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Copied | Remarquable version 4 …sous iOS

Outil indispensable dès que l'on comprend son fonctionnement…!

dans écrire | grospod | mémoire | usages
par Jean-Christophe Courte

Prolégomènes : je suis frappé par les jugements hâtifs et partiaux déposés sur l’AppleStore à propos d’une application.
Dans nombre de cas, j’ai l’impression que l’utilisateur ne cherche même pas à comprendre comment fonctionne le produit qu’il vilipende, qu’il n’a pas pris un peu de son temps (…allez, quinze minutes…) pour faire le tour du produit, de sa philosophie, de ses options, ouvertures. Et n’a pas analysé les bénéfices qu’il pourrait en tirer pour son propre flux de production.
Comme si les apps devaient être magiques et fonctionner toutes seules…!
Non…! Elles ont besoin de vous…!

Pfffff… Je n’ai pas de leçons à donner !
Dans un passé proche, j’ai vécu cette impatience rageuse en passant à côté de Drafts et d’Editorial …avant d’y revenir quelques jours plus tard avec un tout autre état d’esprit. Puis de les adopter l’un comme l’autre…

Sous iOS, Copied fait partie de ces produits qui n’ont rien de mineur …dès lors que l’on prend le temps d’y réfléchir.
Et, surtout, de les utiliser…!

En résumé, dans mon flux d’écriture, Copied m’est devenu totalement indispensable1.

Il me permet de lire des tas de trucs sur le Net tout en grappillant, mémorisant ces infos, généralement des urls auxquelles la version 4 ajoute maintenant une photo d’illustration si cette dernière est disponible, un peu comme le fait Reeder2 quand je relève mes fils RSS.

Après, je peux piocher dans cette base de liens, de notes rassemblées dans Copied pour les disséminer au long d’un billet ou d’un tweet en cours de rédaction. Ou partager l’info via Messages avec ma tribu et mes amis.

Mais le plus remarquable est le fait de pouvoir exporter ces notes mémorisées avec le formatage souhaité, dont une mise en forme en markdown pour les glisser directement dans les traitements de texte3 que j’emploie.

N’oubliez pas d’installer le clavier ad hoc sous iOS…!

Comment ça se passe ?
Via le clavier de Copied que trop de nouveaux utilisateurs oublient d’installer via les préférences de iOS !

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C’est lui qui vous permettra d’insérer une note dans n’importe quelle application… Dont Messages. J’y reviens plus bas dans ce billet…

Une version inattendue !

Après des années de calme plat, la version 4 est l’une des rares chouettes bonnes nouvelles de cette fin de semaine.
Pour comprendre le chemin parcouru, j’ai mon propre repère, un billet4 écrit naguère…!

Aussi je mesure et apprécie d’autant mieux cette nouvelle version sous iOS …malgré quelques bugs que le développeur corrige aussitôt en proposant une mise à jour…

Oui, il y a bien eu un mini plantage avec la toute première version : il suffisait de dégager l’app, de la réinstaller puis de synchroniser iCloud pour retrouver toutes nos préférences et liens enregistrés. J’ai repéré un dernier dysfonctionnement dans un cas particulier lié à la recherche (…j’ai trouvé comment le contourner et l’ai signalé au développeur qui l’a pris en compte)

Bref, je suis conquis5.
Et ce billet est un partage de mes usages, usages incomplets car l’app propose des raccourcis Siri que je n’utilise pas.

En situation sur mon iPhone

Pour gagner du temps, je pars de ma propre configuration depuis Copied version 4

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  • C’est peut-être anecdotique mais l’app propose désormais trois icônes et j’ai opté pour celle-ci…

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Création de dossiers dans List

  • Je limite mon contenu de liens dans Copied à 1000 entrées6 mais il est possible de ne plus s’en soucier…
  • Comme vous pouvez le constater, j’ai créé quelques dossiers pour essayer de ranger a minima mes notes…
  • l’option New List permet de créer de nouveaux dossiers…

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  • Pour modifier le nom d’un dossier, sa couleur, un appui prolongé sur son nom…

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  • …permet d’accéder à ce panneau.
  • N’oubliez pas de valider (Save)…!

Gestion des notes enregistrées

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  • Je me répète : sous iOS, la version 4 est nettement plus agréable à utiliser.
  • Mes entrées sont « antéchronologiques » et vous remarquerez que chaque entrée est liée à l’un de mes dossiers avec un code couleur visible…

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  • en glissant une note vers la droite, vous pouvez copier le lien (ou le texte) de l’entrée enregistrée…

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  • Inversement, en glissant la note vers la gauche, soit partager la note de Copied, soit la supprimer7.

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  • Enfin, avec un appui prolongé sur une note, d’autres options intéressantes dont l’attribution à un dossier donnée (List) ou un enregistrement de la note formatée (j’y reviendrais). Déjà, le rangement de la note dans un dossier…

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  • soit dans ceux existante, soit la possibilité d’en créer un nouveau…
  • Il n’est pas possible de lier une note à deux dossiers.
  • Par contre, choisir à nouveau le même dossier permet de retirer la note de ce dernier… Simple et efficace.

Formatage des entrées en …sortie

L’un des points géniaux de Copied est la possibilité de créer des petites macros de formatage

Je viendrais sur les préférences et comment accéder à ce qui suit un peu plus bas mais le but de cette présentation est de vous montrer à quoi sert Copied et je me permets cette digression…

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  • Copied propose quelques formatages mais vous pouvez en créer autant que souhaités…

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  • L’une de celles disponibles

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  • une autre que j’emploie dans Twitter et qui vous rappelle que vous pouvez ajouter du texte en amont ou en aval…

Insérer une note dans un traitement de texte

Bien entendu, je vais utiliser Drafts dans mes copies d’écran…!

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  • Changer de clavier (…hé, oui, c’est la base)

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  • Je recherche dans les entrées récentes et/ou je peux naviguer horizontalement dans toutes mes notes.
  • Ici, pour cet exemple, je veux retrouver un lien sur Martial Solal… Grand musicien de jazz…

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  • Une entrée dans le dossier Musique donc…!

