Urbanbike

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Day One, mon indispensable seconde mémoire…

Tour à tour carnet d’idées, bloc-notes, cahier de balades et plus encore !

dans ailleurs | écrire | grospod | mémoire | usages
par Jean-Christophe Courte

Cela fait quelques années1 que j’utilise Day One (en deux mots), que cette application fait partie, comme Drafts2, de mes outils quotidiens. Et ce, rappel que j’ajoute immédiatement, sous iOS ou sur macOS.

Je l’évoque bien moins souvent que d’autres applications car je l’emploie dans le cadre d’un usage 100 % personnel.

De fait, Day One reste un produit indéfinissable même si je peux lui accoler les termes employés dans le sous-titre. Certes, j’en ai un usage qui va au-delà du simple carnet de voyage dans lequel on peut, par facilité, le cantonner.

C’est d’autant plus vrai que mon usage est différent de celui que vous en ferez de votre côté. Chaque utilisateur de Day One est unique et emploie à sa sauce les fonctions disponibles.

Il y a quelques années, j’ai testé Evernote qui a fini poubellisé avec son contenu. J’ai également utilisé l’épatant Daedalus touch qui a été remplacé sous iOS par Ulysses. J’aurais pu persévérer avec ce chouette système de feuillets (…que j’emploie pour écrire des nouvelles et maintenir à jour un dossier judiciaire) mais Day One s’est imposé en douceur et sans discussion. Surtout sans réel concurrent.

Sa force ?
Inutile d’indiquer une date ou ajouter un titre, le texte et/ou l’image est immédiatement inséré dans une continuité chronologique avec, en fonction des options choisies, la mémorisation du lieu, la température et autres informations météo et, de facto, la date et l’heure. Sans oublier cette possibilité bien pratique d’insérer chaque note dans le carnet ou journal souhaité.

Bon, je ne vais pas vous saouler à nouveau : une recherche dans urbanbike vous permettra de retrouver pas mal de billets explicatifs sur cette application. Néanmoins, quelques précisions…

Découpage en carnets

Avec la version pro, il est assez aisé de créer autant de carnets que souhaité. À condition de ne pas abuser, même s’il est possible de parcourir le contenu de tous les carnets créés simultanément, c’est une solution pour organiser3 ses notes.

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Dans mon quotidien, par tempérament, je n’exploite pas toutes les options proposées par Day One (l’enregistrement audio par exemple). je suis resté aux fonctionnalités qui m’ont séduit au départ, à savoir la gestion impeccable de la chronologie des évènements à partir des notes que j’ajoute mais, bien mieux, des clichés que je prends en dehors de cette application et que j’associe quand j’ai le temps pour le faire.

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Ainsi, en chargeant la version d’iOS 13.6 sur mon iPhone, certains clichés sont remontés à la surface de mon stockage numérique4, souvenirs de notre retour d’Espagne l’an passé avec ses très nombreuses étapes que je n’avais pas eu le loisir de noter

Et, petit miracle à mon niveau, j’ai pu grâce à ces visuels remontés d’on ne sait où, reconstituer ce retour : entre un long arrêt à Burgos pour visiter la cathédrale en cours de restauration, un passage à Oléron puis à Dreux pour laisser notre véhicule en révision, arriver enfin en Bretagne après (!) être descendus en train à Aix-en-Provence à la recherche d’un appartement et changé au retour de véhicule pour cause de pièces non livrées, etc.

Pendant ces trois mois, j’ai posté quelques images sur Instagram (sic !) mais fréquemment en décalage avec les événements qui se succédaient.

Or, pour reconstituer nos déplacements, quasi heure par heure, la mécanique de Day One est parfaite : Day One remet tout dans l’ordre et j’ai pu ainsi reconstituer le fil de nos déplacements avec précision même si j’en avais encore le souvenir mais à quelques jours près !

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Avec cet aspect « ordonné », anté-chronologique (comme ce blog !), pas d’indécision. Day One est notre juge de Paix pour nos nombreuses balades en Espagne : ainsi la mémoire de notre déplacement â Tolède avec un arrêt dans tel restaurant à Ávila parce que l’on se pelait de froid (oui, l’Espagne peut être glaciale surtout sur ce plateau central).

Pas trouvé mieux

Bien entendu, il y a des solutions gratuites ou bricolées à partir d’une application de traitement de texte. Voire « le » carnet papier que l’on remplit au crayon de bois et qui reste l’apanage des vrais aventuriers burinés, ceux qui gerbent sur le numérique infantilisant5…!

Ou encore les réseaux sociaux, espace idéal pour partager vos faits et gestes avec vos amis, votre famille et des tas d’inconnus.

Mais dans ce cas là, rappel, c’est la gratuité qui pose un problème. Le jour où le service disparaît ou est racheté, c’est votre mémoire numérique qui s’efface. Sans oublier que publier6 où vous vous trouvez peut donner des idées à des importuns de venir vous visiter en votre absence !

En revanche, si vous cherchez une solution efficace, Day One est à étudier. Oui, un abonnement annuel sur Day One a un coût mais peut-être est-ce celui de votre confidentialité. Enfin, autant le rappeler à nouveau, vos données sont sur chacun de vos écrans et synchronisés par Day One.

C’est pour cela qu’il ne faut pas opter pour la version de smartphone la plus légère côté stockage. Certes, vos données prennent de la place mais elles sont d’abord chez vous.

