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Calendrier partagé + Things 3 sous iOS 11

Un double flux d’activités pour ne plus se laisser déborder… En théorie…!

dans bosser n’importe où | dans mon bocal | grospod | mémoire | usages | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Prolégomènes : J’emploie de moins en moins mon antique MacBook Pro de 2009. Or Things 3 fonctionne parfaitement sur ce dernier et dons sur Yosemite, synchronise mes éléments avec mes écrans iOS. Je le précise car ce billet peut sembler orienté iPhone et donner l’impression que cela ne marche que sur cet écran.
Que nenni !

Quand on découvre ce type d’application, on se dit que c’est un peu tard (quoi que !) mais qu’il s’agit assurément du genre d’outil qui m’aurait été bien utile …il y a quelques décennies !
Néanmoins, ayant pas mal de temps à disposition à défaut d’autre chose, j’emploie Things pour optimiser ma liste de choses à réaliser ; liste qui, généralement, était griffonnée sur le dos d’une enveloppe …que j’oubliais tout aussi vite d’emporter avec moi.

Le plus astucieux est de regrouper toutes ces petites listes de trucs à faire sous un seul outil. Or, je l’ai écrit quelque part, le iPhone grand écran me suit au quotidien pour des tas de raisons et Things se juxtapose, voire se fond avec d’autres applications dont Drafts.

De la liste de courses aux projets plus ardus

Sans immédiatement employer des mots connotés genre “gestion de projets” qui ont un arrière-goût d’entreprise, Things permet très simplement pour un utilisateur individuel1 de maintenir et annoter une liste de trucs à faire qui peuvent aller d’un coup de téléphone à passer à un suivi de préparation d’un évènement/projet/vacances en passant par des thématiques universitaires, etc.

Mieux encore, de suivre leur achèvement soit en cochant leur réalisation, soit en aiguillonnant l’utilisateur via des rappels quotidiens…!

En gros, Things vous rappellera ce que vous allez lui confier avec les échéances souhaitées (mais souplement, c’est toujours vous qui décidez…!).

Bref, autant d’usages que d’utilisateurs.

Un calendrier commun dans Fantastical

L’idée de base est de ne pas surcharger un calendrier partagé en conservant dans Things chacun nos petites affaires…!!

Pour notre part, nous utilisons Fantastical 2 pour iPhone - Calendrier et Rappels pour nourrir un calendrier commun (sorties, anniversaires, cours, horaires d’un train, du dentiste, etc) et ce sont bien les donnés d’un Calendrier commun qui sont partagées ainsi, nous permettant de savoir ce qui se déroule pour tel ou tel sans avoir besoin de poser de questions.

Mais si nous devions individuellement ajouter, chacun, nos petites tâches à conduire, ce serait vite lourd

Un flux de tâches à mener individuellement dans Things

Things permet de visualiser à la fois les infos communes de ce calendrier partagé et d’y superposer nos trucs à faire…

Là, plus de partage, chacun a sa propre version de Things et s’organise comme il le souhaite.

Pour illustrer succinctement ce propos, voici une série de copies d’écran…

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  • À gauche | mon programme du jour (dimanche, activité assez faible) avec rappel du calendrier partagé en haut (non, je ne cavale pas entre Paris et Versailles, je ne me suis pas rendu à la Philharmonie…)
  • À droite | je me permet de rappeler l’existence d’un widget qui permet de ne pas lancer Things tout en consultant la liste de trucs à faire.

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On peut utiliser Things sans se créer de projets (cf. la partie dans le cercle orange)… Ou, inversement, en organisant des thèmes (cercle vert) variés. Et bien entendu toutes ces informations sont synchronisées entre les écrans.

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L’astuce proposée par Things est de lister à la fois les infos communes du jour (calendrier) et les tâches à venir (que l’on peut exécuter de suite si on a du temps…!)

Créer une nouvelle tâche (genre : activité, idée, machin à ne pas oublier…) s’effectue très simplement en appuyant sur un gros cercle bleu avec un signe plus assez, heuuu, visible…

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Titre de la tâche à accomplir suivie d’une petite note explicative moins énigmatique et de quelques options… dont l’attribution d’un mot clé.