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  • le nom du dossier s’affiche (…et en couleurs, s’il vous plait).
  • Je cherche la note et le lien qui m’intéresse et j’appuie une seconde sur cette entrée… (j’ai oublié de faire la copie d’écran correspondante, désolé)

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  • L’affichage du clavier Copied change à nouveau et me permet de visualiser la liste des fameuses macros de formatage…! Par défaut, texte simple.

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  • Je change de macro, je souhaite coller mon lien avec le balisage standard MarkdownLink in Markdown
  • Notez que le contenu à gauche dans la zone du clavier indique précisément ce qui va être collé
  • Pour valider, j’appuie enfin sur Insert Text et hop…

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  • Oui, c’est Martiel Solal qui a composé la musique de À bout de souffle, le film de Godard… Cherchez dans Wikipédia, vous allez être surpris…

Utilisation de la recherche

Si vous avez des tas de dossiers et/ou de notes enregistrées, il est parfois plus simple d’utiliser le mode recherche

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  • Ok, c’est un clavier QWERTY… Et puis c’est tout…

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  • Mais vous atterrissez également sur toutes les notes comprenant le terme recherché…
  • Bon, il subsiste un léger bug ici mais je glisse dessus car il devrait être corrigé dans une toute prochaine version…

Settings, l’accès aux Préférences

Celles par défaut sont correctes… Juste changer quelques valeurs comme la taille des notes à conserver…

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  • Copied vous permet pas mal de choses dont la synchronisation iCloud (données mais aussi les macros de formatage et dossiers).
  • C’est d’ici que vous accédez aux Text Formatters …vus plus haut…

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  • Options de tri et limite du nombre de notes…

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  • Voire, combien de temps souhaitez vous conserver les notes excédentaires ou supprimées…?

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  • Sachant (…en aparté) que vous pouvez vider la poubelle des notes poubellisées directement…

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  • Choix multiples (ici, ceux par défaut …que je recommande)

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  • Dont le choix de l’icône sous iOS !

Enregistrer une url depuis Safari

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  • Un billet vous intéresse, vous souhaitez conserver son URL…?

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  • Pensez à ajouter Save to Copied dans la liste des actions disponibles dans le partage de Safari
  • Et appuyez sur son lien…

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  • L’entrée est envoyée dans Copied
  • À vous éventuellement de l’associer à un dossier
  • Rappel : on peut parfaitement s’en passer, rien n’est obligatoire, c’est juste une option en plus s’organiser…

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  • Appui long puis choix de l’action suivante…

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  • Ici, affection au dossier idoine…

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  • simple, non…?

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  • Ou copier la note avec un formatage précis…

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  • …à choisir dans la liste qui s’affiche…

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  • et à coller là où le souhaite…
  • Sans passer par le clavier de Copied, ce qui peut intéresser ceux qui n’aiment pas disposer de plusieurs claviers.

En conclusion

Ces quelques copies d’écran pour rappeler que Copied n’est pas une application compliquée dès lors qu’on se donne le temps de l’analyser ; ne mange pas — encore — les enfants (mais peut leur rendre service dans leurs études ou devoirs…!) ; peut se muer en une puissante base de données pour les personnes qui ont besoin de mémoriser des tas de liens ou notes texte.
Je me suis focalisé sur les URLs car c’est mon quotidien mais à chacun de trouver son propre usage.

Bien entendu, on peut parfaitement se passer de Copied (!!) et n’utiliser que Day One ou Drafts. Ou Pages ou Word. Ou FileMaker Pro.

Mais la force de Copied, c’est :

  • d’être accessible de partout — toutes applications — sous iOS via son clavier dédié
  • Formater (ou pas) la note en sortie… Gain de temps précieux pour moi en Markdown
  • Enregistrer des notes depuis Reeder ou Safari… Mais pas que…!
  • Synchroniser automatiquement ces notes entre iOS et macOS
  • Organiser ces notes en dossiers thématiques
  • Voire, de choisir sa méthode d’utilisation et d’accès aux notes (avec ou sans clavier pour être clair)
  • Ne pas se soucier d’ouvrir une application, un export — Save to Copied — et c’est mémorisé en arrière-plan.

J’en oublie certainement…

Et macOS ?

Ne disposant que de très vielles machines, je n’ai pu installer la version 4 de Copied, version de système oblige.
Néanmoins, pas de souci de synchronisation entre version 2 et 4.
J’envisage à la rentrée (…si elle a lieu) d’acquérir8 une petite machine pour remplacer mon MacBook Pro 17 de 2009 (ou pas).

Voilà, c’est tout !


  1. Je n’ai aucun lien d’intérêt (!!) avec le dévelopeur de Copied, pas plus avec celui de Drafts, etc. 

  2. Lecteur de fils RSS actuellement en version 4 

  3. Drafts ou iA Writer 

  4. urbanbike | Usages | Copied 2 et son nouveau clavier sous iOS… 

  5. Les quatre dernières lettres peuvent être gommées…! 

  6. D’autant plus indispensable que je n’ai que la version 2 de Copied sous macOS, mes machines ne peuvent accéder à des systèmes récents, trop âgées…! 

  7. La suppression des notes devenues inutiles est complexe ! J’ai tendance à conserver ce qui est devenu obsolète… 

  8. Il est clair que ce n’est pas en rédigeant de longs articles dans ce blog peu référencé, sans publicités que je vais amasser de quoi le régler…! M’en fous ! Le plaisir est de partager le (très) peu que je sais…! 

le 09/08/2020 à 11:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Stockage 2020, retour sur une chronique de 2001

J’aurais du attendre 2021 mais serais-je encore là pour l’écrire ?!

dans groummphh | mémoire | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Je n’ai pas eu à m’interroger longtemps avant d’écrire ce court billet, c’est un tweet qui m’a amusé (…et détendu car éloigné des nouvelles catastrophiques de la planète et de ceux qui nous gouvernent…).

