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Exclusif : le Nikon D3 sur urbanbike…! | 8

Large, ou le contraire D3.

dans photographie | signé laurent
par Laurent Thion

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D3 + 15 mm f/3,5 AIS

Ainsi peut-on qualifier les possibilités d'emploi du premier Nikon au format FX avec le parc d'optiques existant.
Il est possible de mémoriser dans ce boîtier les caractéristiques de 9 optiques sans cpu (l'ouverture maximale et la distance focale) et de paramétrer la touche "fonction" afin de les sélectionner rapidement. À noter que les optiques AI et AIS sont compatibles mais également les modèles antérieurs à 1977 qui auraient été modifiés "à la main". Voir tout de même le tableau de compatibilité pour les objectifs spéciaux. J'ai, par exemple, un 2,1cm f/4 non rétrofocus totalement incompatible.


18 mm f/3.5 AIS

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18 mm AIS - 1/180e de seconde - f/11 - ISO 200

Quelle étrange sensation que celle de monter mon vieux 18 mm AIS sur ce D3 tout frais sorti des chaînes de montages nippones. Me voici revenu bien des années en arrière, du temps du F3HP, de la visée si confortable qui affiche 100% de l'image enregistrée et surtout du champ angulaire enfin retrouvé. Les vieilles habitudes de composition de l'image reviennent au galop : contrôler les fuyantes, faire attention à sa propre ombre, travailler avec la distance hyperfocale, bien mesurer sa lumière, vite regarder partout avant de déclencher... Le 18 mm f/3,5 AIS donne de très bons résultats, et permet aussi d'utiliser un polarisant. L'encombrement est bien moindre que le zoom 14-24 précédemment testé et possède un avantage déterminant : il est déjà dans ma sacoche !
Loin de constituer une solution médiocre de remplacement, je pense que cette optique est parfaitement exploitable avec le D3, sous réserve de prendre un minimum de temps pour composer son image. Le rendu est très bon, même en périphérie de l'image.


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18 mm AIS - 1/125e de seconde - f/11 - ISO 200

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Crop à 100%

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Crop à 100%

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Crop à 100%

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18 mm AIS - 1/350e de seconde - f/8 - ISO 200


PC 28 mm f/3.5

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D3 + 28 mm f/3,5 PC

Alors que des solutions ont été trouvées face au problème de la réduction de la taille du capteur et de la perte de champ angulaire qui en résulte, - notamment par la créations d'optiques dédiées comme le 12-24 DX -, rien n'a remplacé jusqu'alors, chez Nikon, l'emploi du 28 mm à décentrement. Cet objectif monté sur un D200 se transforme en un 42 mm qui permet certes de rendre service dans certains cas mais perd énormément de son utilité initiale. C'est donc encore comme une renaissance que de monter ce caillou sur le D3. Il est d'ailleurs surprenant de constater que cette optique n'est plus fabriquée depuis 2006. Le 28mm PC était extrêmement rare sur la marché de l'occasion du temps de l'argentique. On en trouve désormais assez facilement depuis l'arrivée des capteurs DX et, à moins que Nikon ne planche actuellement sur une nouvelle version (avec diaph auto, af et je ne sais quoi d'autre comme des bascules en plus du décentrement), le capteur FX du D3 redonne tout son intérêt à cet objectif unique. J'ai bien fait de garder le mien...
Les quelques images réalisés pendant cette (trop) courte période d'essai du D3 montrent a priori de bons résultats.

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28mm PC - 1/180e de seconde - f/11 - ISO 200, sans pied.


Micro NIKKOR-P 55mm f/3,5 de 1972

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55 mm - 1/4e de seconde - f/22 - ISO 200

Là aussi, dans calme du studio, sur pied et en prenant son temps, le résultat est tout à fait exploitable. Il s'agit pourtant de la version sans traitement multicouche. Bien entendu, le 60 mm ou le 105 mm de fabrication actuelle doivent fonctionner également à merveille... si tant est qu'on les possède.