Dans mon cas, ce mot clé est trop souvent redondant avec le nom de mes projets. Things offre pour le coup pas mal de souplesse, choisir entre domaines et mot-clés. Ou employer les deux, CQFD.

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Une date de rappel est souvent pratique (On peut ajouter un délai, une heure, utiliser au sein d’une tâche une **liste à cocher **mais ceci a déjà été évoqué dans un précédent billet)

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Si les tags sont pratiques, je préfère organiser cela dans des domaines (d’activités) qui, eux-mêmes, se remplissant de projets. Ces projets peuvent être actifs ou totalement fantasmés !

Il suffit de choisir dans quel dossier placer la tâche…! Et hop…!

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Cela s’affiche sous la tâche et un appui long du doigt permet de se rendre ensuite directement dans le projet complet…

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Tous les contenus d’un projet sont faciles à réorganiser…! Changer une date. Voire se laisser du temps…! Un jour…!

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C’est la condition que je préfère…! Le cercle devient pointillé et la tâche prévue se fera peut-être. Ou jamais…!

Tiens, du coup, au lieu de publier ce billet le 27, ce sera pour demain 25 vu que je viens quasiment de le finir au lieu d’être au soleil…!

Je vous laisse y réfléchir — j’espère ne pas trop vous avoir embrouillé — pour votre usage…!


  1. Mais pas que : en partageant la synchro entre deux écrans appartenant à deux personnes différentes, cela peut être redoutable vu que la synchro est chez Things, je le glisse ici. 

le 25/09/2017 à 07:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Chouette, les CD et DVD tiennent dans la durée…

…mais avez-vous encore de quoi les lire ?

dans groummphh | mémoire | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Il y a une quinzaine d’années, l’archivage était une obsession chez tous les graphistes et acteurs de la PAO.
Avec des volumes de stockage de nos disques durs assez limités, sauvegarder un nombre conséquent de fichiers par mission était une tâche fastidieuse et coûteuse.
En effet, nous ne conservions pas que les éléments de base du document final mais les différentes moutures, versions (…preuves de notre intervention mais aussi possibilité de répondre — si, si…! — à un brusque changement d’humeur du client optant pour une version qu’il avait écarté quelques jours, semaines, mois plus tôt !).
Sans oublier les photomontages pour illustrer la couverture ou les nombreux clichées et figures d’un long document.
Et, bien entendu même si le pli ne fût pas pris immédiatement, le PDF de fabrication, souvent en nombre quand la valeur du dos bibliothèque variait suite à un ultime changement de main du papier chez l’imprimeur.

Comme c’était l’époque des disques à plateaux (…et non des SSD), on dupliquait, gravait très (trop…?) souvent un CD avec toutes les missions en cours. C’était des sauvegardes d’étape.

Ceux qui n’ont jamais perdu (et donc refait) suite à une défaillance du matériel un job complet1 ne peuvent pas comprendre notre quotidien et l’état d’esprit d’alors !

Collection de galettes…

C’est ainsi que je conserve — pour quelques temps encore — une valise en aluminium remplie de galettes (CD et DVD), elles-mêmes copies de missions archivées naguère sur des Syquests, des Bernoullis ou encore issues de bandes magnétiques de type DAT. Tout n’a pas été conservé, notamment mes premiers bouquins saisis sur Mac, c’est-à-dire une dizaine de livres de formation (les cordonniers les plus mal chaussés, etc.).

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En effet, les lecteurs de Syquest, de disques souples Bernoulli, de Zip, Jaz, DAT et compagnie ont fini, eux, par disparaître, faute de connexions SCSI (…câbles et bouchons !).

Relire cette chronique urbanbike | Stockage 2001, une chronique ancienne mais toujours d’actualité.
Et pour comprendre la révolution que fut en son temps l’arrivée du format PDF, cet autre billet, urbanbike | .pdf, mode d’emploi [1].

Bref, les seules à survivre à l’heure du cloud sont ces galettes.

Mais pour combien de temps !? Les ordinateurs portables ne sont quasiment plus équipés de lecteurs…!