Pour info, mon compte pèse près de 10 Go …multipliés par le nombre de mes écrans (4). Ajoutez la version stockée sur le serveur de Day One.

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Dès que je rentre une nouvelle image, un nouveau texte, cette “fiche” est automatiquement synchronisée sur iPhone, iPad et Mac. Seules les images haute résolution restent sur le serveur de de l’éditeur. Et ce, tous les jours…

Souplesse et absence d’angoisse

Du coup, je peux partir une semaine sans connexion7 et conserver sous mes yeux tous mes carnets ainsi que leurs visuels à une résolution suffisante.

C’est uniquement quand je dispose à nouveau d’une connexion convenable que je peux synchroniser en une opération mes notes.

Le confort réside dans cette capacité de me balader avec toutes mes notes sans le besoin impératif de disposer d’une connexion 3 ou 4G.

Quand vous connectez un nouvel écran à Day One, il faudra quelques minutes, voire plus, pour rapatrier l’ensemble de vos données depuis le serveur de Day One. La conservation de ces données n’est pas liée à iCloud mais bien sur une solution propre à l’éditeur.

Carte des visuels

C’est l’un des aspects de cette application qui la rend indispensable. Day One permet de visualiser sur une carte géographique tous les clichés enregistrés, quelle que soit l’année mais également le carnet.

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Dès lors, il est facile de zoomer dans cette carte pour ne prendre qu’une fraction précise et visualiser toutes les photos disponibles.

Cela fonctionne également carnet par carnet mais superposer aisément les images liées à un lieu en oubliant les années est d’un confort remarquable.

Mes propres usages

Hormis mes notes quotidiennes (balades, événements, entretien du logis), Day One à d’autres usages pratiques dans mon quotidien :

  • des graphiques informatifs empruntés à des publications, liens pour mémoriser des infos de passage au lieu de m’échiner a les retrouver plus tard… bref, directement depuis Twitter, l’import d’un document en haute définition pour suivre, un exemple parmi d’autres, la progression du coronavirus dans mon coin…
  • mémoriser mes propres tweets (opération d’autant plus facile que je rédige mes treads dans Drafts et que j’ai à ma disposition des scripts qui me permettent à la fois de publier sur Twitter et Mastodon puis d’enregistrer le tout dans Day One !
  • la récuperation automatique des images postées dans Instagram, plateforme dont j’ai fait un grand usage l’an passé et réduite au minimum depuis juin 2020
  • Des humeurs, idées, réflexions qui me traversent sont également concentrés ici
  • je l’emploie également pour mémoriser des travaux (avec photos de chantier), bien utile pour retrouver une conduite enterrée…
  • sans oublier des tags perso pour retrouver des événements précis dans mes notes
  • …voire les lieux où nous sommes passés naguère…

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La couleur des cercles correspond à des carnets différents…

Unique reproche, l’export markdown actuel !

Dans les premières versions, le markdown régnait, non en maître, mais était actif. On pouvait baliser sans souci.

Puis, peu à peu, j’imagine pour ne pas dérouter les nouveaux utilisateurs, ce pari assumé au départ du balisage s’est fait plus soft, moins « astérisques et code ».

De mon coté, Drafts étant mon traitement de texte de base, cela ne m’a pas géré. Comme ce dernier répond exactement à mes besoins et exporte vers Ulysses, ia Writer et …Day One. En effet, j’écris 95% de mes textes dans Drafts, que je dispose d’un script avec le protocole x-callback-url pour déverser mes écrits dans Day One, mes textes balisés en markdown sont exportés intégralement avec leurs notes de bas de page.

Néanmoins, je regrette un peu cela : j’aurais aimé que l’application continue de proposer dans ses préférences la possibilité de baliser en markdown …ou pas.

Enfin, et c’est l’unique point qui me chagrine, le balisage de Day One ne s’exporte plus en markdown mais au format texte.

Du coup, j’utilise Drafts pour récupérer correctement les liens à défaut du balisage. C’est le seul point que j’aimerais voir s’améliorer dans une version ultérieure !

En résumé

Depuis près de 10 ans, je me suis habitué à noter ou à insérer des clichés chaque jour dans Day One. Avec le recul, je me félicite de l’avoir fait aussi tôt car ma mémoire n’a jamais été parfaite.

Je peux me remémorer des évènements passés grâce aux notes griffonnées, clichés, localisation, rappel des conditions météo, date, heure et lecture de ce qui s’est déroulé avant et après, reconstruire en partie (…avec les biais cognitifs habituels) ces instants.

Bref, chaudement recommandé.
Mais vous n’êtes pas obligés de me croire, testez la version de base (gratuite me semble-il) quelques temps…


  1. depuis août 2011 

  2. depuis septembre 2012 

  3. il manque peut-être une option fusion de carnets pour regrouper sous une seule bannière/carnet les contenus d’au moins deux d’entre-eux… 

  4. souvenirs de tests effectués avec d’autres applications de prise de vue 

  5. et acceptent, à contre cœur, que leurs œuvres soient diffusées au format ePub pour être lues par les gueux sur de machiavéliques smartphones…!! 

  6. vivre dans un bourg avec des voisins qui ont même les clés de votre abri côtier change la donne : ici, pas d’anonymat mais de chouettes surprises comme cette douzaine d’œufs des poules en face ! 

