Urbanbike

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Export de photos allégées vers Twitter depuis un iPhone | 2

Si Camera+ propose Clareté Pro, MaxCurve dispose de sets…!

dans dans mon bocal | grospod | photographie | usages
par Jean-Christophe Courte

Prolongement de ce premier billet – urbanbike | Export de photos allégées vers Twitter depuis un iPhone

En résumé, pourquoi ne pas post-traiter nos images soit avec Camera+, soit avec MaxCurve ? Mais sans ouvrir ces apps (…nécessairement présentes dans votre iPhone, faut pas rêver !).

L’idée est bien de partir tout bêtement de l’album, du paquet de photos enregistrées et donc de l’app Photos.

Puis, au final, de créer une version allégée qui se sera jamais enregistrée (traité dans le billet précédent).

Point notable : ces post-traitements ne sont pas destructifs. Il est possible de revenir à l’image source.

Dans ce billet, je conserve la fin du précédent (je vais le répéter à nouveau plus loin pour ceux qui ont tendance à survoler…), comprendre le passage par EverClipper Plus - Photo resize, crop, straighten, mais il est possible de substituer à l’excellent Camera+, l’épatant (…notez les superlatifs !) MaxCurve - Courbes de outil pour photographie pro1.

Certes MaxCurve permet en export d’enregistrer une version allégée de l’image post-traitée mais je ne reviens pas sur ce point que j’avais suggéré naguère.

Sets prêts à l’emploi

Pourquoi telle app plus que telle autre ?! S’éviter de refaire pour chaque photo la même série de traitements !

Car ce qui manque cruellement à Camera+, c’est un système de modèles (templates, sets…) enregistrés, dispositif que MaxCurve propose !!

Illustration en rappelant la méthodologie depuis Photos.

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Choisir le visuel…

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Puis MaxCurve cette fois-ci…

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Tiens, tiens, une option HDR et un poil d’accentuation…

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En changeant d’onglet, on peut remonter la saturation… Et, si satisfait du résultat, créer un set qui sera réutilisable…

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Vous pouvez nommer le set mais l’image de traitement suffit généralement à reconnaître chacun d’entre-eux…

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Validez mais désormais vous pouvez appliquer en une fois à d’autres visuels un set existant (et revenir sur les onglets précédents pour corriger selon les besoins)…

Déjà un gain de temps épatant…

Pour la fin (…l’export avec EverClipper Plus - Photo resize, crop, straighten, ça va sans dire mais mieux en le disant à nouveau), lire la dernière partie de urbanbike | Export de photos allégées vers Twitter depuis un iPhone

Voilà !


  1. évoqué maintes fois dans urbanbike, dont ici récemment urbanbike | Usages | MaxCurve 2.4 sur mon iPhone

le 13/05/2017 à 07:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Écrire à la main sur un iPad commence à faire sens, semble-il !

Et tant mieux !

dans dans mon bocal | écrire | usages | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Je lis enfin sur des sites que j’apprécie quelques lignes sur l’écriture à la main sur l’écran d’un iPad. Cela me conforte dans le choix que j’ai fait depuis une bonne année1. Si MyScript Nebo – Prise de note pour Apple Pencil reste le meilleur outil, je reste attaché à MyScript Stylus - Handwriting Keyboard qui me permet de remplacer l’espace du clavier par une zone d’écriture, certes moins performante.

En attendant une version intégrant le moteur de Nebo, pas besoin (à mon avis…) de PaperLike mais juste d’un peu d’efforts pour convertir a minima votre écriture pour une meilleure reconnaissance de cette dernière.

Mais je reste également convaincu de l’arrivée prochaine d’une version revisitée de Nebo. Et, je l’espère, d’un mode Nuit !

À noter que ce dernier a fini par arriver sur ARTE et que cela a bien changé ma manière de consommer cette application.

Écrivez et corrigez

la clé de la reconnaissance de votre écriture passe certes par le logiciel mais aussi par le contrôle de votre écriture ainsi que par les informations que vous transmettez à l’application en cours d’utilisation.

