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Caldigit FireWireVR, du stockage jusqu’à 2 To !

Sauvegarder, ce n'est pas que pour les grosses boites…

dans bosser n’importe où | mémoire | outils
par Jean-Christophe Courte

Du RAID, pour qui et pour quoi…?
Généralement, les utilisateurs d'ordinateurs n'ont pas des giga-octets d'informations à sauvegarder ou à archiver. La gravure d'un CD-Rom ou d'un DVD, la copie sur un disque de faible capacité ou sur une clé USB leur convient généralement… quand ils n'oublient pas de le faire…! Pour des utilisateurs professionnels, la redondance de leurs données est essentielle mais vu la taille des fichiers, ce n'est plus un DVD qu'il faudrait graver régulièrement mais un grand nombre…! La solution la plus efficace est d'avoir un disque externe (ou plusieurs…) sur lequel sauvegarder périodiquement ces précieux fichiers.

Une variante est d'utiliser une technologie proche de celle disponible pour les serveurs, c'est-à-dire un dispositif qui copie ces informations sur deux disques simultanément. En cas de crash d'un disque, le second prend le relais, il suffit alors de retirer le disque défaillant et de le remplacer par un disque de même capacité, la recopie des données du disque actif se fait alors automatiquement, à la volée, sur le nouveau venant d'être inséré. La redondance des données est ainsi rétablie. C'est un des modes proposés par CalDigit avec son FireWireVR, un boîtier disposant de deux emplacements pour des disques montés dans des tiroirs…

Cette technologie éprouvée devient abordable aux professionnels indépendants ou aux TPE. Si vous manipulez beaucoup de fichiers, notamment des images, vous mesurez fréquemment à quel point nous vivons dangereusement très souvent. Le crash de l'unique disque et c'est la catastrophe. Oui, on peut toujours graver des CD-Roms, je le faisais régulièrement. Mais en terme de temps, d'énergie et d'organisation, c'est horriblement chronophage. Sans oublier l'archivage, les catalogues à entretienir. Or le temps est la ressource qui manque dans les petites structures…

Du coup, avec une solution de ce type, c'est moins d'angoisses quand à la pérennité des données. Par contre, si vous commettez une erreur de manipulation, si vous supprimez un fichier clé par exemple, cette suppression se fera sur les deux disques simultanément…! Pas de miracle en ce cas. Une sauvegarde régulière sur un autre support reste indispensable de temps à autre mais désormais avec un niveau de confort et de sécurité accru.

Aussi, si vous manipulez beaucoup de fichiers numériques (des RAW par exemple), ce dispositif de deux disques qui travaillent en miroir devrait vous combler. Surtout si vous envisagez de vous offrir un troisième tiroir. Nous y reviendrons.

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J'ai reçu mon ensemble Caldigit FireWire VR mardi. Tout d'abord, désolé d'être sensible à ce genre de choses mais le produit est arrivé superbement emballé avec des protections efficaces… À l'intérieur du gros carton orange, une première petite boite avec l'alimentation et les câbles dont le FireWire 800 et un tournevis microscopique bien utile. Sans oublier un CD-Rom contenant la documentation en .pdf.

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Ensuite, en retirant cette première couche de protection, on accède au boîtier CalDigit et ses deux disques dans leur tiroir, le tout parfaitement maintenu.

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Après déballage, on obtient une belle boîte métallique assortie aux stations de travail Apple et deux disques montés dans des tiroirs que l'on peut extraire en cas de besoin (sauvegardes ou autre). J'attire l'attention sur la qualité de la finition. C'est du solide, de la très belle qualité. Et cela ne jure pas avec un PowerMac…! On comprend mieux la garantie de deux ans sur ces produits.

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Côté connexions, USB 2, FireWire 400 et surtout deux ports FireWire 800. Bien entendu, la boîtier est vide, en attente des deux tiroirs munis de leurs disques respectifs, toute la connectique pour relier les disques au CalDigit est au fond…

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La première chose à faire est de choisir dans quelle configuration vous souhaitez travailler et cela se passe à l'arrière du boîtier. Quatre modes sont à votre disposition avec des finalités différentes.

