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Musée de la ferronnerie à Rouen

Musée Le Secq des Tournelles

dans ailleurs | architecture | vieillir | voir
par Jean-Christophe Courte

C’est une histoire peu banale que celle de cette collection d’objets rassemblée dans les années 1985 par Jean-Louis-Henri Le Secq Destournelles.

Aujourd’hui, ce musée prend place dans un bâtiment lui-même peu banal vu qu’il s’agit de l’église Saint-Laurent, église désacralisée et restaurée en 1911.

Pourquoi vous rendre dans ce musée ?!

J’y vois trois raisons pour ma part :

  • le Musée des Arts et Traditions Populaires, fermé en 2005 à Paris, fait partie désormais du MUCEM (Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée). Plus franchement la portée à coté pour les habitants d’Île de France. Or ce musée situé naguère dans le bois de Boulogne présentait nombre de ces objets dans des reconstitutions avec environnements, mannequins en costumes et outils.
  • du coup, filer à Rouen n’est qu’une affaire d’une heure dix entre Paris et la Gare de Rouen. Ajoutez 15 minutes à pied depuis la gare…!
  • enfin, la collection d’objets couvre nombre de domaines, de la coutellerie à la couture, de la médecine aux arts de la table en passant par les enseignes, l’architecture ou la serrurerie. Incroyable catalogue…!

Des objets personnalisés et uniques

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Loin de notre civilisation industrielle, tous ces objets sont uniques, souvent splendides, personnalisés et adaptés à un usage particulier.

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J’y ai retrouvé des fers à repasser comme ceux que j’avais vu, gamin, chez mes grands-parents, des objets qui chauffaient sur la cuisinière, certes moins élaborés que ceux à tiroir pour y placer de la braise ou un lingot en métal.

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Nous avons pu également admirer des chefs d’oeuvre de serrurerie (parfois des réalisations qui permettaient aux artisans de démontrer leur qualité de compagnon ou leur grade). Mais également des enseignes ou des grilles de fenêtre de toute beauté, des heurtoirs splendides bien plus intrigants que nos boutons de sonnerie (!).

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Des objets spécialisés comme des moules à hosties, à gaufres ou à oublies, des moulins à café, des sièges ou des rampes en fer forgé, etc. Mais aussi des corsets orthopédiques, des collections de râpes à tabac (fallait bien râper les carottes de tabac pour les priser), des compas, poids, couteaux, tire-bouchon, mouchettes à chandelles (eh oui, peu d’électricité avant 1914). Et plus encore.

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Bref, une fantastique occasion de revisiter le quotidien pas si lointain de nos ancêtres et mieux comprendre leur mode de vie, l’importance des rares objets dont ils disposaient et le soin apporté à leur fabrication, voire même à leur décoration.

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Bref, si vous passez à Rouen, une étape incontournable… ou, inversement, l’occasion ensuite de découvrir les maisons à colombages de la vieille ville (mais aussi quelques réalisations contemporaines …étranges).

Et si vous avez encore de l’énergie, nombre d’autres musées sont accessibles à 5 minutes dont celui des beaux-arts et celui de la céramique…!

Le kit de visite se compose d’un billet de train et d’une paire de chaussures. Et hop…!

  • Plus d’informations ici

le 17/01/2017 à 14:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Perdus de vue ou pas, bonne année !

…si tu ne te souviens plus du pourquoi du comment !

dans dans mon bocal | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Envoyer ses vœux au mois de janvier est l’occasion d’un large coup d’œil dans le rétroviseur de nos vies …minuscules.

D’abord, il y a tous ceux avec qui l’on continue à échanger quasiment tous les jours. Et ces vœux sont implicites …vu que l’on ne cesse de converser via twitter, mail, messages ou téléphone !

Il y a ceux que l’on ne verra plus, leur souvenir reste dans nos cœurs et nombre d’événements, d’objets, de réflexions silhouettent leur présence.

Il y a ceux perdus de vue : ces vœux sont l’occasion de prendre des nouvelles, de se rendre compte que la vie file à bon train…! Qui ne s’est pas retrouvé embarrassé en demandant des nouvelles du gamin(e) et a rougit en apprenant qu’elle/il venait de passer, qui son aggrég, qui sonplôme ! Hum !

Il y a ceux avec qui les ponts ont été coupés précédemment pour d’obscures raisons, de mutuelles incompréhensions. Tenter à vif une épissure étant impossible (trop de non dits, de racontars, rendant l’opération complexe), c’est avec le temps que les crispations s’apaisent.