À vous de guider le soft pour lui indiquer ce que vous avez réellement écrit. C’est un effort d’apprentissage commun.

À vous également d’assimiler les gestes pour insérer des mots dans une phrase, recoller deux segments de phrase, etc.

Bref, préparez la prochaine révolution, celle du retour de l’écriture manuscrite !

En résumé…

Mon usage au quotidien : écriture dans Nebo. N’oubliez pas de nourrir Nebo en lui signalant les mauvaises reconnaissances de votre écriture, ça l’aide sérieusement…

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Transformation optionnelle en texte (avec possibilité annulation !) dans Nebo

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puis Export du tout en mode texte… Si vous êtes sûr de vous, vous pouvez exporter directement votre texte encore manuscrit…

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…Dans mon cas, vers Drafts - Quickly Capture Notes, Share Anywhere!

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Relecture, balisage markdown mais aussi ajouts avec Stylus dans Drafts. Et les gestes sont quasi identiques à ceux de Nebo.

Contrairement à Nebo, Stylus n’a pas besoin du Apple pencil, un simple stylet Bamboo Wacom fait l’affaire2 et, gros avantage, est silencieux la nuit !

le 11/05/2017 à 13:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Export de photos allégées vers Twitter depuis un iPhone

Poster des images sans créer de doubles dans l’album

dans grospod | nazbrokology | photographie | usages
par Jean-Christophe Courte

Ce qui suit est le process que j’emploie, il y a certainement mieux et plus intelligent…

Le souci quand on veut partager ses images est triple :

  • ne pas expédier une image qui pèse le poids d’un âne mort
  • virer les Métadonnées de localisation et autres
  • éviter de créer des doublons basse résolution de l’image de départ

Et je pourrais ajouter que l’idée est d’expédier une image post-traitée, que ces images prises avec un iPhone restent avant tout des notes, qu’elles ne reflètent que le moment qui passe et n’aspirent à rien d’autre…! Cela va sans dire car les experts photographes trouveront le process qui suit imparfait : il l’est …mais convient à ma nature frivole, futile qui n’a aucun message à laisser…!

Pour mémoire, mes images en mode rapproché (macro) sont prises avec Camera+

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Mais enregistrées directement dans l’album

Retoucher via Camera+ sans ouvrir Camera+…!

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Sauf que l’on peut les corriger ensuite depuis l’album avec les outils de Camera+ ou de MaxCurve… Sans ouvrir les apps en question…

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Ici, un petit coup de Vibrance puis d’intensité via Clareté Pro (voire un poil d’accentuation et de saturation, etc.)

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Pensez à valider vos choix, l’image est donc modifiée — en apparence — et se retrouve affichée dans l’album

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Bref, les images ont été post-traitées, reste à les exporter vers Twitter (ou autre)…

De fait… vous le verrez en transférant vers un Mac par exemple… un fichier .AAE est associé à chaque image… et c’est ce dernier qui indique les modifications à apporter…

Réduire sans enregistrer…

C’est là que je sors… EverClipper Plus - Photo resize, crop, straighten évoqué récemment…

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Reste à ouvrir cette application, choisir l’image souhaitée… (relire : urbanbike | EverClipper, petite app bien pratique)…

Puis appliquer le set de réduction que vous avez préparé…

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Je vérifie simplement à chaque fois si la réduction a bien été effectuée…

Reste à exporter… Ici vers Twitter…

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Hop. Et l’image réduite une fois exportée…?

Soit je recommence vers une autre destination… soit rien. Elle n’est pas enregistrée, simplement en mémoire dans cette app… Plus qu’à recommencer avec une autre.

Et les métas…?

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Comme vous n’avez pas coché — dans les préfs de EverClipper — l’option OutPut, elles ne sont pas exportées.

Un passage dans deGeo me permet de le vérifier…!

Voilà.

le 09/05/2017 à 13:45 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Photo et iPhone7+ : le retour de Camera+

Couleur, noir et blanc mais aussi macro !

