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Sortir du Diesel, de l’essence, du plastique, oui…

Mais… quid des déchets sur roues ?

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par Jean-Christophe Courte

Billet d’humeur un peu long de l’ignare de service …ma pomme !

Je ne suis pas encore totalement ramolli (quoi que…!) et, comme vous, je ne supporte pas la fumée des moteurs mal réglés quel que soit le carburant employé, etc. Pourtant j’ai deux ou trois remarques — sans hostilité — face aux incitations soudaines à basculer fissa vers des véhicules électriques. Ok, pourquoi pas, mais…

Pour mémoire, dans nombre de villes, on peut marcher à pied, prendre les transports en commun et même circuler en vélo. Bref, on peut se dispenser d’utiliser un véhicule à quatre roues, électrique ou pas. Ça se corse dès que l’on en sort…

Manifestement, premier problème, on ne dispose pas tous du pouvoir d’achat ad hoc pour répondre à cette nouvelle proposition vertueuse nimbée d’écologie.

Or qui a besoin généralement d’un véhicule pour embaucher tôt le matin en région…?

Je vous renvoie illico à Florence Aubenas : “Voir les choses à hauteur d’être humain” et son livre, Le quai de Ouistreham, pour lequel cette journaliste du quotidien Le Monde s’est immergée pendant six mois dans le monde impitoyable des travailleuses précaires dans une région sinistrée.

Ensuite, j’ai le désagréable sentiment que l’on désigne un arbre en particulier (sic…!) pour cacher une forêt de problèmes non moins secondaires qui sont planqués derrière…!

C’est polluant …tout comme fabriquer de nouveaux véhicules…

Oui, le diesel est polluant, dégage des particules fines. Mais, mais, mais… QUI a incité, banalisé, des décennies durant, l’usage de ce carburant…?!

Ensuite, en faire l’unique mouton noir de la pollution insidieuse de nos villes me semble un poil exagéré !

Je peux citer d’autres gros problèmes à venir à brève échéance (…ou déjà bien implantés), des plastiques aux pesticides en passant par la qualité des eaux, les…

Ah, ça vous revient également…!

Enfin, j’ai pas mal de questions sur les batteries électriques censées être la panacée : le temps de chargement de ces dernières et le coût d’une charge, l’emplacement des points de recharge1 dans l’hexagone, les sources d’énergie mises en œuvre en amont pour fabriquer cette électricité propre, les normes de sécurité, l’autonomie moyenne d’une charge et le nombre de cycles supportés, le coût du remplacement ou celui de leur location mensuelle, leur recyclage ultérieur.
Mais aussi les ressources naturelles et rares2 utilisées pour les fabriquer.
Voire, histoire d’être prosaïque, le nombre de kilomètres que permettent de réaliser une charge, histoire de ne pas se retrouver …en panne sèche.

En l’absence de réponses, et sans me positionner en automobiliste3, fervent défenseur du diesel et/ou de l’essence, j’en reviens à ma condition d’usager de base, celui qui n’a aucune compétence technique ni expertise écologique. Mais qui s’interroge sur ce que l’on souhaite à nouveau nous faire avaler.

…Un peu comme le diesel, naguère… Or, chat échaudé, etc.

Comme comparaison n’est pas raison, j’évite de faire des parallèles avec mon propre mode de consommation sinon on est pas sorti des ronces…!
D’ailleurs, un type qui fait réparer ses vieilles chaussures, use ses pulls et ses vareuses jusqu’à la trame, recycle ses écrans dans sa propre famille ou réseau de copains …est-il crédible s’il n’est pas dans la modernité, la fièvre consommatrice ?

Alors en mode gros sabots, je soulève un second problème qui n’est pas microscopique : qu’allons nous faire de toutes ces mécaniques dites polluantes mais qui fonctionnent encore4, tournent sans souci5 et rendent un précieux service quotidien à leurs utilisateurs ? Vous avez deux heures.

Les euthanasier ? Les limiter arbitrairement dans le temps alors que les utilisateurs les plus modestes n’ont pas les moyens de négocier un emprunt bancaire, ont besoin — pour un usage assez limité — de ces mécaniques…? N’habitent pas majoritairement dans de grandes villes bien desservies en modes de transport alternatifs. Voire se situent souvent au bout du bout du monde (…d’où mon rappel de l’enquête de Florence Aubenas).

Gag, vu l’abandon des petites lignes SNCF et les horaires des lignes de bus (…diesel…), ces derniers n’ont souvent que ce moyen pour se rendre au boulot pour aller y gagner un salaire qui ne leur permettra pas de changer de véhicule.

Ah, certains n’y ont pas pensé…

Résumons, à défaut de convertir ces véhicules à moteur à l’électrique6, on en fait quoi après ?

Va-t-on continuer, comme aujourd’hui, à les réduire à des déchets non triés comme ces voitures qui filent à la casse compressées façon César pour ne pas tenir (trop) de place ? Les transformer en gros pavés informes et huileux attrapés par les mâchoires d’une grue et entassés sur une montagne d’autres pavés ?

Whaaaa…! Quelle chouette idée de la valorisation et de la récupération intelligente des matériaux7.

Hormis un problème d’image, « faire durer » peut devenir un vivier de substantielles économies

Si on se fout des regards obliques comme le chante Brassens, de l’avis de ses voisins qui viennent de s’offrir la dernière née de chez biiiiiip, voire des proches qui snobent tous ces ploucs qui roulent encore au mazout, conserver et entretenir un véhicule une dizaine d’années permet de générer quelques sérieuses économies.