  7. avec la limitation des forfaits téléphoniques préconisés par de jeunes politiques en mal de reconnaissance, ça risque même de devenir une obligation…! 

le 31/07/2020 à 14:15 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Préparer une fiche de lecture avec Marvin 3 et Drafts

…Plus exactement, un export filtré des annotations (ou non)…

dans grospod | lire | mémoire | outils | usages
par Jean-Christophe Courte

Pour ma part, lire un ouvrage m’incite fréquemment à recopier un extrait qui m’amuse ou m’informe. Avec le papier, je me refusais à crayonner même si j’ai du le faire (si, si…!) sur de rares ouvrages techniques.

Mais depuis que je suis passé au PDF puis à l’ePub, je n’ai plus ce souci. Pour le PDF, un simple copier coller de la sélection de texte.

Pour le ePub, j’ai vite déchanté en découvrant la limite en nombre de signes dans Books, limite qui a un peu évoluée mais peu pratique (euphémisme) à mettre en œuvre.

Avec un lecteur de fichiers ePub débarrassés de leur DRM, ça change la donne pour se construire des fiches de lecture pratiques. Et, surtout, l’usage de Marvin 3.

Pour en savoir plus, relire ce long et fastidieux billet : urbanbike | Lire sur Marvin 3 sous iOS

Si ma fille utilise un simple sélection déplacement en mode SplitView de la citation entre Marvin et Drafts, j’étais plus adepte de l’envoi d’une sélection de l’ouvrage dans Drafts mais via un export avec empilement des citations au fil de ma lecture en mode Append.

Dispositif déjà évoqué ici : urbanbike | Usages | Append sur Drafts ou lister dans Copied ?

Et puis Greg nous a proposé ceci dans Drafts : HTML > Markdown | Drafts Action Directory, une action qui n’a rien à voir avec la choucroute… a priori.

Sauf que elle a changé ma façon de préparer mes fiches de lecture : je stabilote l’ouvrage, de A à Z puis, à la fin de la lecture, je m’envoie le tout en une seule opération !

Illustration avec des copies d’écran

Sans revenir sur les options Append ou drag and drop, il y a trois voies supplémentaires pour récupérer globalement nos annotations depuis Marvin 3 !

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Ici, je pars de l’épatant ouvrage signé par Sylvie Claval et Claude Duneton, histoire d’illustrer mon propos. Quand vous êtes sur une page en cours de lecture, les trois voies sont au dessus du texte.

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Empruntons les deux premières. Elles passent nécessairement par l’accès au sommaire… Mais, troublant, il faut immédiatement regarder en bas de page pour accéder à l’un des quatre onglets disponibles…

L’onglet annotations est en bas, le sélectionner puis toucher en haut…

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Désormais vous avez accès à deux options clés : La première permet d’échanger les annotations prises avec une autre version de Marvin (pour ma part avec mon iPad !)

AirDrop est une fonction fabuleuse

La seconde permet un export dans quatre formats dont le HTML sur lequel je vais revenir par la suite.

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On pourrait s’arrêter ici et montrer de suite le script annoncé au début de ce billet. Sauf que non. Marvin offre une troisième voie qui peut intéresser ceux qui utilisent le surligneur en jouant sur les couleurs disponibles.

Retour à un page courante et accès direct à l’icône située en haut à droite…

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Via ce panneau, vous avez accès à plein d’options dont Text-to-speech si vous souhaiterez transformer votre ePub en audio livre. En bas, vous retrouver une option Show journal and annotations qui ressemble à ce que l’on a déjà vu. Sauf que non.

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Je vous fais grâce des options dispo pour ne retenir que le filtre par couleur de vos sur lignages. Si vous ne faites rien, ce sont toutes les couleurs qui seront exportées.

Reste à descendre un peu pour trouver un bouton Export

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Avec une option supplémentaire. Validez HTML

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Toutes les annotations sont exportées. Dans cet exemple, je les expédie vers Drafts. Vous pouvez remarquer que Marvin a écrit proprement le code HTML

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Reste plus qu’à activer le script et à prévisualiser le rendu ! Drafts ne visualise que le début et vous demande de valider l’option pour finaliser le traitement :

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Copier le texte en markdown, replacer le code HTML ou créer une nouvelle note ? Pour ma part, c’est la dernière option que je sélectionne. Drafts termine alors le travail et m’affiche ma fiche de lecture en mode antechronologique, avec l’horodateur et même la couleur de mon surlignage.

Voilà pourquoi j’aime tant Drafts que Marvin 3.

C’est tout !

le 25/06/2020 à 15:15 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

de Drafts vers Ulysses sous iOS | 2

Illustration

dans écrire | mémoire | usages
par Jean-Christophe Courte

Je reviens quelques secondes sur un billet précédent, urbanbike | de Drafts vers Ulysses sous iOS, que je complète de quelques copies d’écran.

Le confinement puis le retour des pollens (!!) me permet de réfléchir et de ranger.

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Naturellement, c’est Day One qui récupère dans la foulée tous mes billets (il faudrait que je me décide à écrire un long billet sur cette app qui a remplacé depuis des années un truc nommé… Evernote)…

Néanmoins, j’apprécie de les ranger également dans Ulysses (…c’est mon côté pas tous les œufs dans le même panier).

Et là, c’est devenu encore plus simple du fait même de l’existence de ce script épatant — mais propre à Drafts — que je l’avais indiqué ici …sans illustrer mon propos.