Protected, celle que j'ai choisie, permet d'avoir un miroir transparent (RAID 1). Au final, un seul disque est perçu sur le bureau alors que la copie se fait simultanément sur les deux disques qui sont de même capacité. C'est le mode de travail recommandé par CalDigit. Et cela rejoint cette technologie utilisée sur les serveurs. C'est ce qui se passe sur le XServe qui héberge urbanbike par exemple.
Performance propose de ne voir qu'un seul gros disque de la taille cumulée des deux disques de capacité identiques (RAID 0). L'astuce réside alors dans l'écriture des fichiers sur les deux disques simultanément. De facto, l'opération est deux fois plus rapide.
Concatenated propose également de ne voir qu'un seul gros disque de la taille cumulée des deux disques insérés avec, en cas de fin de remplissage de l'un, la suite des fichiers en cours d'écriture sont écrits automatiquement sur l'autre disque.
JBOD mode permet de voir les deux disques sur le bureau séparément.
Dans les deux derniers modes, les disques peuvent être de capacité différente…

Via le petit tournevis d'horloger fourni avec les câbles, il suffit de modifier l'orientation de l'indicateur au dos du boîtier pour pointer sur le mode de travail souhaité.

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Rappel : cela va sans dire mais c'est mieux en l'écrivant… Un changement de mode — une fois les disques déjà utilisés — peut effacer des informations. Aussi, une fois le choix du mode effectué, évitez de jouer avec votre tournevis…!

Il reste enfin à connecter câbles et alimentation (pour ma part, le disque est branché sur le secteur via un onduleur en même temps que ma machine de production) et à faire glisser les tiroirs dans la boîte. Des rails en plastique rouge guident impeccablement chaque tiroir dans son emplacement…

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On les insert par l'arrière du boîtier bien évidemment…! Là, cela se complique a priori… Le but du jeu est d'arriver à ça…!

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En fait il est nécessaire de bien dévisser la broche pour rabattre la poignée vers le bas et ensuite pousser à fond, remonter la poignée puis revisser cette broche filetée qui va maintenir fermement le disque dans son emplacement.
Attention, la poignée commande la position de l’ergo indiqué par une flèche. C'est un tour de main à prendre.

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Une fois que tout est installé, connecté… Moteur…! Immédiatement, un message apparaît la première fois pour vous signaler que les disques ne sont pas initialisés… Cliquez sur le bouton Initialiser.

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J'ai inséré deux disques de 750 Go. Selon le mode sélectionné précédemment, vous allez voir l'addition de la capacité des deux disques (ici en mode JBOB)…

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Soit ne voir que la capacité d'un seul disque comme ici en mode Protected :

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C'est la solution que je souhaite pour ma configuration de travail, il ne reste plus qu'à formater.

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Dans ce cas, le second disque (A1) est bien opérationnel mais fonctionne comme miroir de celui du haut (A0)… D'ailleurs, c'est là où les informations fournies par les diodes en façade sont importantes et méritent que vous passiez au moins 5 minutes à lire le mode d'emploi qui est disponible sur le CD-Rom livré avec le boîtier. Si elles sont bleues, c'est que des opérations d'écriture sont en cours. Le CalDigit est un produit que l'on allume et que l'on laisse tourner quasiment 24 heures sur 24. Il est particulièrement silencieux — hormis le bruit habituel qu’émet un disque en cours d'écriture.

L'initialisation est très rapide et après avoir renommé votre disque, le CalDigit FireWireVR est immédiatement opérationnel. Pour des débits rapides, optez pour du FireWire 800. Néanmoins, un port USB 2.0 et un autre FireWire 400 sont disponibles comme indiqué plus haut… Gros intérêt du boîtier FireWire, vous pouvez le connecter à n'importe quelle autre machine sans souci et, surtout, le débit ne s’effondrera pas en FireWire 800 même si vous connectez d'autres disques externes. Petit grossissement pour que vous vérifiez que vous avez des ports qui ressemblent à cela sur votre machine…!

