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Le “beau temps”, une notion à réviser ?

Météo, changement climatique, migrations…

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par Jean-Christophe Courte

Test à la portée de toutes les oreilles : allumer la radio le matin, attendre l’annonce le bulletin météo1 : généralement, les pluies sont perçues comme des calamités2 alors que l’arrivée du soleil et de températures élevées sont unanimement saluées…!

Avec le situation étrange sur le plan météo que nous subissons depuis quelques mois (…et particulièrement depuis une semaine3), n’est-ce pas la période idéale4 pour réviser nos préjugés météorologiques ?

J’ajoute ce point de vue/citation du Süddeutsche Zeitung — lu en français dans l’épatant Courrier International — dont je partage totalement les conclusions à propos de l’architecture et de la manière de l’envisager :

On paie donc aujourd’hui le fait d’avoir oublié, depuis des décennies, l’art si simple de créer des espaces ombragés. Avant-toits en porte-à-faux, maisons en rangs serrés, murs épais, végétation pour faire de l’ombre, eau, panneaux pour couvrir la façade, dispositifs pour capter le vent et le rediriger afin de rafraîchir une pièce. Il n’y a rien de nouveau là-dedans. Les pays chauds font depuis longtemps preuve de beaucoup d’inventivité lorsqu’il s’agit de se protéger de la boule de feu là-haut.

Avec le réchauffement climatique qui s’accélère, je suis convaincu que nos critères vont changer (quoi que…!) et que l’on soit prochainement à la recherche d’un peu de fraîcheur, voire carrément de… mauvais temps, façon de parler.

Car certains événements extrêmes, conséquences du bétonnage des zones humides (l’artificialisation des sols), nous rappellent l’imprudence5 de certaines décisions. Je ne vous mets pas de photos récentes, vous les avez en tête…

Chaleur ou averses…? Les deux…

Depuis trois décennies, nous passions l’été en Bretagne6, amusé par nos amis qui nous vendaient le beau temps du Sud (là se trouve l’université de ma fille) en opposition aux averses bretonnes, synonyme de ciel plombé !

C’est le point sur lequel je souhaite apporter un iota de contraction…!
L’emploi même du terme beau temps m’intrigue.

J’aime les journées ensoleillées… à condition de pouvoir récupérer la nuit dans une atmosphère rafraîchie naturellement (sans clim).

Sur l’île où nous vivons maintenant, les tempêtes — de plus en plus fréquentes — entravent les liaisons maritimes l’hiver. S’il ne fait pas chaud l’été7, l’hiver reste doux. Certes, quelques flocons en décembre 2020 et même une jolie couche de neige dont nous avons profité8 au début de février 2021.

Un oeil sur l’historique de la météo régionale nous donne à réfléchir…

Yoyo météo…

En mai 2019, nous étions à Tolède (en Espagne) et la température tutoyait tranquillement les 36°, ce qui rendait notre balade dans ce dédale urbain épuisante avec l’humidité dégagée par le Tage.

En 2019 donc, il faisait chaud en Espagne mais c’était supportable. Pourtant, il n’avait pas neigé à Salamanca comme l’hiver précédent, notre périple en Andalousie lors de la semaine sainte s’est déroulé sous des températures humainement supportables.

En regardant les cartes météo espagnoles de l’année en cours (2021), apparition de sacrés pics de chaleur, 46,5°9, peut-être dépassés depuis…

Ailleurs sur la planète, des pluies torrentielles10, des tornades, des averses de grêlons mais aussi des incendies gigantesques et cela n’a rien de réjouissant…

Il est temps s’ouvrir les yeux et d’accepter de reconnaître que ce léger dérèglement (sic !) n’est pas un épiphénomène, que ce chaos semble bien lié aux activités humaines… même si certains experts cathodiques prétendent le contraire en minorant les rapports du GIEC…

Rappel, nous sommes tous reliés par notre ADN…

Dernière conséquence, le ras-le-bol des populations qui n’auront plus d’autre choix que de se rappeler bruyamment au bon souvenir de leurs dirigeants…

À terme, les matraques ou les balles ne les arrêteront plus : une population désespérée n’a plus rien à perdre vu qu’elle a déjà tout perdu.