Et, comme c’est du vieux, la pollution engendrée n’est peut-être pas si abomifreuse quand on y réfléchit.

Pas de nouvelle empreinte écologique associée au véhicule de remplacement (même électrique) versus encore un peu de CO2 produit par l’ancien véhicule quelques années. Ça se discute, non ?

Mais à deux conditions, avis personnel strictement personnel :

  • premièrement de ne pas s’attacher à acquérir de véhicules bas de gamme (…okay, ça se discute)
  • …ensuite, s’attacher les services d’un professionnel rigoureux qui ne vous considèrera pas comme une vache à lait.

Cette dernière condition est capitale car elle repose sur la confiance.

Quand j’étais naguère en activité, mes propres véhicules duraient une bonne dizaine d’années. Je n’ai jamais eu la manie de changer de modèle pour un plus gros tous les deux ans, histoire d’afficher ma réussite (sic…!).

Depuis, mon changement de situation — désormais lié à une nette absence de moyens — m’amène à n’envisager que de « l’occasion » pour un usage quotidien modeste8. J’opte pour des modèles anciens qui furent coûteux à l’époque, à fort kilométrage, que je n’hésite pas à faire réparer puis entretenir, voire à revendre à mon tour pour, au gré des opportunités, viser un modèle adapté aux nouveaux besoins de ma tribu.

Passer d’un antique Lancia Phedra à un Voyager de plus de 300 000 Km puis à une Renault R5 avant de revenir à un véhicule plus volumineux n’est pas un problème. Essence ou diesel, boîte manuelle ou automatique, sept places ou quatre, peu importe.

Non seulement cela a une vertu certaine sur mes finances mais cela me permet de relativiser, voire de m’amuser des réactions — tant sur route que dans l’entourage proche.

Ensuite, la surprise est de découvrir, avec 15 ans de retard, l’intérêt du radar de recul…! Ou l’absence de Bluetooth !

C’est l’intérêt d’opter pour des véhicules haut de gamme9 d’occasion, ce qui est aujourd’hui en série l’était alors à coups d’options ruineuses !

Et si on usait nos petites affaires ?

Pour ma part, je suis partisan de faire durer ces véhicules tout comme nos produits informatiques ou nos boites à pixels, les réparer avant de les transformer, en derniers recours, en stock de pièces détachées pour des modèles identiques et encore roulants. Et recycler ce qui est inutilisable.

Cela revient à faire du neuf avec du vieux.

Il n’est pas inutile de combattre une idée reçue ou instillée : une voiture qui dure plus de cinq ans n’est pas une poubelle ambulante comme l’on aimerait nous en convaincre, histoire de repasser à la caisse, mais une véhicule encore utilisable10 …qui évite de consommer de facto de nouvelles ressources, fabriquer de nouveaux déchets…!

En allongeant leur durée de vie, en prenant le temps d’entretenir correctement ces véhicules11, mathématiquement (…au doigt mouillé…!) nous devrions réduire le nombre d’unités produites.

Oui mais …l’emploi ?

Certes, on emploie moins de personnes dans les usines (…notez que c’est déjà le cas avec la robotisation qui ne nous a pas franchement attendu… avec des effets de bord étonnants12), on produit moins de nouveaux véhicules et les actionnaires pleurent devant la réduction de leurs dividendes. Certes.

En revanche, au lieu de remplacer des produits difficilement recyclables par d’autres tout aussi compliqués à recycler dans quelques années (…dont leurs batteries !), il serait peut-être astucieux de commencer à apprendre à user, à réparer et à entretenir et, qui sait, recycler mieux et plus facilement.

Il y a plein d’autres causes dont il va falloir nous soucier prochainement, trouver des solutions spécifiques pour tout ce qui est… plastiques, caoutchoucs ou …pneus13.

En attendant ces jours meilleurs …qui s’éloignent au fur et à mesure que l’on s’en approche, je persiste à faire confiance à des mécanos14 capables de maintenir en marche de vieux véhicules tout en puisant dans un stock de pièces d’occasion15.

À l’arrivée, il me semble que c’est aussi rendre service à la planète d’user/utiliser un véhicule ancien même un poil polluant pour un usage modéré.

Pour mémoire, son empreinte écologique est déjà soldée vu que ce véhicule vit sa seconde16 — et parfois sa troisième — saison.

Vu l’état de l’économie actuelle17, créer de la richesse et des emplois à partir de ce gisement de véhicules délaissés ne me semble pas aberrant …même si cela contrarie les constructeurs automobiles, leurs concessionnaires et leurs actionnaires…

Et, bien entendu, que l’écologie n’est absolument pas oubliée en faisant du quasi neuf avec du vieux…

Pour finir, deux documentaires sur ARTE qui m’ont marqué ces derniers jours (sic…!) : La Méditerranée va-t-elle passer l’été ? et Plastic partout ! que je recommande…


  1. Un temps, j’avais imaginé que ces nouveaux véhicules seraient équipés d’un toit composé de panneaux solaires, histoire de se recharger lors de leur stationnement… 

  2. Bien entendu, je pense à ce livre précisément, La guerre des métaux rares qui existe au format ePub. 

  3. Mon usage de la bagnole est équivalent à celui d’un outil, je l’utilise si j’en ai besoin et ne trouve pas d’alternative. 

