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Nikon D2h, un boîtier orienté J.O.

Un autofocus de "course" avec système de mesure haut de gamme…

dans photographie
par Jean-Christophe Courte

image Hormis un poids de 1070 grammes (boîtier nu en magnésium) qui semble le réserver aux photographes haltérophiles (…le Kodak DCS Pro SLR/n m’a presque semblé une plume en comparaison, c’est dire ce que représentent 200 grammes de plus à porter !), le Nikon D2h s’avère un excellent produit professionnel à l’usage. Destiné essentiellement à ceux qui ont besoin de shooter vite, même très très vite…! C’est d’ailleurs cette prédisposition, un mode rafale intense de 8 vues seconde pour un total de 40 vues à la suite… — excusez du peu, nous sommes bien en numérique — qui le rend particulièrement intéressant pour les photographes sportifs… CQFD !
Petit tour d’horizon d’un produit très attachant, polyvalent et bourré de technologie…

Tour d'horizon
Plus haut de quelques centimètres que le Kodak DCS Pro SLR/n — ma référence des deux derniers mois, plus lourd (on ne va pas revenir dessus mais c'est très sensible au bout d'un quart d'heure…!), la prise en main est très rapide (…à tempérer car ma propre expérience se forge au fur et à mesure des essais et, dès lors, ma découverte des boîtiers s'effectue de plus en plus vite… Qui a dit "trop" ?!).
Bref, tout tombe bien sous les doigts et particulièrement sous le pouce car l'arrière du boîtier est bien dégagé sur la partie droite, ce qui permet de bien le tenir, la paume bien à plat sur une partie non couverte de boutons et hors de la zone du sélecteur multifonctions. Par comparaison, sur le Kodak DCS Pro SLR/n, le sélecteur quadridirectionnel se retrouve à moitié sous la paume de la main…
Je ne mets pas de copies d'écran, car tout existe sur le très site dédié Alors ?
J'ai aimé la navigation dans les menus et la facilité pour les défiler et les modifier, le démarrage quasi instantané du boîtier (le kodak a quelques progrès à faire sur ce point), la prise en mains même si c'est fait pour de plus grosses "pognes" que les miennes (on a dit que c'était pour photographe sportif, mais il n'était pas précisé que c'était pour des gaillards qui font 20 à 30 cm de plus que moi :-).
J'aime bien aussi l'idée de pouvoir en fonction du sujet ne pas passer par les menus mais changer par une simple poussée l'un des trois paramètres à la volée, à savoir la sensibilité (200 à 1600 ISO), la finesse d'image et surtout la balance des blancs. Le changement de l'un de ces trois modes s'effectue en faisant tourner l'une ou l'autre molette tout en enfonçant le bouton correspondant. Ou formater la carte Flash en enfonçant deux boutons sur le haut du boîtier.

Il est vrai que tous les autres boîtiers que j'ai testés récemment réclament le passage par les menus mais dans le cadre de la prise de vue sportive, ce sont des éléments qui varient en fonction de l'endroit où l'on se trouve, les photographes sportifs bougent sans cesse sur les stades et les conditions de lumière changent également.
Pratique aussi surtout quand on n’a pas le temps de prendre des notes, un micro au dos de l'appareil permet d'associer des notes de 60 secondes au format Wave… Où le système qui protège la carte flash (pas possible d'ouvrir la trappe en une fois).
Par contre, le protège écran de visualisation, en plastique transparent, est certes une bonne idée a priori… sauf que très vite la poussière s'intercale par un phénomène naturel d'électricité statique entre ce dispositif et l'écran qu'il est censé protéger, rendant la visualisation très difficile en pleine lumière !

Les optiques à utiliser pour le D2h seront généralement spécifiques au numérique car nous sommes dans un rapport 1,5 si l'on utilise une optique traditionnelle 35 mm argentique. Pour notre test, la zoom fourni avec le boîtier est un Nikkor DX 17-55 mm a été conçu pour la photo numérique, (
J'ajoute que l'on s'habitue très vite à activer les collimateurs, bref, que l'on se prend au jeu…
L'affichage en secondes de l'image capturée sur l'écran du dos est paramétrable (affichage du résultat sur l'écran) et j'apprécie le fait de pouvoir éliminer une image en appuyant simplement deux fois sur le bouton corbeille (et non effacer puis OK).

Côté analyse, on a un le choix avec les habituelles options de mesure, spot, pondéré centrale et matricielle. Cette dernière me semble assez époustouflante avec son millier de photosites, j'ai réalisé de très bonnes images dans des conditions assez contrastées d'éclairage. Même dans des conditions extrêmes, les images me semblent toujours utilisables…
Quatre modes de calcul, S, A, P et M…
Sur les appareils de ce type, c'est très agréable de laisser l'appareil faire ses calculs en mode P et de modifier à la volée, avec la molette dorsale, l'équilibre du couple vitesse/diaphragme.
Le viseur est confortable, affiche quasiment 100 % de la scène shootée. L'information dans le viseur est réduite au strict nécessaire et le pan droit de ce dernier permet de lire accessoirement d'autres indications comme la balance des blancs active, la sensibilité, etc.
À noter que le braketing est très rapidement utilisable avec des tas d'options (nombre de vues de 2 à 9, sens du braketing, plage maxi de -5 à + 5 par incréments d'un tiers et utilisation en mode manuel).