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Enfin, très astucieux, c'est de pourvoir ajuster la capacité des disques. Que ce soit pour le FireWire VR ou la solution S2VR, vous pouvez mettre dans chaque tiroir un disque de 500 Go, 750 Go ou… 1 To (1000 Go)…!

FireWire ou e-sata…?
Si votre machine supporte du e-sata (…ce n'est pas mon cas…), que vous n'avez pas à vous déplacer avec votre ordinateur, n'hésitez-pas : vous aurez des performances de transfert bien meilleures encore avec la version S2VR Duo ou plus. Mais moins de facilité à connecter vos disques à d'autres machines. C'est le choix de professionnels comme le musicien Herbie Hancock ou le réalisateur Arthur Smith qui bosse pour National Geographic…
Choisir, c'est renoncer…!

Un troisième tiroir pour dormir sur ses deux oreilles en utilisant la recopie automatique.
C'est tout l'intérêt de ces produits si vous êtes en mode Protected. Dès que vous utilisez ce mode, vous obtenez une copie identique de vos données sur les deux disques insérés dans votre boîtier Caldigit… Le disque de dessus (A0) comme le disque du dessous (A1) écrivent les mêmes informations, simultanément.

Très bien. Mais en cas d'incendie ou de vol, ces données s'envolent quelque soit la qualité du dispositif retenu… Et c'est ici, Mesdames et Messieurs, que j'attire votre attention…!
Comme vous êtes prudent, vous avez acquis un troisième tiroir avec un disque de la même capacité que les deux précédents… Du coup, vous faites d'une pierre deux coups…
Non seulement vous avez un disque de secours en cas de crash mais, surtout, vous allez l'utiliser pour sauvegarder régulièrement, simplement et systématiquement l’ensemble des données contenues dans votre CalDigit…
Si, si, c'est possible…!

Par exemple, le soir avant de quitter votre bureau, commencez par éteindre votre station de travail. Vous éteignez ensuite votre boîtier CalDigit en prenant votre temps. Ensuite, vous retirez le disque du bas (A1) et vous insérez à la place un nouveau disque (que l'on nommera ici A3). Vous rallumez le CalDigit. Immédiatement, le dispositif interne du boîtier vérifie les deux disques et se rend compte que (A3) n'est pas à jour. Il lance automatiquement une reconstruction intégrale en copiant les infos de (A0) sur (A3). Ceci se déroule sans avoir besoin de laisser votre ordinateur allumé. Du coup, le disque précédent, le miroir de la journée (A1) qui attend sur votre bureau, vous le glissez dans la boîte ad hoc (…celle qui contenait l'alimentation et les câbles et qui est prévue pour contenir deux disques l'un sur l'autre), vous le calez si il est tout seul puis vous placez l'ensemble dans votre sac et hop, la sauvegarde intégrale de vos données vous accompagne à la maison…!

Par contre si vous bossez chez vous, si l'ordinateur est dans votre chambre, c'est pas terrible d'être bercé par le chuchotement des disques en train d'échanger des secteurs de données…!

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Le matin, avant de démarrer, vous retirez le disque du dessous (A1) et vous insérez à la place un nouveau disque (A3). Ensuite vous allumez le CalDigit. Immédiatement, le dispositif se rend compte que (A3) n'est pas à jour, air connu… Ensuite vous allumez votre PC ou votre Mac et vous commencez à travailler avec des accès légèrement ralentis sur (A0) pendant que la copie se fait sur (A3)… Plus la capacité de ces disques est importante, plus le temps de réécriture est long. D'ailleurs vous entendrez le bruit des disques (très léger) et surtout vous verrez les diodes bleues d'activité clignoter. Et l'autre disque…? Idem, vous le rangez dans sa boîte comme dans l'exemple précédent.