  4. Qu’est-ce qui est le plus polluant ? Cesser de les utiliser et gonfler le volume des casses tout en achetant de nouveaux véhicules. Ou utiliser à faible dose des mécaniques qui roulent et n’assèchent pas nos misérables économies ? 

  5. Sont même soumises régulièrement à des contrôles techniques pour avoir le droit de rouler, contrôles qui deviennent de plus en plus complexes et, ne l’oubliions pas, sont payants…! En gros, votre véhicule est toujours impeccable mais les nouvelles normes vous demanderaient de ne plus les utiliser, etc. 

  6. Certains y pensent, un peu comme pour les vélos. Par exemple, ce billet Convertir les vieilles voitures à l’électrique, ce sera bientôt possible grâce à cette start-up, etc. 

  7. Comme ça coûte cher, on préfère exporter ces déchets ailleurs avec, en bout de chaîne de jolies catastrophes environnementales… qui finissent par avoir un impact chez nous par ricochet. Une option serait de créer de véritables usines de transformation (…avec des humains salariés) qui désosseraient le tout mais comme la rentabilité est seule maîtresse, fermez le ban. 

  8. Comprendre que je roule peu au quotidien (je marche ou utilise un truc à deux roues actionné par des pédales) mais parfois je file une semaine sur de longues distances. 

  9. Effet de bord pathétique, les propriétaires de ces véhicules haut de gamme usagés ont souvent une nette difficulté (…euphémisme !) à prendre conscience que leur bien (surtout quand il a eu un gros pépin mécanique, genre moteur ou boîte en rade) n’a plus la valeur marchande qu’ils escomptaient, à accepter sa dépréciation. Du coup, ils imaginent que leur quasi épave va reprendre de la valeur comme une hypothétique action en bourse, laissant souvent leur véhicule se dégrader sur un parking…! 

  10. Une R5 de 1992 prêtée récemment m’a totalement bluffée (essence, cinq vitesses, 170 000 kilomètres au compteur). Certes, état décrépi, volant avec bruit de vieux gréement mais parfaitement adapté pour effectuer les 25 kilomètres nécessaires pendant les grèves et sous la pluie. 

  11. Je suis moins regardant sur la carrosserie sauf si elle est piquée et rouillée. L’enveloppe extérieure bosselée ou rayée m’importe peu tout comme sa couleur : ce qui qui m’importe, ce sont des organes mécaniques sains et une bonne tenue générale. 

  12. Tiens, en évoquant ces nouvelles vagues de voitures électriques, je vous laisse parcourir quelques articles… Tesla, au bord de la sortie de route ? ou encore Tesla relied on too many robots to build the Model 3, Elon Musk says - The Verge 

  13. Les glisser sous les terrains de sport n’est peut-être pas la meilleure idée… urbanbike | Maudit gazon | La chouette épopée des terrains synthétiques 

  14. Bien entendu, cela ne s’improvise pas et demande un réel savoir-faire (on évitera le bricolo génial, on vise plus le professionnel aguerri qui a bossé chez un constructeur), de disposer d’une très bonne connaissance de l’ensemble de la gamme d’une marque, d’un stock étendu de voitures usagées (…des reprises correctes — parfois non roulantes — désossées pour servir de stock de pièces détachées). Mais aussi de place pour entreposer ce stock. Sans oublier, une organisation pour éliminer régulièrement les pièces et éléments définitivement hors d’usage

  15. Un capot d’occasion en bon état ou des étriers de frein, un moteur d’un véhicule crashé, une boîte de vitesse, des sièges restent des produits d’occasion. Mais la différence de prix entre de la pièce « neuve » et ces derniers est abyssal. Sans oublier un détail essentiel au passage : le stock même de pièces neuves de rechange du constructeur est loin d’être éternel quand il n’est plus, tout simplement, disponible. Or il n’y a pas d’obligation claire en terme de volume et de durée d’approvisionnement de ces pièces

  16. Leur octroyer une nouvelle existence de quelques années en changeant les pièces vitales (un moteur, une boîte de vitesses, eux-mêmes récupérés sur d’autres véhicules du même type) a un impact neutre

  17. Je n’évoque pas ma condition de petit retraité avec CSG qui progresse et qui voit son pouvoir d’achat fondre d’année en année. 

le 14/04/2018 à 12:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

MyScript Nebo, des notes sans clavier sur iPad Pro | 2

Précisions et SplitView ?!

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par Jean-Christophe Courte

Suite de urbanbike | MyScript Nebo, des notes sans clavier sur iPad Pro

Bref, en prenant un peu de recul (l’avantage de ne pas écrire de billets pendant quelques semaines, rester à l’écoute de soi-même et non absorbé la sortie de nouvelles applications…), c’était bien un problème avec le clavier étendu qui s’est peu à peu décanté ces deux dernières années.

De fait, le iPad Pro grand format a été le déclencheur avec la taille imposante de son grand clavier en mode paysage. Avec le iPad Air 2 que j’avais passé à ma fille, je n’avais pas eu conscience d’une telle gêne.

Je me souviens nettement de la première semaine avec ce grand iPad et de ma recherche incessante du clavier idéal.

D’ailleurs, il suffit de regarder dans urbanbike pour trouver toute une série de billets sur ces claviers alternatifs.