Côté exposition, le rendu du capteur est bon, pas trop bruité à 200 ISO. La balance des blancs automatique fait correctement son boulot. Sans atteindre la neutralité du capteur du Kodak et sa quasi-absence de bruit, on a des images relativement équilibrées, mais il faut impérativement régler sa balance tout seul en fonction du contexte, d'autant que cela se fait directement sans passer par les menus.
L'image capturée est de 1632 par 2564 pixels, ce qui représente un honnête 13,8 par 20,8 cm à 300 dpi. Le capteur — utilisant la technologie [copier/coller] JFET (Junction Field-Effect Transistor) et architecture LBCAST (Lateral Buried Charge Accumulator and Sensing Transistor array)[/copier/coller] - affiche 4,1 Millions de pixels et permet de shooter en JPG, TIF et RAW à la sauce Nikon. Le RAW peut être associé à un JPG basse résolution. C'est la vitesse de réaction du capteur sur lequel Nikon met à juste titre l'accent : 37 ms, ce qui est très vif pour un déclenchement !
Le rendu des couleurs est également paramétrable (trois options selon les besoins de rendu dont le premier dédié aux teintes chair).
Enfin, le transfert se fait via un câble USB 2 ou un système sans fil WT-1/A (que je n'ai pas testé).

Voici un exemple de poisson pris sur le vif car sautant hors de l'eau… (!!)

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Et le détail à 100 % de ses écailles…

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Comment cela, il n'est pas frais mon poisson ?!

En conclusion
Un boîtier très agréable aux commandes bien ramassées. Mais un volume de boîtier un peu trop encombrant pour la taille de ma main (et là, pas de SAV possible, j'ai déjà demandé à ma maman…). Certainement une des meilleures ergonomies que j'ai pu utiliser (menus d'écran comme placement des commandes sur le dos de l'appareil).

Côté Autofocus, là c'est le délire complet — dans le bons sens du terme — surtout avec le mode groupé et la possibilité de sélectionner les collimateurs prioritaires : on se prend très vite au jeu et on obtient une mise au point rapide aussi efficace qu'en mode Manuel (plus précise certainement car le processeur ne pense pas, ne fait qu'analyser…). Associé à un système de mesure hyper efficace, on prend plaisir à shooter. Le capteur est très précis à condition de jouer de la balance des blancs et le bruit des images juste ce qu'il faut. On se met à rêver d'un capteur enregistrant plus de pixels (photokina 2004 ?) avec un rapport 1/1…

Le poids (leitmotiv désagréable, je sais…) reste désespérément trop important et l'installation de la courroie de cou devient indispensable. Car on s'approche vite des 2 kilos avec l'optique… Dommage de ne pas offrir une dragonne de main comme le Kodak.
L'alimentation est rapide avec une batterie Lithium-ion qui peut se recharger à tout moment, car annoncée SANS effet "mémoire" préjudiciable aux performances de l'accumulateur. Nikon annonce 2900 images par charge, info à modérer selon ses options de menu et la température ambiante, mais essentielle dans les conditions d'un photographe pro qui suit un meeting d'athlétisme… Même reproche que pour le Kodak DCS Pro SLR/n, on ne peut se dépanner avec des piles alcalines en cas de crash de la batterie ou du chargeur (une batterie supplémentaire coûte près de 180 € TTC).
Le D2h est livré avec le système de traitement d'images Nikon View standard. Je trouve assez étonnant que Nikon

Bref, un boîtier très chouette, vif, un contrôle autofocus époustouflant pour un résultat excellent. Mais effectivement réservé à la photo événementielle, animalière ou sportive.

À noter que le Nikkor DX 17-55 mm que nous avons utilisé coûte près de 1800 € TTC, ce qui fait une combinaison de travail à près de 6000 € TTC.

En savoir plus…
Retrouvez directement les spécificités du boîtier sur le site de
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Photos panoramiques par assemblage

Envie de bricoler une grande image panoramique ?

dans lire | photographie
par Jean-Christophe Courte

image Je n’aime pas le terme Making of mais les 8 exemples proposés par le numéro 17 du cahier du designer sont particulièrement bluffants…
Et pour faire quoi ? Mais des photos panoramiques, mon bon Monsieur !
À parcourir cet ouvrage, on en arriverait presque à croire que c’est hyper facile à fabriquer : nombreuses copies d’écran, illustrations et, surtout, ingrédients de départ explicites sans oublier le résultat ! Tout l’ouvrage est en quadri, à portée de n’importe quel lecteur car illustré de belle manière, comme pratiquement tous les ouvrages de cette collection.

Cela m’a permis de retrouver des “artistes” que j’avais déjà repéré sur le site paroramas (qui vient de faire peau neuve), comme Laurent Thion qui nous a pondu de superbes images de Belle-île (Laurent, tu as eu beau temps en Juillet !) avec des vues de la Pointe de Kerdonis, celle des Poulains, de l’entrée du port de Sauzon ou encore de Goulphar… (…et pas celle du Skeul ou d’Arzic ?!!) Bref, pour ceux qui ne connaissent pas Belle-île… Mais je m’égare.
Bref, le livre est bien foutu, Laurent et ses comparses nous dévoilent leurs techniques (on est bien avancés après, reste plus qu’à s’y mettre…).

Photos panoramiques par assemblage
Cahier du Designer n° 17
Eyrolles
Isbn : 2-212-11475-3
Cela se trouve ici (vous pouvez télécharger quelques exemples explicites…)


NB : je recommande également l’excellent n° 13 des mêmes cahiers :
Photomontages créatifs avec Photoshop (II), toujours chez Eyrolles (Isbn : 2-21-11365-X)
Avec, dans la série des illustrateurs, mon ami Taï-Marc Le Thanh que je salue au passage…!