C’est ce que ne comprennent pas ceux qui ont peur des migrations, oubliant au passage que leurs propres parents (…à quelques générations) ont été eux-mêmes des… migrants.

Je vous incite fortement à parcourir le livre11 de Évelyne Heyer (Avec la collaboration de Xavier Müller), L’Odyssée des gènes (paru chez chez Flammarion), ouvrage qui devrait — si vous le lisez complètement (!) — rendre certains jugements à l’emporte-pièce nettement plus nuancées. Par exemple…

Il serait faux néanmoins de croire que tous les habitants d’Europe avaient la même apparence. La transition vers une peau claire s’est effectuée de façon asynchrone sur tout le continent. Une des deux mutations qui donnent une couleur de peau claire est estimée être apparue il y a environ 29 000 ans, potentiellement à l’est de l’Europe ou au Moyen-Orient, c’est-à-dire bien longtemps avant l’Homme de Cheddar et sa peau sombre ; de nouvelles recherches seront nécessaires pour mieux situer la zone géographique concernée.

Revenons au climat : indubitablement, nous allons voir de plus en plus de migrants climatiques.
D’ailleurs, accepteriez-vous de vivre dans des régions transformées en four ?! Non !

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  • Encore une plage inaccessible …sauf encordé ou en bateau…

Alors se barrer sur Mars ou échapper au quotidien en filant dans une fusée12, comme dire…?!

À suivre (Billet démarré le 6 juillet, je note que je suis de plus en plus lent à rédiger… l’âge assurément !)…


  1. Même si je trouve que Marie-Pierre Planchon sur France-Inter nous propose des bulletins équilibrés…!! 

  2. Elles peuvent le devenir quand elles tombent en masse sur un sol asséché, les évènements dramatiques en Allemagne, Belgique et Luxembourg de juillet 2021 en sont une démonstration : Des inondations meurtrières frappent l’ouest de l’Allemagne 

  3. Japon, Allemagne, Belgique, Autriche, Luxembourg, Chine, Russie, USA, Brésil… En résumé, toute la planète… 

  4. L’Espagne enregistre des pics de chaleur ou L’Espagne aux prises avec une vague de chaleur étouffante - Sciences et Avenir 

  5. Oublier les recommandations des anciens tant en montagne qu’en bord de mer pour satisfaire la demande, réalisation de structures routières qui empêchent à certaines zones de culture de jouer un rôle tampon. 

  6. Nous avons même pris la parti d’y migrer dès 2018, l’île est notre port d’attache… 

  7. l’eau de l’océan est à l’avenant… 

  8. Se balader entre Port Coter et la crique du Pilor en empruntant non les sentiers côtiers mais les chemins vicinaux reste un formidable souvenir ! Et il est rare de relever - 3° ici. 

  9. Fin de semana con temperaturas extremas que pueden alcanzar los 44° | España | EL PAÍS et… “La máxima de julio está en 46º y la absoluta, en 46,5º, apenas cuatro décimas por debajo del récord de España, que lo ostenta Córdoba con 46,9º.”, je cite cet article : Viaje al epicentro de las temperaturas extremas, el valle del Guadalquivir: “No hay dolor, somos de Andújar” | España | EL PAÍS…! 

  10. Comme ici, en chine ou en Europe, excellent résumé ici : le Télégramme | Le bilan humain des inondations parmi les plus lourds des dernières décennies 

  11. Plus rapide, écouter le podcast de l’émission de Étienne Klein avec Évelyne Heyer “Quand l’ADN se lit comme un livre d’histoire” sur @radiofrance 

  12. Le fantastique est-il vain…? 

le 18/07/2021 à 14:40 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Bien dans mes vielles fringues…

Ma philosophie ? User…!

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par Jean-Christophe Courte

Mauvais consommateur, j’apprécie pourtant les fringues bien coupées… mais sur les autres…! En pension1, je côtoyais deux frères aux cravates et chemises immaculées en toutes circonstances, des gamins discrets qui détonnaient parmi nous…

Aller dans un magasin même pour acheter deux slips ou un jean est une épreuve… j’y passe le minimum de temps…!