C’est pourquoi l’arrivé de Stylus …même avec ses imperfections… a été ressenti comme une réelle révolution.

Un regret ?

Celui de ne pas avoir pris le temps de réfléchir plus tôt à la manière d’insérer MyScript Nebo dans mon dispositif d’écriture, l’ayant mis en concurrence avec Drafts au lieu de l’utiliser comme je le fais actuellement.

Il est dit que la saisie au clavier est plus rapide. C’est certainement vrai en règle générale. Sauf pour des personnes dysorthographiques …ou incapables de mémoriser la position des touches d’un clavier, ce qui est mon cas depuis des lustres !

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Depuis que la lumière s’est faite en quelque sorte (!!), je ne dis pas que je rattrape le temps perdu mais tout est nettement plus fluide même si je dois impérativement ne pas répéter vers mes erreurs, c’est-à-dire écrire illisiblement au regard des capacités de Nebo.

SplitView et mode paysage

Une option est de démarrer un paragraphe à la main puis très vite tapoter deux fois : la première pour convertir le texte en caractères d’imprimerie ; la seconde pour grossir ce texte au maximum, puis le compléter à la main, vérifier ce qui a été interprété, ce qui revient à me relire de suite. Et ainsi de suite.

Bref, ce petit billet supplémentaire n’a qu’un unique but : montrer que l’on peut astucieusement employer SplitView avec le Dictionnaire Le Robert Mobile par exemple.

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Ou utiliser les sets de couleur lors des corrections. Et ça fonctionne !

le 09/04/2018 à 12:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

MyScript Nebo, des notes sans clavier sur iPad Pro

Encore un billet ?!

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par Jean-Christophe Courte

Si vous êtes un “vieux” lecteur d’urbanbike, cette nième digression sur une application comme MyScript Nebo ne devrait pas vous surprendre. C’est ma façon de “suivre” les applications que je retiens pour mon usage quotidien : j’y reviens car les approches successives changent ma perception initiale. De plus, la première rencontre avec Nebo interpelle immédiatement : mais “Quid” du clavier ?

Aucune possibilité de s’en sortir en appelant des touches de clavier à la rescousse, seul un écran avec des lignes interlignées pour vous assister dans l’écriture manuscrite comme sur un cahier papier ou des feuilles A4. Reste ensuite à se saisir d’un Pencil (et lui seul), le fameux crayon numérique d’Apple et tracer vos premières phrases. Puis à être surpris par la capacité de reconnaissance de votre écriture par Nebo.

Attention ! Comme sur une feuille de papier, pas possible de réaliser des copier/coller vu que vous écrivez à la main. Vous éditerez plus tard, après avoir exporté vos notes dans un traitement de texte. Par contre, pas de souci pour vous intercaler dans un paragraphe existant, ajouter des mots, en supprimer. MyScript Nebo est une application de prise de notes manuscrites. Une fois que vous avez accepté ce préalable, vous allez détester ou aimer…!

Alors, sur la durée ?

Après avoir rédigé un précédent billet — urbanbike | Pourquoi je suis revenu sur Nebo pour mes premiers jets sur iPad Pro… — qui faisait le point sur mes réflexions à propos de mon envie de me passer du clavier sur l’iPad et du choix de Nebo au détriment de Stylus, application développée par le même éditeur, la seule question qui restait en suspens dans mon for intérieur était de savoir si j’allais m’y tenir !

Et, à ma grande surprise, oui.

Bouleverser mes habitudes est une tradition mais n’y avait-il pas dans cette dernière décision une forme d’attitude bravache qui allait s’effondrer au bout de quelques jours ?

Quitte à rédiger sans l’assistance d’un clavier avec touches, quitte à retrouver la sensation de l’écriture au crayon, la calligraphie, il m’a fallu encore procéder à des ajustements dont celle de l’épaisseur du trait que j’avais tendance à afficher un peu trop gras.

Ajustements de confort

Après quelques essais, tant en mode jour qu’en mode nuit, la valeur 0,25 tient la route même si elle reste assez fine.

Enfin le choix de l’orientation de l’écran, portrait ou paysage ? Comme le iPad Pro brûle pas mal d’énergie quand j’écris, je le laisse branché à l’alimentation avec le cordon en haut et le mode paysage s’est imposé sans discussion.

Je ne reviens pas sur la fluidité de la pensée qui galope (sic…!) à la même vitesse que la calligraphie, au plaisir de dessiner des lettres, de s’appliquer pour que l’écriture manuscrite soit reconnue par Nebo, etc.

Bref, je suis heureux de m’être acharné (sans trop de douleur, n’exagérons pas !) et d’avoir retrouvé également le plaisir de biffer pour corriger, d’insérer des traits verticaux pour joindre ou séparer des mots, des phrases, de tapoter d’un doigt pour forcer en cours de route le basculement de mon écriture en caractères d’imprimerie.

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Bien entendu, mon poignet droit et mes doigts ont repris de l’exercice et peuvent fatiguer après quelques heures d’écriture sur la surface lisse du iPad. J’envisage de tester cette texture “papier” que l’on peut placer à la surface de l’écran pour qu’il soit moins… glissant.

Chacun trouvera sa formule, son équilibre, sa martingale.

Mais, au risque de vous saouler un tantinet, quelle plaisir d’écrire à la main.

Pour quelle cible ?