Enfin, dernier point, chaque ouvrage de cette série vaut bien les 22 € d’investissement.

le 11/09/2004 à 08:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

La galerie Victor-Emmanuel II en QTVR

C'est à Milan, en Italie…

dans lire | photographie
par Jean-Christophe Courte

image Bon, rien que des souvenirs de môme. Grâce à la Ville de Milan , j'ai pu retourner virtuellement dans cette galerie vitrée superbe (Galleria Vittorio Emanuele II) qui se trouve en, face de la Cathédrale (ll Duomo). Là, horreur, plus de magasin Motta où, enfant, j'engloutissais glaces et "granite"… mais un MacDo…! D'ailleurs, même les pigeons sur la place du Duomo ont disparu !
Le site permet de voir quelques coins intéressants de Milan et surtout offre plusieurs résolutions dont une plein écran (Haut débit indispensable)…
A priori, le site semble prêt à recevoir d'autres séquences en QTVR, son vaste plan vectoriel le laisse imaginer…
Site en italien et en anglais.

le 30/08/2004 à 08:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Whaaaaa, j’ai fait plein d’images (air connu !) — acte 1

C'est déjà (ou bientôt) le retour de vacances, les cartes mémoire bourrées à bloc d'images…

dans mémoire | photographie | pratique
par Jean-Christophe Courte

image Vous avez prévu un envoi massif de vos œuvres par internet, créé un site pour les afficher…
Bon, on revient dix secondes à la réalité. Quid de Grand-Père qui n'a pas d'ordinateur, de Cousine Margo qui les a bien vu sur votre écran mais qui aimerait mieux un tirage…? C'est pas le tout de penser serveur d'images, diaporama, Cd-Rom, ça ne rentre pas dans un cadre photo !!!
Et voici que Kodak nous sort un truc tout simple, l'imprimante "couteau suisse"… Un truc nommé KODAK EASYSHARE Printer Dock Plus. Et, miracle, ça sort des images au format 10 par 15 cm. En 60 secondes… Mieux encore, pour contenter vôtre fan club sans vous ruiner, vous avez la possibilité de faire un amalgame de la même image, par exemple 4 fois la même vue sur le même format ou 9 fois…!!!
Bref, l'outil idéal pour distribuer vos œuvres.
Point noir ? Pas de ciseaux pour découper ces amalgames ni de feutre indélébile pour les signer…!!
Le coût d'acquisition n'est pas donné : 249€ pour l'imprimante complète et le tirage revient en gros à 0,75€ (recharges pour 40 tirages autour de 30€).
Une version simplifiée à 199 € est prévue. Elle permet de développer des photos en 90 secondes, mais ne possède pas de technologie sans fil, ni les fonctions de correction automatique et le lecteur de carte mémoire intégré.
Côté papier, c'est de l'impression thermique en quatre passages (CMJN) et la durée de vie est celle d'une photo dans les mêmes conditions de préservation.
Bref, pratique pour vous sortir d'embarras face aux légitimes récriminations de votre entourage…

Hop, une animation au format flash pour mieux comprendre comment cela fonctionne…

le 08/08/2004 à 08:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Nikon D70… à l’usage

Un rapide survol

dans photographie
par Jean-Christophe Courte

image Le service de presse de Nikon n’ayant pas encore récupéré le D70, je l’ai emprunté pour fixer quelques vues. Ma première impression a été absolument désastreuse. Venant de passer 15 jours avec le Kodak DCS SLR/n, le retour à un produit plus “grand public” fut douloureux.
Et de m’énerver sur le capteur, le bruit, la chromie des images à dominante trop cyan, les options réduites sur le format RAW, etc.
Pourtant, au bout de quelques jours et surtout, quelques réglages plus tard, le bilan est moins sévère.

La configuration étant celle du photographe précédent, j'ai juste réinitialisé ses réglages pour revenir à ceux d'origine et placer les miens à la suite.
En vrac :
• oublions le format RAW sur le Nikon. Autant se format est réellement un atout sur le Kodak, autant ici, les possibilités offertes pour retravailler l'image se réduisent à deux options, une fois l'application Nikon View 6 installée. Bref, le .jpeg (en mode résolution maximum et "fine") s'avère convenable et permet de prendre environ 72 images sur une carte Flash 256 Mo.
• Résolution. Bon, on est loin des 4500 par 3000 du Kodak : Ici, 3008 par 2000, ce qui permet de réaliser des images de 16 cm par 25 à 300 dpi, voire 21 par 30 à 240 dpi. Très, très suffisant dans 95 % des besoins personnels.
• Capteur. Oui, il faut impérativement demander à l'appareil de réduire le bruit… Cela se passe via les menus.
• Balance automatique : en règle générale, elle fait correctement son boulot. Mais bon, n'hésitez pas à informer l'appareil de la qualité de lumière que vous percevez.
• Sensibilité. Pas de mystère, restons sur une plage ISO minimale. Le D70 démarre à 200, restons-y tant que cela est possible.
• Flash. Il a tendance à être mis en œuvre très fréquemment. Heureusement, on peut le désactiver…
• Carte mémoire. N'hésitez pas à la reformater. J'ai eu des problèmes pour transférer le contenu de la carte sur mon Mac. Du coup, une station d'accueil USB multicartes est un gros plus pour la photographe qui utilise des appareils aux formats mémoire différents. Attention au logement de la carte, nee pas forcer d'autant qu'elle s'insère en étant un poil en travers.
• Auto-focus. C'est pratique mais de temps à autre, vous devrez repasser en manuel et faire la mise au point, arbitrer en quelque sorte. La déconnexion / connexion se fait à l'aide d'un bouton
• Multimodes. Pas de recette miracle et un vaste choix assez déconcertant. À vous de vous faire votre religion. Pour ma part, j'aime bien basculer de l'un à l'autre en fonction du contexte ou de la mobilité des sujets (petits sujets à deux pattes !). le mode P (pour programme) propose également de calculer le meilleur compromis vitesse/diaph, couple que vous vous pouvez dès lors amender en jouant de la molette (et donc augmenter le diaph pour réduire la vitesse, etc.). Le M est le "pur" manuel pour celui-qui-veut-tout-contrôler-tout-seul, A (pour aperture) priorité à l'ouverture et S (Speed), priorité à la vitesse. Nikon propose sinon une série de préprogrammes comme portrait, nuit, sport, paysages, etc. Des feuilles de style pour package de photo en quelque sorte. On ne rit pas : c'est souvent plus efficace qu'un mode Manuel mal maîtrisé.
• Mesure de la lumière. Idem, j'aime bien la mesure spot mais il est très facile dans les modes M, A, S et P de changer cette mesure à la volée (bon, faut bien mémoriser que quel bouton appuyer et quelle molette tourner !).