Alors, en trois écrans…

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  • une fois les tags ajoutés, un simple appui sur le script adéquat…

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  • le billet se range à sa place…

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  • Avec les tags en question…

C’est tout.

le 18/05/2020 à 14:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Certaines années comptent triple…

…et quelques jours restent gravés dans nos mémoires

dans ailleurs | mémoire
par Jean-Christophe Courte

Après près de dix-huit mois à changer pratiquement chaque semaine d’horizon, j’apprécie d’être confiné1 dans notre port d’attache breton. Dès qu’il sera possible de nous balader à nouveau, accompagner notre fille pour boucler sa dernière année de master, rejoindre notre fils dans une ville européenne, je lèverais (nous léverons…!) les voiles sans problème.

Mais, en attendant, je goûte chaque jour de cette longue escale avec les routines qui l’accompagnent, la sortie d’une heure quotidienne, les prises de vue avec le post-traitement2 dans la vieille version de Lightroom3.

Si j’ai un soupçon de vague à l’âme, il me suffit de parcourir mes notes (numériques car collectées avec des clichés dans Day One journal + mémoire). Mes souvenirs se rafraîchissent instantanément.

Ainsi deux journées mi-Avril de l’an passé.

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  • Rassurez-vous, peu de photos dans ce billet…

Un récit parmi d’autres

Après un long périple autoroutier depuis Aranjuez4, nous sommes arrivés à Grenade dimanche 14 mars dans une ville interdite aux voitures, semaine sainte5 oblige. Nous avons eu la chance de rejoindre sans aucune difficulté ni contrôle de police une place de stationnement dans un parking (Garaje Trexa Plaza Compos) que j’avais réservé par le biais de notre hébergement.

Une place au sous-sol avec accès par une rampe unique et stationnement du Jeep au chausse-pieds entre deux maigres piliers en béton. C’est dans ces cas là que j’apprécie la direction assistée et les radars de recul, un peu moins la taille de notre vieux véhicule…!

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  • en jaune, l’hébergement ; en rouge, l’emplacement du parking…

Coté hébergement, nos avions réservé6 deux piaules7 Calle de los Damasqueros dans le Nest flats Grenada8 situé dans la vieille ville, quasi au pied des escaliers permettant de monter directement vers l’Alhambra, dans le quartier du Realejo.

La suite nous démontra que nous avions eu un sacré nez car nous étions du bon côté pour éviter d’être coincés par les nombreuses processions qui se déroulent l’après-midi et le soir.

Le plus compliqué fut d’utiliser le système d’identification numérique (!!) pour récupérer nos clés après scan de nos pièces d’identité, etc. Heureusement aidés par une jeune espagnole sympathique à la réception …et notre traductrice personnelle, Aurélia.

Bref, deux chambres impeccables et silencieuses, genre appart’hôtel.

Le temps de déposer nos maigres bagages, nous sommes repartis tous les quatre à l’assaut des collines qu’Aurélia et Béatrice connaissaient déjà.

Mes propres souvenirs datant de plus de trente ans, à une période où il faisait tellement chaud que l’on appréciait de dormir dans le parador de la Sierra Nevada9 proche !

Inutile de rappeler que Grenade, ça monte et ça descend…! Nous emprunté un nombre époustouflant de petites rues et d’escaliers pour nous balader vers la Mezquita de Grenada sur la colline de l’Albaicín10au dessus du Rio Darro en nous laissant porter par nos envies et souvenirs. Avec des vues splendides sur l’Alhambra, bien entendu…

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Au retour, nous avons croisé, vu, entendu plusieurs processions impressionnantes en regagnant difficilement notre hébergement via les rues et ruelles bondées. Je ne sais pas si c’est affaire d’habitude, mais il est assez facile de se repérer dans Grenade. Au pire, coincé, on fait demi-tour et on essaye le voie suivante…

Le lendemain, lundi 15 avril, visite de l’Alhambra en plusieurs étapes (nombreux billets réservés dès février) avant de revenir une seconde fois l’après-midi pour finir par la visite des somptueux jardins et palais Nasrides.

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  • Sachant que l’une des processions emprunte la rue en jaune, la position de notre hébergement était parfaite…

Petit-déjeuner tous ensemble dans notre chambre et départ tôt vers l’Alhambra11. Montée des escaliers à 100 mètres de là puis, 20 minutes plus tard, exténués, nous pénètrons dans les jardins.

Une armée de jardiniers s’active et quel silence hormis les oiseaux et un écureuil qui traverse une allée ombragée.

Bon, c’est bien moi (!!) qui, choisissant un mauvais itinéraire, nous a conduit au bout de 15 minutes à faire demi-tour pour (re)démarrer la visite dans le bon sens entre des groupes arrivés entre-temps. Heureusement, des moments de latence avec moins de monde pour profiter des lieux.

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En effet, nous prenons notre temps, n’hésitant pas à nous arrêter, nous poser et contempler le paysage et les détails de l’architecture, les astuces d’irrigation pour alimenter les jardins. Et les vues sur Grenade qui, le matin, sont somptueuses.

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Nous poursuivons avec le Patio circulaire du Palais de Charles Quint12 dans une très belle lumière et (…relativement) peu de monde…

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Après cette longue visite, fourbus, nous sommes redescendus à l’hébergement pour déjeuner13 après quelques courses si je me souviens bien.