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55 mm - 1/8e de seconde - f/22 - ISO 200

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Crop à 100%


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55 mm - 1/8e de seconde - f/16 - ISO 200

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Crop à 100%


Et les autres grands angulaires ?

Je me suis ensuite lancé dans un fastidieux exercice de comparaison entre le 14-24 et l'ensemble de mon parc de grands angulaires : 15, 18, 24, 28, 35, zoom 28-45 (1977) et aussi le 12-24 et le 17-55 sur le D200.
J'en aurais pour des pages et des pages à comparer l'incomparable dans le détail. C'est sans grand intérêt mais des généralités peuvent toutefois être notées.

- le 14-24 surclasse allègrement nombre de focales fixes et ce même à pleine ouverture. Il convient toutefois de fermer d'un cran ou deux pour éliminer le vignettage.
- le 15 mm est égal à lui-même : trop de flare et piqué moyen
- le 18 s'en sort bien
- le 24 est bon si diaphragmé
- le 28-45 de 1977 est excellent dès f/5,6 !!
et sur le D200
- le 12-24 DX génère une frange magenta dont l'importance est inversement proportionnelle à la distance focale et au nombre f
- le 17-55 est très bon aussi

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Planche de test - Capture NX

Synthèse de tout cela : retour vers le futur

Le D3, premier reflex Nikon à capteur plein format (dénommé FX) donne effectivement envie de recycler son matériel, surtout en ce qui concerne les grands angulaires. Bien que l'achat d'un zoom grand angulaire spécialement calculé pour insoler un capteur soit pratiquement incontournable pour tirer la quintessence du D3, il n'est pas complètement dément de passer un peu de temps à passer en revue son parc d'objectifs. Le 14-24 ne peut accueillir de filtre polarisant et le replis vers une ancienne optique peut rendre bien des services si on en connaît les limites (diaphragme minimum d'utilisation, notamment). Le cas du 28 à décentrement est également une bonne raison de passer au plein format car les possibilités de redresser une image sous Photoshop ont des conséquences directes sur la résolution de l'image. L'excellente dynamique et qualité du capteur offre un fort potentiel de corrections a posteriori, dans le cas d'enregistrement en format RAW.


Pour les irréductibles de la pellicule et de la mise au point manuelle, c'est peut-être enfin le moment de prendre le train en marche. Hors considérations financières, bien sûr !

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70-200 @ 200 - 1/20e de seconde - f/2,8 - ISO 200 - VR activé

Autres produits Nikon chroniqués par Laurent sur urbanbike…
Note de la rédaction : Laurent est l'auteur de deux livres de cas pratiques, le premier sur le Nikon D3 et le second sur le Nikon D300, deux ouvrages parus chez First.

le 15/01/2008 à 07:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Laurent Thion | Partager…?

Exclusif : le Nikon D3 sur urbanbike…! | 7

"L'Amour D3 oranges"

dans photographie | signé laurent
par Laurent Thion

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70-200 @ 200 - 1/20e de seconde - f/2,8 - ISO 800 - VR activé

Non, il ne s'agissait pas de cet opéra de Serge Prokofiev. C'était le Gloria d'Antonio Vivaldi qui m'attendait dès le retour de Metz. Ma fille fait partie d'une chorale et le concert donné dans l'église des Vallées à Colombes devient une excellente occasion d'utiliser le D3 dans des conditions fort différentes de celles rencontrées la veille au bord de la Moselle.

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14-24 @ 14 - 1/125e de seconde - f/2,8 - ISO 800

Dans le sac, j'emporte mon 70-200 f/2,8 VR en plus du D3 et du 14-24. Pas de pied, pas de flash. Je cale la sensibilité à 800 ISO et ne travaille qu'à f/2,8 avec les deux objectifs. Le choix possible de 51 zones pour la mise au point est vraiment une bonne idée sur le papier, surtout avec le téléobjectif, mais en pratique, le sélecteur multidirectionnel (cf articles précédents) ne me sert finalement qu'à dégrossir le secteur de mise au point. J'affine ensuite en mémorisant la zone précise avec une pression à mi-course sur le déclencheur puis en recomposant mon image. Chaque zone individuelle est plus petite que celle du D200 et permet donc une sélection très précise de l'endroit à focaliser.