Ma fille utilise quotidiennement des t-shirts qu’elle portait à 14 ans ; mon fiston a récupéré nombre de mes chemises de la fin des années soixante-dix ; ma moitié achète ses pantalons sur les marchés. Pour ma part, j’use mes jeans aux coupes démodées, d’increvables t-shirts et des glazik délavées2

Le seul investissement récent réside dans… nos pompes…! Des Ecco mais depuis une année, des Meindl acquises3 sur mon île (…Benjamin propose une gamme de qualité…).

Bref, l’idée des politiques de relancer impérativement la consommation sous prétexte d’une épargne accumulée pendant la pandémie me semble être une vue à très court terme… Cet épisode nous a tous marqué et poussé certains à revoir leur mode de vie. Sans aller jusqu’à faire son pain, migrer vers une zone rurale bien desservie par internet et retaper — pour le prix d’un studio dans une métropole régionale — une maison paysanne avec vue et/ou jardin pas si impossible…

Évoluer vers des bonheurs concrets…

Investissez dans d’autres domaines comme l’isolation de vos logements ; remplacez les équipements ménagers consommateurs d’énergie ; changez votre mode de consommation en acceptant que tout ne soit pas disponible d’un simple clic sur le site d’un vendeur distant… si pratique (sic !).

Voir… prendre une minute avant de commander : utile, indispensable… réellement…?!

J’avais écrit en juin 2020 : Post-confinement : rester fidèle à nos engagements ?. Nous y sommes même si une quatrième vague est en cours, se faire vacciner une évidence…

Nous vivons très (très) bien avec des produits fatigués mais fonctionnels4
Ensuite, à nous de… créer la mode, pas de se la laisser imposer !

Si les influenceurs sur Instagram5 font partie de votre quotidien, je n’insiste pas…!

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  • Terrain de jeu des oiseaux marins…

Zut, toujours pas terminé le billet sur le beau temps démarré il y a une semaine…


  1. Charles de Foucault, Bonnelles… 

  2. Jean et vareuse de fonction… 

  3. Ancres | Chaussures… 

  4. Garder sa vieille voiture ? 

  5. Inutile de me chercher sur ce réseau… pas plus que sur FB ou WA, j’ai coupé (difficilement !) les ponts au risque de ne plus avoir de nouvelles de personnes que j’apprécie… 

le 18/07/2021 à 11:40 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Le fantastique est-il vain…?

Quand le quotidien confine déjà à l’absurde…!

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par Jean-Christophe Courte

L’angle de ce billet (…que j’ai largement adouci après l’avoir laissé reposé) m’est venu après avoir lu cette info cruciale : The Witcher: Nightmare of the Wolf is coming to Netflix in August.

Je ne sais si c’est l’accumulation de nouvelles désastreuses qui s’empilent dans mon fil RSS mais j’ai ri.
Amèrement.

Avertissement aux aficionados de séries et jeux : je ne connais aucune saga moderne (je ne regarde pas de films), uniquement en mémoire les bribes de celles du temps jadis1 (…qui, dit-on, ressemblent furieusement2 à celles écrites pour l’entertainment…!).

En revanche, je suis plongé — à mon insu ! — dans une série palpitante depuis ma naissance. Une aventure dans laquelle il semble que nous soyons tous embarqués…!
Et même acteurs avec, en bonus, la possibilité de moduler l’issue fatale du scénario qui se dessine.
Quoi que…

Sans interruption, les médias relatant les derniers épisodes3 de notre saga planétaire entre violations répétées des droits de l’homme et destruction de l’environnement…

L’un des derniers évènements est ce match pathétique entre milliardaires pour s’envoyer en l’air le premier.
Du tourisme spatial quand nombre de personnes vont claquer par manque de vaccins, flotte, nourriture ou emploi.
L’envoi de capsules spatiales pour des balades à 300 K€ par tête n’est-elle pas comique quand les ressources énergétiques de notre planète arrivent à leurs limites ?!

Le hic, c’est que nous n’avons pas de supers pouvoirs pour réduire ou bloquer les actions en cours.
Enfin, si…
les seuls à notre disposition comme… aller voter, boycotter les entreprises prédatrices, cesser de croire à des amis imaginaires ou se vacciner lors d’une pandémie sont désespérément inutilisés…!