Après une rapide sieste, nous sommes partis dans la ville même faire un tour et consommer quelques pâtisseries et nous rafraichir non loin de la Cathédrale de l’Incarnation14.

Dans l’après-midi, nous sommes remontés à l’Alhambra pour visiter les autres jardins dont l’Alcazaba avant d’enchainer enfin (!) ces autres lieux clés pour lesquels nous étions venus, les Palais Nasrides15 avec la cour des lions, etc. Bon, là, autant le dire, c’était blindé mais supportable (et pas trop étouffant).

Visite encore plus chouette que dans mon souvenir d’il y a trente ans, même si, à cette période là, nous les avions visités quasiment sans touristes, étant les premiers le matin à y pénétrer en arrivant de la Sierra Nevada et distancé rapidement ceux qui nous suivaient.

C’est à la fin de cette dernière visite de 18:00 des Palais Nasrides que nous avons appris que Notre-Dame16 flambait.

Inutile de décrire ce que nous avons ressenti sur le moment. Soulagés d’être ensemble17.

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  • C’était ici-même…

Le soir, nous sommes redescendus par la Cuesta de Gomérez pour trouver un restaurant au lieu de passer directement par les escaliers de la Cuesta Del Realejo.

Idée totalement illusoire dans les fumées et chants des processions, les rares établissements ouverts avec des files d’attente.

Nous avons décidé d’acheter de quoi dîner chez un traiteur italien, Cacho & Pepe18, une petite boutique repérée par Josquin, Calle Colcha.

Pour noyer notre émotion, nous avons acheté du vin et plusieurs types de lasagnes (excellentes), le tout servi par deux personnes adorables, touchées par ce qui venait de se dérouler à Paris (…de la force d’internet, tout le monde est informé en direct de tout dans le monde via son portable).

Du coup, il a fallu se glisser à nouveau sur les trottoirs étroits de la Calle Santa Escolástica en longeant la foule contemplant la procession pour rentrer à notre hébergement.

Une fois arrivé, nous nous sommes rendus compte qu’il nous manquaient des desserts.

Josquin est retourné chez notre petit traiteur (…désolé mais la boutique est réellement minuscule…!) et est revenu avec ces derniers.

Sauf qu’il restait à les payer car il était parti dans l’urgence sans sa carte de crédit (…notez la confiance des gens qui nous avaient vu quelques minutes avant…!).

Josquin et moi sommes ressortis 45 minutes plus tard pour régler. Le temps, une fois de plus, de vivre de près la procession, ses chants, les tambours, les trompes, les lourds chars décorés et portés par des paires d’épaules, les effluves d’encens mais, surtout, de tomber dans un piège !

Guiseppe, l’adorable patron italien, était arrivé dans sa boutique et nous a pris illico en sympathie (il parle français, a vécu à Lyon). Pour célébrer ensemble ce triste événement, il nous a servi un premier verre de vin, puis un second car il fallait absolument goûter tel autre cépage. Heureusement que mon fils a nettement plus de capacités que moi à les boire et à les supporter !

Un second verre de blanc suivi d’un nouveau verre de rouge, très difficile de refuser quoique ce soit à Guiseppe (que j’embrasse, un cœur en or…!).

Après l’avoir remercié dix fois, nous sommes finalement rentrés après avoir longé une dernière fois la longue procession qui se terminait19. Enfin, non, nous l’avons entendu tard dans la nuit

Note de fin : Je n’étais pas ivre (…je ne faisais pas encore la promotion de l’eau ferrugineuse…!), simplement terrassé par cet abus de vin — je bois très peu — mais surtout par la nouvelle de l’incendie. Je n’ai eu aucun souci pour m’endormir, ce qui était nécessaire car nous reprenions la route dès le lendemain matin pour Cordoue, avant que la ville soit à nouveau bouclée dès 12:00.

Néanmoins, avant de m’endormir, j’ai visionné une demi-douzaine de fois l’effondrement de la flèche de Notre-Dame, lu les témoignages des parisiens qui étaient présents (merci Twitter) …comme si je n’arrivais pas à croire la réalité de ce qui venait pourtant de se produire quelques heures plus tôt.

Voilà…


  1. urbanbike | Confiné sur une île, pléonasme… 

  2. À l’aveugle, vue les tribulations chromatiques de l’écran 

  3. Version 5 d’avant les abonnements sur mon vieux MacBook Pro 17” de 2009 

  4. Aranjuez — Wikipédia 

  5. Semaine sainte — Wikipédia 

  6. …dès le début février en arrivant à Salamanca pour un semestre 

  7. souvenir que la période de la semaine sainte est particulièrement recherchée et qu’il faut réserver très longtemps à l’avance. Déjà eu une chance incroyable de trouver deux chambres dans le même établissement à cette période. 

  8. Nest Flats Granada 

  9. Sierra Nevada (Espagne) — Wikipédia 

  10. Albaicín de Grenade — Wikipédia 

  11. Alhambra (Grenade) — Wikipédia 

  12. Palais de Charles Quint (Alhambra) — Wikipédia 

  13. pour info, il y a une supérette du groupe Supermercados Covirán Calle Molinos (angle Cuesta de Los Vergeles), c’est à dire à peine à 100 mètres de l’hébergement situé Calle de los Damasqueros

  14. Cathédrale de l’Incarnation (Grenade) — Wikipédia 

  15. Palais nasrides de l’Alhambra — Wikipédia 

  16. Cathédrale Notre-Dame de Paris — Wikipédia 

  17. Pour mieux comprendre, Josquin bossait pas loin et la cathédrale faisait partie de son environnement urbain quotidien. 