Du coup, j’ai recherché ici même ce que j’avais écrit naguère pour 01.net et suis retombé sur ce billet : Stockage 2001, une chronique ancienne mais toujours d’actualité.

Depuis, j’ai enregistré tous les contenus préalablement zippés des centaines de CDROM, Bernoulli et DVD sur un premier disque dur de forte capacité que j’ai dupliqué sur plusieurs autres disques, histoire de conserver des copies fiables.

En revanche, j’avais déjà recyclé depuis des années les CD qui permettaient de livrer nos documents au flasheur1, ce que nous nommions alors nos « Juges de Paix » et qui n’étaient qu’une copie des fichiers de nos missions.

Même si j’ai fermé notre entreprise en 20142, pris ma retraite en 20173, je conserve l’historique de notre activité passée depuis 1984 ainsi qu’une machine capable encore d’accéder à ces archives (un MacBook Pro de 2009).

Ce n’est pas du fétichisme (!!), cela m’a déjà permis de rendre service à un nouveau responsable de la fabrication4 de l’un de nos anciens clients, son prédécesseur ayant supprimé par erreur (j’imagine !) toutes les archives numériques lors de son douloureux licenciement.

Plus prosaïquement de faire remonter des épisodes vécus alors à toute vitesse entre plusieurs missions simultanées !

Maintenant, nos archives tiennent peu de place. Leur prochaine occurrence prendra place sur deux ou trois gros SSD et basta.

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Comment ça c’est le binz…?!

Ultime conseil ? Sauvegardez sur plusieurs supports physiques en plus du cloud…! L’un de ces derniers entreposé dans un autre lieu si possible…


  1. urbanbike | Maquettes et sources numériques 

  2. urbanbike | Décompression | 6 

  3. urbanbike | Décompression | 8 

  4. Bon, j’ai peu apprécié de me faire incendier par le nouveau détenteur du poste et encore moins l’absence d’un moindre merci à l’issue de ma restitution des PDF demandés…! 

le 08/08/2020 à 10:50 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Day One, mon indispensable seconde mémoire…

Tour à tour carnet d’idées, bloc-notes, cahier de balades et plus encore !

dans ailleurs | écrire | grospod | mémoire | usages
par Jean-Christophe Courte

Cela fait quelques années1 que j’utilise Day One (en deux mots), que cette application fait partie, comme Drafts2, de mes outils quotidiens. Et ce, rappel que j’ajoute immédiatement, sous iOS ou sur macOS.

Je l’évoque bien moins souvent que d’autres applications car je l’emploie dans le cadre d’un usage 100 % personnel.

De fait, Day One reste un produit indéfinissable même si je peux lui accoler les termes employés dans le sous-titre. Certes, j’en ai un usage qui va au-delà du simple carnet de voyage dans lequel on peut, par facilité, le cantonner.

C’est d’autant plus vrai que mon usage est différent de celui que vous en ferez de votre côté. Chaque utilisateur de Day One est unique et emploie à sa sauce les fonctions disponibles.

Il y a quelques années, j’ai testé Evernote qui a fini poubellisé avec son contenu. J’ai également utilisé l’épatant Daedalus touch qui a été remplacé sous iOS par Ulysses. J’aurais pu persévérer avec ce chouette système de feuillets (…que j’emploie pour écrire des nouvelles et maintenir à jour un dossier judiciaire) mais Day One s’est imposé en douceur et sans discussion. Surtout sans réel concurrent.

Sa force ?
Inutile d’indiquer une date ou ajouter un titre, le texte et/ou l’image est immédiatement inséré dans une continuité chronologique avec, en fonction des options choisies, la mémorisation du lieu, la température et autres informations météo et, de facto, la date et l’heure. Sans oublier cette possibilité bien pratique d’insérer chaque note dans le carnet ou journal souhaité.

Bon, je ne vais pas vous saouler à nouveau : une recherche dans urbanbike vous permettra de retrouver pas mal de billets explicatifs sur cette application. Néanmoins, quelques précisions…

Découpage en carnets

Avec la version pro, il est assez aisé de créer autant de carnets que souhaité. À condition de ne pas abuser, même s’il est possible de parcourir le contenu de tous les carnets créés simultanément, c’est une solution pour organiser3 ses notes.

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Dans mon quotidien, par tempérament, je n’exploite pas toutes les options proposées par Day One (l’enregistrement audio par exemple). je suis resté aux fonctionnalités qui m’ont séduit au départ, à savoir la gestion impeccable de la chronologie des évènements à partir des notes que j’ajoute mais, bien mieux, des clichés que je prends en dehors de cette application et que j’associe quand j’ai le temps pour le faire.

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Ainsi, en chargeant la version d’iOS 13.6 sur mon iPhone, certains clichés sont remontés à la surface de mon stockage numérique4, souvenirs de notre retour d’Espagne l’an passé avec ses très nombreuses étapes que je n’avais pas eu le loisir de noter

Et, petit miracle à mon niveau, j’ai pu grâce à ces visuels remontés d’on ne sait où, reconstituer ce retour : entre un long arrêt à Burgos pour visiter la cathédrale en cours de restauration, un passage à Oléron puis à Dreux pour laisser notre véhicule en révision, arriver enfin en Bretagne après (!) être descendus en train à Aix-en-Provence à la recherche d’un appartement et changé au retour de véhicule pour cause de pièces non livrées, etc.

Pendant ces trois mois, j’ai posté quelques images sur Instagram (sic !) mais fréquemment en décalage avec les événements qui se succédaient.

Or, pour reconstituer nos déplacements, quasi heure par heure, la mécanique de Day One est parfaite : Day One remet tout dans l’ordre et j’ai pu ainsi reconstituer le fil de nos déplacements avec précision même si j’en avais encore le souvenir mais à quelques jours près !