Or nous faisons partie de ceux qui écrivent ce scénario débile…
par notre inaction.
Voire nos envies…

« il y a une demande phénoménale4 »

Là, je tire l’échelle…
Je m’attends prochainement à un… « l’histoire retiendra le nom des ces premiers héros qui ont révolutionné, démocratisé ce tourisme spatial »…
Ahahah…!

Ironie au passage : si l’humanité disparaît, peu de chances que cette promesse de postérité soit tenue, non ?!

Oui, je suis pessimiste. Aussi vais-je me balader sur les sentiers côtiers.

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  1. La lecture de l’histoire de Florence sous les Médicis par exemple est pleine de rebondissements ! L’humanité n’a pas perdu la main au niveau des intrigues crapuleuses… la lecture des grands mythes de la Grèce antique, des civilisations précolombiennes, contient les ingrédients des meilleurs rebondissements ! 

  2. “La répression fut bien pire que le crime. L’évêque Salviati, son frère et son cousin furent les premiers pendus, sans jugement, et leurs cadavres accrochés aux fenêtres du palais de Laurent, via Larga. Francesco dei Pazzi fut lapidé et hissé au premier étage par une corde passée autour du cou. Les représailles durèrent jusqu’au 18 mai, par des dizaines de supplices et d’exécutions. On égorgeait dans les cours des palais, puis on jetait dans la rue et on démembrait les corps, enfin on plantait dans les morceaux dépecés des piques pour les traîner par la ville en hurlant.” Extrait de « Le piéton de Florence » de Dominique Fernandez (2019, Éditions Philippe Rey). Livre chaudement recommandé… 

  3. Avec force complots, trahisons, conflits d’intérêts, politiques ségrégationnistes, prévarication, sexe, drogue, massacres, j’en oublie…! 

  4. Je n’invente rien… 

le 11/07/2021 à 10:40 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Usages | Pourquoi podcasts et radio ?

Pour rester libre de « mes » mouvements !

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par Jean-Christophe Courte

Dans chacune de mes journées, il y a de la lecture (…encore quelques ouvrages papier ; Ou, plus fréquemment, du format ePub, des fils Twitter et des sites d’information). Rarement une vidéo thématique. Ce sont des activités qui m’incitent à rester statique, qui me clouent temporairement ! Or, j’aime déambuler…

Dès l’aube1, je place un casque sans fil2 autour de mon cou puis sur mes oreilles et démarre ma journée avec une émission en différée ou un direct3
tout en vidant le lave-vaisselle ; rangeant à leur place plats, couverts et assiettes ; préparant la machine à café et découpant les fruits qui seront ajoutés à mon muesli…!

J’aime ces routines : mettre le filtre papier4, y ajouter le nombre idoine de cuillères à soupe (!) de café5, verser l’eau dans le réservoir sans en verser la moitié à côté puis appuyer sur le bouton pour enclencher le processus.
J’aime préparer mon muesli, aiguiser d’abord le couteau de service pour trancher finement selon la saison une pomme, une orange, des dattes, une figue sèche, retirer les parties corrompues des fruits frais (abricots) pour les ajouter en guise de bonus dans un grand bol sans anse6.

Je me lève tôt.
Ce sont près de deux heures à déambuler seul dans la cuisine, à contempler la haie occupée par les oiseaux et peu-à-peu envahie par du chèvrefeuille, soulignée d’herbe à Robert, à m’amuser des passages des lézards sur la terrasse…

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Je prends le temps de consommer mon premier repas de la journée en compagnie d’une série de podcasts selon mon humeur ou en me connectant à une radio en ligne pour un condensé des nouvelles du monde.

Ce lent démarrage me convient, j’aime me réveiller tôt et suivre le cycle des saisons, de la nuit noire en hiver aux longs rayons de lumière qui traversent les fenêtres Est.

Et puis, c’est aussi le moment où je suis le plus attentif, le moins distrait. J’ai la chance7 de me réveiller instantanément.

Je goûte d’autant plus ces instants que je suis… seul.
Nul besoin d’échanger trois mots, c’est préférable lors de la découpe des fruits…!