  18. Restaurant italien en plein cœur de Grenade - Avis de voyageurs sur Cacho & Pepe, Grenade - Tripadvisor 

  19. Oui, une procession ne se réalise pas en 10 minutes : les chars et plateformes sont portées par de jeunes hommes et il leur arrive aussi de se blesser tant la charge supportée est lourde. Dès lors, la procession avance par petites étapes de quelques minutes pour faire 50 mètres si tout va bien. 

le 17/04/2020 à 09:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

À l’usage | Day One, un épatant carnet de voyage sous iOS

Photos, textes, audios, vidéos et météo locale, entre autres…

dans ailleurs | dans mon bocal | mémoire | usages
par Jean-Christophe Courte

Attention : possibles traces d’ironie en introduction…

N’était pas un écrivain voyageur habitué à coucher en pattes de mouche mes réflexions sur un carnet papier fatigué (…à l’aide, cela va sans dire, d’un crayon de bois rogné avec les dents), mais un simple quidam inféodé aux écrans (!), je persiste à me servir de Day One journal + mémoire… Sur mon iPhone1… Mais pas que.

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Je ne vais pas développer à nouveau toutes les raisons qui m’ont conduit à faire le choix de Day One (…accessoirement retrouvez mes arguments via une recherche sur ce blog…) mais revenir aux usages, à mes usages pour être précis…

Comme je l’ai moult fois rappelé, le seul écran qui m’accompagne jour et nuit (…la nuit pour écouter des podcasts, lire des fichiers ePub ou me servir de réveil au petit matin…) est un iPhone, un iPhone 11 Pro Max actuellement.

Si mes déambulations restent modestes, urbaines la plupart du temps, j’apprécie de conserver notes et date de ces balades. Je pourrais me contenter de Ulysses, voire de Drafts, deux applications que j’apprécie particulièrement… Mais d’un naturel paresseux, je prends la plupart du temps un ou quelques clichés…

Et c’est ici que Day One reste incomparable…

À partir d’une image capturée par l’iPhone, — et donc géolocalisée et horodatée — créer une entrée dans ce carnet de voyage numérique est d’une simplicité incomparable.

Je l’importe et ce sont les données de l’image qui vont ajouter chronologiquement une nouvelle note, mémoriser l’emplacement de la prise de vue, rappeler la météo locale, afficher une carte.

Et, si je le souhaite, sur l’instant ou plus tard, compléter ce cliché de quelques notes saisies au clavier…

Instagram pour les amis, Day One pour moi…

Je ne me prive pas de cette simplicité extrême même si j’emploie en parallèle2 Instagram.

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Or, plus fort encore, Day One va chercher toute nouvelle entrée dans ce compte Instagram, la rapatrier sous la forme d’une nouvelle note dans mon carnet de voyage.

Je l’ai dit, je suis paresseux.

Bref, Instagram — et l’envoi de chaque entrée vers Twitter — comme signe de vie à l’intention des amis mais sans géolocalisation précise, sans la date et l’heure de mes clichés.

Ces informations, seul Day One les possède car elles sont personnelles tout comme les notes que j’ajoute.

Des entrées automatiques ou volontaires

Du coup, mon carnet de notes numériques se remplit régulièrement de clichés, associés (ou non) de quelques notes saisies en marge.

Mon équipement de nomade urbain se réduit à cet unique écran, à la fois bloc-notes, appareil photo, boussole, billets de train, dictionnaire, grenouille météo, cartes topographiques…

Plus tard (…comprendre, le soir ou quelques jours après), au calme3, je reprends ce carnet numérique que j’édite, complète, réécrit les entrées, la photo ou les photos associées me restituant le contexte de chaque événement.

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Quand mon iPad est disponible, c’est dans Nebo que je reprends mes notes puis les copie colle dans Day One.

Mais cela peut aussi s’effectuer sur mon antique MacBook Pro de 2009 (…même si la version embarquée de Day One est obsolète et ne me permet que de créer de nouvelles entrées).

Connexion. Ou pas…

Car Day One est bien un carnet que l’on peut synchroniser au moment souhaité : pas nécessaire d’être relié à l’internet en permanence.

C’est uniquement en présence d’une connexion que le contenu de Day One sera synchronisé vers le serveur de l’application puis, dans un second temps, redistribué vers les autres écrans connectés à mon compte. Mais si j’ai modifié une note sur un autre écran (sur l’iPad notamment), c’est bien la plus récente qui sera prise en compte, CQFD.

Cela veut dire que je peux nourrir à tout instant mon carnet sur mon iPhone et que mes notes seront à nouveau synchronisées4 si le réseau est disponible, 4G ou internet.

Les textes sont synchronisés en premier lieu, les photos demandant plus de bande passante.

Day One supporte également les notes audio et vidéo mais j’ai peu exploré cette option (une douzaine de vidéos à ce jour).

Simplicité d’emploi

Voilà pourquoi j’emploie depuis tant d’années Day One, application qui a su se transformer, évoluer …sans jamais perdre5 une seule de mes notes.

S’il est naturel de rechercher en permanence la meilleure solution, se laisser séduire par les descriptions miraculeuses du dernier produit annoncé, il ne me semble pas inutile de rappeler qu’il existe déjà des applications qui fonctionnent, qui ont de la bouteille, du recul et font bien moins de bruit.