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Avec cet aspect « ordonné », anté-chronologique (comme ce blog !), pas d’indécision. Day One est notre juge de Paix pour nos nombreuses balades en Espagne : ainsi la mémoire de notre déplacement â Tolède avec un arrêt dans tel restaurant à Ávila parce que l’on se pelait de froid (oui, l’Espagne peut être glaciale surtout sur ce plateau central).

Pas trouvé mieux

Bien entendu, il y a des solutions gratuites ou bricolées à partir d’une application de traitement de texte. Voire « le » carnet papier que l’on remplit au crayon de bois et qui reste l’apanage des vrais aventuriers burinés, ceux qui gerbent sur le numérique infantilisant5…!

Ou encore les réseaux sociaux, espace idéal pour partager vos faits et gestes avec vos amis, votre famille et des tas d’inconnus.

Mais dans ce cas là, rappel, c’est la gratuité qui pose un problème. Le jour où le service disparaît ou est racheté, c’est votre mémoire numérique qui s’efface. Sans oublier que publier6 où vous vous trouvez peut donner des idées à des importuns de venir vous visiter en votre absence !

En revanche, si vous cherchez une solution efficace, Day One est à étudier. Oui, un abonnement annuel sur Day One a un coût mais peut-être est-ce celui de votre confidentialité. Enfin, autant le rappeler à nouveau, vos données sont sur chacun de vos écrans et synchronisés par Day One.

C’est pour cela qu’il ne faut pas opter pour la version de smartphone la plus légère côté stockage. Certes, vos données prennent de la place mais elles sont d’abord chez vous.

Pour info, mon compte pèse près de 10 Go …multipliés par le nombre de mes écrans (4). Ajoutez la version stockée sur le serveur de Day One.

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Dès que je rentre une nouvelle image, un nouveau texte, cette “fiche” est automatiquement synchronisée sur iPhone, iPad et Mac. Seules les images haute résolution restent sur le serveur de de l’éditeur. Et ce, tous les jours…

Souplesse et absence d’angoisse

Du coup, je peux partir une semaine sans connexion7 et conserver sous mes yeux tous mes carnets ainsi que leurs visuels à une résolution suffisante.

C’est uniquement quand je dispose à nouveau d’une connexion convenable que je peux synchroniser en une opération mes notes.

Le confort réside dans cette capacité de me balader avec toutes mes notes sans le besoin impératif de disposer d’une connexion 3 ou 4G.

Quand vous connectez un nouvel écran à Day One, il faudra quelques minutes, voire plus, pour rapatrier l’ensemble de vos données depuis le serveur de Day One. La conservation de ces données n’est pas liée à iCloud mais bien sur une solution propre à l’éditeur.

Carte des visuels

C’est l’un des aspects de cette application qui la rend indispensable. Day One permet de visualiser sur une carte géographique tous les clichés enregistrés, quelle que soit l’année mais également le carnet.

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Dès lors, il est facile de zoomer dans cette carte pour ne prendre qu’une fraction précise et visualiser toutes les photos disponibles.

Cela fonctionne également carnet par carnet mais superposer aisément les images liées à un lieu en oubliant les années est d’un confort remarquable.

Mes propres usages

Hormis mes notes quotidiennes (balades, événements, entretien du logis), Day One à d’autres usages pratiques dans mon quotidien :

  • des graphiques informatifs empruntés à des publications, liens pour mémoriser des infos de passage au lieu de m’échiner a les retrouver plus tard… bref, directement depuis Twitter, l’import d’un document en haute définition pour suivre, un exemple parmi d’autres, la progression du coronavirus dans mon coin…
  • mémoriser mes propres tweets (opération d’autant plus facile que je rédige mes treads dans Drafts et que j’ai à ma disposition des scripts qui me permettent à la fois de publier sur Twitter et Mastodon puis d’enregistrer le tout dans Day One !
  • la récuperation automatique des images postées dans Instagram, plateforme dont j’ai fait un grand usage l’an passé et réduite au minimum depuis juin 2020
  • Des humeurs, idées, réflexions qui me traversent sont également concentrés ici
  • je l’emploie également pour mémoriser des travaux (avec photos de chantier), bien utile pour retrouver une conduite enterrée…
  • sans oublier des tags perso pour retrouver des événements précis dans mes notes
  • …voire les lieux où nous sommes passés naguère…

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La couleur des cercles correspond à des carnets différents…

Unique reproche, l’export markdown actuel !

Dans les premières versions, le markdown régnait, non en maître, mais était actif. On pouvait baliser sans souci.

Puis, peu à peu, j’imagine pour ne pas dérouter les nouveaux utilisateurs, ce pari assumé au départ du balisage s’est fait plus soft, moins « astérisques et code ».

De mon coté, Drafts étant mon traitement de texte de base, cela ne m’a pas géré. Comme ce dernier répond exactement à mes besoins et exporte vers Ulysses, ia Writer et …Day One. En effet, j’écris 95% de mes textes dans Drafts, que je dispose d’un script avec le protocole x-callback-url pour déverser mes écrits dans Day One, mes textes balisés en markdown sont exportés intégralement avec leurs notes de bas de page.

Néanmoins, je regrette un peu cela : j’aurais aimé que l’application continue de proposer dans ses préférences la possibilité de baliser en markdown …ou pas.

Enfin, et c’est l’unique point qui me chagrine, le balisage de Day One ne s’exporte plus en markdown mais au format texte.

Du coup, j’utilise Drafts pour récupérer correctement les liens à défaut du balisage. C’est le seul point que j’aimerais voir s’améliorer dans une version ultérieure !

En résumé

Depuis près de 10 ans, je me suis habitué à noter ou à insérer des clichés chaque jour dans Day One. Avec le recul, je me félicite de l’avoir fait aussi tôt car ma mémoire n’a jamais été parfaite.

Je peux me remémorer des évènements passés grâce aux notes griffonnées, clichés, localisation, rappel des conditions météo, date, heure et lecture de ce qui s’est déroulé avant et après, reconstruire en partie (…avec les biais cognitifs habituels) ces instants.