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70-200 @ 70 - 1/20e de seconde - f/2,8 - ISO 800 - VR activé

Rappel : le grand nombre de zones de détections n'est toutefois pas là pour être simplement utilisé classiquement mais bien pour permettre des possibilités très étendues de suivi de sujet en mouvement par exemple, conditions que je n'ai, hélas, pas eu le temps matériel de tester.

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14-24 @ 14 - 1/60e de seconde - f/2,8 - ISO 800

Chut, pas de bruit
Les résultats montrent des fichiers très propres, et surtout sans bruit numérique dans les ombres (toutes les images présentées ici sont prises à 800 ISO). La dynamique maximale enregistrable accuse ici ses limites mais le travail sous Capture NX et sur Photoshop permet vraiment de récupérer beaucoup de données potentiellement présentes dans les basses lumières.

Ci-dessous, l'image brute est retravaillée afin de déboucher les parties sombres de l'image.

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14-24 @ 14 - 1/60e de seconde - f/2,8 - ISO 800

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Même si ici une légère granulation apparaît, les informations récupérées sont, dans la limite du crédible et du raisonnable, tout à fait exploitables.

À titre de comparaison, il y a beaucoup plus de bruit numérique sur des images issues du D200 à 200 ISO que sur le D3 à1600 ISO et à temps de pose égal.

D'une manière générale, le grain d'image des fichiers RAW me rappelle furieusement ce que l'on obtenait à la sortie d'un scanner rotatif de photogravure : une image plutôt douce, voire même molle, mais terriblement exploitable car exempte d'artefacts et qui ne demande qu'à être accentuée et savamment dosée en fonction de la taille et de l'utilisation que l'on lui destine.

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14-24 @ 24 - 1/60e de seconde - f/2,8 - ISO 800

Un peu de bruit tout de même…
Si le D3 génère des fichiers quasi exempts de bruit numérique à 800 ISO, il se rattrape fort bien sur l'échelle des décibels. Ce qui fait, somme toute, une bonne moyenne, même si on ne divise pas des choux avec des carottes comme le disaient mes profs de math du collège… Il est donc important d'avoir une oreille attentive afin de ne pas déclencher n'importe quand. Les passages musicaux en nuances forte sont à privilégier en raison d'un raffut non négligeable et inhérent aux appareils à visée reflex. La construction visiblement très musclée et efficace de l'obturateur engendre un claquement plutôt sec, moins feutré que le d70 ou le D200.

Que personne ne bouge !
Petit aparté. Cette invention infernale qu'est la stabilisation optique modifie complètement l'approche photographique du travail au téléobjectif. Réaliser avec un 200mm des images nettes au 1/20e de seconde à pleine ouverture et à la main levée est donc devenu parfaitement possible. Conséquence directe : le 70-200 est plus souvent en service que dans le fond du sac. Désormais, pour aller plus loin, les constructeurs doivent relever un nouveau défi : stabiliser le sujet lui-même ! Bien fait pour eux.

À suivre…

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70-200 @ 200 - 1/500e de seconde - f/3,3 - ISO 800 - VR activé

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Crop à 100%

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70-200 @ 70 - 1/180e de seconde - f/4 - ISO 800 - VR activé

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Crop à 100%
Autres produits Nikon chroniqués par Laurent sur urbanbike…
Note de la rédaction : Laurent est l'auteur de deux livres de cas pratiques, le premier sur le Nikon D3 et le second sur le Nikon D300, deux ouvrages parus chez First.

le 07/01/2008 à 06:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Laurent Thion | Partager…?

Exclusif : le Nikon D3 sur urbanbike…! | 6

D3 de Behring

dans architecture | photographie | signé laurent
par Laurent Thion

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Sur l'autre rive. 14-24 @ 14 - 1/180e de seconde - f/8 - ISO 200

Deuxième jour de prise de vue, température négative, soleil radieux, petit coin bucolique au bord de la Moselle, plein de poésie et de coke pour les aciéries avoisinantes : le chantier GEPOR.