Enfin, il y a ceux dont nous aimerions ne plus avoir de nouvelles1, ceux qui ont corrodé notre quotidien comme celui de nos proches, saccagé l’équilibre parfois précaire d’une famille. Les odieux…

Sur ce, bonne année à tous !


  1. Sans oublier ceux vis à vis de qui tu dois te prémunir car, comme le chante Brassens, “te poursui(ven)t d’un zèle imbécile”… 

le 15/01/2017 à 07:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Profession du père | Sorj Chalandon

Dans toute famille, une part de folie…?

dans ailleurs | lire | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Il y a des tas de manières de lire un livre. Dont suivre à la lettre l’histoire brossée par l’auteur, bien entendu. Mais également laisser vibrer en soi certaines situations que le récit réveille à notre insu.

C’est ma moitié qui m’a incitée à lire Profession du père après l’avoir dévoré. Je ne connaissais pas Sorj Chalandon. Désormais, je lorgne sur son imposante production…

L’histoire…? la quatrième de couverture — Mon père a été chanteur, footballeur, professeur de judo, parachutiste, espion, pasteur d´une Eglise pentecôtiste américaine et conseiller personnel du général de Gaulle jusqu’en 1958 — comme les nombreux compte-rendus dans la presse la suggère et elle est, à tous points, remarquablement écrite.

Mais, très vite, c’est le vase clos dans lequel les trois personnages évoluent qui m’a touché. Et c’est ce que j’ai envie d’évoquer via quelques citations, une lointaine mais forte résonance avec quelques pans de ma propre enfance… Par exemple…

“Et c’est quoi cette histoire ? Tu étais malheureux quand tu étais enfant ?”

Parfois, j’ai eu cette impression de ne pas avoir vécu la même vie, la même pièce, les mêmes événements que ses géniteurs… Chacun a un souvenir qui est, forcément, subjectif en fonction des brimades ou des remontrances que l’on a conservé dans sa mémoire…

“Mon père, ma mère et moi. Juste nous trois. Une secte minuscule avec son chef et ses disciples, ses codes, ses règlements, ses lois brutales, ses punitions. Un royaume de trois pièces aux volets clos, poussiéreux, aigre et fermé. Un enfer.”

Dans certaines familles, cela peut être ça, un enfer si le huis-clos est quotidien, si les parents sont à demeure car sans emploi l’un comme l’autre. Mais nombre d’autres situations sont abordées en plus du côté affabulateur du père (…si, si, certains vivent chez eux sans être diagnostiqués…!)…

Ou encore ces incroyables situations qui bouleversent l’existence d’un môme, dont la plus ultime…

“Je n’ai pas répondu. J’ai quitté la cuisine pour ma chambre. Je me suis assis sur mon lit. Quatre jours. Mon enfance en éclats. Avant de me coucher, j’ai rassemblé mes carnets de croquis, mes peintures, mes pinceaux dans un sac. Pour la première fois, j’ai fait l’inventaire de ma petite vie. Mes vêtements tenaient dans une penderie et trois tiroirs. J’avais deux paires de chaussures, un manteau, quelques livres et une valise. Je n’avais plus rien, ni personne.”

Et qui restent gravées à jamais, des décennies après…

“J’ai regretté d’être là. Dès le couloir, j’ai regretté. La dernière fois que j’étais entré dans cet appartement, quand j’avais imploré l’asile pour la nuit, il était encombré de cartons de déménagement. Vingt ans plus tard, il empestait le caveau. De pièce en pièce, tout avait été aménagé à l’image de mon appartement d’enfant. Les meubles d’avant, les tableaux imprimés, les napperons sur les fauteuils, la nappe de table, les poupées, le bar à mignonnettes. Ils avaient changé de murs mais gardé tout le triste. Pas une chaise en plus, pas une horloge nouvelle. Ils avaient emmuré le nouveau dans l’ancien.”

Relations complexes, non-dits, discussions avortées, en suspens… Ou simplement assorties d’une baffe (sic…!) pour y mettre un terme…

En contre-point, cette réflexion de la compagne du narrateur qui découvre sa belle famille…

“Je ne veux plus jamais les voir, parce qu’ils te font encore du mal.”

Oui, il y a des familles toxiques. Et essayer d’expliquer les choses est souvent inutile tant le déni agit comme une gangue… protectrice.