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par Jean-Christophe Courte

Pour mémoire (!!), ce qui est partagé sur cet espace n’a rien d’une quelconque bible, d’une série de préceptes, dogmes, recommandations à suivre impérativement ! Ce ne sont que des réflexions1 sur mes propres usages.

La semaine dernière, j’expliquais pourquoi j’abandonnais mon usage intensif de Provoke Camera, histoire de revenir à un cliché source en couleurs, quitte à traiter une copie de ce dernier dans Provoke. Mais, de plus en plus, revenir à un post-traitement dans BLACK - B&W Film Emulator.

Jusqu’ici, rien n’a changé depuis ces derniers jours !

Cela passe par un retour à l’application native fournie par Apple, Appareil Photo.

Ceux qui me suivent depuis très longtemps connaissent ma facette Photo rapprochée et végétale. Car, même si on se les pêle encore, le printemps est de retour, les petites fleurs sont partout, dans les jardins, les bois mais aussi accrochées aux murs, dans les anfractuosités des trottoirs et des chemins.

Et rien de tel que de passer en mode macro avec son iPhone.

Or il n’y a qu’une seule application qui fait cela très bien et qui propose également quelques beaux outils de post-traitement par la suite, Camera+, l’original, se méfier des imitations !

Du coup, je n’emploie plus que (enfin, j’essaye…) deux applications en ce moment, couple qui répond à mes besoins :

  • Couleur (et post-traitement avec clarté pro)
  • RAW si je le souhaite (JPG et RAW combinés, mais deux fichiers — avec la même numérotation — si vous consultez votre album photo depuis macOS…)
  • Photo rapprochée (macro) qui est enregistrée en JPG
  • Mode Manuel en jouant sur la valeur ISO et la vitesse
  • Usage des deux optiques (6,6 mm à f/2.8 et 4 mm à f/1.8)
  • Absence du mode Live
  • Choix de rendus noir et blanc proches des émulsions argentiques via BLACK

Du coup, chaque fichier capturé pèse autour de 18 À 20 Mo pour ses 3024 par 4032 pixels.

Le seul point auquel j’ai encore du mal à apprécier (…ça se discute à l’usage) est le passage (…ou non) par la zone tampon propre à Camera+, LightBox.

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Le passage par cette zone a une incidence sur l’export des clichés… Actuellement, je réfère enregistrer directement dans l’album Photos puis rappeler les images au coup par coup dans Camera+. Ou post-traiter ailleurs, CQFD.

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Suite dans une prochaine chronique…


  1. Et parfois, cela génère un coup de fil ou un mail. Récemment, c’est l’ami François Cunéo avec qui j’ai conversé… 

le 03/05/2017 à 11:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Trunk Notes | 4.7 et chouettes améliorations

Les notes de bas de page…? Fait !

dans dans mon bocal | grospod | mémoire | usages
par Jean-Christophe Courte

Rappel : Le développeur m’avait écrit ceci…

Trunk Notes uses the Markdown library Discount. This does support footnotes, however the version currently in Trunk Notes doesn’t have the footnote capability. I do plan on updating the Markdown library in Trunk Notes to the latest version.

Et il a tenu parole…!

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Je vais tester les autres améliorations dont la synchro DropBox et les autres améliorations sur le balisage Markdown.

Merci Matthew (et toutes mes pensées les plus amicales à l’épouse de notre développeur qui gère, elle, la sortie d’un produit beaucoup plus sensible…)

le 22/04/2017 à 10:45 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Bonnes pratiques : adresse, latitude ET longitude…!

Chambres d’hôtes, ajoutez vos coordonnées dans vos fiches…

dans ailleurs | dans mon bocal | grospod | outils | pratique | usages
par Jean-Christophe Courte

Ma tribu et moi apprécions de nous balader, passer une tête dans des chambres d’hôtes pour une ou deux nuits. Si les sites de ces gites d’étape sont de plus en plus complets, parfois le renseignement de l’adresse même du lieu laisse à désirer…!

Si celle-ci ne fait aucun doute pour celui qui tient le gite (…généralement son adresse postale, CQFD), ce n’est pas toujours aussi évident pour l’hôte du soir qui ne trouve pas sur son smartphone le numéro dans la rue, le lieu dit, voir …peut se tromper de village !