Il s'agit là de mettre en place un pont roulant de 200 tonnes à 30 mètres de haut en utilisant simultanément sept grues et trois nacelles. Difficile de contrôler la mise en scène, ne pas entraver les manœuvres, respecter les règles de sécurité, être partout à la fois, se méfier de tout dans le bruit, le vent et la poussière de charbon… Bref, typiquement des conditions où l'appareil doit se faire oublier. Les appareils, devrais-je dire, puisque je dois réaliser des panoramiques sphériques en plus des vues d'ensemble et des plans rapprochés. L'analyse des images réalisées avec le D3 met deux point en évidence : la dynamique du capteur plein format et la quasi absence de flare et d'aberration chromatique du 14-24.


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Inscriptions en langage traditionnel Mosellan oriental.
14-24 @ 14 - 1/180e de seconde - f/8 - ISO 200

Dynamique en nette hausse.
Depuis toujours, l'utilisation d'un grand angulaire a pour conséquence directe d'enregistrer une zone qui, statistiquement, est composée de parties très sombres et très lumineuses à la fois. À la focale de 14mm, le champ englobé est de 114x76 degrés, ce qui permet d'enregistrer bien des choses, tant en terme de détails que d'écart de contraste. C'est aussi dans ces conditions que la mesure matricielle affiche ses limites de fiabilité, probablement en raison de la grande diversité des zones composant l'image. Le retour à la mesure pondérée centrale s'impose donc et fonctionne parfaitement avec la mémorisation de l'exposition via une faible pression sur le déclencheur. Je me contente de surveiller, sur le très lisible écran arrière, la présence éventuelle de zones grillées (mises en évidence par la fonction d'affichage clignotant des hautes lumières). Il est évident que cet appareil encaisse beaucoup mieux les forts écarts de contraste, et permet de se passer du bracketting (également nommé séquence d'exposition différenciée) au moins dans la configuration de travail rencontrée ce jour.
Ayant travaillé simultanément avec deux autres D200, j'ai effectivement eu recours au bracketting dans le cas des prises de vues panoramiques, mais pas avec le boîtier équipé du 17-55 ou du 70-200, le champ photographié étant plus petit donc beaucoup plus homogène.


14-24.
J'ai toujours adoré travailler avec des objectifs à très courte focale (mon premier caillou acheté en 1984 était un 24, suivi d'un 21, d'un 18 et même d'un 15mm). Le passage au numérique ne fût traumatisant pour moi qu'à cause de l'impossibilité de retrouver des équivalents angulaires à l'argentique. Je ne dois pas être le seul, j'imagine. C'est d'ailleurs ce qui m'a poussé à développer le panoramique par assemblage, mais ceci est une autre histoire... La quête d'un grand angle pour numérique passa donc par l'acquisition du Coolpix 5000, premier compact offrant un équivalent 28mm, puis du complément optique WC-E68 (équivalent 18mm), du D70 avec le fisheye 10,5, du D200. Bien qu'un zoom grand angle fut proposé par Nikon (12-24 f/4), le résultat obtenu avec ces matériels successifs restait incomparablement moins bon que les images prises au 18mm sur Nikon F2 ou F3.

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14-24 @ 24 - 1/60e de seconde - f/8 - ISO 200

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Bin, où sont passées les habituelles franges magenta ???

Là, il y a vraiment du nouveau avec l'ensemble D3 + 14-24. Outre les qualités du capteur plein format, le 14-24 se permet de surclasser la quasi totalité du parc existant des focales fixes et des zooms grand angle. Géométrie quasi parfaite, grande ouverture, aberrations chromatique plus que négligeable, vignettage absent dès f/4 et surtout, surtout, le flare excessivement bien traité (nanocristal ??). Sans aucune comparaison avec le 15mm ais (qui est resté souvent dans le placard uniquement à cause d'un flare infernal). Ces deux objectifs ont pourtant le même air de famille en ce qui concerne la lentille frontale. L'appréhension s'est envolée dès les premières images réalisées. Ce 14-24 est véritablement une réussite. Et relance la polémique petit ou grand capteur. Bien sûr, mes anciennes optiques fonctionnent assez correctement sur le D3 (nous y reviendrons dans un prochain billet) mais la quintessence du D3 ne peut être obtenue qu'avec ce nouveau zoom "conçu pour la photo numérique" dixit la plaquette commerciale.