“Ma mère me regardait. Elle ne disait rien. Elle écoutait le drame de sa vie comme on assiste à l’accident d’une autre. Elle n’était pas surprise, pas étonnée, pas en colère. Elle regardait son fils sans l’entendre.”

Bref, un livre épatant au style direct, un récit qui ne vous laissera pas indifférent. Et, qui sait, risque de remuer quelques souvenirs chez vous… Accrochez-vous…

Comme d’habitude, je cherche à chroniquer des ouvrages qui sont disponibles au format ePub pour les lire, entre autres, sur iPhone ou iPad…

le 11/01/2017 à 07:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Sur les chemins noirs | Sylvain Tesson

Plus que jamais vivant…

dans ailleurs | lire | vieillir
par Jean-Christophe Courte

J’étais resté sur ma faim en lisant son précédent bouquin, son année en solitaire au bord du lac Baïkal. Pour être direct, je n’avais pas aimé ce bouquin, les vapeurs éthyliques qui s’en échappaient comme l’aspect superman du narrateur. Bref, je l’avais fermé à mi-chemin, lassé.

Et puis un de mes vieux copains m’a fait parvenir en novembre Sur les chemins noirs.

Vous prenez le même auteur après un épisode de sa vie qui aurait pu fort mal se terminer. Si l’énergie, l’esprit, l’ironie sont présents, le bonhomme a sacrément changé.

“Ma vie en fauteuil roulant se serait réduite à chercher un 9 mm à me coller dans la bouche. Ayant reconquis l’usage de mes jambes, je ne pouvais pas désespérer.”

Cette fragilité l’a débarrassé de nombre de traits qui m’avaient (héhé…!) saoulé. OK, je ne l’envie pas, surtout à s’envoyer des canons au viandox avec ses fidèles potes de voyage. Ni sa convalescence…

“Même un addictologue s’était occupé de la remise sur les rails. J’avais eu avec lui l’impression de connaître le temps de la prohibition (la prohibition de vivre aussi sottement que je l’entendais). Je l’avais remercié en lui exposant que je craignais de prendre goût à sa discipline.”

En tout cas, l’humour grinçant est présent et je me suis souvent marré…

Bref, c’est assurément l’un des meilleurs bouquins que j’ai dévoré ces derniers mois, qu’il faut surtout pas le réduire à la seule traversée de notre hexagone à pieds depuis l’Italie jusqu’au Cotentin mais digérer lentement toutes les réflexions, remarques sur notre quotidien (…même si je ne partage pas tout ce qu’il écrit, mon usage des écrans ne me gênant pas… tant que je sais encore me limiter…!) et sur la géographie de notre pays.

Un cheminement peu ordinaire…

“Passages secrets, les chemins noirs dessinaient le souvenir de la France piétonne, le réseau d’un pays anciennement paysan. Ils n’appartenaient pas à cette géographie des « sentiers de randonnée », voies balisées plantées de panonceaux où couraient le sportif et l’élu local.”

Avec quelques uppercuts comme je les affectionne…

“On y avait gagné un silence de parking. Il n’y avait pas un vrombissement dans l’air.”

Ou encore ce que je constate en me baladant1

“Les paysans avaient connu la fin des jours fastes. Ils étaient redevenus les ploucs. Et la ruralité se maintenait comme une vieillarde malade, couchée sur le lit de la France.”

Voire, plus acéré…

“La politique agricole commune avait incité les exploitants à intensifier la production. Écoutant les mauvais génies, les paysans s’étaient endettés, ils avaient agrandi leur surface, acheté des machines et des semences trafiquées. Les rendements avaient décollé, le prix du steak baissé ; c’était chimique, c’était glorieux et Giscard tenait sa France prête pour l’avenir. Cette agriculture avait accouché d’un paysage aussi artificiel qu’une place pavée. Les haies, les bosquets, les friches, les marais et les talus avaient laissé la place aux grandes steppes rentables piquetées de hangars à tracteurs. Soudain, la prospérité était retombée. La mondialisation avait ouvert son marché frankensteinien. Les porte-conteneurs acheminaient les produits du monde à bas prix. Bruxelles avait été moins prodigue.”