Je reviens sur un petit plus, la ligne qui précède le paragraphe que vous êtes en train d’écrire et qui vous permet de visualiser en continu ce qui est compris, transcrit par Nebo et, accessoirement, de préciser à l’application que ce que vous avez écrit et non le terme que Nebo a interprété.

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Vous noterez au passage que les accents sont positionnés, ce qui vous permet également de les ajouter dans votre écriture, confirmant le bon choix effectué par Nebo et vous permettant à l’occasion d’améliorer votre propre orthographe.

Bref, cette reprise en main (sic !) de votre écriture manuscrite a nombre d’avantages dont vous amener à nettement mieux écrire tant sur la forme que sur le fond !

La question qui reste en suspens est celle du public intéressé par une telle application. Je ne peux évoquer que ma propre expérience1 de vieux.

Néanmoins, c’est une application qui doit être essayée par tous ceux qui vous côtoient, petits ou grands !

Des manques ?

Hormis le mode “nuit”, je pense que des accès immédiats à des outils tiers peuvent devenir redoutables. Par exemple, un accès au Bescherelle Conjugaison pour vérifier une conjugaison, au Petit Robert de la langue française pour vérifier le sens d’un mot ou trouver un synonyme.

Voire, une fois en mode texte, une commande pour passer de minuscules en majuscules ou ne capitaliser que la première lettre. Bien entendu, tout cela peut s’effectuer une fois transféré dans Drafts, etc. Mais ce sont des idées pour assister un peu plus le rédacteur, options que l’on trouve dans Textkraft Professional par exemple.

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En tous cas, passez un peu de temps à apprendre les gestes pour mieux utiliser MyScript Nebo (…ce sont les mêmes que ceux de Stylus) et souvenez-vous que ce n’est pas un traitement de texte mais bien un outil de prise de notes !

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Puis à vous relire et travailler vos notes dans un autre contexte. Dans mon cas, c’est généralement dans Drafts (mais, ici, dans la version 5, celle qui arrive incessamment sous peu…) que cette relecture et ajout de balises et liens s’effectue…

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À vous de réfléchir…!

Bien entendu, ce qui précède (…l’usage même de Nebo) ne fonctionne que sur des iPads supportant un Apple Pencil. Sinon, le reste du temps, je prends mes notes sur iPhone directement dans Drafts.


  1. Attention : je ne suis pas un exemple à prendre en compte. J’ai appris à lire et à écrire très tard et trop vite. Ensuite mon écriture désastreuse a été amendée par mes années d’architecture. C’est à ce moment là que j’ai commencé à accepter ma calligraphie. Écrire à la main est peut-être une revanche sur ma scolarité. 

le 08/04/2018 à 15:45 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Vérifier ses achats alimentaires avec Yuka sur son iPhone…

Une app efficace en développement à tester par vous-même

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par Jean-Christophe Courte

Je suis tombé vers 14:00 sur un article via Twitter qui m’a conduit sur Comment fonctionne Yuka, l’appli qui vous mâche le travail en déchiffrant les étiquettes et en notant les aliments ?. Ce billet nous dit tout (…et m’évite de le faire à mon tour)…

Du coup, ayant quelques minutes devant moi, j’ai chargé Yuka - Scan de produits sur mon iPhone, entré un mail et un password (on peut éviter de passer par FaceBook, c’est le minimum) et testé en opérant un rapide tour de nos réserves…

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  • On scanne le code barres, la fiche est appelée si elle existe (on peut en créer mais bon, pas le temps d’aller plus loin) et hop, possible de l’ajouter dans ses favoris et de consulter les fiches créées…

Le système fonctionne bon, l’app plutôt agréable (n’hésitez pas a relancer l’app si dysfonctionnement — le cas sur la béta d’iOS 11.4…)…

Sauf que je ne suis pas à cent pour cent contre huile et sucres…! Il est dit…

La note finale est pondérée de la manière suivante : 60 % pour la qualité nutritionnelle, 30 % pour les additifs et 10 % sur le caractère biologique ou non du produit.

Et c’est là où je tique un peu : du sucre non raffiné ou de l’huile d’olive seront nécessairement considérés comme des produits médiocres ou juste bons (ah, ah…! Et le régime crétois, nom de Zeus…!).

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Ensuite proposer des édulcorants au produit de base sucre non raffiné, ça se discute !

Hormis ces questions qui sont à pondérer et qui ne dérangeront pas forcément des consommateurs de longue date de certains produits, l’app propose quelques options…

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Déjà de supprimer les fiches inutiles, de recommander des alternatives (…relire ce que j’ai écrit plus haut, ça se discute) et vous indiquer la tendance de vos courses via un pie chart…

Manque accessoirement une option pour noter ces produits sur le plan gustatif…

Bref, application à tester par vous-même et service gratuit (avec des explications en français sur le non usage de nos données…).

À suivre…

Je vous laisse, je suis au service de qui vous savez…

le 06/04/2018 à 15:10 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Pourquoi je suis revenu sur Nebo pour mes premiers jets sur iPad Pro…

Casser sa routine pour repartir. Ou prendre du recul, au choix !

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par Jean-Christophe Courte

Je crois qu’il nous arrive à tous de nous retrouver dans des périodes d’immobilité, encalminé dans nos projets. Comment repartir, capter le peu de vent et se sortir de cette période de léthargie ?

Ce qui est constructif quand on cesse toute activité (…façon de parler) pendant des semaines, c’est justement de prendre ce temps pour analyser certains automatismes, revisiter nos habitudes, puis améliorer, voire bouleverser, ces dernières.

