Urbanbike

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Objectif renforcement

Ne jamais forcer !

dans dans mon bocal | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Avertissement : ma vie est passionnante !

Ce n’est pas un scoop, je me fais vieux, si, si ! Et depuis que j’ai cessé de bosser, hormis marcher tous les jours ou passer l’aspirateur, le reste du corps n’est pas très sollicité.

Ces dernières semaines, je suis passé chez Decathlon pour acquérir quelques t-shirts légers1 en prévision des fortes chaleurs de l’été.

J’en ai profité pour regarder les divers dispositifs (sic…!) adaptés à une légère reprise musculaire, comprendre refaire un poil de sport à la maison sans pour autant investir dans un coûteux et encombrant équipement !

Bref, j’ai fini par acheter …deux2 sangles élastiques à résistance élevée3.
À 9 euros pièce, pas franchement ruineux.

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  • Avantage numéro (un à mes yeux) : ça se glisse au fond d’un sac à dos4, ça ne prend pas de place et ça permet même de caler des objets.
  • Second avantage : cela ne pèse rien ! Pas de poids à trimbaler et à ajuster sur une tige, juste du tissu élastique (qui tient le coup jusqu’à présent…!).

Chaque sangle est divisée en huit segments, ce qui permet des mouvements d’amplitude variée selon ce que l’on souhaite effectuer.

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Molo les premiers jours !

Les premiers jours, dans l’enthousiasme de la nouveauté, j’ai bêtement exagéré et certains muscles que j’avais réveillés sans les prévenir se sont ligués violemment contre cette nouvelle pratique…!

Passé 48 heures, j’ai repris très (très !) calmement5.
Mieux encore, j’évite depuis une bonne semaine de faire des exercices le soir (…ça finissait par me réveiller en cours de nuit, preuve qu’il y a du boulot !), privilégiant le matin après le petit déjeuner6.

Mieux, je pratique quelques minutes dès que j’ai un moment de libre …et sans m’acharner. Histoire de prendre ma musculature par surprise !

L’idée n’est (toujours) pas de me présenter au concours de Monsieur Univers, catégorie Papy (…quoique !!) mais bien de retrouver un poil de confort physique et réveiller un tas de fibres musculaires elles aussi à la retraite !

Alors ?

Alors ça fonctionne !

J’insiste de suite sur la simple précaution de ne pas tirer sur la sangle comme un damné et d’en faire… peu !

Et surtout de contenir le retour trop brutal de la sangle après chaque mouvement de forte amplitude. Pas exemple, quand j’écarte les bras, je maintiens l’effort au maximum quelques secondes …avant de revenir progressivement en arrière tout en contenant la tension élastique de la sangle avant son retour à un état neutre. J’espère que vous avez pigé ce que je viens d’écrire !

Un bon mois pour ressentir les premiers effets

Etre patient et prendre le temps. Ce qui est important, c’est d’en faire peu mais tous les jours, histoire de ne pas se dégoûter…! Et de ne pas se faire mal.

c’est au bout de trois semaines que j’ai commencé à réaliser que j’avais nettement plus de tonus7 mais la route est encore longue.
Pas de photos (!!) même si mon fan club les souhaitent dédicacées…!

L’avantage de cette sangle est qu’elle traine dans le séjour et qu’il est aisé de la saisir et s’en servir …tout en regardant par la fenêtre ou en écoutant un podcast.

Bref, ce dispositif me permet de me réconcilier avec une pratique quotidienne de renforcement musculaire sans avoir besoin de me déguiser en sportif fluorescent (!!) avec la tenue ad hoc !
Ni déployer un tapis au sol, sortie des haltères ou stocker une grosse boule dans un coin de l’appartement.

À suivre !


  1. légers (et épatants dans un sac à dos), faciles à laver et qui sachent rapidement… 

  2. deux ? Oui, un pour notre fille qui l’utilise chaque matin au réveil… l’autre partagée par ses vieux parents…! 

  3. il y a trois niveaux, la orange étant la plus ferme dans la gamme que j’ai choisie. 

  4. donc cela permet de voyager tout en l’utilisant chaque jour n’importe où quelques minutes. Pendant notre balade dans la Drôme provençale, tous les matins et fins d’après-midi ! 

  5. si, si : depuis que je suis vieux, c’est un terme que je découvre ! 