Là, je pense à Michou qui a trouvé un CDI à deux pas de son exploitation pour tenir le coup et qui enchaîne en saison des horaires de folie…

Bref, quelques citations en sus pour vous faire saliver. Entre autres, cette vision…

“Une batterie d’experts, c’est-à-dire de spécialistes de l’invérifiable, y jugeait qu’une trentaine de départements français appartenait à « l’hyper-ruralité ». Pour eux, la ruralité n’était pas une grâce mais une malédiction : le rapport déplorait l’arriération de ces territoires qui échappaient au numérique, qui n’étaient pas assez desservis par le réseau routier, pas assez urbanisés ou qui se trouvaient privés de grands commerces et d’accès aux administrations.”

Gamin, j’adorais les terrains vagues autour de la maison de mes grands parents. Adulte, ce sont les chemins côtiers de mon île. Aussi je me retrouve ici : “Ce que nous autres, pauvres cloches romantiques, tenions pour une clef du paradis sur Terre – l’ensauvagement, la préservation, l’isolement – était considéré dans ces pages comme des catégories du sous-développement.”

Ou encore dans ceci : “Les haies de ronces et de buissons fournissaient ma ration de mûres, de poires et de figues. Ces ventrées de vagabond n’étaient pas difficiles. Il suffisait de tendre la main, les fruits n’étaient jamais cueillis.”

Ou… “Parmi la batterie de mesures du rapport on lisait des choses comme le droit à la pérennisation des expérimentations efficientes et l’impératif de moderniser la péréquation et de stimuler de nouvelles alliances contractuelles. Quelle était cette langue étrangère ? De quoi les auteurs de phrases pareilles nourrissaient-ils leur vie ? Savaient-ils le plaisir de s’essuyer la bouche d’un revers de la veste après une goulée de vin de Savoie, la jouissance de se coucher dans l’herbe quand la silhouette d’un oiseau égayait le ciel ?”

Vous commencez à comprendre ce qui m’a enthousiasmé !? Et après une rencontre… “Elle appartenait à cette catégorie de gens pour qui la santé des prunes est un enjeu plus important que le haut débit.”

Et, pour finir (sinon autant copier/coller tout le livre !)…

“À la sortie du village, un panneau indiquait : « danger milieu rural ». Était-ce pour précautionner l’automobiliste ou pour prévenir le citadin revenu aux champs de la difficulté qui l’attendait ?”

Arf, grinçant !

Bref, chaudement recommandé d’autant que… “La marche distillait ses bons effets. Elle me léguait ce trésor dont j’avais tant besoin et que j’avais été si peu disposé à conserver : le rythme.”

Dernier point pratique (désolé, Sylvain…) : ce livre est disponible en ePub…et donc trimballable avec un tas d’autres (…et sans me ruiner le dos) sur un iPhone ou un iPad…!

le 06/01/2017 à 07:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Écrire sur iPad : Nebo et Drafts tiennent la corde en 2017

Avec un stylet, CQFD !

dans dans mon bocal | écrire | grospod | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Tiens, tiens, il y avait longtemps…! J’ai profité des vacances de fin d’année pour tester à nouveau tous les produits de traitement de texte dont je dispose. Et j’ai simplement modifié ma manière de procéder après avoir testé de fond en comble (j’exagère…!) la dernière version de Nebo.
Attention, ce qui suit me convient mais chacun réagira selon ses besoins et sa vue car Nebo implique quand même d’écrire assez petit, ce qui n’est pas très confortable pour certains utilisateurs (dont je fais partie, mais j’arrive encore à me contraindre) qui se tournent du coup, vers Stylus développé par le même éditeur mais avec un taux de reconnaissance plus faible que Nebo.

Pour ma part, je suis de plus en plus conquis même si je déplore l’absence de ce mode nuit que je retrouve alors dans Drafts.

Peu à peu, je me retrouve à démarrer mes écrits dans Nebo en employant le Pencil vendu par Apple.

j’écris au long court sans me préoccuper de la reconnaissance qui est de plus en plus fine, quitte à biffer ce qui est foireux à la relecture.

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Une fois ce premier long “jet” écrit, je vérifie grossièrement si Nebo s’en sort correctement puis j’exporte le texte “nu” vers Drafts comme annoncé plus tôt.

Je reprends ce texte ensuite en le balisant en markdown. Mode nuit activé mais, selon l’heure, je bascule vers la pointe silencieuse1 du Wacom Bamboo.

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Ce changement d’outil me permet de repérer mes erreurs de saisie généralement, mais aussi de glisser quelques notes en bas de page2. Et, loin d’être inutile, de redécouvrir le texte car désormais affiché sous une autre forme.

Enfin, toujours depuis Drafts, je conserve mes habitudes d’export vers Editorial, Day One ou Ulysses.