Mettre à bas nos procédures sans se presser et reconstruire proprement, opération totalement impossible en temps normal car pressé de toutes parts.

Analyser calmement ce qui nous ”emmerde”…

Dans toute routine, il y a des choses qui posent problème, et c’est le moins que l’on puisse dire…! Seulement il faut faire un gros effort pour les identifier (ou accepter de les voir…), trouver sur quoi on achoppe, ce qui nous emmerde1, nous agace !

A priori, on possède tous les outils pour réussir et pourtant… rien ! Ben alors ?!

Longtemps, j’ai pensé que je n’avais pas encore trouvé l’application idéale ou que je ne bossais pas sur l’écran idoine.

J’incriminais telle fonction manquante dans tel produit, telle action indispensable à mon activité. Voire remettre en question certaines décisions : me fallait-il accepter un coûteux abonnement de tel éditeur car c’était peut-être cette option qui posait problème vu que j’employais sa toute dernière version hors abonnement.

Erreur ! Car finalement, j’ai trouvé.

J’avais la réponse depuis deux ans mais je n’arrivais pas à l’accepter. J’ai abusé de circonvolutions avant d’accepter finalement de me poser la bonne question ! D’autant que ce problème se posait différemment selon que j’employais mon iPhone ou mon iPad ! Ou encore un Macintosh.

Alors ?!

Sur le Mac, pas de souci : clavier et point barre. Sur le Phone à 99,9% en mode portrait, saisie à deux pouces sur le clavier tactile dans Drafts ou Day One sans difficultés.

C’est sur le iPad Pro grand format que j’étais le plus mal à l’aise malgré l’emploi de Stylus et d’un stylet à pointe molle (ou du Pencil).

En fait, je n’aime pas utiliser le clavier à touches sur le grand iPad, je préfère écrire à la main. C’est dit.

Ces derniers mois, je restais néanmoins arc-bouté sur mon usage de Stylus. Je me focalisais sur le point pratique de ce clavier alternatif, celui d’être disponible dans toutes mes applications, de Mail à Messages en passant par mes traitements de texte.

Mais en oubliant deux écueils : ses corrections étranges2 avec parfois des refus de décrypter mon écriture (…heureusement, j’ai quelques méthodes de contournement) ; mais également une longueur de ligne qui oblige l’utilisateur à attendre que cette dernière soit interprétée avant de poursuivre.

Certes, il y a toujours le recours au clavier avec touches (non…!), voire la solution de dicter.

Dicter, c’est s’exposer à pas mal de problèmes qui vont de trouver la bonne intonation vocale à accepter une séance de correction des conjugaisons et des pluriels. Sans oublier des interprétations qui m’ont parfois laissé sans… voix devant l’inventivité du dispositif ! Au point de me troubler et me faire perdre le fil de ma pensée !

Comme il est né… beau, autant l’utiliser

Après une période sans écrire mais en marchant pour dépoussiérer mes idées, j’ai fini par trancher.

J’avais déjà viré Stylus du iPhone ces derniers mois, n’ayant plus la patience d’écrire deux mots par deux mots même en mode paysage.

Fallait-il procéder à cette même suppression sur le iPad ? La réponse est non car j’apprécie de pouvoir écrire avec cette app de courtes réponses dans Messages.

Mais c’était bien ce refus de l’écarter sur mes traitements de texte qui me pénalisait. Or ces derniers temps, j’ai retrouvé l’usage de Nebo.

Première concession, accepter d’utiliser Nebo systématiquement au lieu de m’escrimer avec Stylus.

Certains s’en souviennent mais j’ai mis au point une méthode pour simuler un mode Nuit dans Nebo. Et, après coup, j’ai retrouvé du plaisir à m’en servir le soir avec ce bricolage, ceci évitant de me brûler les yeux.

Ma seconde concession a été d’accepter de ne baliser3 qu’après coup en Markdown, c’est à dire uniquement lors de la relecture dans Drafts.

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  • À gauche | saisie à la mimine…!
  • À droite | double tape pour visualiser l’interprétation de mon écriture puis corrections si besoin… à la main…

Premier jet à la main

Je pense que vous avez deviné la conclusion de ce billet qui relate mes interrogations et réflexions. Ce ne fut pas si facile de sauter le pas, changer ma routine mais j’ai fini par y arriver.

Depuis, je ponds mon premier jet à la main directement dans Nebo (voir les copies d’écran). J’accepte désormais, bien malgré moi, de m’en tenir strictement au texte, de le dérouler sans astérisques de balisage, je peux juste ajouter des dièses pour marquer les niveaux, indiquer les citations puis exporter le texte vers Drafts. Et c’est tout.

Juste avant cet export, je procède à une rapide phase de relecture dans Nebo en basculant mon texte calligraphié en texte composé exclusivement de caractères d’imprimerie pour repérer les interprétations les plus étranges, vu qu’il est toujours possible de revenir à la calligraphie originale et donc voir, déchiffrer ce que l’on a écrit à la main. Ou insérer, en calligraphiant à nouveau, des bouts de texte.

Puis exporter enfin vers Drafts.

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Ce changement de méthode a du temps, m’a amené à faire des choix et des concessions mais, paradoxalement, j’y gagne.