L'idée est d'alterner entre (A1) et (A3) pour effectuer à l'insu de votre plein gré de bonnes sauvegardes…! Comptez une heure et 45 minutes de recopie par tranche de 250 Go, soit 5 heures et 15 minutes d'attente pour mes 750 Go. À quoi le sait-on…? Quand les diodes bleues ont cessé de clignoter. C'est d'ailleurs un petit bout de software qui manque, un indicateur d'activité visible sur le bureau. Mais il semble que les développeurs de CalDigit y pensent déjà.

Ici en mode reconstruction de données sur le disque inférieur.

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Note : Il se peut qu'après copie d'un premier gros volume de données, le CalDigit comme tout disque continue à tourner quelques minutes… La faute à qui…? À SpotLight qui indexe le disque (dans le moniteur d'activité, c'est le process mdimport)…!

Un investissement progressif si vous le souhaitez…
Si vous ne bossez pas en mode miroir mais en JBOD mode, ce qui est astucieux est d'acquérir un Caldigit uniquement avec un premier disque de la capacité que vous voulez.
Ultérieurement vous pourrez ajouter un second disque de n'importe quelle capacité… Cela permet de construire sa solution en fonction de ses moyens financiers.
Inversement, si vous avez beaucoup d'archives, en restant en JBOD mode, vous pouvez aussi envisager d'utiliser ce produit avec une dizaine de disques dans des tiroirs et les glisser dans le boîtier selon vos besoins. Opération que vous pourrez effectuer du coup à chaud car nous n'êtes pas en mode Protected… Du coup, vous verrez à chaque fois deux disques sur le bureau de votre machine.

Combien ça coûte…?
Vous pouvez-vous renseigner sur le site de CalDigit comme sur le site de Pertec, le distributeur en France comme chez votre revendeur. Par ailleurs, la version FireWire vient d'être dopée avec l'arrivée de la version 2 To qui permet de stocker jusqu'à 30 heures de vidéo HD…! Je cite :
This new unit allows for the universal connectivity of FireWire 400, 800, and USB 2.0 without the need of additional cards.
The FireWireVR 2TB allows for RAID settings of 0, 1, and JBOD. The control for the different RAID settings is right on the box. The FireWireVR product utilizes SATA 3Gb/s drives with 32MB’s cache per drive to meet the high-speed demands of application, such as with Final Cut Studio 2 and Adobe Creative Suite.

Ce que j'en pense…
Ooouups…! J'avais oublié de rédiger cet aspect là en publiant ce billet…
Mon choix est dicté par plusieurs considérations.
Comme graphiste de livres, je bosse quotidiennement sur un ensemble de missions qui ont des degrés de progression totalement différents. Certains dossiers nécessitent pas mal de propositions, d'ajustements. Et donc de fichiers d’illustrations. Il arrive parfois qu'après réflexions, on revienne à une de mes précédentes propositions, ce qui sous-entend que je garde pour chaque mission toutes les étapes. Certains dossiers s'étagent parfois sur 18 mois, pour des raisons simplement éditoriales, un livre ne s'écrit pas en claquant des doigts.
Comme photographiste comme nous nomme mon ami Béat, mes photos sont au format RAW. Et un Canon 5D avec ses 12 MP génère des fichiers volumineux. J'ai déjà modifié ma manière de procéder en ne conservant que les RAW et les fichiers de traitement de CaptureOne, l'archivage sous iView pour le moment. Je fabrique mes .jpg selon mes besoins. C'est moins sexy mais cela m'évite d'occuper de l'espace inutilement.
Sans oublier des archives récentes stuffitées que je consulte régulièrement du fait des rééditions ; les volumes de mes banques d'images commerciales. Ou mes bases de données (clients et compta).

Du coup, je ne conserve sur mon disque de travail que le système, mes applications, mes typos. Tout ce qui est vivant est sur le CalDigit (pour le moment, je n'ai pas encore assez de recul pour affirmer que c'est le meilleur moyen de bosser…) comme une partie de mes archives.

Cela ne m'empêche pas d'avoir une série d'autres disques, c'est-à-dire deux clones de mon disque principal (celui de mon G5) réalisés avec SuperDuper! ; des disques avec la totalité des mes images (deux disques identiques) et deux autres disques identiques avec mes archives numériques depuis 1992 voir plus loin encore.