Et la radio ? J’ai du l’écrire ici urbanbike | Pourquoi j’aime la radio ?
De plus en plus souvent, le Bose n’est pas activé bien que logé dans mes oreilles, atténuant le choc de la vaisselle que je range, prolongeant le silence de la nuit… D’autres fois, je déambule les oreillettes pendantes, à l’écoute des oiseaux lancés dans une jam-session…!
Nulle besoin de radio en ce cas mais juste ouvrir les fenêtres, tendre l’oreille…!

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  • D’autant que je peux avec l’iPhone dans la poche et le Bose Quietcontrol 30 sans fil me balader et rencontrer les copains tout en écoutant un podcast passionnant…

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Bonne journée !


  1. je n’ai pas employé potron-minet ou potron-jacquet… 

  2. un increvable Bose Quietcontrol 30 sans fil que je recharge tous les deux jours 

  3. j’ai viré l’excellent Castro pour ne conserver que l’app Radio-France… 

  4. sans le froisser, bien galbé dans son cône… 

  5. je prépare le café et la table du petit déjeuner pour toute ma tribu… 

  6. un choc maladroit l’a supprimé mais je conserve fidèlement ce récipient qui a le volume parfait pour ma soupe de céréales ! 

  7. habitude prise pendant une quasi décennie de pensionnat puis mon service militaire. Le moindre bruit m’alertait d’une possible tentative de lit en cathédrale… 

le 05/07/2021 à 12:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Clichés, nouveau disque, nouveau backup et USB C

Bulletin de santé de mes archives…

dans mémoire | photo | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Ma vie est passionnante (non !), rapide résumé…
J’ai planté définitivement un disque de 3 to il y a quelques semaines et nos précieuses données n’étaient archivées que sur 3 disques (ou chaînages de disques de faible capacité ). Cette extinction (sic !) suivait celle de mon fidèle MacBook Pro 17’ de 2009 (a priori problème de batterie d’origine qui se déchargeait fort vite à la fin).

Bref, j’ai profité d’accompagner notre fille dans le Sud pour visiter Glanum, redécouvrir l’abondance des magasins mais, surtout, me faire livrer sans difficulté un nouveau disque dur de 6 to. Et enfin tester les performances de l’USB C, même partielle, entre deux disques identiques !

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Je n’ai pas acquis un 7200 tours mais un second 5400. Après formatage, j’ai lancé la copie de données via SuperDuper! et, cinq heures plus tard, les 3 to du disque maître clonés sur ce nouveau disque au lieu des sempiternels 24 heures que m’avaient demandé le transfert des précédentes données depuis des disques avec de l’USB 2 vers le premier de ces disques 6 to.

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En résumé, ça va vite, j’ai quasiment redécouvert l’eau chaude !

Cette expérience nouvelle pour moi m’incite à envisager en fin d’année l’acquisition d’un troisième disque de très grande capacité et de recommencer l’opération car les disques sont des éléments qui s’usent et il n’est pas superflu d’anticiper.

Hormis quelques fichiers personnels, ces disques contiennent des clichés issus de nos vieux reflex que de nos iPhones. Une mémoire visuelle de nos déambulations passées.

Je profite d’avoir une nouvelle (mais déjà vieille…!) machine (un MacBook 16 de 2019) avec un SSD de 1 to et ces disques de sauvegarde à plateaux pour poursuivre l’archivage en mélangeant sans souci HEIC, RAW et JPG via CaptureOne.

Et supprimer des tas de photos redondantes (ou ratées) !
Ces suppressions m’ont permis de retrouver de la place sur mes disques en éliminant de lourds fichiers RAW ans intérêt. Rappel, je crée un dossier par jour et archive en son sein toutes les photos horodatées.

Certes, travail de fourmi numérique mais l’occasion de revivre de chouettes moments, rafraichir quelques souvenirs et effectuer enfin cette tâche maintes fois reportée de consolidation de ces clichés.

Bien entendu, après la sortie du M1, j’envisage de basculer (un jour !) sur une machine avec ce processeur plus véloce. Un jour (ça prend parfois dix ans chez moi).