En résumé, rien n’a réellement chargé, c’est simplement Nebo qui s’est invité en tête de mon dispositif de rédaction sur iPad Pro avec son épatante capacité à me comprendre (…en terme de calligraphie, CQFD), ce qui ne marque jamais de me surprendre !


  1. Sans dédaigner le clavier d’Apple ou de SwiftKey. 

  2. mais aussi de corriger mes apostrophes droites, ajouter des insécables avant certains signes de ponctuation, etc. 

le 05/01/2017 à 07:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Troisième voeu : du temps libre…!

…et de la déconnexion en pagaille…

dans dans mon bocal | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Ces deux derniers trimestres, j’ai suivi le pouls de la planète via twitter. Ce fut parfois amusant, mais généralement décourageant. Mon opinion du genre humain était déjà fort basse, il est temps que je m’illusionne à nouveau… en réduisant ma lecture de ces brèves de 140 signes…!

Comme l’écrivait un certain… DesprogesJe pense effectivement qu’on peut rire de tout, mais pas forcément avec tout le monde — suivre des personnes expose de facto à des RT inattendus…! Question de sensibilité…

Mon manque d’adhésion à certains RT me rappelle que je suis officiellement un vieux con, imperméable à quelques types de saillies1 drolatiques. Bien entendu, je peux masquer temporairement la source initiale après avoir lu une série de ses meilleurs tweets. Mais ce n’est pas la bonne solution…! En 2016, j’avais réduit drastiquement le nombre de comptes que je suivais ; en 2017, même état d’esprit…!

Gaffe : le temps n’est pas extensible

Il y a d’abord un aspect indiscutablement chronophage que l’on découvre tous. Ensuite nous sommes face à une infobesité galopante (…quand on suit une thématique donnée, nombre de comptes réagissent aux mêmes événements, logique…) qui finit par me saouler …autant que je peux le faire en revenant régulièrement sur mes propres obsessions…! C’est dire…!!

Il ne s’agit pas de casser le thermomètre en quittant twitter mais bien de réduire cette addiction. Et donc limiter mon temps de consultation ! Bref, cesser de lancer Tweetbot au moindre prétexte et lire — d’un oeil quasi bovin…! — une actualité filtrée…

En résumé, comme pour Facebook, App.net ou, même, Instagram (et également… Mail…!), je (me) dois impérativement (de) limiter mes accès à ce qui se déroule sur internet2 pour retrouver le temps de lire, d’écouter un peu de jazz, me balader le nez au vent ou écrire… Et travailler mes revers au ping-pong pour (essayer de) contrecarrer les smashs en mode bucheron de ma fille…!

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C’est de la simple survie quotidienne… Mais cela ne m’empêchera pas de publier des tweets sans me rendre sur twitter…! Et écrire quelques billets comme celui-ci…

Je renouvelle mes voeux aux lecteurs et copains de passage…


  1. Je ne suis pas désarçonné (il m’en faut nettement plus !!), je n’ai simplement pas envie de suivre toutes les contributions, surtout les plus beaufesques… 

  2. je ne suis pas le seul à le penser, cf. Comment passer moins de temps sur Internet en 2017 

le 02/01/2017 à 07:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Première commande 2017…

Quod bonum faustum felix fortunatumque sit

dans dans mon bocal | groummphh | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Alors ma petite dame, mon petit bonhomme, je vous sers quoi pour ce début janvier1 ?!!

S’il vous plait, une grosse part de santé pour commencer. Qualité extra et sans pépins, ne lésinez pas !

Ensuite quelques belles tranches d’humour. Pas trop gras si possible…

Ajoutez une demi-douzaine de tranches de temps libre, de préférence de cette variété sans arrêtes, hein !? Là aussi, si vous avez la main lourde, même si elles sont épaisses, ça ne nous gêne pas !

Pour compléter, une louche de sesterces2, j’ai plus en tête la marque, ça commence par “euh” et ça finit par “rot”…!

Ah, j’oubliais : trois ou quatre cuillerées d’énergie : j’en avais fait une cure l’année passée mais, avec l’âge, faut en reprendre plus fréquemment !

Et un verre de Pinot noir pour finir…!

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Bonne année à tous les lecteurs de passage !


  1. le sous-titre est emprunté à Quelques formules de voeux en latin et en grec (mis à jour) – Arrête ton char 

  2. …Si vous n’avez pas été dévalisé par les vautours, bien sûr. 

le 01/01/2017 à 01:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?