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Alors, oui, cette solution a un coût pour l’utiliser à fond mais elle vous permet de nourrir votre carnet depuis iOS comme depuis macOS. Et de synchroniser ce carnet sur tous vos écrans, de ranger vos notes dans des dossiers précis, etc.

Bien entendu, il y a d’autres solutions mais je n’évoque que celle j’apprécie et utilise à titre personnel.

Pour finir, ma propre version de Day One consigne plus de 11 111 notes au moment où je termine ce billet (…comprenant 13 043 visuels) pour un total de 2798 jours…


  1. urbanbike | Voyage, sac à dos et …iPhone 

  2. vu les derniers rebondissements, je sens que cette fin d’année est le moment propice. Sans oublier que limiter les réseaux sociaux est aussi l’assurance de plus de calme intérieur ! 

  3. sous une toile de tente, au coin d’un poêle dans une cabane en rondins imaginaire mais plus vraisemblablement dans un lit à la lumière d’une LED…! 

  4. contrairement à Drafts ou autres, Day One utilise son propre cloud et stocke les clichés en haute définition. 

  5. pour autant que je m’en souvienne…! 

le 27/12/2019 à 11:25 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Windy Maps 2 sous iOS, premier test brut de fonderie…

Le retour de Moves…?

dans ailleurs | dans mon bocal | grospod | mémoire | usages
par Jean-Christophe Courte

Pour circuler en voiture, même si Apple Plans ou ViaMichelin : GPS, Trafic, Iti sont des solutions intéressantes, je reste obstinément calé sur TomTom GO Navigation.

Coté circulation en ville, en mode découverte, je suis un inconditionnel de MAPS.ME – Cartes et itinéraire : pas besoin de GPS dès lors que la carte de la région a été préalablement chargée, le wifi local suffit pour se positionner.

J’ai évoqué abondamment cette application, et plus encore depuis la disparition de Moves qui, lui, permettait de conserver une mémoire du trajet emprunté.

Bref, MAPS.ME me satisfaisait parfaitement jusqu’à hier soir…!

En effet, tout pourrait changer avec cette nouvelle version 2.0 proposée par les développeurs de l’épatante application météo Windy.com - Météo & Radar, Windy Maps, application qui tourne sous iPhone et iPad.

Premiers essais

Préalable : Ayant déjà un compte gratuit chez Windy.com, je l’ai également activé pour Windy Maps. En effet, cette dernière application permet de conserver lieux et itinéraires…

Première étape avant même de l’utiliser, télécharger au moins une première carte…

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Une fois cela effectué, vous pouvez déjà faire le tour du pâté de maison ou de votre quartier en utilisant le mode Traqueur. Ni plus, ni moins qu’un suivi de votre parcours. Exactement ce que je souhaite quand je découvre une ville et que je me perds volontairement dedans…!

Avec ma fille, nous sommes allés nous balader dans le centre de Aix…

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Le tracé dépend de la position des bornes et, en agrandissant le contenu de l’écran (notez la présence discrète d’un petit slider sur la droite de l’écran qu’il suffit de déplacer verticalement…!), ce dernier n’est pas linéaire mais amplement suffisant pour se restituer…

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Pas mal d’informations sont engrangées sur le trajet effectué…

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Au retour, vous pouvez enregistrer votre parcours si besoin est…

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Pour les initiés, Béchard est l’un des meilleurs fabricants de calissons (Merci à Perrine pour le conseil…!)

Si vous avez un compte, vous pouvez ranger cet itinéraire dans un dossier…

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Mais Windy Maps vous permet aussi de trouver un itinéraire.

Tiens… Et si demain nous allions à pied à la fondation Vasarely…?

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L’application nous propose des options pour s’y transporter…

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Dont le vélo (avec une option, vélo tous-terrains ou non, ce qui a une incidence sur le trajet). Le bouton Naviguer permet d’être guidé.

Notez que vous pouvez obtenir la météo de l’itinéraire… pour un trajet immédiat ou différé.

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Rappel, ce sont les développeurs de Windy.com - Météo & Radar et donc…

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Vous savez s’il faudra ou non se couvrir…!

Enfin, histoire de ne pas se déplacer pour trouver porte close, l’app vous offre d’autres informations utiles…

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Voilà pour ce premier contact avec cette application…

À suivre…

Note de fin : on prendra le bus électrique de la ligne A, plus rapide en confortable.

le 02/11/2019 à 17:50 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

En voyage : Day One

Mais également au quotidien…

dans ailleurs | dans mon bocal | écrire | grospod | mémoire | outils | photographie | usages
par Jean-Christophe Courte

Noter au fil des jours ses parcours, rencontres, lieux traversés peut toujours se faire avec un crayon, un carnet, voire quelques ektas argentiques, cela va sans dire.
C’est la règle chez les écrivains réfractaires aux technologies numériques et j’ai quelques arguments1 pour les conforter dans leurs choix.

Mais pour un quidam qui ne sort pas (trop) des sentiers battus, ne prétend pas partir à l’aventure, n’a pas viscéralement une sainte horreur du numérique (…comme il est bon de le rappeler à longueurs d’interviews…!) et, accessoirement, pas sa seule personne à gérer (…comprendre qu’il doit se soucier de ses compagnons de voyage, de sa petite tribu, faire le plein, conduire, effectuer quelques courses, trouver le prochain hébergement perdu dans la jungle …urbaine…), l’usage d’un carnet sur iPhone couplé aux informations de localisation, à l’appareil photo n’est pas si détestable…!!