Pour mémoire, le FTP a remplacé les navettes des coursiers…

L’usage des CD a fini également par se perdre. Peu à peu, la transmission des fichiers s’est dématérialisée (avec, comme conséquence assez rapide, la disparition de compagnies de coursiers sur deux roues…), les précieux fichiers étant expédiés, non plus sous forme de CD2 avec quelques PDF, mais via FTP.

Cela permettait de plus aux fabricants de vérifier la conformité des fichiers, de demander à réception ou dans l’heure une correction. Puis de transmettre directement à leur flasheur ou imprimeur le dossier numérique d’un ouvrage.

Bien entendu, les services de fabrication ont pris de suite l’excellente habitude de stocker en interne ces dossiers en vue d’une réimpression, c’est devenu la norme chez tous les grands éditeurs avec qui nous avons bossé…

Puis, comme les capacités des disques dur ont augmenté (…et leurs prix ont fini par chuter), nous sommes tous passés à la multiplication des disques durs dans nos studios… Et le CD comme le DVD sont devenus anecdotiques…

Note de fin : inquiétant de découvrir chez ces éditeurs que nos PDF archivés de longue date sur leurs systèmes3 s’amusent également à disparaître alors que, contractuellement, nous leur avions — de facto — livrés ces précieux fichiers (…sinon, l’impression n’aurait pas eu lieu, CQFD…! Et nous n’aurions pas été payés…).


  1. urbanbike | Mais sauvegardez bon sang !!! 

  2. Et ces CD que l’on gravait plusieurs fois, qui transportaient les précieux PDF chez le client, eux ont réellement disparus : je me souviens les avoir mis à la benne en 2015

  3. Je veux bien perdre un peu de temps mais pas trop : pour les miracles, je ne suis pas certifié surtout quand mes propres disques perdent leurs connecteurs. Et quand on me redemande 17 ans après des fichiers (sic…!). Relire urbanbike | Décompression | 2… 

le 11/09/2017 à 20:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Liste de course répétitive avec Things 3.1

En passant

dans dans mon bocal | mémoire | pratique
par Jean-Christophe Courte

Comme Things a reçu une mise à jour ce soir, juste deux trois petits trucs basiques qui vous ont peut-être échappé…

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Un simple copier-coller depuis votre traitement de texte favori peut vous faire gagner du temps, si, si…

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Entrez le titre de l’entrée puis appuyez en bas sur l’icône Liste…

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Comme vous avez des paragraphes dans votre presse-papiers, profitez-en… Hop, c’est fini… Ajoutez une note, une date, des tags…

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C’est donc à faire demain mais aviez-vous vu la fonction Répéter…

À suivre…

le 03/07/2017 à 20:50 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Day One, abonnement Plus versus Premium

Rappel : rien ne change pour les utilisateurs possédant déjà l’app avant cette nouvelle option

dans ailleurs | dans mon bocal | grospod | mémoire | usages | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Merci pour les retours via twitter ou par courriel. Mon billet précédent – urbanbike | Pourquoi je vais souscrire à l’offre Premium de Day One – n’a pas vocation à convaincre qui que ce soit, je partage simplement mon point de vue.
Bref, si vous me faites l’amitié de passer une tête de temps à autre, vous savez – malheureusement ! – que j’aime bien revenir (voire… m’expliquer !) sur mes choix.

Je reste néanmoins surpris par la violence de certaines réactions de rejet de l’application Day One suite à l’annonce de l’option Premium.

Je suis allé vérifier sur l’écran de ma fille et son propre Day One affiche qu’elle dispose d’une version Plus. Bref, ça ne change rien pour l’utilisateur habituel1 d’avant l’arrivée de Premium …me semble-t-il.

J’allais ajouter tempête dans un verre d’eau car ceux qui pourraient accessoirement hurler sont tous ceux qui n’avaient pas encore acheté l’application !

Pour ma part, comme je l’avais annoncé, je suis passé en version Premium (je vous rappelle que c’est un abonnement qui fonctionne au mois ou à l’année), je le teste même si mes quasi 5 Go de photos n’incitent furieusement à persévérer dans ce choix.