Moralité : D3 et 14-24, sinon rien !!

À suivre...

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Préparation des grues.
14-24 @ 24 - 1/125e de seconde - f/8 - ISO 200

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Juste une toute petite ridicule coma de rien du tout.

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Vue d'ensemble. Le pont est encore au sol.
14-24 @ 14 - 1/500e de seconde - f/8 - ISO 200

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Décollage en cours.
14-24 @ 44 - 1/350e de seconde - f/8 - ISO 200

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Vue à 45 mètres de haut.
14-24 @ 14 - 1/180e de seconde - f/8 - ISO 200

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Un peu plus bas.
14-24 @ 14 - 1/250e de seconde - f/8 - ISO 200

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Crop à 100%

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Opération terminée.
14-24 @ 14 - 1/250e de seconde - f/8 - ISO 200

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Encore quelques soudures à réaliser avant de décrocher...
14-24 @ 15 - 1/350e de seconde - f/8 - ISO 200

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Crop à 100%. Petit moirage de capteur ??
Note(s) de lecteur(s)…

Romain m'a expédié quelques questions par courriel :
Je souhaitais réagir à ce dernier billet concernant la deuxième journée d'essai avec le D3. Je ne doute absolument pas des qualités et du photographe, du capteur et de la lentille mais les couleurs me semblent très vives. Est-ce que cela vient de la lumière matinale, d'un post-traitement sous Photoshop/Lightroom (ou autre) ou d'un filtre polariseur (par exemple) ? Si oui, je serais intéressé par de plus amples détails.

Effectivement, bonne question…!
Voici ce que j'ai répondu à Romain et qui risque d'intéresser bien d'autres lecteurs :
Pour cette série du chantier GEPOR, les couleurs sont brut de capteur, avec une balance des blancs réglée sur lumière du jour, ensoleillée. Le rendu plutôt flashy est certainement dû aux conditions d'éclairage très particulières de ce matin d'hiver. J'ai pour habitude de désactiver toutes fonctions de saturations sur les APN et d'utiliser le profil le plus large pour gérer cela a posteriori. Le développement des raw en tiff s'effectue avec Capture nx et j'attribue un autre profil colorimétrique plus compatible web (sRGB) avec photoshop, logiciel qui me permet aussi de redimensionner les images pour le blog et de les enregistrer en jpg.

Entre nous, Je trouve aussi que rendu colorimétrique de cette série est plutôt inhabituel, mais j'ai des rendus comparables avec les deux autres boîtiers D200. Un poil moins saturé sur le D200, tout de même. Je sais que les balances des blancs ont été revues et corrigées sur les deux derniers Nikon, cela influe également sur le rendu colorimétrique...

Le polarisant (toujours à dispo dans le sac) ne peut être monté sur le 14-24 en raison de la protubérante lentille frontale.

Toujours est-il qu'abondance ne nuit pas, et que chaque image livrée au client passe par un traitement individuel personnalisé et optimisé en fonction de l'utilisation finale (print ou écran).


Autres produits Nikon chroniqués par Laurent sur urbanbike…
Note de la rédaction : Laurent est l'auteur de deux livres de cas pratiques, le premier sur le Nikon D3 et le second sur le Nikon D300, deux ouvrages parus chez First.

le 22/12/2007 à 06:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Laurent Thion | Partager…?

Exclusif : le Nikon D3 sur urbanbike…! | 5

"C’est le cœur serré que je vous dis qu’il faut rendre le D3"

dans architecture | photographie | signé laurent
par Laurent Thion

Mardi matin. Direction : le Nikon Center bd Beaumarchais, Paris. En chemin, je me suis souvenu de cette citation historique qui, sans anticiper sur le jugement que je me permettrai de porter sur cet appareil, était de circonstance...