J’ai bien un carnet avec des feuilles en papier (si, si…!) confectionnées avec des fibres de vrai bois et de vieux chiffons. Et un crayon. Pourtant, je m’évertue à employer Day One journal + mémoire depuis des années.

J’apprécie la sauvegarde de mes données textuelles, de mes photos, j’ai même un abonnement annuel désormais2, et j’apprécie la direction3 que suit obstinément cette application même si je n’utilise pas toutes les fonctionnalités proposées.

Avec la possibilité de gérer plusieurs journaux, celle très récente d’importer automatiquement les entrées d’un compte Instagram (…ce qui change drastiquement ma relation à cette plateforme), d’importer les photos réalisées avec son iPhone, Day One journal + mémoire est devenu incontournable dans mes usages quotidiens, la mémoire de nos balades et évènements.

Mon propre Day One dépasse allègrement les …10 000 notes textuelles.

Il est vrai que l’arrivée soudaine de Instagram lui a ajouté d’un coup près de 3000 notes photographiques (…que j’ai pris soin de placer dans un journal dédié) mais m’a permis également de reconstituer à mon insu quelques bribes que j’avais négligé dans Day One.

Day One dispose d’un outil de texte qui balise en markdown mais je lui préfère Drafts: Capture ‣‣ Act qui me permet de contribuer dans Day One via une action x-callback-url. Et donc d’exporter un texte finalisé dans cet outil, balisé en markdown avec urls et compagnie, d’un seul appui dans ma barre additionnelle.

Nombre d’applications ont essayé et essayent encore de concurrencer Day One (dont l’excellent Ulysses) mais l’orientation initiale prise au départ par ses développeurs de était exclusivement orienté carnet de notes alors que ceux de Ulysses était de créer un superbe traitement de texte. Bien entendu, leurs propres options se recouvrent mais souvenez-vous bien de l’orientation première de chaque application…!

J’utilise Day One essentiellement sur mon iPhone même si je peux accéder à mes notes depuis mon antique MacBook de 2009 ou depuis mon iPad Pro.

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  • Touch ID pour accéder à toutes mes entrées…

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  • Multiples journaux et rappel du précédent billet… Écrit dans Drafts* et exporté dans Day One

Le fait de s’astreindre à écrire tous les jours, à conserver quelques vues emblématiques au cours de nos balades me permet de garder le souvenir de toutes nos galères comme de nos émerveillements.

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  • Un véritable éditeur Markdown sans voir les balises…

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  • Un rappel de chaque évènement avec un grand nombre de photos…

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  • Et d’autres infos dont l’heure, l’altitude, la température, la localisation précise, le nombre de pas effectués au moment de l’entrée de la note…

Le fait de pouvoir ventiler ses notes dans plusieurs journaux est fort pratique : ainsi l’un de mes journaux me sert à noter toutes les tâches administratives, pas inutile pour savoir si l’on a remplit toutes ses obligations légales !

À une époque où nombre de mes relations réduisent le nombre de leurs applications sur leurs écrans, Day One (comme Drafts d’ailleurs) occupe une place de choix dans cette stratégie de ne conserver que l’essentiel.

À vous d’y réfléchir même si la version premium a un coût. Cela comprend la synchronisation sur plusieurs occurrences de Day One sur vos écrans (…quatre écrans dans mon cas car deux MacBook), la sauvegarde des textes et des journaux mais également des visuels (près de …12000 clichés dans mon cas)…

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  • Recherche par entrées (tous journaux confondus ou su un seul), visualisation des photos prises dans un secteur géographique (avec rappel via la couleur du journal source…

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  • Visualisation des lieux où les photos ont été prises… Rappel des jours où j’ai pris une note (là, tous les jours)

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  • Recherche par photo, recherche chronologique…

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  • L’ajout d’une photo exploite immédiatement ses informations EXIF (pratique…!) et à vous de saisir du texte immédiatement…

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  • Chaque note peut être exportée…

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  • …ici vers Drafts (mais notez que les balises Markdown sautent — pas les url —, point à corriger prochainement…)

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  • En texte pur ou en PDF…

C’est tout…! Bref, un grand Bravo à Paul Mayne et à sa bande de développeurs…


  1. Dont celui de l’énergie pour le crayon et le carnet papier : pas besoin d’une prise de courant, élimination des risques en cas de chute. En revanche, hormis un coup de chance de retrouver des carnets égarés quelques décennies plus tôt comme c’est arrivé à Patrick Leigh Fermor, urbanbike | Le temps des offrandes | Entre fleuve et forêt, aucune sauvegarde en cas de disparition. 

  2. Je comprends que ce ne soit pas facile d’opter pour cette formule mais, à tout considérer, elle offre plus d’avantages que de désagréments, notamment en stockant vos clichés. 

  3. …même si je serais client de deux ou trois options d’export (en markdown et au format Word pour faire plaisir à mon ami Iago) ainsi que de la possibilité d’afficher, comme antérieurement, mes textes en cours d’écriture en pur texte habillée des balises markdown …même si je comprends fort bien le pourquoi de ce dernier changement. 

le 12/06/2019 à 10:15 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?