Bon, mais où veut-il en venir ?
Je ne suis pas fanatique de ce type de boîtier mais je reconnais volontiers que cela fonctionne bien pour un usage photo loisir/plaisir. L'ensemble est léger, très réactif (pas de temps de recalibrage comme sur le Kodak), la prise en mains est assez rapide même si la lecture du Guide de démarrage et du manuel est in-dis-pen-sa-ble… simplement pour apprendre sur quels boutons appuyer et à quoi cela sert ! Le boîtier est assez ergonomique, le porteur de lunettes que je suis ne se bat pas avec le viseur.
Et avec cela, on obtient des photos correctes. Il ne faut pas hésiter à en faire beaucoup puis à éliminer celles qui sont médiocres. N'est-ce pas l'apanage même du numérique ? Le contrôle instantané de sa propre production.
Toutes les infos techniques sont blog de Luc.

le 27/07/2004 à 08:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Tout plat et “in the pocket”… le Contax SL300R T*

Un carnet de notes photographiques…

dans photographie
par Jean-Christophe Courte

image Contax, filiale de Kyocera, a réussi un tout petit appareil, le Contax SL300R T*. Ultra plat, doté d'une optique zoom signée Carl Zeiss, un Vario-Tessar (T*) de 2.8-4.7/5.8-17.4. Alors, certes, ce n'est pas un appareil 8 Millions de pixels ou reflex, mais cela s'avère très pratique sur le terrain pour prendre des notes "photographiques" de 2048 par 1536 pixels…
C'est le genre de produit qui ne prend pas de place, l'optique dans la hauteur de l'appareil et que l'on peut manipuler de manière fort discrète…
Explications ! Autant Contax a raté son haut de gamme (Contax N1 aux optiques incompatibles avec celles utilisées par la gamme argentique), autant le SL300R T* est un appareil très agréable à l'usage et efficace. La marque Contax est la propriété conjointe de Zeiss et Kyocera. Vous trouverez d'ailleurs un produit identique chez Kyocera, le Finecam SL300R.
D'abord le produit est très fin (16 mm d'épaisseur x 10 cm x 6,3 cm), ramassé, et qui peut donc se glisser tranquillement dans n'importe quelle poche de veste.

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Mais il est en fait bi-corps ! Cela veut dire que la partie gauche de l'appareil pivote à 90° pour viser devant soi comme avec n'importe quel numérique, le viseur étant placé sur la partie droite. Et l'optique sur la tranche ! Mais le fait de le laisser à plat permet de saisir des photos facilement en l'inclinant tout simplement et, surtout, très discrètement ! Il se tient d'une seule main et comme son viseur / écran est très lumineux, il est facile de contrôler ce que l'on cadre. Ou même de shooter d'instinct si besoin est.

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C'est un appareil très, très réactif. La mise en route est ultra rapide (une seconde) et immédiatement, via l'unique élément de visée, un écran plat sur le dos de l'appreil, on sait que l'on est opérationnel !
C'est évidemment déconcertant au départ : pas de visée télémétrique ou reflexe, non, juste une sorte de monitoring via cet écran confortable même dans un espace très lumineux.
Et après, hop, on se surprend à déclancher très souvent !!!

La clé de cet appreil réside dans un processeur rapide, dit RTune. Cette technologie permet dès lors de faire du 3,5 images par secondes ou de capturer une vidéo au format VGA (640 x 480 pixels) sonore à 30 images par seconde Bon, seul bémol, les 16 Mo de la carte de stockage.
L'optique est un zoom qui équivaut, dans le monde du 35 mm, à une optique de 38 à 115 mm. C'est effectivement une optique Carl Zeiss bien traitée mais bon, il ne faut pas trop attendre des images captées : ce sont de bons témoins numériques, d'excellentes notes visuelles.
Avec ce 3,17 Mo de pixels, on réalise donc des images en mode fin de 2048 par 1536 pixels, c'est-à-dire l'équivalent d'une image de 13 par 17 cm à 300 dpi…

Infos techniques (copier/coller du communiqué de presse)
• 7 modes de prises de vue – standard, sport, portrait, nuit, portrait de nuit, macro et paysage.
• 5 modes flash, 3 modes couleur, 6 réglages possibles de la balance des blancs, 3 réglages de la netteté et 3 de la saturation, et une compensation de l’exposition sur ± 2 IL.
• un écran transflectif “Day Fine” permettant de visualiser et de cadrer ses images dans les pires conditions lumineuses,
• la fonction Resize, un recadrage automatique des images à la résolution de 320 x 240 ou 160 x 120 pixels pour qu’elles soient expédiées le plus rapidement et sans contrainte par email, via un téléphone portable, ou un PDA équipé d’un connecteur SD card,
• la possibilité d’afficher l’image de son choix sur l’écran de démarrage,
• un connecteur USB permettant de transférer, sans driver, les photos vers un microordinateur Mac ou PC.

Mon sentiment à l'usage
Si le déclanchement de la prise de vue est rapide (Contax insiste sur les 0,07 seconde), le déclancheur est souvent un poil trop dur (j'ai râté pas mal de photos, pensant qu'elles avaient été réalisées et que nenni…). Le flash a tendance à se lâcher trop facilement pour corriger l'exposition.
Néanmoins, la possibilité de shooter sans trop viser (excellent concept), l'aspect ultra plat du boitier et peu volumineux en font un compagnon fort appréciable pour les photos personnelles ou pour des notes visuelles professionnelles. Il permet surtout de désacraliser l'appareil photo, les enfants apprennent très vite à le manipuler. Et pour cause, les commandes sont simples, on peut pratiquement se passer du manuel dans un premier temps pour faire ses premières photos tant tout est réduit au minimum.
Si vous souhaitez exploiter ces images (PAO par exemple), il vous faudra jouer avec Photoshop en partant d'une bonne sélection de photos correctement posées, du coup. Mais passablement bruitées.