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  • Or j’ai fait un dernier test avant de publier ce billet : une photo prise avec l’iPhone (3024 x 4032 pixels) puis employée telle dans un billet de Day One, synchronisée via le cloud de l’éditeur sur Day One dans mon iPad Pro, pouvait elle être récupérée plein format…? Et finir sa course dans l’album de mon iPad…? Oui et non…! Oui, la preuve ci-dessus mais la résolution de l’image a été réduite à 1575 par 2100 pixels… Le but n’est pas de se substituer à du stockage d’images…! Mais ça dépanne… Faut pas rêver non plus…!

Du coup, je révise mon idée de reprendre un abonnement plus large chez DropBox se discute, vu que l’offre de Day One comble en partie mon besoin du moment. Mais ça reste ouvert…!

J’ai encore quelques questions aux développeurs (vous pouvez les poser également en direct via la roue crantée via préférences et en regardant dans les options liées au support).

Pour info, tout est développé en anglais ici : Day One Premium FAQ | Day One Help. J’ai néanmoins évoqué l’idée d’un abonnement tribu auprès des dévs et on échange sur ce sujet. Je souhaite lier et partager avec ma famille mes propres carnets d’autant qu’ils ont nettement plus de chance de me survivre, que certains carnets leur sont destinés, comme ceux des voyages – pas si lointains – effectués avec eux.

Un pari sur l’avenir…

L’éditeur de Day One existe depuis près de six ans2, le boulot abattu est impressionnant, a été salué par Apple, etc.

Aussi, en usage sur mes écrans depuis 2011, je fais le pari que l’application va perdurer.

Simple utilisateur, j’ai apprécié les diverses évolutions, les modifications d’interface pour améliorer le fonctionnement. L’abonnement ne me pèse pas comme une contrainte (même si je vais réduire ma conso de chocolat…) mais plus comme un investissement. Ici pas encore d’actionnaires mais juste une bande de copains qui a mis sur pied un chouette produit.

Bref, de facto, l’attelage actuel me convient même si je préfère, la majeure partie du temps, écrire dans Drafts - Quickly Capture Notes, Share Anywhere!. Cette dernière application me sert à tout, même à rédiger mes tweets et dispose d’actions indispensables, complémentaires à ce que me propose Day One. Greg, le dév de Drafts ne propose pas d’abonnement mais vous pouvez l’aider autrement !

Aussi j’ai nettement plus envie de souligner les points que je trouve indispensables – pour mon usage – dans Day One :

  • entrées chronologiques : je ne me pose pas de question, je crée ou j’expédie depuis Drafts et hop, c’est le jour et la date (que je peux modifier…) qui est prise en compte
  • ajout immédiat des infos de localisation, le nombre de pas effectué et la météo, voire la musique écoutée (jamais utilisée) : pratique en balade (et liée à l’image insérée si je le souhaite), une manière de garder en mémoire en plus des données accessoires comme la température qu’il faisait, etc. Et l’app affiche sous chaque billet une carte bien utile.
  • une photographie comme entrée unique : même si je le fais moins, c’est pas mal non plus de garder des clichés d’une journée entre quelques billets horodatés et localisés.
  • jusqu’à dix photos par billet : pas inutile et l’une des raisons de l’inflation de mon volume de stockage (4,75 Go comme indiqué ailleurs pour mon seul usage)
  • tags : qui servent pour les exports (me sortir toutes les entrées avec tel tag entre tel jour et tel autre)
  • journaux multiples : j’en ai créé, viré car on a tendance à se lancer dans des tas de directions. Pour un gros récit, Day One peut fort bien s’employer même si Ulysses me semble plus judicieux dans ce cas précis.
  • Markdown : on insiste pas, Markdown avec notes en bas de page.
  • Exports PDF, texte et impression de livres : l’impression de livres papier à quelques exemplaires arrive (réservé aux USA pour le moment) mais c’est une excellente idée, sortir un bouquin avec photos en couleurs de son voyage dans telle partie du monde, (ou en Bretagne) chouette…
  • synchronisation sur le cloud : pas assez mis en avant par l’app, vos données sont sauvegardées quotidiennement.
  • synchronisation Day One : cette synchro avec toutes nos photos passe par le cloud de l’éditeur et ça fonctionne rudement bien.
  • encodage : c’est la fonction ultime, la possibilité de protéger par un mot de passe ses journaux sur le serveur de Day One. J’avoue ne pas avoir regardé encore.
  • Touch ID : pas gadget ! Confort quotidien.
  • J’en oublie…!