Bien sûr, j’aurais pu/du attendre quelques mois de plus et passer directement du 17 pouces de 2009 au prochain 16 de 2021 (…ou 2022). Sauf que non1 !
Avec des “si”, on peut réécrire l’histoire et mettre Paris en bouteille. Sauf que je n’ai plus beaucoup de temps devant moi…

C’est tout pour aujourd’hui…

NB : je vous incite à lire ce très long billet d’Olivier Ertzscheid sur parcours sup…


  1. Non, ce vieux MacBook a fini par défaillir et j’espère avoir le temps de lui trouver une batterie de rechange, histoire de prolonger sa vie, retrouver ma suite CSS, Lightroom… 5. 

le 03/06/2021 à 11:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

L’escalier est une chouette salle de sport…

Même avec un masque, CQFD

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par Jean-Christophe Courte

Vacciné, je conserve le port du masque encore quelques temps dans les espaces intérieurs (hormis dans les logements que nous occupons et qui sont constamment aérés…!) en attendant un niveau de vaccination plus élevé.

Pour accéder à l’appartement de notre fille à Aix, nous avons le choix entre ascenseur et escalier…
Dès le début de la pandémie, nous avions lu quelques articles scientifiques sur les transmissions aérosols dans des immeubles, notamment via les ascenseurs.
Il ne m’en fallait pas plus pour pour justifier ma phobie vis-à-vis de ce dispositif (…que j’emprunte néanmoins quand le contenu de nos bagages est trop lourd…!) et gravir les étages à pied…!

Après plus d’une année de confinement et un bref retour à Aix, le bénéfice d’une activité quotidienne de marche sur notre île se constate aisément…

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Monter deux à deux les marches me permet « pratiquement » d’être aussi rapide qu’un trajet en ascenseur (…entre l’appel de ce dernier au rez-de-chaussée et l’arrivée devant la porte au septième :-).

Deux ou trois fois par jour, c’est excellent pour la cardio. La présence du masque ne me gène pas, ressenti partagé par ma fille qui est également adepte de cet exercice quotidien…!

C’est tout…!

le 01/06/2021 à 11:45 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Réseaux sociaux et distraction…

Petit signe de vie au passage…

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par Jean-Christophe Courte

En ce moment, pour des tas d’excellentes raisons, je ne publie plus grand chose (en fait, rien…!).
Je passe mon temps à écouter des podcasts que j’avais mis de côté, redécouvre fréquemment car entendus d’une oreille distraite, lire mais essentiellement à regarder ce qui m’entoure.
Nous sommes sur la terre ferme quelques semaines1.

Hop, je déroule maladroitement mon sujet…
Le fait de prendre de la distance vis à vis de l’actualité, laisser de la place à une réflexion erratique et aux idées farfelues, réécouter une émission sans aucun enjeu d’urgence me procure une réelle forme de sérénité. Un calme idéal pour ne pas engorger la connexion entre mes derniers neurones…

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Depuis une année (merci la pandémie), l’apprentissage de la flore qui nous entoure ci et là m’occupe.

Dans le Sud, pas besoin de filer sur la Sainte-Victoire, se balader dans les friches urbaines d’Aix-en-Provence au pied de notre pied-à-terre estudiantin offre une épatante biodiversité… manifestement ignorée vu le nombre de masques chirurgicaux que l’on peut également y recenser.

Je retrouve ici nombre d’espèces photographiées sur Belle-Île en mer.
Bref, je me suis trouvée une activité qui m’incite à marcher, fureter et m’arrêter, identifier. Et si le nom de l’espèce m’échappe à nouveau, prendre quelques clichés à des fins d’analyse.
L’application de PlantNet et son site sont rudement mis à contribution !

Premier point épatant, je ne perçois plus la nature comme un « joli » décor : je commence à (re) connaître ses habitants, avoir du plaisir à nettement moins les confondre !

Comme écrit un plus tôt, j’emploie une flore numérique accessible depuis mon iPhone, photographie avec ce dernier.

Bref, mes écrans font partie de ma vie au même titre que l’eau courante et l’électricité.

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D’ailleurs, ce billet est écrit à la main sur Nebo avec un Pencil avant d’atterrir dans Drafts pour relecture et balisage !

J’en reviens (enfin !) au début de mon propos : cette attention sur des sujets qui m’intéressent est associée à un retrait progressif des réseaux sociaux, de leur sollicitation permanente.
Cela me permet de reprendre le cours de mes pensées (…à défaut d’idées !).