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  • Exemple excessif assurément, ces deux Fontenailles (…coucou aux amis qui portent ce patronyme…) distant de quelques kilomètres dans la Puisaye

Ajoutez une météo incertaine (pluie, brouillard…!!) et, en automne, la tombée de la nuit, voire les deux. Et vous obtenez les conditions parfaites d’un bon suspens !

Certes, un coup de fil permet souvent de régler la question mais au prix d’un poil (!) d’énervement. En effet, la connaissance du territoire, banale pour votre hôte, ne l’est pas pour celui qui cherche à rallier sa chambre d’un soir ! Passer à côté de tel monument, tel bistro, prendre la route secondaire, informations évidentes pour lui ne le sont pas forcement à la lueur blafarde des phares…!!

Vive le smartphone…!!

Les outils numériques sollicitent moins nos capacités cognitives, l’hippocampe1, etc. Mais de là à tout rejeter en bloc…!

Néanmoins nous disposons pratiquement tous aujourd’hui de smartphones de marques variées, des écrans capables de nous localiser mais également de nous aider à nous rendre sans (trop de…) difficulté(s) à un endroit précis. Surtout si celui-ci est signalé par ses coordonnées géographiques, c’est-à-dire par une longitude et une latitude.

Pour ma part, j’emploie MAPS.ME – Cartes hors-ligne et itinéraire routier et TomTom GO Mobile qui sont complémentaires dans mes usages.

Plans sous iOS est intéressant pour sa vue satellitaire mais ne propose pas une copie aisée des coordonnées d’un lieu donné (…à ce jour), ce que Maps.me fait sans aucun problème et les infos contenues dans le presse-papiers peuvent, du coup, être exploitées immédiatement dans TomTom.

De plus, Plans nécessite d’être connecté à l’internet pour afficher ses cartes alors que Maps.me et TomTom embarquent, l’un comme l’autre, leurs propres cartes2.

Certes, à chaque mise à jour, ce sont quelques Go à télécharger et donc l’occupation d’une vaste partie de la mémoire du smartphone. Mais quelle tranquillité d’esprit quand vous êtes en pleine campagne à la recherche de votre hébergement avec comme seule ressource une connexion téléphonique !

Explications en quelques copies d’écran.

Comment récupérer des coordonnées ?

Tant côté chambre d’hôte que côté utilisateur, un process que j’utilise et qui peut vous être utile.

Depuis Maps.me

Pour mémoire, tant sur Androïd que sur iOS, MAPS.ME – Cartes hors-ligne et itinéraire routier est gratuit. Cela va sans dire mais c’est mieux en le disant ! Juste penser à charger les cartes nécessaires avant de partir…

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Recherchez votre localisation sur la carte, appuyez avec le doigt sur son emplacement et faites ensuite glisser le panneau du bas vers le haut pour afficher les informations : reste à copier la ligne de chiffres (…un second appui et copier) et c’est dans le presse-papiers.

Depuis Plans

Cela fonctionne de la même manière en principe mais l’emploi de la vue satellitaire est préférable à la carte simplifiée, cette dernière plus pauvrement pourvue que celle de Maps fréquemment.

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Ensuite la recopie des coordonnées est nettement moins évidente (euphémisme !) et une copie d’écran évite de s’arracher les cheveux au lieu de recopier sur le champ…!

Coller les coordonnées obtenues dans TomTom

Rien de très compliqué dans TomTom GO Mobile qui est également une application gratuite mais nécessite un abonnement pour un usage sur plus de quelques kilomètres par mois. Notez que l’app conserve toutes vos adresses enregistrées…

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  • À gauche | Appuyez directement sur Carte complète au lieu de renseigner la première ligne
  • À droite | Puis cliquez sur Latitude Longitude dans la liste des options…

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  • À gauche | Le curseur en haut à gauche attend vos informations
  • À droite | Si vous les avez dans le presse-papiers, il suffit de coller… et, hop, TomTom localise la destination…

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  • À gauche | Reste à enregistrer le lieu ou à vous y rendre directement…
  • À droite | TomTom visualise ensuite la route à emprunter en fonction de vos choix ultérieurs (…accepter les péages autoroutiers ou non, passer sur les voies non revêtues, etc.). Et ce depuis votre position.