J’en oublie comme le couplage avec le calendrier qui permet de rajouter un événement oublié et les photos qui vont avec, les actions avec IFTT, etc. J’aimerais, pour ma part, disposer d’une carte des déplacements comme je peux l’avoir avec Moves et donc la possibilité de me souvenir des rues empruntées dans une virée urbaine.

Quelques écrans et explications…

Bon, comme ce billet devient indigeste…

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Bref, c’est un abonnement Premium, histoire de voir…

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Le poids des mots, le choc des photos…? Chez moi, c’est de plus en plus l’inverse…

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La possibilité (un de ces quatre) d’imprimer un bouquin papier depuis un journal…

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Un paquet d’options que j’utilise pas ou au minimum…

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Pour les fondus d’automatisation, un oeil sur quelques options de IFTTT…

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Les exports et la double sauvegarde…

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Car cette option de sauvegarde sur iCloud ne concerne que les textes alors que le reste (mes 4,75 Go d’images par exemple) est synchronisé en permanence chez Day One

Bref, l’app est nettement plus complexe que le pensent nombre d’utilisateurs…

Voilà, c’est dit à nouveau…


  1. If you have already purchased Day One (version 2.0 and later), the features you currently have will always be yours to use without any additional cost. This includes encrypted sync, ten journals, multiple photos per entry, and all ongoing maintenance updates and improvements. 

  2. lire About | Day One 

le 03/07/2017 à 17:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Pourquoi je vais souscrire à l’offre Premium de Day One

Corollaire : que valent les bribes de nos vies ?

dans ailleurs | dans mon bocal | grospod | mémoire | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Depuis août 2011, j’utilise Day One (…que j’orthographiais alors DayOne).

Je reconnais sans peine que le principe originel — un seul journal sans photos avec un balisage Markdown et une synchronisation non propriétaire — m’avait séduit. Mieux, cette rusticité ne convenait.

Retrouver de plus le même contenu sur iPad, iPhone et Mac, un total bonheur1. Et surtout, pas besoin de titre, la chronologie servant de fil conducteur. Avec la localisation des billets puis ensuite des photos, les informations supplémentaires comme la météo, l’application était (et reste !) incomparable. J’ai bien essayé quelques apps alternatives vite abandonnées pour cause d’ergonomie lourde et d’absence de stabilité.

Très vite, j’ai ajouté plus d’images vu que je les stockais sur mon serveur et que cela ne pesait rien, un simplement lien Markdown.

En aparté, Day One est ma mémoire sur écran…

Le 23 juillet 2005, nous avions passé l’après-midi dans le domaine de Villarceaux après avoir passé une nuit dans une chambre d’hôtes à Magny en Vexin. Nous avions même démarré la matinée par un long passage dans le parc d’acrobranche à deux pas. J’ai les photos en regard de ces souvenirs.
Plus loin, je retrouve un cliché effectué le dimanche 18 mai 2008 quand ma fille avait fait son numéro de trapèze dans le chapiteau bondé. Et encore plus loin, je lis que nous étions partis quelques semaines plus tard dans le Berry…

Toutes ces infos ne sortent pas de ma mémoire. Je n’ai aucune mémoire des dates. Je ne me souviens pas de l’année de naissance de mes mômes, mais, heureusement, du jour et du mois.

Certes, je pourrais consulter mes images sous Adobe Lightroom (sans abonnement…!) qui sont également triées chronologiquement mais, côté confort…

Premium or not Premium

Le passage à une formule Premium (non obligatoire, rappelons-le) me vaut pas mal de discussions animées.

Généralement ça commence par une question…

Et toi, tu es également opposé à cet abonnement, hein ? C’est un scandale, etc.