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Excellent rapport qualité/prix et plaisir.
En dessous de 500 € TTC. À ce prix là, il dispose d'une carte de 16 Mo et d'un étui de protection en cuir.

Voir http://www.clubic.com/n/n13404.html mais en couleurs comme les mini iPod. Moins cher (- de 350 € au japon) le Finecam SL400R s'avère de plus petite taille de l'appareil (100 x 62,5 x 16 mm).

le 24/07/2004 à 08:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

13,7 millions de pixels… Et moi, et moi, et moi…!

Compte rendu en dilletante d'un Kodak DCS SLR et son fabuleux capteur de pixels

dans photographie
par Jean-Christophe Courte

image Très gentiment, le service de presse de Kodak nous a prêté un DCS SLR/n pendant 15 jours. Moins chargé (ou plus disponible) que mes petits camarades, je suis parti une semaine en Dordogne avec cet appareil (et quelques autres). Sans oublier mon vieux titanium 667 sous OSX pour stocker les images acquises.
Tous les tests que j'ai lu sur ce matériel font état des performances exceptionnelles du K0dak avec des optiques récentes, autofocus et tutti quanti. Même que c'est fait pour ! Utilisateur de boîtiers traditionnels aux optiques désormais "dépassées" en terme de technologie, j'ai testé ce matériel avec une optique ancienne mais toujours viable. Bref, quid du mariage de ce dernier né de la technologie avec des optiques non récentes !
Récit totalement subjectif d'un essai en mode ManuelAvertissement
Si vous cherchez à vous renseigner de manière professionnelle sur le DCS SLR, version Nikon ou Canon, je vous invite d'ors et déjà à consulter ces tests : celui de imaging-resource, celui de steves-digicams, sans oublier son précédent sur le 14n. Ou le dernier de dpreview, à comparer au test du 14n en 2003.
À lire aussi, en français, ce papier de nore ami Volker Gilbert.

Angle de cet essai…
Je me pose depuis pas mal de temps la question de la réutilisation des optiques argentiques sur des boîtiers numériques. Je trouve, en effet, assez incroyable que l'on soit obligé de se rééquiper totalement pour basculer en numérique ! J'ai d'ailleurs testé, quelques minutes pour me rendre compte, l'optique livrée avec le D70, un AF-S Nikkor 18-70, cela fonctionne très bien sauf que l'on a une optique faite pour le D70 et son rapport spécifique vis-à-vis du format 35 mm : résultat, une image circulaire sur un fond noir… comme un Fisheye !

Or, ce qui me plaît assurément dans la démarche de Kodak, c'est de proposer dès à présent :
• un seul boîtier reflex avec deux déclinaisons, le DCS SLR/n ou le DCS SLR/c sont en effet identiques en terme de boîtier ;
• des systèmes de fixation des optiques "traditionnelles" différents selon que vous utilisez du Nikon (monture F sur le DCS SLR/n) ou du Canon (monture EOS sur le DCS SLR/c) ;
• Et surtout, avec un rapport optique est de 1/1, ce qui fait que votre optique 85 mm reste un 85 mm…! Et cela n'a pas de prix.

Le problème majeur était de fabriquer un capteur qui permette de se substituer à la zone impressionnée en 35 mm… C'est chose faite depuis le Kodak 14n, appareil qui fut présenté à la Photokina de 2002.
Le DCS SLR est le digne successeur de ce dernier. Les améliorations sont nombreuses en moins de deux années. Ainsi le SLR couvre une plage de sensibilité ISO de 6 à 1600 (à condition d'enregistrer au format RAW et de rester en pleine résolution) contre 80 à 400 anciennement. C'est ici que le format RAW (pour "brut de capteur"…) prend toute son importance car autrement, la sensibilité est limitée dans une plage comprise entre 6 à 800 ISO si vous préférez le JPG. Kodak spécifie d'ailleurs que seule cette plage limitée est totalement étalonnée. Le format RAW est un peu le "négatif numérique" et permet de retravailler plus facilement ses images… C'est pourquoi je le recommande même s'il nécessite des cartes mémoires plus grosses où une connexion directe en studio à un Mac. Testant plusieurs produits numériques de marques différentes, je n'ai pas de peine à affirmer que Kodak fournit un excellent ensemble de logiciels pour (re)traiter les images au format RAW (lire un précédent papier sur ce site).

Autres points d'amélioration, une exposition plus longue de 60 secondes au maximum (contre 30 secondes sur la 14n), le mode rafale étendue à 19 images (soit 1,7 image par seconde !) contre 8 précédemment, un mode veille ajouté pour redémarrer immédiatement les circuits (très efficace).
Kodak ajoute que le capteur a été revu et optimisé au niveau du proocess de fabrication. Mieux encore, les anciens Kodak 14n peuvent désormais le recevoir ce qui leur donne une nouvelle jeunesse avec un Fireware plus récent.