Si vous préparez vos points de chute à l’avance, pensez à les nommer de manière claire et, éventuellement, à ajouter un préfixe de pays (ou de département) pour les regrouper.

Guidage vers la destination

si TomTom reste le plus efficace, Plans n’est pas en reste vu que ce dernier emprunte pas mal au précédent.

Mais à l’usage, Maps.me est loin d’être totalement distancié (c’est mon avis et je le partage…!), surtout en pleine campagne (ou dans une cité aux gros murs peu perméables au réseau). Le seul reproche (mineur) est sa gestion fantaisiste du temps de parcours et son choix de l’itinéraire dans certaines situations.

En conclusion…

Le but de ce billet est d’insister sur l’affichage et l’usage de plus en plus fréquent des coordonnées de localisation en complément de l’adresse.

D’ailleurs, cette option serait fort intéressante à ajouter à des applications de réservation comme Booking.com - réservations et offres d’hôtels ou TripAdvisor: Hôtel Vols Restaurants : c’est déjà pratique de pouvoir copier les adresses postales (mais parfois avec une certaine marge…!) et ce serait encore mieux de disposer de l’adresse et de ses coordonnées.

Et, essentiel à l’usage, pouvoir copier l’une ou l’autre de ces informations selon nos besoins.

Voilà : c’est une contribution suite à notre dernière balade et à ses quelques gags sur nos parcours…

le 15/04/2017 à 16:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Usages | En passant, pourquoi mon iPhone est devenu ma machine à écrire…!

…pour rédiger des brouillons ou réviser des projets

dans ailleurs | bosser n’importe où | dans mon bocal | écrire | grospod | outils | usages | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Attention, billet chiant, genre TL;DR.
Un billet de plus de 1500 signes qui tente d’expliquer cet étonnant changement d’usage peut légitimement saouler le lecteur. Or ce billet étant relativement long, vous voilà prévenus…

Longtemps je me suis levé de bonne heure1 pour écrire sur un clavier2…! Naguère avec un Macintosh 128 Ko disposant d’une carte MaxMemory pour conserver application et données en RAM… Puis, pour finir, sur un MacBook Pro3 de 2009, toujours en service sur ma table de travail, lequel je révise ce qui a été expédié de l’iPhone ou du iPad.

Côté traitements de texte, la rédaction de mes propres bouquins techniques a oscillé entre Microsoft Word, FrameMaker puis, pour les plus récents, Pages puis Adobe InDesign.

Lors de la sortie du premier iPhone4 que j’ai eu entre les mains, j’ai opté pour WriteRoom que je trouvais fort agréable, un outil à l’interface minimale découvert sur Mac en 20065.

Précision au passage : je n’ai pas fait partie des acquéreurs de la première heure du iPad. Quand je m’en suis procuré un, WriteRoom n’était toujours pas disponible, erreur funeste à mon avis, même remplacé par PlainText6.

De plus, en 2011, j’ai découvert le balisage Markdown qui a (si, si…!) révolutionné ma propre pratique7.

Depuis, j’ai acquis un bon nombre de traitements de texte plus ou moins performants (cités dans urbanbike) avant de me limiter aux rares produits qui me conviennent au quotidien, des applications fiables, régulièrement mises à jour.

Le point en ce printemps 2017…!

J’écris n’importe où. Je n’ai pas de lieu spécifique où me recueillir (!!), pas de pièce dédiée… Je nomadise ci et là…

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J’écris sous ma couette, dans la cuisine, en marchant dans la rue, en forêt8, dans le train, le RER. Ou encore, dans notre voiture en stationnement quand j’attends ma fille à la sortie de son université (ou ma moitié quand elle me demande de la récupérer à l’une des gares proches de la maison). Et même sur ma table de travail !