Sollicitations ? Quelles sollicitations…!

Ayant coupé progressivement les ponts avec FaceBook, puis Instagram.
Je ne garde un œil que sur Twitter.
Pas de notifications ou de mails d’avertissement, je m’y reconnecte sporadiquement, à mon rythme et selon mes envies.

Pas question de quitter l’oiseau bleu : avec mes fils RSS et nos rares abonnements (comme Courrier International), ce dispositif constitue mon fil d’informations…

Disposant de plusieurs comptes sur Twitter, je démarre parfois de brèves enfilades sur des sujets qui m’intéressent, le tout avec quelques copies d’écran si nécessaire. Et basta.

Hormis quelques interactions avec les copains, comme je n’ai rien à vendre, cette manière d’écrire me convient. J’ai viré IFTTT, basculé sur Signal et Threema en lieu et place de… WhatsApp qui ne cesse de changer de stratégie.

Corollaire : du temps disponible

Je me retrouve avec plus de temps disponible pour ma tribu. Bref, je pense avoir limité cette distraction continuelle engendrée par des informations basées sur l’émotion et l’indignation.
Une manière habile, adroite de nous occuper, d’aimanter notre attention et, de facto, de nous distraire de nos propres objectifs.

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Comme vous êtes en train de lire ces lignes, prenez le temps d’écouter un podcast qui résumé fort bien mon point de vue… Ce que les pouvoirs gagnent à tout savoir de nos vies.
Si le propos vous a intéressé, abonnez-vous à cette série épatante produite par Xavier de La Porte.
Je pourrais élargir à d’autres émissions2 mais là n’est pas… le propos. Quoique !

Consommation minimale

Avec la possibilité de commencer à nouveau à circuler, nous n’avons pas eu l’envie d’aller boire un verre en terrasse. Plus l’envie de voyager et visiter des musées dont, en premier, le Soulages.

L’ouverture des commerces n’a pas été suivie d’une quelconque fièvre acheteuse, pas question de se laisser happer sous le fallacieux prétexte que la vie (laquelle…?) reprend avec l’arrivée efficace des vaccins.

Surpris de voir les queues (pour cause de jauge réduite) devant des boutiques de mode ou d’accessoires comme j’ai pu le constater avec ma fille à Aix-en-Provence. Notre type de consommation n’a pas varié, bien au contraire. Une année de confinement nous a appris à nous contenter du strict nécessaire.

Nous ne vivons pas pour autant comme des moines…! Hier, nous avons acquis une grammaire italienne papier en prévision de l’année universitaire à venir. Mais également d’une boite de graisse végétale Dubbin Everest Saphir pour nos chaussures de randonnée3, un sac à dos de 70 litres pour remplacer celui embarqué par notre fils aux USA…! Nos premiers achats sérieux depuis des mois

Nous sommes également entrés dans le magasin d’une grande chaine de vente de produits électro-ménagers… avant d’en ressortir quelques minutes plus tard, les mains vides ! À la réflexion, les deux produits dont nous envisagions l’acquisition nous ont semblé parfaitement inutiles.

Cela fait quelques années que l’on réduit le nombre d’objets, que l’on s’habitue ans difficulté à vivre avec peu de choses4, à user nos vêtements jusqu’à la trame.

Dans le même esprit et faute de trouver quelques pièces vestimentaires dans les boutiques à un coût raisonnable, j’ai fini par commander en ligne ce que je souhaitais sur le site du fabricant, des produits soldés5 car remplacés par de nouveaux modèles.

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En terminant ce billet erratique, je me rends parfaitement compte que je suis/que nous sommes à côté de la plaque.
Aussi j’arrête là…!


  1. Mise en pratique : Après le confinement, vivre ailleurs…? 

  2. …comme Les pieds sur terre ou encore la Conversation scientifique… 

  3. Quitte à acheter une bonne paire de pompes de marche, autant l’entretenir, non…? 

  4. Un très bon produit, cher si besoin, plutôt qu’une collection de trucs séduisants mais, finalement, inutiles… 

  5. Et disponibles en grand nombre à ma taille (S), de l’intérêt de continuer à mon âge vénérable gainage et activité sportive ! 

le 29/05/2021 à 20:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?