Infos techniques
Est-il utile ici de remettre toutes les infos que vous pouvez trouver sur le net et donc chez le fabricant ?! Non ! Je vous livre l'essentiel (hop, copier/coller !), le reste étant livré à votre sagacité ici même ou .
En gros, en plus des points d'amélioration évoqués quelques lignes avant :
Haute résolution - 13,9 mégapixels au total, produisant une image de 4536 x 3024 pixels.
Capteur CMOS 35 mm plein cadre (zone d'image 24 mm x 36 mm)
Fichiers RAW en résolution variable et sélectionnable.
Incréments ISO :
- Mode d'exposition normale ISO entre 160 et 600 par incréments de 1/3 diaphragme
- Mode d'exposition "longue" ISO entre 6 et 50 par incréments de 1 diaphragme
Fonctionnement en mode simplifié et avancé.
Transfert d'image à 12 Mo/seconde - environ 3 fois plus rapide que la connexion IEEE 1394 actuelle.
512 Mo de mémoire tampon intégrée, permettant une profondeur de prise de vue en rafale de 19 images environ.
Embase de flash validée D-TTL et flash escamotable
Capteur d'orientation de l'appareil photo à +/- 90 degrés
"Protection de l'image" incluant la technologie KODAK PROFESSIONAL ERI (Extended Range Imaging)
Mode veille matérielle pour prolonger l'autonomie des batteries (et très efficace comme je peux en témoigner à condition de bien réduire les temps d'activation de l'écran de contrôle).

Passons au test…
Optique traditionnelle
Utilisateur d'optiques Hasselblad et Contax (eh oui, il est possible d'utiliser, via une bague spécifique, des optiques Hasselblad sur un boîtier Contax RTS III), j'ai donc emprunté une optique Nikon à Frank Horvat
Et pas n'importe laquelle ! Son fidèle 85 mm de 1.4 avec lequel Frank a signé un grand nombre de ses plus beaux portraits quand il était encore en activité professionnelle. Bon, je peux l'affirmer, le talent n'est pas attaché à l'optique. Malheureusement !!!

Attention, toutes les optiques Nikon ne sont pas éligibles (j'adore ce terme). Ainsi le Fisheye de 6 mm de 5,6, ou 400 mm de 4,5, etc. Voir à ce propos l'annexe B-3 du Guide en français, un joli .pdf de 25,8 Mo à télécharger sur le lien indiqué…

Prise en main
Le Kodak DCS SLR n'est pas différent des boîtiers réflex traditionnels… C'est à fois un plus car on se repère assez vite. Le boîtier est agréable au toucher, d'aspect solide, assez léger. Mais très vite un moins car placer autant de boutons sur le dos du boîtier, deux minis écrans de contrôle et de un écran haute définition ainsi qu'une sorte de trackball (…dit sélecteur quadridirectionnel), deux emplacements pour les cartes mémoires ou la connectique idoine pour se raccorder à un micro n'est pas sans conséquences. Du coup, la lecture du manuel est plus qu'indispensable. Il faut éviter de mettre ses doigts partout sous peine d'afficher les menus ou la dernière image shootée !

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Mais le pire est à venir. Généralement, un oeilleton de visée est en débord par rapport au boîtier, histoire de laisser la joue et le nez du photographe se glisser… dessous ! Déjà, quand vous portez des lunettes, c'est pas terrible.
Sur le Kodak DCS SLR, il a fallu créer du volume pour placer tous les éléments cités précédemment… du coup, l'oeilleton est en retrait par rapport au dos du boîtier. Dès lors, toute la partie marquée en rouge gène énormément en prise de vue ! Doté d'un nez, je me suis retrouvé fréquemment à appuyer sur les boutons de gauche sur le dos avec mon appendice…
Ce même nez graissant systématiquement l'écran de contrôle des menus comme des images…
Pratique quoi.
Alors quoi, faut-il que Kodak refuse de vendre ce boîtier aux possesseurs de grands nez ?! Et nous déclare tout de go, à la manière de Cyrano de Bergerac (acte I, scène IV) :
Agressif : "Moi, monsieur, si j'avais un tel nez,
Il faudrait sur-le-champs que je me l'amputasse !"
Amical : "Mais il doit tremper dans votre tasse
Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap !"
Descriptif : "C'est un roc !... c'est un pic !... c'est un cap !
Que dis-je, c'est un cap ?... C'est une péninsule !"
Curieux : "De quoi sert cette oblongue capsule ?
D'écritoire, monsieur, ou de boîtes à ciseaux ?"
Gracieux : "Aimez-vous à ce point les oiseaux
Que paternellement vous vous préoccupâtes
De tendre ce perchoir à leurs petites pattes ?"

Etc.
Mais non, il n'est pas encombré ce dos, une paille !

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Prises de vues
Comme je l'ai indiqué en préambule, tout a été fait en mode Manuel. Il faut pour cela bien changer la position du bouton de sélecteur de mode et le placer sur M, la seule indication qui est en noir ! Du coup, les informations données par le boîtier ne servent quasiment à rien. Hormis la gestion de la balance des blancs avec la possibilité de nuancer pour une éclairage naturel froid, standard ou chaud, le reste est à improviser et Kodak n'en fait pas mystère. Ce boîtier a été conçu essentiellement pour des optiques NIKKOR AF de type D. Bref, je vous renvoie à l'avertissement en début de page !!
Néanmoins, cela marche très bien d'autant que l'image captée est immédiatement affichée sur l'écran de contrôle. Libre à vous de la suprimer ou de passer à une autre capture.
Votre appareil ne peut fonctionner sans l'ajout d'une carte mémoire. Alors, grosse carte ou plusieurs petites (ou encore appareil connecté par un fireWire à votre Mac - voir en fin de papier), cela dépend de votre usage. Pour ma part, des cartes CF de 256 ou 512 Mo me semblent astucieuses même si une version 4 Go existe.
D'autant que le boîtier possède deux logements de cartes, un CompactFlash CF+TM Type II et un Multi-Media Card (MMC), et peut écrire sur les deux en cours de prise de vue ! Soit 4 Go + 1 Go au maximum… en attendant des cartes plus volumineuses !!
Rappel des cartes utilisées :
CompactFlash CF+TM Type II (de 256 Mo à 4 Go !!)
CompactFlash Type I (160 Mo à 1 Go)
Secure Digital (SD) (256 à 512 Mo)
Multi-Media Card (MMC) de 128 Mo à 1 Go

Cela sachant qu'une image RAW au maximum de définition peut dépasser les 13,5 Mo annoncés (15,4 Mo pour certaines), les RAW 6,0 Mo peuvent atteindre les 10 Mo, les 3,4 Mo près de 5 Mo, il faut prévoir des cartes volumineuses si l'on souhaite shooter en exterieur. En studio, l'image réalisée peut être basculée immédiatement sur votre Mac.