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Grand Hôtel de Metz, 3e étage. 14-24 @ 14 - 1/8e de seconde - f/2,8 - ISO 800

Ainsi débute la première journée de prise de vues pour de vrai avec le D3. Le programme du jour consiste à réaliser des images qui constitueront l'iconographie de base de la nouvelle mouture du site internet de mon client : vues de l'atelier de maintenance, du parc machine, de détails divers et variés et de panoramiques, bien sûr.

À ce sujet, je ne pense pas dédier le D3 à la réalisation des panoramiques sphériques (même si on m'en offre un) pour les mêmes raisons que leurs prédécesseurs (D1x, D2x…). Le poids et le porte à faux engendrés par la taille de l'appareil ne me semble pas adaptés à cet usage et je préfère de loin le gabarit du D200. Et puis, je dois assurer une certaine production et n'ai aucune envie de dérégler ma tête panoramique.

Le D3 est donc affecté aux vues grand angle et le 14-24 ne sera jamais séparé du boîtier pendant les deux jours. La prise en main et la visée sont parfaites à un détail près : le sélecteur multidirectionnel (commandé au pouce, à l'arrière du boîtier) est vraiment mou et ferme à la fois (point déjà évoqué dans le billet précédent), d'autant que son usage est plutôt fréquent en raison des 51 zones de mise au point disponibles. Je ne nie pas qu'une habitude d'utilisation pallie ce comportement surprenant mais lorsque l'on utilise simultanément D3 et D200, c'est particulièrement énervant.

La solution est d'utiliser le D3 en cadrage vertical. En effet, un deuxième jeu de molettes et déclencheur est présent en bas du boîtier et offre une prise en main très confortable. Et là, plus de problème avec le sélecteur multidirectionnel : il est inaccessible par tout pouce d'humanoïde post-Néandertalien normalement proportionné des mains. Peut-être que chez les grands singes fortunés, au gros orteil préhensile, se trouve une cible marketting de choix pour Nikon…!

Trêve de plaisanterie (pour l'instant) : je me suis trouvé plusieurs fois à chercher le déclencheur vertical sur mes D200 (tous dépourvus de grip) pendant ce reportage tant cela est pratique et confortable.

Il arrive tout de même que des déclenchements intempestifs soient provoqués par le deuxième déclencheur lors de la manipulation de l'appareil. Le bon sens de Jean-Christophe me signale que je n'ai qu'à verrouiller ce déclencheur puisqu'il est si sensible. Voui, mais je dois le déverrouiller à chaque fois que j'en ai besoin (et je ne sais jamais à l'avance si j'en ai besoin) : soit je perds du temps à le mettre en service si il est fermé, soit je shoote n'importe-quoi-n'importe-quand si il est ouvert. J'opte pour la deuxième proposition.

Mais mais mais… pourquoi ne pas conditionner le fonctionnement de ce deuxième déclencheur à la détection interne portrait-paysage (qui fonctionne plutôt très bien, merci). Cela pourrait être une option (débrayable, bien sûr !) via un menu idoine et je subodore même la faisabilité de ceci simplement par une petite mise à jour firmware.
Vrai ou faux, Mr Nikon ?

À suivre...

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14-24 @ 14 - 1/10e de seconde - f/5,6 - ISO 200

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14-24 @ 14 - 1/180e de seconde - f/9,5 - ISO 200

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14-24 @ 14 - 1/125e de seconde - f/8 - ISO 200

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Crops à 100% non accentués
Autres produits Nikon chroniqués par Laurent sur urbanbike…
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le 19/12/2007 à 06:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Laurent Thion | Partager…?

Exclusif : le Nikon D3 sur urbanbike…! | 4

Départ

dans architecture | photographie | signé laurent
par Laurent Thion

Lequel D3 ?

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Voilà. Prêt à partir pour Metz.