Bref, chaudement recommandé.
Mais vous n’êtes pas obligés de me croire, testez la version de base (gratuite me semble-il) quelques temps…


  1. depuis août 2011 

  2. depuis septembre 2012 

  3. il manque peut-être une option fusion de carnets pour regrouper sous une seule bannière/carnet les contenus d’au moins deux d’entre-eux… 

  4. souvenirs de tests effectués avec d’autres applications de prise de vue 

  5. et acceptent, à contre cœur, que leurs œuvres soient diffusées au format ePub pour être lues par les gueux sur de machiavéliques smartphones…!! 

  6. vivre dans un bourg avec des voisins qui ont même les clés de votre abri côtier change la donne : ici, pas d’anonymat mais de chouettes surprises comme cette douzaine d’œufs des poules en face ! 

  7. avec la limitation des forfaits téléphoniques préconisés par de jeunes politiques en mal de reconnaissance, ça risque même de devenir une obligation…! 

le 31/07/2020 à 14:15 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Préparer une fiche de lecture avec Marvin 3 et Drafts

…Plus exactement, un export filtré des annotations (ou non)…

dans grospod | lire | mémoire | outils | usages
par Jean-Christophe Courte

Pour ma part, lire un ouvrage m’incite fréquemment à recopier un extrait qui m’amuse ou m’informe. Avec le papier, je me refusais à crayonner même si j’ai du le faire (si, si…!) sur de rares ouvrages techniques.

Mais depuis que je suis passé au PDF puis à l’ePub, je n’ai plus ce souci. Pour le PDF, un simple copier coller de la sélection de texte.

Pour le ePub, j’ai vite déchanté en découvrant la limite en nombre de signes dans Books, limite qui a un peu évoluée mais peu pratique (euphémisme) à mettre en œuvre.

Avec un lecteur de fichiers ePub débarrassés de leur DRM, ça change la donne pour se construire des fiches de lecture pratiques. Et, surtout, l’usage de Marvin 3.

Pour en savoir plus, relire ce long et fastidieux billet : urbanbike | Lire sur Marvin 3 sous iOS

Si ma fille utilise un simple sélection déplacement en mode SplitView de la citation entre Marvin et Drafts, j’étais plus adepte de l’envoi d’une sélection de l’ouvrage dans Drafts mais via un export avec empilement des citations au fil de ma lecture en mode Append.

Dispositif déjà évoqué ici : urbanbike | Usages | Append sur Drafts ou lister dans Copied ?

Et puis Greg nous a proposé ceci dans Drafts : HTML > Markdown | Drafts Action Directory, une action qui n’a rien à voir avec la choucroute… a priori.

Sauf que elle a changé ma façon de préparer mes fiches de lecture : je stabilote l’ouvrage, de A à Z puis, à la fin de la lecture, je m’envoie le tout en une seule opération !

Illustration avec des copies d’écran

Sans revenir sur les options Append ou drag and drop, il y a trois voies supplémentaires pour récupérer globalement nos annotations depuis Marvin 3 !

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Ici, je pars de l’épatant ouvrage signé par Sylvie Claval et Claude Duneton, histoire d’illustrer mon propos. Quand vous êtes sur une page en cours de lecture, les trois voies sont au dessus du texte.

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Empruntons les deux premières. Elles passent nécessairement par l’accès au sommaire… Mais, troublant, il faut immédiatement regarder en bas de page pour accéder à l’un des quatre onglets disponibles…

L’onglet annotations est en bas, le sélectionner puis toucher en haut…

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Désormais vous avez accès à deux options clés : La première permet d’échanger les annotations prises avec une autre version de Marvin (pour ma part avec mon iPad !)

AirDrop est une fonction fabuleuse

La seconde permet un export dans quatre formats dont le HTML sur lequel je vais revenir par la suite.

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On pourrait s’arrêter ici et montrer de suite le script annoncé au début de ce billet. Sauf que non. Marvin offre une troisième voie qui peut intéresser ceux qui utilisent le surligneur en jouant sur les couleurs disponibles.

Retour à un page courante et accès direct à l’icône située en haut à droite…

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Via ce panneau, vous avez accès à plein d’options dont Text-to-speech si vous souhaiterez transformer votre ePub en audio livre. En bas, vous retrouver une option Show journal and annotations qui ressemble à ce que l’on a déjà vu. Sauf que non.

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Je vous fais grâce des options dispo pour ne retenir que le filtre par couleur de vos sur lignages. Si vous ne faites rien, ce sont toutes les couleurs qui seront exportées.

Reste à descendre un peu pour trouver un bouton Export

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Avec une option supplémentaire. Validez HTML

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Toutes les annotations sont exportées. Dans cet exemple, je les expédie vers Drafts. Vous pouvez remarquer que Marvin a écrit proprement le code HTML

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Reste plus qu’à activer le script et à prévisualiser le rendu ! Drafts ne visualise que le début et vous demande de valider l’option pour finaliser le traitement :

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Copier le texte en markdown, replacer le code HTML ou créer une nouvelle note ? Pour ma part, c’est la dernière option que je sélectionne. Drafts termine alors le travail et m’affiche ma fiche de lecture en mode antechronologique, avec l’horodateur et même la couleur de mon surlignage.

Voilà pourquoi j’aime tant Drafts que Marvin 3.

C’est tout !

le 25/06/2020 à 15:15 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

de Drafts vers Ulysses sous iOS | 2

Illustration

dans écrire | mémoire | usages
par Jean-Christophe Courte

Je reviens quelques secondes sur un billet précédent, urbanbike | de Drafts vers Ulysses sous iOS, que je complète de quelques copies d’écran.

Le confinement puis le retour des pollens (!!) me permet de réfléchir et de ranger.