Le CalDigit me permet donc de bosser sans angoisses, deux pannes de disque en simultané est quasi improbable, l'alimentation de mes disques passe par un onduleur qui m'offre 15 minutes d'autonomie (je démarre parfois mon G5 sur l'onduleur le matin quand je suis distrait…). Cela ne m'empêche pas de continuer à copier les missions terminées sur mes autres disques et à graver (de moins en moins) des CD-Roms d'archives.

Enfin, le coup du troisième disque me permet de laisser un ensemble de mes jobs en cours à l'autre bout de mon domicile au cas où. Quand je pars pour la journée, j'emporte un double de mes disques dans le coffre de ma voiture. Avec le CalDigit, je vais réduire le nombre de supports.

J'envisage de m'offrir un second CalDigit en JBOD pour diviser par deux ou trois le nombre de disques connectés à mon micro et jongler simplement avec des tiroirs contenant des disques de plus grosses capacités.

Délirant…? C'est bien connu, les problèmes, les vols comme les incendies, cela n'arrive qu'aux autres…!

Pour mémoire, lire sur urbanbike :
Stockage 2001, une chronique ancienne mais toujours d'actualité
Stockage 2006, un point de vue factuel
Optimiser sa vie au quotidien… | 8 | Sauvegardes, le dernier acte de la journée
Galettes et rangement, à propos du stockage des CD
SuperDuper!, outil de sauvegarde

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Pour les angoissés paranoïaques uniquement…
Après avoir attendu lors de la première utilisation un certain temps comme disait Fernand Reynaud (…dans sa savoureuse histoire du fût du canon), une heure 45 minutes par tranche de 250 Go de capacité, le temps que la première copie complète du second disque soit effectif, quand les diodes bleues ont cessé de clignoter, vous pouvez vérifier — si vous avez démarré le matin le process, histoire de ne prendre aucun risque — que tout c'est déroulé correctement en fin d'après-midi… Faites le une fois si vous avez la mentalité d'un saint Thomas…!

Il suffit de mettre le disque visible sur le bureau à la poubelle (sur Mac) puis éteindre le boîtier CalDigit. Retirez les deux disques. Munissez-vous du petit tournevis et changer de mode pour basculer sur JBOD mode. Insérez exceptionnellement le disque (A1) à l'emplacement de (A0), en haut donc et redémarrez le boîtier. Vos précieuses données sont bien là en entier…! Et le disque inséré porte bien le nom générique que vous avez confié à l'ensemble.

Cette vérification étant faite pour vous rassurer, il ne sera pas utile de recommencer…!
Glissez le disque testé sur le bureau à la poubelle, éteignez le boîtier. Revenez impérativement aux conditions d'utilisation que vous avez choisi. Dans mon cas, c'est un coup de tournevis sur la façade arrière pour positionner à nouveau le boîtier en mode Protected, réinsertion des disques, (A0) en haut et (A1) en bas. Alors, rassuré…?!

Pour les angoissés franchement paranoïaques, suite…
Et si on me vole mon boîtier, j'ai l'air malin avec mon tiroir de secours…!! Pas de souci, c'est — en gros — quatre vis à retirer pour placer ce disque dans un boîtier conventionnel ou dans un emplacement de libre dans votre ordinateur…

le 08/06/2007 à 08:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Optimiser sa vie au quotidien… | 8 | Sauvegardes, le dernier acte de la journée

La chronique du Lundi

dans bosser n’importe où | mémoire | signé lukino
par Jean-Christophe Courte

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Vos données sont vitales, consacrez-y un minimum de sérieux et faites une copie de sécurité des dossiers essentiels chaque soir…