Comment répondre à ce type de question un poil orientée sans fâcher l’ami ou le lecteur qui m’interpelle !?

Non, cela ne va pas de soi !

Day One est l’exemple même d’une très belle application, intelligemment développée mais qui n’a pas anticipé les coûts masqués …que ses propres fonctionnalités allaient générer !

Au tout départ, ajouter une entrée dans Day One était généralement constituée à 99% de texte et parfois nous y associions une photo. Ma fille, pendant des années, n’a rentré que du texte.

Or du texte même balisé en Markdown et au format XML, ça pèse quasi rien.

Et puis arrive la version 2 !

Le piège pour l’éditeur car trop généreuse → on peut mettre jusqu’a 10 photos par billet et créer plusieurs journaux !

Je pense sincèrement que les développeurs n’ont pas anticipé le chargement d’usages ! Qui est arrivé aussitôt !

Certes, ils avaient envisagé les soucis possibles de synchronisation avec Dropbox ou iCloud, et cela les a conduit à penser puis écrire leur propre nuage.

Nous avons changé également nos usages…!

Mais nous, nous avons modifié nos usages sans crier gare !

Je suis coupable de cette dérive !

Au lieu d’écrire, de décrire, j’ai commencé par balancer 2 ou 3 clichés et 2 lignes de texte. Mais surtout à multiplier les entrées quotidiennes :

  • un événement → une entrée.
  • Puis une entrée → 7 à 9 photos…!

Résultat : mon compte qui ne pèse quasi rien en texte pur approche les 4 Go rien que pour les images.

Avec ma fille, nos journaux respectifs approchent globalement les 6600 (six mille six cent) entrées auxquels il faut ajouter 3500 clichés (trois mille cinq cent)… une paille.

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Et comme l’app a été promue par Apple, que les clients se sont tout autant multipliés, le nuage de Day One a commencé par leur coûter un bras !

Bref, ce tsunami de données pèse drastiquement sur la structure (…enfin, c’est ce que j’analyse de mon écran) de développement et d’édition.

Quelles alternatives…?

Jusqu’à présent, j’ai refusé toutes les sortes d’abonnements proposés, de TextExpander à Lightroom. Par contre, j’envisage de reprendre un abonnement large chez DropBox et le partager avec ma tribu.

Et puis Il y a eu cette nouvelle proposition chez Day One.

Ma première réaction a été un “non” catégorique. Suivi d’un long moment de réflexion que je partage ici (…si cela vous gonfle, souvenez-vous que personne ne vous oblige à me lire !)

Barre-toi, c’est du vol…!

Désolé, mais non.

Pas question pour moi de changer d’application. Je me répète : tout ce que j’ai testé en parallèle était nul, souvent moche et trop souvent instable !! Certes, je pourrais utiliser Ulysses mais sans le même confort.

Du coup, que valent mes souvenirs, quel coût j’attribue à cette mémoire numérique immédiatement disponible ?

Au moins l’équivalent du coût d’une tablette de chocolat noir par mois (et cela me fera pas de mal de réduire).

Aussi j’envisage de passer au Premium sans barguigner.

Pour mémoire, nos 6600 billets et 3500 clichés sont bien au chaud dans le nuage de Day One mais également (nos deux comptes sont séparés) sur nos iPads et iPhones ainsi que sur mon Macintosh. Et sur nos écrans sur iOS, les textes sont sauvegardés quotidiennement…

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Certes, j’attends des développeurs plus d’informations sur deux points : la stabilité des prix de l’abonnement (!) mais surtout à propos de la sécurité des données confiées …même si mes textes ainsi que les photos des villes n’a rien d’excitant.

Pour le moment, je teste, j’ai viré néanmoins 3 journaux inutiles (des projets qui ont capoté).

Mais dernier constat personnel à l’usage…

Sur mon mon iPhone et mon iPad, il n’y a que deux applications qui me sont quotidiennement indispensables2, Drafts et Day One. Et la première exporte mon texte balisé en Markdown vers la seconde.