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Naturellement, c’est Day One qui récupère dans la foulée tous mes billets (il faudrait que je me décide à écrire un long billet sur cette app qui a remplacé depuis des années un truc nommé… Evernote)…

Néanmoins, j’apprécie de les ranger également dans Ulysses (…c’est mon côté pas tous les œufs dans le même panier).

Et là, c’est devenu encore plus simple du fait même de l’existence de ce script épatant — mais propre à Drafts — que je l’avais indiqué ici …sans illustrer mon propos.

Alors, en trois écrans…

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  • une fois les tags ajoutés, un simple appui sur le script adéquat…

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  • le billet se range à sa place…

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  • Avec les tags en question…

C’est tout.

le 18/05/2020 à 14:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Certaines années comptent triple…

…et quelques jours restent gravés dans nos mémoires

dans ailleurs | mémoire
par Jean-Christophe Courte

Après près de dix-huit mois à changer pratiquement chaque semaine d’horizon, j’apprécie d’être confiné1 dans notre port d’attache breton. Dès qu’il sera possible de nous balader à nouveau, accompagner notre fille pour boucler sa dernière année de master, rejoindre notre fils dans une ville européenne, je lèverais (nous léverons…!) les voiles sans problème.

Mais, en attendant, je goûte chaque jour de cette longue escale avec les routines qui l’accompagnent, la sortie d’une heure quotidienne, les prises de vue avec le post-traitement2 dans la vieille version de Lightroom3.

Si j’ai un soupçon de vague à l’âme, il me suffit de parcourir mes notes (numériques car collectées avec des clichés dans Day One journal + mémoire). Mes souvenirs se rafraîchissent instantanément.

Ainsi deux journées mi-Avril de l’an passé.

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  • Rassurez-vous, peu de photos dans ce billet…

Un récit parmi d’autres

Après un long périple autoroutier depuis Aranjuez4, nous sommes arrivés à Grenade dimanche 14 mars dans une ville interdite aux voitures, semaine sainte5 oblige. Nous avons eu la chance de rejoindre sans aucune difficulté ni contrôle de police une place de stationnement dans un parking (Garaje Trexa Plaza Compos) que j’avais réservé par le biais de notre hébergement.

Une place au sous-sol avec accès par une rampe unique et stationnement du Jeep au chausse-pieds entre deux maigres piliers en béton. C’est dans ces cas là que j’apprécie la direction assistée et les radars de recul, un peu moins la taille de notre vieux véhicule…!

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  • en jaune, l’hébergement ; en rouge, l’emplacement du parking…

Coté hébergement, nos avions réservé6 deux piaules7 Calle de los Damasqueros dans le Nest flats Grenada8 situé dans la vieille ville, quasi au pied des escaliers permettant de monter directement vers l’Alhambra, dans le quartier du Realejo.

La suite nous démontra que nous avions eu un sacré nez car nous étions du bon côté pour éviter d’être coincés par les nombreuses processions qui se déroulent l’après-midi et le soir.

Le plus compliqué fut d’utiliser le système d’identification numérique (!!) pour récupérer nos clés après scan de nos pièces d’identité, etc. Heureusement aidés par une jeune espagnole sympathique à la réception …et notre traductrice personnelle, Aurélia.

Bref, deux chambres impeccables et silencieuses, genre appart’hôtel.

Le temps de déposer nos maigres bagages, nous sommes repartis tous les quatre à l’assaut des collines qu’Aurélia et Béatrice connaissaient déjà.

Mes propres souvenirs datant de plus de trente ans, à une période où il faisait tellement chaud que l’on appréciait de dormir dans le parador de la Sierra Nevada9 proche !

Inutile de rappeler que Grenade, ça monte et ça descend…! Nous emprunté un nombre époustouflant de petites rues et d’escaliers pour nous balader vers la Mezquita de Grenada sur la colline de l’Albaicín10au dessus du Rio Darro en nous laissant porter par nos envies et souvenirs. Avec des vues splendides sur l’Alhambra, bien entendu…

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Au retour, nous avons croisé, vu, entendu plusieurs processions impressionnantes en regagnant difficilement notre hébergement via les rues et ruelles bondées. Je ne sais pas si c’est affaire d’habitude, mais il est assez facile de se repérer dans Grenade. Au pire, coincé, on fait demi-tour et on essaye le voie suivante…

Le lendemain, lundi 15 avril, visite de l’Alhambra en plusieurs étapes (nombreux billets réservés dès février) avant de revenir une seconde fois l’après-midi pour finir par la visite des somptueux jardins et palais Nasrides.

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  • Sachant que l’une des processions emprunte la rue en jaune, la position de notre hébergement était parfaite…

Petit-déjeuner tous ensemble dans notre chambre et départ tôt vers l’Alhambra11. Montée des escaliers à 100 mètres de là puis, 20 minutes plus tard, exténués, nous pénètrons dans les jardins.

Une armée de jardiniers s’active et quel silence hormis les oiseaux et un écureuil qui traverse une allée ombragée.

Bon, c’est bien moi (!!) qui, choisissant un mauvais itinéraire, nous a conduit au bout de 15 minutes à faire demi-tour pour (re)démarrer la visite dans le bon sens entre des groupes arrivés entre-temps. Heureusement, des moments de latence avec moins de monde pour profiter des lieux.

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En effet, nous prenons notre temps, n’hésitant pas à nous arrêter, nous poser et contempler le paysage et les détails de l’architecture, les astuces d’irrigation pour alimenter les jardins. Et les vues sur Grenade qui, le matin, sont somptueuses.

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Nous poursuivons avec le Patio circulaire du Palais de Charles Quint12 dans une très belle lumière et (…relativement) peu de monde…

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Après cette longue visite, fourbus, nous sommes redescendus à l’hébergement pour déjeuner13 après quelques courses si je me souviens bien.

Après une rapide sieste, nous sommes partis dans la ville même faire un tour et consommer quelques pâtisseries et nous rafraichir non loin de la Cathédrale de l’Incarnation14.