  6. ça m’oblige également à réduire ce premier bol alimentaire, ce qui n’est pas mal plus… 

  7. à moins que ça ne soit l’élasticité de la sangle qui s’émousse ! 

le 02/03/2020 à 15:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Faites lire votre iPad ou iPhone

Quand vos yeux vous trahissent, un dispositif à mettre en place rapidement…

dans dans mon bocal | grospod | lire | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Un récent billet touche à tout sur urbanbike — urbanbike | Lecture de livres au format ePub …avec dictionnaire sous iOS — a attiré l’attention d’une amie et j’ai reçu une demande hier soir pour revenir sur le motif mais sans me disperser1…!

Du coup, j’ai commis ce matin quelques copies d’écran en démarrant des Préférences de l’iPhone et en tachant d’indiquer les points indispensables de Accessibilité à prendre en compte …avant de poursuivre dans Livres (Books) pour répondre succinctement à cette option bien pratique de faire lire son iPhone ou iPad.

…pour des raisons pratiques, j’ai opté pour des copies d’écran sur mon iPhone, plus compactes en taille.
Et ajouté quelques éléments par dessus pour indiquer où agir…

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Options d’Accessibilité

Voilà un pan entier de votre iPhone qui généralement vous échappe et qui mérite une exploration.

Dans le cas de la personne qui m’a contactée, on a sensiblement les mêmes soucis, celui de la fatigue oculaire2 due à notre âge.

Bref, une fois dans Accessibilité et sa liste d’options, se rendre dans un second panneau nommé Contenu énoncé.

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Vérifiez si les options qui sont cochées sur la copie d’écran sont identiques dans votre configuration… puis rendez-vous dans Voix qui est l’autre pan clé de ce billet.

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Car, tant qu’à écouter nos livres être lus par nos écrans, autant que cela le soit avec une voix agréable et avec les bonnes intonations.

Pour l’anglais (qui sert d’exemple), chaque territoire sur cette planète a des accents spécifiques et c’est à vous d’opter pour tel ou tel.

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Choisissez — de préférence — des voix généreuses et subtiles, des versions premium.

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Souvenez-vous vous vous pouvez tester chaque voix sans quitter ce panneau et ralentir ou accélérer le débit de la voix synthétique.

Ensuite ?

Dans Livres, un balayage à deux doigts écartés (ça se travaille !!) pour lancer le dispositif.

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Bon, ici, je change de langue vu que je lis/écoute l’excellent Breviario de historia de Espagña des soeurs Lara (Maria y Laura Lara), ouvrage chaudement recommandé par ma fille…

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Au bout de quelques secondes, la fenêtre s’estompe…

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…mais vous pouvez retrouver un accès en haut à gauche de votre écran, l’afficher a nouveau, etc.

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Ensuite ? À vous d’expérimenter, relancer, recommencer !

À la fin de chaque chapitre, le dispositif peut s’interrompre.
Si vous avez installé plusieurs idiomes, la voix synthétique peut changer en fonction de la langue.

Dernier point, ça fonctionne aussi dans Safari, pratique pour se faire lire son journal du jour ou une page web !


  1. urbanbike est un ensemble de notes en partage… 

  2. rien à voir et c’est pourquoi j’use et abuse des notes en bas d’écran pour m’égarer, j’ai découvert sur les photos de Claire Brétecher qui ont circulé suite à son décès que nous avions ce souci identique de …divorce de nos yeux (façon subtile d’évoquer ce truc qui dérange ceux qui vous découvrent pour la première fois, ce strabisme divergeant !). Cela n’est pas un dysfonctionnement du seul XX°, un certain Rembrandt — urbanbike | Rembrandt, c’est louche…! — avait, dit-on, ce problème. 

le 13/02/2020 à 10:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

L’épatant traitement de texte Editorial mis à jour…

Une version inattendue qui corrige quelques dysfonctionnements

dans écrire | grospod | groummphh | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Le bavardage qui suit n’intéressera que les utilisateurs d’Editorial

L’arrivée inattendue d’une nouvelle version de Editorial le 07 février m’a rempli de joie. Pendant 24 heures, je me suis à peine forcé à n’employer que cette nouvelle mouture, retrouvant mon compagnon d’écriture des années 20131. Problème : mon enthousiasme s’est rapidement épuisé, et c’est bien cela qui m’a surpris …bien que l’app fonctionne sans soucis (oui, je fais dans la rime riche !).
« Ben alors ?! » …en résumé.

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Si Editorial tourne sous iOS 13.x, tant sur mon vieux iPad Pro 12,9 de première génération que sur mon récent iPhone 11 Pro Max ; si j’apprécie ce petit cercle qui entoure désormais le curseur lors d’un appui prolongé sur la barre d’espace pour s’assurer de son placement, globalement Editorial a perdu — à mes yeux — une partie de son épatante avance.