RAW ou JPEG ?
Ce qui est très intéressant sur le Kodak DCS SLR, c'est la possibilité d'enregistrer simultanément l'image capturée soit en un format donné (Raw ou JPG) ; soit sous les deux formats simultanement…
À vous de régler votre stratégie mais cet aspect est particulièrement pratique. Ainsi j'ai enregistré mes premières vues en RAW (15 ou 8 Mo) ET, en même temps, j'insiste, au format JPG. Néanmoins le format RAW conserve plus d'informations et s'avère plus adapté à une opération de retraitement numérique par la suite (voir un article précédent à ce sujet sur DCS Photo Desk).

Outil professionnel ? Oui…!
En extérieur, le boîtier est peu confortable pour les raisons déjà décrites plus haut. Par contre, en studio, sur pied et relié à un Mac, c'est génial. Le Kodak DCS SLR peut être couplé avec DCS Camera Manager et du coup se transformer en usine à photos numériques. Il peut d'ailleurs appeler immédiatement DCS Photo Desk, l'application sœur qui traite les images au format RAW.
Imaginer que vous devez photographier toute une série de produits pour un catalogue, traiter, nommer et fournir immédiatement via le réseau au maquettiste dans une autre pièce… Oui, c'est possible.
Les principales fenêtres de DCS Camera Manager avec, sur chacune d'entre elles, la possibilité de shooter (Take Picture).

Ce panneau permet de synchroniser l'heure avec votre mac et également de mettre à jour le firmware en allant le télécharger chez Kodak.
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Au lieu de changer les réglages via l'écran sur le dos du Kodak DCS SLR, plus simple de modifier les options directement via cette interface.
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C'est ici que vous allez pouvoir spécifier de sauver les images dans une carte mémoire ou directement sur votre Mac. Du coup choisir le dossier de destination et, accessoirement renommer les fichiers… Et même les ouvrir automatiquement… Usine à images vous dis-je !
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Vous pouvez modifier la balance des couleurs, appliquer immédiatement un "look" (profil colorimétrique) pour donner de la pêche à votre image et la visualiser après déclenchement. Bon là, c'est le coup du photographe photographié (Comment cela, je suis mal rasé ?!).
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Et c'est aussi par DCS Camera Manager que vous aller passer pour décharger votre boîtier au retour d'une série de prises de vues. Notez la répétition pratique de certaines options et la possibilité d'effacer les cartes après extraction.
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Détail : notez que les sons associés aux principales opérations peuvent être modifiés…

Par ailleurs Kodak commercialise en direction des studios professionnels son logiciel KODAK PROFESSIONAL DCS Custom Looks v2.0. Ce dernier inclut 10 profils ICC (feuilles de style chromatiques), qui convertissent le rendu de « couleur réelle » d'une photo vers la restitution souhaitée pour cette photo ! Bref, des matrices de transformation pour basculer une image en noir et blanc, en sépia ou simplement saturation des couleurs sans flinguer les tons chairs par exemple (comme le profil KODAK DCS Product Hi Color Hold).

Conclusion(s) en vrac…
Je ne vais pas évoquer les multiples options du boîtier puisque je ne les ai pas utilisées. Je me concentre sur mes perceptions (et Dieu sait si elles sont subjectives…). D'abord, je suis, au bout de 15 jours d'utilisation, comblé… pour l'usage que j'ai de ce type de produit : reportage, sujets relativement statiques, chromie neutre et résolution. Et malgré mes réserves (ergonomie). Bref, plus que recommandé pour un usage professionnel intensif. Pour l'amateur, cela se discute en fonction du nombre d'optiques qu'il possède actuellement : soit il passe au numérique en achetant les haut de gamme de sa marque et il reconvertit ses anciennes optiques en cendriers ; soit il conserve ses investissements optiques et il est immédiatement en très haut de gamme.

1. En mode manuel, on travaille un peu à l'ancienne avec un avantage clé, la possibilité de pouvoir réagir immédiatement en effaçant les images foireuses que l'on visualise. Et les résultats obtenus, même sans pilotage ou asservissement électronique complet, s'avèrent très bons. D'autant plus si vous prenez l'habitude de travailler au format RAW. Bref, cela ne m'a pas horrifié d’utiliser ce riche boîtier ainsi. Mais j'ai pas mal utilisé un antique 500C/M Hasselblad et ne suis pas non plus un fondu du tout asservi. Avantage du mode manuel, on se concentre sur l'essentiel.

2. Pas mal de monde se demande à quoi cela sert de travailler sur une image de 4 500 x 3 000 pixels. Je lis, de temps à autre, sur des forums des phrases comme celle-ci "la course aux pixels ne m'intéresse pas". Eh bien moi non plus ! Pourtant, le fait d'avoir de la matière (avec cette réduction de bruit comme l'ont noté tous les photographes qui ont testé le Kodak DCS SLR vs. le 14n), permet de faire des recadrages dans l'image ou de conserver des fonds perdus.
Un bref rappel, je ne suis pas un photographe mais un simple graphiste qui utilise des images.
Je sais que cela va faire sourire les photographes purs et durs mais c'est l'un des problèmes récurrents lorsque l'on réalise des mises en pages avec des images prêtes à l'emploi acquises sur des sites spécialisés : l'image a été superbement cadrée et pourtant on se met souvent à rêver d'avoir un poil de matière en plus pour finir avec un bord perdu correct, même peu gourmand.
Avec le Kodak DCS SLR, pas de problème, on peut couvrir un poil large et retailler ensuite pour des besoins iconographiques. Rien que pour cette approche, ce produit est fabuleux.