Voilà, c’est dit…


  1. en 2012, j’écrivais urbanbike | Day One à l’usage 

  2. J’apprécie Ulysses, Editorial, iA Writer, Byword et bien d’autres traitements de texte mais, si je devais n’en conserver que deux, je n’aurais aucune hésitation. 

le 30/06/2017 à 17:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Abeilles | Allez vous balader dans les jardins et potagers

Allez entendre le silence au lieu de ne lire que des rapports d’experts, un peu de bon sens ne nuit point…

dans ailleurs | dans mon bocal | groummphh | mémoire | potager | vieillir | voir
par Jean-Christophe Courte

Je plains sincèrement les personnes qui bossent comme lobbyistes.
La semaine, pondre des textes pour expliquer que tel secteur ne remet absolument pas en cause la nature, ne la détruit pas, que rien n’est (encore totalement) prouvé, etc.
Le week-end, chercher des produits bio pour leur petite tribu et s’inquiéter des allergies des mômes.
Car rien n’est lié, hein ?!

Je constate depuis des années la diminution du nombre de bêtes à “z’ailes” tant dans notre microscopique jardin que dans les alentours. Ma commune évite les produits phytosanitaires et, quand je me balade dans le fabuleux Potager du Roi, je ne suis plus assourdi par un concert incessant de petites butineuses !

Avant, j’avais peine à les dénombrer : maintenant, quand j’en vois une, je sursaute… de surprise.

Ma douce se souvient de l’effervescence des abeilles autour de notre cerisier il y a – aie ! – dix-sept ans. Et constate comme moi leur raréfaction, voire leur quasi disparition. Or nous sommes en région parisienne, loin des grandes surfaces agricoles où l’on entend pratiquement plus que le bruit des tracteurs.

Aparté

J’ai peu connu mon grand-père Achille pour des raisons que, gamin, je ne comprenais pas. Quand il a fini par consumer sa dernière gitane maïs, je me trouvais au Mexique. Bref, peu côtoyé.

Hormis l’image du héros qui ne parlait jamais de sa guerre, qui avait envoyé paître ses potes qui souhaitaient lui faire attribuer une rosette (“je la ferais porter par mon chien…”), hormis son activité de vendeur de semences dans la Beauce, ses pigeons voyageurs (…dans les émissions de parachutage sur Radio Londres, il était “pigeon blanc”, un peu transparent comme pseudo…!), chanter minuit chrétien à la messe de Noël, parler couramment allemand et flamand, il avait des ruches dans son jardin à Pithiviers.

Et ça je m’en souviens : je conserve une image de lui avec cette protection en toile comme une grosse moustiquaire.

Gamin, déposé les vacances du côté de Vitry aux Loges chez Leone et Maurice1, les butineuses étaient mes seules compagnes.

Certes, je ne m’en approchais pas, je restais un petit citadin et ce n’était pas ces deux taiseux qui l’hébergeaient qui pensaient à m’initier à leur univers. Ils me récupéraient à la demande de ma mère, point final.

Bref, j’observais de loin le ballet de ces bestioles, émerveillé de les voir passer de fleur en fleur.

Je me souviens assez vaguement des ruches. Et puis, quand mon grand-père est allé s’installer à Batilly-en Gâtinais, tout a cessé.

Bref, ceci pour dire que nous, les désormais vieux, nous avions une proximité nette avec les abeilles2.

Nous savons parfaitement ce que nous devons quotidiennement à ces butineuses, simplement parce que nous sommes restés des enfants de la campagne et non des technocrates qui ne voient la nature que comme un décor.

La butineuse ne fait pas que du miel, elle pollinise3 !

Sans elle, Monsieur le ministre4, tout irait de travers : pas de fruits, entre autres. Je copié collé un peu de littérature trouvée sur Wikipedia.

Plus de 70 % des cultures (dont presque tous les fruitiers, légumes, oléagineux et protéagineux, épices, café et cacao, soit 35 % du tonnage de ce que nous mangeons) dépendent fortement ou totalement d’une pollinisation animale.

Et, mieux encore :

Selon une étude publiée5 en 2015, les grands champs agricoles sont à 80 % pollinisés par seulement 2 % des espèces d’abeilles sauvages.