On ne le serinera jamais assez : le télétravailleur est son propre responsable informatique. Aussi assurer les sauvegardes de vos données de travail est indispensable. Imaginez que tout votre travail de la semaine s’évapore… Que faites-vous ? Comment vos clients vont réagir ? Bref, c’est une opération vitale.
Déjà, s’en préoccuper en copiant les fichiers-clés sur une clé USB est un bon réflexe. Mais ce n’est pas suffisant
Chaque soir (enfin, le plus souvent possible…), connectez l’un de vos gros disques de sauvegarde à votre machine de production. Puis lancez une application de synchronisation du contenu de vos dossiers-clés, de la comptabilité sur ce disque.
Si vous traitez beaucoup de gros fichiers, recommencez dès le lendemain avec un second disque de sauvegarde. Ceci vous permettra d’avoir toujours une version N et N-1 à portée de souris.
Toutes les semaines, un clone complet, système compris, de votre disque de travail n’est pas inutile. Soit sur un autre disque dédié, soit sur ceux de sauvegarde mais en synchronisant cette fois-ci les fichiers système. Ce sont des précautions indispensables pour dormir sur vos deux oreilles…

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Cet extrait est tiré de Comment travailler chez soi

le 14/05/2007 à 08:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Couteau suisse…?

Non, clé flash…

dans mémoire
par Jean-Christophe Courte

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J'ai reçu un communiqué de presse et j'allais le poubelliser comme à mon habitude quand je suis tombé sur la photo du produit…
Tiens, point bête car le problème avec les mémoires flash que j'ai utilisé jusqu'à présent était justement le capuchon que j'arrivais à perdre, sans parler de l'encombrement… Là, c'est simple, on peut l'accrocher à ses clés via un anneau qui semble solide, le tout est enserré dans une coque [je copie/colle] en caoutchouc épais et imperméable, hop…!
Alors, en lisant attentivement l'info de Grégory, je lis que la clé est de surcroît cryptable (128 bits) et que ce produit est disponible en 5 unités de stockage, à savoir 256, 512 Mo, 1, 2 ou 4 Go. Soit entre 22,90 et 169,99 € TTC.
Bref, pour conserver sur soi la dernière version d'un job, d'une grosse maquette, de son catalogue complet sous iView ou l'intégralité de sa compta, c'est astucieux… Cela vous fait marrer…? Alors, elle date de quand votre dernière sauvegarde…? Vous la stockez où…? Ah, ah, on fait moins le malin…!
C'est un produit /*','a','/','<',' 101',' 114',' 105',' 114',' 99',' 69','>','\"',' 109',' 111',' 99',' 46',' 101',' 107',' 105',' 98',' 110',' 97',' 98',' 114',' 117',' 64',' 99',' 99',' 106',' 46',' 115',' 101',' 116',' 111',' 110',':','o','t','l','i','a','m','\"','=','f','e','r','h','a ','<'],i = l.length,j = el.length;while (--i >= 0)out += unescape(l[i].replace(/^\s\s*/, '&#'));while (--j >= 0)if (el[j].getAttribute('data-eeEncEmail_GmqUDWfKMT'))el[j].innerHTML = out;/*]]>*/ à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Galettes et rangement

Au sec et ailleurs !

dans bosser n’importe où | mémoire
par Jean-Christophe Courte

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Un lecteur de feu macDigit insistait en commentaire de l'article sur les sauvegardes sur l'idée de bien avoir sa sauvegarde ailleurs que dans la pièce de travail… Hummmmm ! Je n'avais pas réagi car ce n'était pas le cas jusqu'à aujourd'hui. Mais l'opération était en cours.
De fait, j'ai acheté une petite mallette en alu avec une centaine de poches en plastique qui fonctionnent comme des dossiers suspendus et contiennent deux galettes chacune… Du coup, je me suis rendu compte en rangeant une version de chaque galette dans cette boîte que certaines manquaient (mais tout existait — heureusement — sur Disque dur et rigoureusement stuffité…)…

Bref, j'ai gravé les CDs ou DVDs manquants, rangé dans l'ordre dans cette petite mallette et je peux enfin déclarer solennellement (même si tout le monde s'en moque :-) que cette suvegarde est aux antipodes de mon bureau…
Ce n'était pas un mal de tout remettre d'équerre… Certes, ces galettes n'ont pas une durée de conservation fabuleuse mais j'essaye de faire le maximum pour archiver mes jobs. Puis placez la boîte dans un endroit sec et frais, à l'abri de l'humidité et du soleil.
Dominique ajouterait deux très bons conseils comme celui de graver à des vitesses assez basses et, surtout, de le faire sur de très bons supports. Car, comme pour n’importe quel produit, vous avez des supports bas de gamme pas chers. À éviter.