Dans l’après-midi, nous sommes remontés à l’Alhambra pour visiter les autres jardins dont l’Alcazaba avant d’enchainer enfin (!) ces autres lieux clés pour lesquels nous étions venus, les Palais Nasrides15 avec la cour des lions, etc. Bon, là, autant le dire, c’était blindé mais supportable (et pas trop étouffant).

Visite encore plus chouette que dans mon souvenir d’il y a trente ans, même si, à cette période là, nous les avions visités quasiment sans touristes, étant les premiers le matin à y pénétrer en arrivant de la Sierra Nevada et distancé rapidement ceux qui nous suivaient.

C’est à la fin de cette dernière visite de 18:00 des Palais Nasrides que nous avons appris que Notre-Dame16 flambait.

Inutile de décrire ce que nous avons ressenti sur le moment. Soulagés d’être ensemble17.

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  • C’était ici-même…

Le soir, nous sommes redescendus par la Cuesta de Gomérez pour trouver un restaurant au lieu de passer directement par les escaliers de la Cuesta Del Realejo.

Idée totalement illusoire dans les fumées et chants des processions, les rares établissements ouverts avec des files d’attente.

Nous avons décidé d’acheter de quoi dîner chez un traiteur italien, Cacho & Pepe18, une petite boutique repérée par Josquin, Calle Colcha.

Pour noyer notre émotion, nous avons acheté du vin et plusieurs types de lasagnes (excellentes), le tout servi par deux personnes adorables, touchées par ce qui venait de se dérouler à Paris (…de la force d’internet, tout le monde est informé en direct de tout dans le monde via son portable).

Du coup, il a fallu se glisser à nouveau sur les trottoirs étroits de la Calle Santa Escolástica en longeant la foule contemplant la procession pour rentrer à notre hébergement.

Une fois arrivé, nous nous sommes rendus compte qu’il nous manquaient des desserts.

Josquin est retourné chez notre petit traiteur (…désolé mais la boutique est réellement minuscule…!) et est revenu avec ces derniers.

Sauf qu’il restait à les payer car il était parti dans l’urgence sans sa carte de crédit (…notez la confiance des gens qui nous avaient vu quelques minutes avant…!).

Josquin et moi sommes ressortis 45 minutes plus tard pour régler. Le temps, une fois de plus, de vivre de près la procession, ses chants, les tambours, les trompes, les lourds chars décorés et portés par des paires d’épaules, les effluves d’encens mais, surtout, de tomber dans un piège !

Guiseppe, l’adorable patron italien, était arrivé dans sa boutique et nous a pris illico en sympathie (il parle français, a vécu à Lyon). Pour célébrer ensemble ce triste événement, il nous a servi un premier verre de vin, puis un second car il fallait absolument goûter tel autre cépage. Heureusement que mon fils a nettement plus de capacités que moi à les boire et à les supporter !

Un second verre de blanc suivi d’un nouveau verre de rouge, très difficile de refuser quoique ce soit à Guiseppe (que j’embrasse, un cœur en or…!).

Après l’avoir remercié dix fois, nous sommes finalement rentrés après avoir longé une dernière fois la longue procession qui se terminait19. Enfin, non, nous l’avons entendu tard dans la nuit

Note de fin : Je n’étais pas ivre (…je ne faisais pas encore la promotion de l’eau ferrugineuse…!), simplement terrassé par cet abus de vin — je bois très peu — mais surtout par la nouvelle de l’incendie. Je n’ai eu aucun souci pour m’endormir, ce qui était nécessaire car nous reprenions la route dès le lendemain matin pour Cordoue, avant que la ville soit à nouveau bouclée dès 12:00.

Néanmoins, avant de m’endormir, j’ai visionné une demi-douzaine de fois l’effondrement de la flèche de Notre-Dame, lu les témoignages des parisiens qui étaient présents (merci Twitter) …comme si je n’arrivais pas à croire la réalité de ce qui venait pourtant de se produire quelques heures plus tôt.

Voilà…


  1. urbanbike | Confiné sur une île, pléonasme… 

  2. À l’aveugle, vue les tribulations chromatiques de l’écran 

  3. Version 5 d’avant les abonnements sur mon vieux MacBook Pro 17” de 2009 

  4. Aranjuez — Wikipédia 

  5. Semaine sainte — Wikipédia 

  6. …dès le début février en arrivant à Salamanca pour un semestre 

  7. souvenir que la période de la semaine sainte est particulièrement recherchée et qu’il faut réserver très longtemps à l’avance. Déjà eu une chance incroyable de trouver deux chambres dans le même établissement à cette période. 

  8. Nest Flats Granada 

  9. Sierra Nevada (Espagne) — Wikipédia 

  10. Albaicín de Grenade — Wikipédia 

  11. Alhambra (Grenade) — Wikipédia 

  12. Palais de Charles Quint (Alhambra) — Wikipédia 

  13. pour info, il y a une supérette du groupe Supermercados Covirán Calle Molinos (angle Cuesta de Los Vergeles), c’est à dire à peine à 100 mètres de l’hébergement situé Calle de los Damasqueros

  14. Cathédrale de l’Incarnation (Grenade) — Wikipédia 

  15. Palais nasrides de l’Alhambra — Wikipédia 

  16. Cathédrale Notre-Dame de Paris — Wikipédia 

  17. Pour mieux comprendre, Josquin bossait pas loin et la cathédrale faisait partie de son environnement urbain quotidien. 