À une période, je n’hésitais pas à partir9 avec le iPad pro et le Pencil, écrire sur Nebo.

Sauf que cela me demandait un poil d’organisation, comme de ne pas oublier le stylet (un grand classique !), de me glisser sur les sièges arrière de mon chalutier urbain pour ne pas être géné par le volant, etc.

Peu à peu, j’ai opté pour cet iPhone grand écran qui, lui, ne me quitte jamais. Du coup, le iPad reste à la maison.

Certes, pas d’écriture manuscrite avec un stylet (…j’y ai renoncé sur cet écran10) sur cet iPhone 7 plus et un unique clavier11 en définitive, celui d’iOS.

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Mode portrait…

Bien qu’inconditionnel des décennies durant du mode paysage, j’ai basculé avec l’iPhone en mode portrait et saisis désormais avec mes pouces.

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Les cases prédictives sont assurément une composante clé de ce basculement mais ce serait omettre la simplicité du balisage markdown et l’impact des barres additionnelles qui me permettent d’avoir, à portée de mes maladoigts, des actions répétitives et indispensables12.

Du coup, un seul objectif quand je saisis sur cet iPhone : me soucier de la qualité du contenu et non de sa mise en forme !

Quels outils ?

Certes, nos anciens n’employaient que du papier, une plume et l’encre. Mais doit-on pour autant suivre impérativement leur exemple ?

Je n’ai pas de religion établie ! Pas mal de mes lointaines relations postulent à nouveau pour le retour au carnet (et pas n’importe quel carnet), au stylo (idem…!).

Étant assez distrait, je risque d’oublier l’un des ingrédients du bon écrivain, la cartouche d’encre (…quand ce n’est pas le stylo qui fuit, souvenirs d’écolier), me tromper de carnet, voire oublier les deux. Ou simplement ne pas arriver à me relire… Merci à Nebo et Stylus d’y arriver mieux que moi sur l’iPad.

Aussi ne partir qu’avec un seul écran doté d’une bonne autonomie13 me convient.

Une photo à faire, une note à écrire, un tweet, un message voire un courriel ? L’iPhone me sert à tout cela.

— Mais tu t’égares ! Quels outils ?

J’viens…

À partir du moment où l’on considère que l’iPhone remplace le stylo et l’encre, que l’on écrit pas sur un support identique pour rédiger une lettre, un journal intime ou se lancer dans un roman, il en est de même numériquement !

Si de nombreux développeurs proposent des outils universels, je ne suis pas le seul à refuser de tout regrouper dans un unique dispositif ! Quelques explications :

  • Déjà la correspondance s’effectue de plus en plus via Mails, Messages ou même Twitter, voire Instagram.
  • La rédaction d’un journal intime est facilité par l’usage d’une application comme Day One journal + mémoire en enregistrant de plus de ma note la température, la localisation et même le nombre de pas parcourus. Et que dire de la possibilité d’agrémenter chaque entrée de photos prises avec ce même iPhone ?
  • un billet prend facilement naissance dans un outil comme Drafts (ce billet est intégralement écrit avec cette application)
  • mes notes de courses (!!) s’affichent au format taskpaper avec Editorial (je ne le cantonne pas qu’à cela…!)
  • enfin, le suivi de tous mes projets goncourables (sic…!) s’effectue dans Ulysses… Plusieurs dossiers avec, pour chacun, un ensemble de feuillets articulés dans l’ordre que je souhaite, immédiatement réajustable !

Au départ, un simple brouillon sur iPhone

En vertu de la clause Molière, je devrais employer le vocable note. Sauf que draft14 me semble mieux correspondre à cette notion de brouillon…!

Bref, dans mon processus d’écriture, mon premier jet est toujours rédigé dans… Drafts. C’est le traitement de texte le plus pratique que j’ai trouvé pour répondre à mes besoins avec cette épatante possibilité d’ajouter des actions ou scripts dans la barre additionnelle qui coulisse horizontalement sur l’écran…

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Enfin, je me permets d’insister sur la notion de versioning et d’archivage qui est propre15 à Drafts. Conserver en mémoire les différentes étapes de la rédaction d’un texte est loin d’être un détail ! Et puis pas inutile non plus d’accéder à une vue du texte

Synchro et 4G

Écrire sur son iPhone n’est pas se couper du monde…

Qui dit téléphone dit accès permanent au réseau téléphonique et, fréquemment, à internet. Et ces brèves périodes de connexion au net assurent la synchronisation des fichiers.