Calligraphier me permet d’être bien plus fluide, ma main suit sans effort4 ma pensée même si j’écris comme un cochon. Disposer de tout l’écran et non de la seule partie du clavier pour écrire offre un autre niveau de confort incomparable.

Bref, j’écris désormais sur cette page illimitée avec la certitude que mon écriture manuscrite sera correctement convertie en caractères d’imprimerie.

J’ai retrouvé le plaisir d’écrire, de calligraphier sans m’interrompre, corriger en biffant le terme inadéquat, apprécie que Nebo traite bien l’orthographe et les accents quand j’en oublie.

Et avec la certitude que ma longue note sera emportée en un unique fichier texte vers le traitement de texte Markdown de mon choix.

Sur iPhone, la question ne se pose pas, tous mes premiers jets se font dans Drafts.

Un point faible : l’autonomie du Pencil

La seule chose que je dois surveiller est la charge du Pencil Apple qui a une forte tendance à se vider rapidement. J’envisage accessoirement d’en disposer d’un second exemplaire mais ceci n’est pas d’actualité.

À moi de vérifier la charge du Pencil plus régulièrement et m’interrompre si besoin est.

Depuis que j’ai finalement pris cette décision, accepté de mettre de côté Stylus, adoubé MyScript Nebo comme app de prise de mon premier jet sur iPad, c’est comme si j’avais cessé de me taper la tête : ça fait un bien fou quand ça s’arrête !

Bien entendu, cela ne remplace pas Drafts: Quick Capture qui reste indispensable dans mon dispositif, surtout à la veille de la sortie de la version 5.

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Ni iA Writer sur Mac pour de dernières corrections à partir du fichier balisé reçu de Drafts…!

Bref, prendre le temps de revoir, revisiter ses bonnes pratiques n’est pas une perte de temps, bien au contraire.

C’est tout !

Et peaufiner le second jet dans Drafts me permet de baliser, corriger, amender mon texte… et recharger le Pencil pour de nouvelles saisies calligraphiques !

Note de fin : billet brut de fonderie et non exempt de coquilles…


  1. j’assume cette grossièreté comme toutes celles que vous n’entendez jamais en règle générale ! 

  2. …corrections intempestives de la part de cette application qui prend un malin plaisir à revisiter mon texte dans mon dos ! 

  3. Mais aussi de placer les liens et les notes de bas de page. 

  4. Le seul effort est de rester dans les lignes indiquées par Nebo. Une option plus large serait top… 

le 05/04/2018 à 16:15 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Nebo et gestion du stockage sur le cloud

Trois options possibles mais toujours pas de mode Nuit

dans dans mon bocal | écrire | grospod | usages
par Jean-Christophe Courte

Certes, cette application pour iPad Pro est devenue incontournable pour tous ceux qui savent encore écrire à la main !

La nouveauté est le choix de sa plateforme de stockage. Mais également une option par basculer entre paragraphe, titre et sous-titre. Cette disposition n’intéressera que les utilisateurs de Word, ces informations ne sont pas traduites en Markdown lors de l’export en mode texte.

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  • À gauche | l’accès aux clouds…
  • À droite | un appui sur le haut du bloc pour choisir son style…

Ce qui reste clé est la reconnaissance de votre écriture et sa traduction en lettres d’imprimerie. Et force est de reconnaître que cette application est renversante même quand on écrit d’une manière peu conventionnelle.

Mais l’absence d’un mode nuit reste un point amusant qui souligne le peu d’écho qu’ont les remarques des utilisateurs auprès de cet éditeur !

Pour ma part, en jouant des options d’accessibilité pour simuler un mode nuit1 inexistant, MyScript Nebo passe peu à peu devant Drafts: Quick Capture pour la notation de mes idées, pour un premier jet calligraphique…!

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  • À gauche | Dans la ligne de reconnaissance, un appui sur un mot mal orthographié permet d’accéder à d’autres mots possibles…
  • À droite | la bascule entre titre, sous-titre et paragraphe n’a aucun intérêt pour les utilisateur du balisage Markdown (en revanche, ajouter un ou deux #est recommandé…!)

J’exporte ensuite toute note ainsi dessinée2 au format texte vers Drafts pour la réviser, lui adjoindre un minimum de balisage Markdown, des liens et/ou des notes de bas de page.

Bref, si vous disposez d’un Pencil Apple et d’un iPad supportant ce dernier, il est clair que vous vous devez d’essayer Nebo et redécouvrir le plaisir d’écrire.

La nouvelle version de Nebo permet d’exporter les diagrammes vers PowerPoint. Un peu surpris que l’on n’évoque pas Keynote. Aussi, je n’ai pas testé cette option.


  1. Bref, il se peut que dans quelques années, les développeurs finissent par entendre leurs clients et prendre en compte leurs doléances, qui sait ?! 

  2. jusqu’à preuve du contraire, écrire à la main est bien un dessin… 

le 03/04/2018 à 15:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

…Bref coup d’œil sur Drafts 5 en cours de développement | 5

Drafts : carnet de notes ou dispatcher ? Les deux !

dans dans mon bocal | écrire | grospod | usages
par Jean-Christophe Courte

La version 5 de Drafts: Quick Capture arrive en avril et n’a rien d’un poisson. Même s’il reste des points encore flous1, je suis totalement séduit depuis la première bêta de début février. Pourtant, Drafts ne débarque pas de nulle part, la version actuelle (4) est robuste, subtile et répond parfaitement à mes usages, je pourrais parfaitement m’en contenter comme je l’ai fait jusqu’à présent .
Mais alors, pourquoi cet enthousiasme ? Qu’est-ce qui rend la version 5 un peu plus indispensable à mes yeux ?!