Le but de ce voyage est de couvrir une installation portuaire (un pont roulant) mettant en œuvre simultanément 7 grues et 3 nacelles. Le tout pour le compte de la société de location de grues. Il m'a été demandé de réaliser des panoramiques et des photos "classiques" de cette installation. J'ai donc multiplié les boîtiers afin de gagner en réactivité. Un D200 + 10,5mm pré-installé sur sa platine pour le panoramique, un autre D200 + 70-200 pour les vues de détail et le (providentiel ??) D3 + 14-24 pour les vues d'ensemble. En supplément, j'embarque également le 17-55 et le 28mm à décentrement.
Un autre sac à roulettes est destiné à accueillir le pied, les rotules, les chargeurs, le powerbook et la brosse à dent... Du lourd, à l'image du sujet à photographier !

TGV Paris-Metz. Trop rapide. À peine le temps de rédiger ceci :

la "légendaire" ergonomie des produits Nikon se devait de faire ses preuves avec ce très attendu D3. Je me suis donc contenté de déballer l'objet, d'y insérer la batterie et deux cartes Compact Flash. L'imposant mode d'emploi (444 pages) est resté dans la boîte (pas pour très longtemps).

Après mise en route, pas de grosses interrogations concernant les différentes commandes qui tombent bien sous les doigts. Et c'est du solide très bien construit, qui inspire confiance.

Première chose à faire : configurer un profil d'utilisation via les menus. De nouvelles entrées sont présentes mais la grande habitude du D200 me permet de m'en sortir très rapidement. Globalement, je débraye toute forme d'accentuation, saturation, je choisis la meilleure résolution possible, le profil Adobe, et paramètre les différentes fonctions liées au commandes de l'appareil. Je constate avec plaisir qu'il est possible de mémoriser les caractéristiques (focale et ouverture nominale) de 9 objectifs sans CPU. Après avoir fait le tour du propriétaire (provisoire !), je ne trouve pas le menu pour afficher une grille sur la plage de visée. Étrange…

Je recommence à nouveau la consultation intégrale des menus, en vain, le pouce droit tout endolori d'avoir tant cliqué sur le sélecteur multidirectionnel, assez peu réactif car à la fois mou en début de course et trop ferme pour sélectionner. Cette sensation se confirmera ultérieurement pendant la prise de vue, lors de la sélection de la zone AF, par exemple. Le sélecteur multidirectionnel du D200 était pourtant exemplaire. Le bouton central de validation sert parfois mais il est préférable de se rabattre sur la touche dédiée (OK) pour être sûr de son coup.

Bref, pas de menu pour afficher la grille dans le viseur. Vite, la notice ! Ce serait bien le premier boîtier que j'utiliserai sans grille de visée !

La recherche dans l'index (en anglais pour cet appareil de prêt) ne me renvoie sur rien qui concerne une telle fonction (présente dans le D70, D200 et bien d'autre appareils). C'est à la fin du mode d'emploi qu'est la réponse : la grille est bien prévue, mais en option. Il faut changer le verre de visée, à la manière d'un FM2, c'est à dire en passant par la chambre de prise de vue. Très dommage et plutôt périlleux en ce qui concerne les poussières, même si c'est une opération qui ne nécessite pas le passage en atelier.
Nikon a certainement d'excellentes raisons d'avoir opté pour cette solution. Est-ce là le prix à payer pour bénéficier de cette si claire et merveilleuse visée HP 100 %, dans la droite ligne des F3HP ?
Bon, tant pis pour moi. Cela va être dur de me passer de ces guides de visée.

Dragonne.
On ne parle jamais assez des dragonnes livrées avec les appareils. J'ai le sentiment que la taille des inscriptions croît proportionnellement à la résolution en pixel. Dans le genre signe ostentatoire, c'est parfaitement réussi et il est quasiment impossible de passer inaperçu avec un tel calicot autour du cou.


Donc, l'achat du D3 implique l'investissement immédiat dans un verre quadrillé et une dragonne neutre. Parlez-en à votre banquier avant, ou négociez avec le revendeur...