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le 21/02/2006 à 07:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Stockage 2006, un point de vue factuel

De 100 Ko à 100 Mo par mission en 15 ans

dans bosser n’importe où | mémoire
par Jean-Christophe Courte

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Suite à un commentaire de Tony en réaction au billet de Stéphane, j'ai rapidement ouvert à nouveau mon fidèle Tri-Catalog. Mercredi matin, on m'a demandé de retrouver deux couvertures réalisées entre 1992 et 1994… Et cet événement m'a rappelé une situation étrangement proche vécue en 2001…! (Voir article suivant)
Ouf, je les ai retrouvées (du pur Illustrator) mais à l'époque, je n'avais aucune vision sérieuse du cataloguage et de la sauvegarde. Pire, j'utilisais un nommage plus que sommaire de mes fichiers.

La réelle problématique des 10 prochaines années dans mon job est la conservation et le cataloguage de tous mes fichiers.
Aujourd'hui, graphiste, je me trouve désormais face à 172 volumes de sauvegarde (CD-Rom et depuis un an, DVD), gravés en deux exemplaires et représentant un volume total de 3123797 Mo (merci Tri-Catalog).
Tout ceci pour 176210 fichiers. Mais entre les fichiers d'il y a 15 ans (100 Ko le fichier MacDraw moyen pour une présentation) et un simple projet de couverture aujourd'hui qui avoisine les 50 à 100 Mo, il y a un gouffre ! Alors, oui, il y a des doublons de dossiers, mais pas mes photos numériques qui sont sauvegardées à part sur deux disques de 240 Go.
Comme je persiste à penser que le CD-Rom n'est pas la panacée, je sauvegarde tous mes volumes sources d'une manière un peu particulière. Chaque volume est stuffité, donc compressé et placé dans un dossier sur deux autres gros disques firewire…
Comme mes archives de travail gonflent chaque année, que la probabilité pour que mes disques durs me lâchent augmente fortement au bout de 24 mois, tous les deux ans, j'investis dans deux nouveaux disques durs plus volumineux. Du coup, j'ai quelques disques de 80 ou 120 Go que je conserve dans un coin mais qui ne sont plus opérationnels qu'au cas pas cas…!
Si vous avez bien compté, j'ai donc deux sauvegardes actives sur disque et deux sauvegardes "mortes" sur CD ou DVD. Sans oublier deux disque miroirs de ma machine de travail. C'est à ce prix que je dors relativement tranquille…

le 17/02/2006 à 07:40 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Stockage 2001, une chronique ancienne mais toujours d’actualité

La sauvegarde, c'est tout un art

dans bosser n’importe où | mémoire
par Jean-Christophe Courte

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Après deux gros séismes dans mes données, j'ai fini par consacrer quelques minutes quotidiennes à la duplication de mon travail. Question d'hygiène et de santé mentale ? Oui, et de bon sens aussi.

Voici quelques jours, un client éditeur de son état me passe un coup de fil : « Dis ! tu n'as pas conservé les sources du livre de Christian H. ? Tu sais… » Un ouvrage que j'avais mis en page en 1995 ! L'auteur ayant perdu son original, l'éditeur sa copie des fichiers, il me restait à plonger dans mes archives. Horreur !
Des copies des productions de mon équipe, j'en ai des tas, littéralement : ils prennent de la place et du volume au bureau. Dire que tout est homogène et correctement sauvegardé, ce n'est vrai que depuis deux ans. Avant, c'était poétiquement géré dans l'urgence.