Mes billets précédents répondent à cette interrogation :

  • la coloration syntaxique est l’élément le plus visible mais ne dispose pas encore d’une fonction d’édition comme c’est le cas pour Ulysses : en gros, pas question – encore – de “fabriquer” son environnement chromatique.
  • Mais c’est essentiellement la gestion de la barre additionnelle qui me séduit en me permettant de hiérarchiser, sous la forme de barres séparées atteignables via un simple déplacement vertical du doigt, les groupes de commandes les plus utilisées quotidiennement
  • enfin, la mise en œuvre des actions a été totalement revue. Au lieu d’appeler des éléments dans les panneaux pour les jouer via la barre additionnelle, tout est au même endroit avec la possibilité de masquer ou afficher ces derniers.

De l’importance de l’usage et des brouillons…

Mais tout ce qui précède n’a de sens que si l’on utilise cette application.

Or, il est vrai que la compréhension de l’app n’est pas immédiate2, j’ai moi-même été déconcerté par l’arrivée de cette application… Et ce n’était pas la seule fois3 que je ne saisissais pas l’utilité d’une app…!

Aujourd’hui, enfin …depuis quelques années, Drafts est mon premier choix, l’application que j’ouvre en premier lieu pour écrire, saisir sans me soucier de ce que deviendra ensuite le texte qui naît sous les doigts.

C’est ensuite, avec un peu de recul, que ma note va finir dans Day One journal + mémoire, iA Writer ou Ulysses4. Parfois un envoi vers Editorial mais ce dernier a d’autres usages dans mon quotidien.

Et bien entendu, le tout synchronisé via iCloud entre mes écrans sous iOS (il n’est pas dit qu’une version OSX de Drafts ne sorte pas un jour…!).

Mais d’autres cibles sont employées comme Twitter ou, plus fréquemment, Mail ! Je rédige mes brouillons dans Drafts puis exporte mon Markdown converti dans Mail. Sauf que je suis bien plus concentré dans Drafts, c’est indéniable.

J’apprécie de plus le versioning de Drafts qui me permet de revenir à un brouillon précédent en cas de dérapage de ma pensée !

N’oublions pas Things 3 et Fantastical 2 pour iPhone que je peux aussi nourrir depuis Drafts.

Je ne suis pas le seul à employer Drafts, ma fille l’embarque sur ses iPad5 et iPhone pour prendre des notes6 à l’université.
Le changement par rapport au lycée, c’est qu’elle peut saisir au clavier tranquillement en amphi. De plus, en cas de coup de mou de l’un de ses écrans, elle poursuit, toujours sous Drafts, sa saisie sur l’autre. Puis, chaque soir, elle consolide ses notes en les amendant dans Ulysses.
Bref son iPad lui est indispensable pour travailler et étudier (il paraît que c’est le thème de la Keynote d’Apple ce soir).
Bref, elle utilise deux outils essentiellement, Ulysses en aval et, surtout, Drafts en amont.

Ensuite ?

Toutes ces notes utilisées ailleurs sont ensuite poubellisées. Elles ont fréquemment été exportées vers Dropbox préalablement à défaut d’atterrir directement dans telle ou telle application. Comme ces exports sont horodatés, cela me permet également d’avoir quelques versions de mes notes.

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Du coup, Drafts: Quick Capture (la version actuelle) ne conserve que mes notes en attente, mes brouillons, mes drafts…!
Et c’est le rôle de cette app qui me permet de démarrer de nombreux billets sur des tas de sujets (…mais tous ne finissent pas dans urbanbike…!). D’où l’importance des tags pour trier et retrouver les sujets par thèmes.

La prochaine version, forte de sa nouvelle ergonomie, ne va pas déroger à mes usages mais m’apporter une grosse pincée de confort.

D’autant que je saisis un grand volume de mes petites notes sur mon iPhone 7+, écran qui dépasse mes autres écrans sur le plan strictement machine à écrire.

Il faut reconnaître à ce dernier de m’accompagner partout, d’afficher une autonomie confortable et de me permettre de prendre également des notes photographiques. Ma fille dispose de mon iPhone 6s+ et apprécie également cette taille optimale d’écran mais préfère néanmoins saisir sur son iPad7.

Bref, nous attendons en avril la sortie de la version 5 mais notez dès à présent qu’il existe une action pour exporter un fichier créé sous Drafts 5 vers Drafts 4

C’est tout pour aujourd’hui…


  1. Ou, plus prosaïquement, pas repérés ou compris par l’auteur de ces lignes (laissons-lui le bénéfice de l’âge…!) 

  2. urbanbike | Drafts sur iPhone 

  3. urbanbike | Ceci n’est pas un test d’Editorial, preuve que je peux aussi me remettre en question ! 

  4. dans la version sans abonnement. Et ce, tant qu’elle fonctionne. 

  5. urbanbike | Quels outils pour étudier ? | 1 

  6. urbanbike | Université, écrans et prise de notes 

  7. Pour mémoire, elle a donc un iPad de cours (l’iPad 2 a été remplacé par un iPad 3) et un iPad plus récent qui reste à la maison. 

le 27/03/2018 à 13:45 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?