À suivre…

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In situ : les 3 boîtiers, les belles dragonnes Nikon, les bottes de sécurité pas Nikon mais presque, le casque à l'envers pour une visée confortable, une très belle et froide journée. Photo © Valérie Brun.

PS : arrivée à Metz à 20h. Je ne laisse pas le D3 dans la chambre d'hôtel. Un petit test de nuit avant d'aller se sustenter, sans pied, appareil posé sur le sac photo. ISO 1600, 14-24 @ 14, f/2,8, 1 seconde de pose.

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Autres produits Nikon chroniqués par Laurent sur urbanbike…
Note de la rédaction : Laurent est l'auteur de deux livres de cas pratiques, le premier sur le Nikon D3 et le second sur le Nikon D300, deux ouvrages parus chez First.

le 17/12/2007 à 12:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Laurent Thion | Partager…?

Exclusif : le Nikon D3 sur urbanbike…! | 2

Cette fois-ci, c'est vrai !

dans photographie | signé laurent
par Laurent Thion

Mardi, en plaisantant, Laurent m'envoie une photo de son vieux Nikon F avec le sigle D3 en photo-montage… C'est une blague mais j'apprécie cette chouette bestiole, ayant bossé longtemps avec un Nikon F2 — increvable…! — et un 55 Macro Nikkor pour réaliser des présentations visuelles

Par jeu, j'écris aussitôt un billet sur le test du faux D3 avec la photo de Laurent. J'en profite pour annoncer son arrivée prochaine (j'ai pas précisé l'année…!) dans la bande d'urbanbike… Humour potache. En revisitant mes courriels en retard, je tombe sur un message de Gregory de l'agence Eliotrope. Eliotrope est l'agence PR de Nikon…

Gling…! Par jeu, j'enchaîne en envoyant un courriel à ce dernier pour lui dire que on a déjà testé en exclu son D3 avec lien sur ce billet en vrille… Et là, surprise, dans la soirée Nikon France et Eliotrope nous annoncent que, bingo !, on va recevoir le D3. Le vrai pour de vrai…!

Là, je me pince. Une simple blague et nous voilà époustouflés de recevoir (…enfin Laurent car il faut un vrai pro dans cette histoire) ce boîtier Full Frame… Bien évidemment, ce n'est pas un publi-reportage (!) et je vous laisse désormais dans les mains de Laurent qui, lui-même, a dans les mains ce D3, des anciennes optiques argentiques et demain un zoom grand angle taillé exclusivement pour le numérique. Bon, Nikon nous demande de rendre le tout mardi prochain. J'essayerais de faire un saut chez lui lundi pour voir ce boîtier de mes yeux…!

Nb : pour mémoire, Laurent est sur urbanbike depuis septembre 2004. La première fois, je l'avais cité à propos d'un livre auquel il avait collaboré, photos panoramiques par assemblage. Ensuite pour le site de Jean-Loup Sieff ; puis de son QTVR sur Conques ; le site de Marie Thurman ; Chenonceau ; la Cité de l'architecture… Ou, dernièrement, à propos des montages de façades équirectangulaires orthoscopiques. Allez, au boulot…!

Jean-Christophe Courte



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Préambule : je suis très impressionné de la réactivité de tout le monde. Je suis allé chercher ce boîtier mercredi avant midi, au Nikon Center du boulevard Beaumarchais après une demande lancée la veille à 16h17 !! Bravo à Mylène, Émilie, Thomas, Gregory… et JC !

Je pensais rédiger dès maintenant dans ce billet la prise en main de la chose mais je préfère profiter de la lumière pour filer dehors illico (avec mon fidèle 85 mm 1.8)…

À suivre…
Autres produits Nikon chroniqués par Laurent sur urbanbike…
Note de la rédaction : Laurent est l'auteur de deux livres de cas pratiques, le premier sur le Nikon D3 et le second sur le Nikon D300, deux ouvrages parus chez First.

le 13/12/2007 à 06:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Laurent Thion | Partager…?