C’est pratique Wikipedia, il y a même une belle app Wikipedia sous iOS pour consulter. Je vous engage à la charger et à la consulter…


  1. J’ai compris, longtemps après, que Maurice le suisse avait fait partie du réseau de mon grand-père. 

  2. Bon, je fais une allergie au Miel sauf qui il est incorporé et cuit dans une sauce (avec des endives braisées par exemple) 

  3. Pollinisation — Wikipédia 

  4. Retour des pesticides tueurs d’abeilles : « Une décision absurde, qui ridiculise la France » 

  5. Delivery of crop pollination services is an insufficient argument for wild pollinator conservation | Nature Communications 

le 26/06/2017 à 14:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Things 3 sous macOS

Procrastination, le maître mot !

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par Jean-Christophe Courte

C’est une discussion ce dimanche avec mon fils qui nous a incité à basculer vers la version macOS. J’étais bien déterminé à rester exclusivement sous iOS mais nous n’avons pas exactement les mêmes besoins. Par contre, Lui comme moi passons notre temps à procrastiner1. Et, sur ce plan, il me dépasse de cent coudées (!!), c’est même l’une des clés de son job de recherche en biotechnologies.

Certes, on peut se contenter d’utiliser Day One 2 ou iThoughts, voir de simples Rappels, se contenter de placer des échéances dans son Calendrier ou rédiger des listes papier. Ces solutions fonctionnent très bien, je continue à les utiliser régulièrement.

Pour tout ce qui est du domaine des courses, j’emploie sous iOS l’excellent Editorial avec le format TaskPaper. Mais il est vrai que l’option duplication de listes de Things peut être une autre voie avec une liste source.

Usages ?

De fait, il est souvent indispensable à toutes les périodes d’une vie (!!) de poser des envies, idées et bosser ces projets, même les plus farfelus… Et si on filait à l’étranger…?!

Cela va de la liste de courses (citée précédemment) à effectuer au supermarché (certains seraient bien inspirés de les suivre au lieu de remplir leurs caddies de produits sans intérêt en promotion comme je le constate en effectuant les miennes…) à des opérations plus complexes pouvant aller jusqu’à un suivi de chantier (même si, en ce cas, un outil PERT est plus adapté pour imbriquer des interventions qui ne peuvent avoir lieu que quand d’autres ont été effectuées…).

Alors, sous macOS, ça donne ça, le panneau de gauche peut être masqué…

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Things propos une option (les lignes en bleu) pour ajouter des en-têtes et donc augmenter d’un niveau les arborescences

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Du coup, pas mal d’architecturer ses listes…

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Et donc de mémoriser ses choix…

On peut discuter de la valeur des espaces, des marges, certains utilisateurs trouvent que c’est trop éparpillé : Une option serait de nous laisser le contrôle de la CSS (…ou ajouter des styles à la mode de Ulysses).

Un mode Export à muscler…

La construction de listes reste un très bon outil que, pour ma part, j’ai eu trop tendance à négliger pour écrire.

Entre rien du tout et iThoughtsX (mindmap), l’emploi d’un Things 3 est intéressant sauf qu’il n’existe pas encore de possibilité d’exporter la totalité de la structure d’un projet en mode texte2.

Certes, ce n’est pas fait pour ça mais bon.

Tout ceci me démontre aussi qu’il est parfois dommage de ne pas se causer entre utilisateurs et développeurs.

J’y reviendrais…

NB : la synchro entre écrans est parfaite.


  1. PROCRASTINATION n. f. est emprunté à la Renaissance (1520) au latin procrastinatio, -onis « ajournement, délai », de procrastinare « remettre une affaire au lendemain » (emplois transitif et absolu). Ce verbe est composé de pro « devant » (→ pour, pro-), de l’adverbe crastinus « de demain, à demain », lui-même dérivé de cras « demain » dont c’est la seule trace en français (Cf. demain), et d’un suffixe d’infinitif.
    © Dictionnaire historique de la langue française 2017 

  2. …et retrouver cette structure sous la forme de feuillets séparés dans un dossier dans Ulysses, cela aurait de la gueule ! 

le 24/05/2017 à 14:20 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?