  18. Restaurant italien en plein cœur de Grenade - Avis de voyageurs sur Cacho & Pepe, Grenade - Tripadvisor 

  19. Oui, une procession ne se réalise pas en 10 minutes : les chars et plateformes sont portées par de jeunes hommes et il leur arrive aussi de se blesser tant la charge supportée est lourde. Dès lors, la procession avance par petites étapes de quelques minutes pour faire 50 mètres si tout va bien. 

le 17/04/2020 à 09:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

À l’usage | Day One, un épatant carnet de voyage sous iOS

Photos, textes, audios, vidéos et météo locale, entre autres…

dans ailleurs | dans mon bocal | mémoire | usages
par Jean-Christophe Courte

Attention : possibles traces d’ironie en introduction…

N’était pas un écrivain voyageur habitué à coucher en pattes de mouche mes réflexions sur un carnet papier fatigué (…à l’aide, cela va sans dire, d’un crayon de bois rogné avec les dents), mais un simple quidam inféodé aux écrans (!), je persiste à me servir de Day One journal + mémoire… Sur mon iPhone1… Mais pas que.

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Je ne vais pas développer à nouveau toutes les raisons qui m’ont conduit à faire le choix de Day One (…accessoirement retrouvez mes arguments via une recherche sur ce blog…) mais revenir aux usages, à mes usages pour être précis…

Comme je l’ai moult fois rappelé, le seul écran qui m’accompagne jour et nuit (…la nuit pour écouter des podcasts, lire des fichiers ePub ou me servir de réveil au petit matin…) est un iPhone, un iPhone 11 Pro Max actuellement.

Si mes déambulations restent modestes, urbaines la plupart du temps, j’apprécie de conserver notes et date de ces balades. Je pourrais me contenter de Ulysses, voire de Drafts, deux applications que j’apprécie particulièrement… Mais d’un naturel paresseux, je prends la plupart du temps un ou quelques clichés…

Et c’est ici que Day One reste incomparable…

À partir d’une image capturée par l’iPhone, — et donc géolocalisée et horodatée — créer une entrée dans ce carnet de voyage numérique est d’une simplicité incomparable.

Je l’importe et ce sont les données de l’image qui vont ajouter chronologiquement une nouvelle note, mémoriser l’emplacement de la prise de vue, rappeler la météo locale, afficher une carte.

Et, si je le souhaite, sur l’instant ou plus tard, compléter ce cliché de quelques notes saisies au clavier…

Instagram pour les amis, Day One pour moi…

Je ne me prive pas de cette simplicité extrême même si j’emploie en parallèle2 Instagram.

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Or, plus fort encore, Day One va chercher toute nouvelle entrée dans ce compte Instagram, la rapatrier sous la forme d’une nouvelle note dans mon carnet de voyage.

Je l’ai dit, je suis paresseux.

Bref, Instagram — et l’envoi de chaque entrée vers Twitter — comme signe de vie à l’intention des amis mais sans géolocalisation précise, sans la date et l’heure de mes clichés.

Ces informations, seul Day One les possède car elles sont personnelles tout comme les notes que j’ajoute.

Des entrées automatiques ou volontaires

Du coup, mon carnet de notes numériques se remplit régulièrement de clichés, associés (ou non) de quelques notes saisies en marge.

Mon équipement de nomade urbain se réduit à cet unique écran, à la fois bloc-notes, appareil photo, boussole, billets de train, dictionnaire, grenouille météo, cartes topographiques…

Plus tard (…comprendre, le soir ou quelques jours après), au calme3, je reprends ce carnet numérique que j’édite, complète, réécrit les entrées, la photo ou les photos associées me restituant le contexte de chaque événement.

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Quand mon iPad est disponible, c’est dans Nebo que je reprends mes notes puis les copie colle dans Day One.

Mais cela peut aussi s’effectuer sur mon antique MacBook Pro de 2009 (…même si la version embarquée de Day One est obsolète et ne me permet que de créer de nouvelles entrées).

Connexion. Ou pas…

Car Day One est bien un carnet que l’on peut synchroniser au moment souhaité : pas nécessaire d’être relié à l’internet en permanence.

C’est uniquement en présence d’une connexion que le contenu de Day One sera synchronisé vers le serveur de l’application puis, dans un second temps, redistribué vers les autres écrans connectés à mon compte. Mais si j’ai modifié une note sur un autre écran (sur l’iPad notamment), c’est bien la plus récente qui sera prise en compte, CQFD.

Cela veut dire que je peux nourrir à tout instant mon carnet sur mon iPhone et que mes notes seront à nouveau synchronisées4 si le réseau est disponible, 4G ou internet.

Les textes sont synchronisés en premier lieu, les photos demandant plus de bande passante.

Day One supporte également les notes audio et vidéo mais j’ai peu exploré cette option (une douzaine de vidéos à ce jour).

Simplicité d’emploi

Voilà pourquoi j’emploie depuis tant d’années Day One, application qui a su se transformer, évoluer …sans jamais perdre5 une seule de mes notes.

S’il est naturel de rechercher en permanence la meilleure solution, se laisser séduire par les descriptions miraculeuses du dernier produit annoncé, il ne me semble pas inutile de rappeler qu’il existe déjà des applications qui fonctionnent, qui ont de la bouteille, du recul et font bien moins de bruit.

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Alors, oui, cette solution a un coût pour l’utiliser à fond mais elle vous permet de nourrir votre carnet depuis iOS comme depuis macOS. Et de synchroniser ce carnet sur tous vos écrans, de ranger vos notes dans des dossiers précis, etc.

Bien entendu, il y a d’autres solutions mais je n’évoque que celle j’apprécie et utilise à titre personnel.

Pour finir, ma propre version de Day One consigne plus de 11 111 notes au moment où je termine ce billet (…comprenant 13 043 visuels) pour un total de 2798 jours…


  1. urbanbike | Voyage, sac à dos et …iPhone 

  2. vu les derniers rebondissements, je sens que cette fin d’année est le moment propice. Sans oublier que limiter les réseaux sociaux est aussi l’assurance de plus de calme intérieur ! 

  3. sous une toile de tente, au coin d’un poêle dans une cabane en rondins imaginaire mais plus vraisemblablement dans un lit à la lumière d’une LED…! 

  4. contrairement à Drafts ou autres, Day One utilise son propre cloud et stocke les clichés en haute définition. 

  5. pour autant que je m’en souvienne…! 

le 27/12/2019 à 11:25 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?