3. Ensuite j'ai particulièrement apprécié l'usage d'optiques normales au rapport 1.1… Et des optiques pas forcément récentes donc. On peut rêver que d'autres systèmes de montures soient rapidement proposés par Kodak dans la mesure où les fabricants d'origine ne se remuent pas beaucoup pour proposer sous leur marque un boîtier ad hoc qui supporterait nos anciennes optiques. Néanmoins, attendons la photokina 2004. Mais aussi bien la vente en version OEM du capteur que la déclinaison vers d'autres systèmes de montures seraient deux pistes à envisager pour réduire le coût élevé du boîtier.

4. Enfin, les couleurs obtenues (dans les conditions que j'ai couvertes, c'est-à-dire ce début Juillet entre pluie et soleil) sont superbes. Neutres et non flatteuses. Du coup, les fameux "looks" sont pratiques pour une éventuelle re-création de la photo pour un usage donné, dans un contexte professionnel où les images se doivent d'être étalonnées de la même manière. Bref, la neutralité du capteur Kodak est fantastique.

5. Bonne autonomie, mode veille efficace et "réveil" – en ce cas – assez rapide. Par contre, le démarrage du boîtier à froid est assez long… Si vous utilisez le Kodak en studio et relié à un Mac, aucun problème dans la mesure où tout le monde se retrouve sur le secteur, les câbles fournis sont assez longs. A l'usage, le Kodak semble plus bâti pour le studio que pour le terrain. Néanmoins, cela fonctionne aussi en extérieur, n'exagérons pas !

6. Pour conclure, je ne vais pas user d'un jargon professionnel ou de justifications techniques (que j'aurai du mal à développer…), j'ai beaucoup maudit comme énormément apprécié ce boîtier. C'est une superbe boîte à acquérir des images avec, plus que jamais, la possibilité de travailler ses dernières avec DCS Photo Desk et ses profils (et Photoshop). Je pense que c'est aussi ce couple, prise de vue et traitement numérique dans la foulée, que j'ai particulièrement apprécié. Même si cela peut être aussi effectué avec d'autres boîtiers et n'importe quel logiciel de traitement de pixels.
Avec un bémol, l'usage d'une machine puissante – et d'un grand écran – est plus que recommandé. Du coup, ce boîtier est essentiellement tourné vers les professionnels qui ont besoin de pérenniser leurs investissements optiques précédents, de réaliser des images numériques nettement plus fouillées que le photographe amateur (…et ils n'auront pas de difficulté pour ce faire), de répondre rapidement à des besoins "clients" (photographies de mariage, portraits comme produits industriels). Or le software développé par Kodak est de première qualité. Plus besoin de développement argentique (et pour cause, Kodak est le premier concerné par la révolution du numérique et se doit d'évoluer pour ne pas disparaître…), des procédures numériques calibrées, reste à imprimer le résultat sur des machines à sublimation…

Je ne reviens pas sur l'ergonomie désastreuse de la visée qui est à mes yeux LE point négatif du Kodak DCS SLR. Les porteurs de lunettes sont particulièrement désavantagés… J'imagine que Kodak va réagir à toutes les critiques et nous proposer prochainement un nouveau concept de boîtier, plus adapté au numérique et qui disposera enfin d'un accès à la visée moins inepte. Accessoirement, réduire le nombre de boutons et autres pustules sur le boîtier ! D'autant qu'il est possible de paramétrer nombre de fonctions du boîtier via un control panel sur son ordinateur relié au Kodak par une connectique FireWire. C'est ce que propose en grande partie DCS Camera Manager.

Prix : 4 995 € ht prix catalogue (ajoutez 1500 € pour le changement de capteur si vous possédez déjà un 14n). Ceci sans carte mémoire ni optique. Mais avec câble FireWire, batterie, chargeur, etc.

NB : j'imagine déjà quelques lecteurs décomposés devant le montant de l'appareil… Je me garde bien de juger certaines solutions qui sont loin du rapport 1/1 et nécessitent l'acquisition de nouvelles optiques… numériques. Et pourtant, à priori recommandées par la presse "professionnelle"…
Raisonnons deux secondes par l'absurde !
Si je dois me rééquiper d'optiques, je débourse effectivement les 4995 € + "n" € Et je découvre que pas mal de monde revend de très bonnes optiques traditionnelles pour passer, coûte que coûte, au numérique. Économie donc si je fais dans l'occasion.
Par contre, si j'ai déjà des optiques de qualité Nikon ou Canon, je n'ai QUE 4995 € à débourser. Et, à système égal, plus j'ai d'optiques en ma possession, plus je réalise virtuellement une économie. Sans oublier que je peux continuer à utiliser, en parallèle, mes optiques sur mon vieux reflex argentique… toujours au rapport 1/1 !

Certes je peux m'offrir des produits moins coûteux en haut de gamme. Prenons un D2H Nikon à 4199 € ou un D1X à 4890 € (prix conseillés). Mais dans les deux cas, j'utilise un capteur moins puissant que le Kodak… 5,33 mégapixels au mieux, face au 14 mégapixels de Kodak. Et avec un équivalent optique de 1,5x pour chaque focale utilisée.
Alors ? Qui est cher ?!

NB2 : Bon, sérieusement, à quand un DCS SLR pour optiques Contax ? Ou un Kodak DCS SLR avec un capteur de 4500 par 4500 pour Hasselblad…? Je prends une option de suite sur l'un ou l'autre.

le 19/07/2004 à 08:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?