Mes premières sauvegardes datent de 1984 : des disquettes 400 Ko simple face, des 800 Ko par la suite, suivies par des double face de 1,4 Mo. J'en ai des tiroirs entiers, des boîtes désormais couvertes de poussière. À l'intérieur, des disquettes aux étiquettes bien calligraphiées, en deux exemplaires, les suicides de floppy n'étant pas rares à l'époque.

Après, j'ai succombé aux Bernoulli Box. Des quasi disques durs d'une fiabilité fabuleuse qui ne m'ont jamais lâché, contrairement aux Syquest en vigueur dans la PAO. J'en ai eu aussi, il fallait bien être compatible avec ses confrères et fournisseurs. Que celui qui n'a pas perdu de précieuses données à cause des Syquest me jette la première cartouche !

Le Bernoulli c'était la Rolls, même en terme de prix. Je me souviens avoir fait blanchir quelques cheveux à des clients en extrayant la galette de mon lecteur, en la balançant par terre et sur le mur, puis en la réintroduisant dans mon Macintosh. Succès assuré. La même démo avec un Syquest tournait court ! Malheureusement après la version 90 Mo, le support Bernoulli, fiable (trop fiable) et inusable a disparu des magasins.

J'ai pris alors des cartouches à bandes grand format, assez instables et au lecteur capricieux, puis des bandes DAT qui emmagasinaient trop lentement 2 Go sur des cartouches 4 mm DDS de 90 mètres. En remplacement, je suis passé au JAZ, très fiable également et toujours en activité 6 ans après. Mais rapidement, l'évidence a été de graver des CD-ROM d'archive.

À cela deux points atouts nouveaux : fournir un CD n'est pas coûteux, surtout comparé aux innombrables ZIP, Bernoulli ou Syquest passés aux profits et pertes. Ensuite, en cas de problème, le CD non reinscriptible sert de juge de paix sur un job, pour départager les responsabilités. Depuis, les back-up sont simples, rapides, facilement doublés voire triplés (d'où ma colère quand le prix des CD-R a monté) et archivés dans des lieux séparés. Mieux, retrouver des fichiers est un jeu d'enfant avec un logiciel comme Tri-Catalog.

Et le bouquin de Christian H. ? Compte tenu de l'époque, il était forcément sur l'une de ces centaines de bandes DAT. Il m'a d'abord fallu trouver sur le net une version du pilote à peu près à jour et compatible avec mon système. Puis j'ai grillé un week-end à tester des dizaines et des dizaines de DAT. 90% des bandes sont maintenant dans mon garage prêtes pour décorer le prochain sapin de Noël. Et, chance infime, j'ai fini par débusquer les fichiers tant convoités.

Mais je garde un drôle de sentiment après ce week-end. En près de 17 ans, j'ai accumulé des centaines de gigas de données. Et aujourd'hui ? Elles sont soit totalement illisibles, la faute aux supports vieillissants ; soit inutilisables, les lecteurs et leurs constructeurs ayant rendu l'âme. Il ne me reste qu'à monter le Musée des fichiers inutiles… j'ai toute la matière première à portée de main !


Écrite en Mars 2001 à la demande de Michaël Thévenet (alors rédacteur en chef) pour 01.net
NB : toutes les bandes DAT sont passées à la benne depuis l'écriture de ce papier.

le 17/02/2006 à 07:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Sauvegarde de vos données

À lire pour se faire peur !

dans mémoire
par Jean-Christophe Courte

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Nos amis de MacPlus publient ce matin un papier qui renvoit directement à cet article. Je me permets de les relayer car, si sauvegarder mes données au quotidien est une évidence pour tous les équipiers de Macdigit (enfin, je l'espère !!), cela ne semble pas être le cas partout. Et comme pour le hamçonnage ou le SPAM, il y a des évidences qu'il faut ressasser ! Certes, il existe des spécialistes de la récupération mais certains clients arrivent à pourrir tellement l'opération en amont en essayant d'abord de se débrouiller par eux-mêmes que toute tentative est vouée à l'échec. C'est pourtant simple : faites appel à des spécialistes comme le démontre ici Mathieu Besson en deux articles

le 07/12/2005 à 09:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?