Sans oublier la possibilité d’expédier un contenu par courriel ou le déverser sous un nom de fichier horodaté dans leCloud.

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Bref, quelques pistes pour expliquer pourquoi un simple téléphone peut se muer en un véritable outil pour produire du contenu.

Pas convaincu ?

Un dernier argument à l’attention de ceux qui haussent les épaules à l’issue de ce billet, pensent que c’est de la pure foutaise !

Souvenez-vous de cette époque pas si lointaine où il semblait invraisemblable d’employer un iPhone pour faire de véritables photos. Ou tourner un film. Depuis, les mentalités ont changé et les exemples se multiplient.

Il est clair que ce sont les mêmes résistances, sidérations qui sont à l’œuvre.

Or, qu’est ce qui différencie un iPad ou un Mac et doté d’un identique traitement de texte markdown de cet écran un peu plus petit qu’est celui d’un iPhone 7 plus ?

Le choix des apps reste essentiel

Je reconnais que le choix des applications participe dans une large mesure au succès de cet usage.

Aux applications citées et employées, j’ajoute d’autres excellents produits sous iOS comme Byword, iA Writer et Bear, des applications efficaces que j’utilise plus pour le moment.

Enfin, il y a assurément d’autres produits qui peuvent faire l’affaire mais je n’évoque que ceux que je connais pour les avoir essayés dans la durée.

Enfin, dernier point, toutes ces applications supportent TextExpander 3 + custom keyboard qui reste à mes yeux, dans sa version sans abonnement, un outil complémentaire indispensable.

Voilà, ce pensum s’achève ici. Vous savez désormais pourquoi mon iPhone s’est peu à peu imposé naturellement comme machine à écrire…!

C’est tout pour aujourd’hui…


  1. Et, le soir, assez proche du fameux… Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Parfois, à peine ma bougie éteinte, mes yeux se fermaient si vite que je n’avais pas le temps de me dire : « Je m’endors. » 

  2. Tiens, je ne me souviens pas avoir écrit sur Lisa même si la suite Lisa 7/7 proposait LisaWrite, ancêtre de MacWrite, cf. Apple Lisa — Wikipédia 

  3. Un fidèle 17 pouces, cf. MacBook Pro — Wikipédia. Je vous fais grâce de toutes les configurations intermédiaires, informations sans intérêt de surcroît… 

  4. urbanbike | WriteRoom et iPhone en 2008 

  5. urbanbike | Prometteur WriteRoom 

  6. urbanbike | PlainText 1.2 pour iPhone et iPad 

  7. urbanbike | Markdown et écriture | 1 

  8. Simplement éviter (ou contourner…!) les obstacles et les pièges ! Notamment les Pollock de crottes comme les décrit si bien Aurélia… 

  9. urbanbike | Usages | Nebo …en voiture 

  10. j’ai bien essayé, cf. urbanbike | En pratique | Comment améliorer la tenue en main du iPhone 6s+ pour écrire… mais, bon, cela devenait assez con… traignant…! 

  11. SwiftKey Clavier faisant double emploi en mode portrait. 

  12. Par exemple, la création de notes en bas de page dans ma pratique, ce que Drafts m’offre sans souci. Et je n’évoque pas des scripts plus complexes avec x-callback-url

  13. c’est pourquoi une poche de ma veste contient un chargeur et un câble ! 

  14. un coup d’œil dans Terminology Dictionary: Thesaurus and Dictionary et… any of the various versions in the development of a written work; “a preliminary draft”; “the final draft of the constitution” 

  15. urbanbike | Usages | Drafts 4 et gestion des fichiers 

le 27/03/2017 à 11:45 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?