet, certains livres de référence sont disponibles sous la forme d’applications.

Pour mémoire, j’avais acquis la version précédente du Dictionnaire historique de la langue française, non en papier mais dans sa version ePub.

À l’occasion de la nouvelle édition (fin 2016), cet ouvrage est devenu une application, nettement plus pratique à consulter quotidiennement sous cette forme, tant sur iPhone et iPad.

Bref, cet ouvrage existe en version papier, mais aussi sous la forme d’une application iPad et iPhone.

À l’usage, disposant des deux options (…la précédente édition en ePub et la toute dernière sous la forme d’une application), il n’y a pas photo…! Vive l’application sous iOS…!

Car, pour mon usage…

  • l’application est plus simple à atteindre (…pas besoin de masquer le livre en cours de lecture dans iBooks, accès autonome depuis l’écran…)
  • cet outil permet de consulter dans la seconde des termes liés, offrant un fabuleux gain de vitesse via les liens hypertexte.
  • offre, de facto, un outil de recherche puissant
  • mémorise les mots favoris pour un usage ultérieur
  • conserve l’historique des recherches effectuées…
  • et laisse à l’utilisateur la possibilité d’exporter une définition, en PDF, Mail ou en texte simple…

Il manque juste un mode nuit en plus de l’ajustement pratique de la taille des caractères déjà disponible…

Bref, le fait que cet ouvrage soit une app et non un ouvrage au format ePub me convient parfaitement (…oui, vous l’aviez compris)…

Certes, pour les raisons évoquées ci-dessus mais aussi pour les… mises-à-jour…!

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Du coup, je regrette que Le Bouquet des expressions imagées ne soit pas une application…!

le 08/02/2017 à 13:50 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?