Notez que cette mise à jour comme les précédentes est gratuite pour les utilisateurs, ce qui est remarquable en ces temps.

Editorial ext un fabuleux traitement de texte multi-formats (Fountain, Task Paper, JavaScript, HTML, CSS et markdown, excusez du peu…), sa bibliothèque d’actions (…enfin, celles qui étaient à demeure sur mes deux versions sous iOS) fonctionne pour autant que j’ai pu le constater. Et doté d’origine d’un thème sombre…

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Néanmoins, bien qu’heureux de remettre les doigts dans son élégante interface, j’ai rapidement retrouvé quelques limites qui expliquent pourquoi, pour mon usage au quotidien2, j’ai migré vers Drafts malgré d’indéniables qualités.

En vrac, cela se résume en une série de points :

  • l’interface de Editorial diffère entre iPhone et iPad. Si ce choix se défend, la disparition des snippets sur grand écran ne se justifie pas véritablement. Inversement, le non affichage de la ligne de bookmarks sur l’iPhone a du sens.

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  • l’unique barre additionnelle (réduite sur iPhone et laissant une place à l’icône snippets sur ce dernier) offre certes plus d’options dès lors que l’on procède à un appui prolongé. Néanmoins, impossible d’organiser cette dernière comme sur ia Writer par exemple. Même Ulysses offre plus d’options avec le seul défaut d’être non paramétrable. La possibilité d’empiler plusieurs barres additionnelles de taille variables dans Drafts me semble une solution nettement plus confortable pour mon usage …mais je suis de parti pris.

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  • le choix de l’hébergement des fichiers sur DropBox me pose souvent des problèmes de synchronisation. J’avoue préférer désormais l’utilisation du Cloud d’Apple qui me semble nettement plus réactif à l’usage. Voire quasi instantané. Ceci ne concerne que des utilisateurs qui, comme moi, passent fréquemment d’un écran à un autre.
  • Mais le plus agaçant à l’usage reste la non synchronisation de mon interface de travail. Editorial n’est pas le seul à ne pas synchroniser ce qui se passe sur iPad vers l’iPhone et réciproquement, ia Writer demande à adapter sa barre additionnelle sur chaque écran. J’en reviens à nouveau à Drafts qui gère simplement ce problème en synchronisant instantanément sur tous mes écrans tout changement, que ce soit au sein des barres additionnelles, des actions et scripts, des documents et, bien entendu, des workspaces vu que ces derniers emploient les tags associés à chaque fichier pour les ranger correctement. Du coup, je retrouve strictement le même environnement sur iPhone, iPad et même Macintosh quand j’emprunte le MacBook Air de ma fille qui est sous High Sierra et supporte Drafts.

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  • Certes, les actions peuvent être regroupées sous des tags communs mais ça reste peu pratique à l’usage (…avis personnel :je suis plus visuel, j’aime les icônes que l’on ne retrouve que sur la version iPad de Editorial en haut d’écran…).

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  • A contrario de ia Writer qui a fait le choix d’une palette limitée de typos mais particulièrement efficace, Ulysses et Drafts laissent aux utilisateurs la possibilité d’installer des polices de leur choix en plus de celles disponibles. Certes, la palette proposée par Editorial est agréable mais réduite.
  • Pas si anecdotique dans ma pratique, je reste un utilisateur quotidien de Stylus (l’app qui précédait Nebo chez MyScripts) pour écrire à la main. Là également, c’est peu stable sur Editorial alors que cette vieille app (désormais retirée de l’AppStore) fonctionne sans soucis sous Drafts, Ulysses et ia Writer. Je le signale en passant.
  • Si j’ai définitivement troqué mes raccourcis TextExpander pour ceux d’Apple, je dois reconnaître que Editorial est particulièrement adapté avec deux options pour les afficher (affichage des raccourcis disponibles après saisie de un ou deux caractères). Drafts permet de les intégrer dans les actions si besoin là où ia Writer les bannit.
  • le Folding (affichage ou masquage) des niveaux markdown reste l’une des fonctions pratiques de Editorial avec la possibilité comme sous FoldingText sur macOS de ne lire que le mode plan et son contenu.

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  • Autre fonction remarquable de Editorial, l’utilisation d’une zone sensible dans la marge de l’écran pour déplacer par simple touché-déplacé un paragraphe où l’on le souhaite. Drafts propose une option identique mais en activant un mode spécifique …qui masque temporairement le balisage markdown.

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  • le dispositif pour construire des actions dans Editorial reste à destination des véritables et purs codeurs, ce qui n’est pas un problème pour ces derniers mais un frein pour des utilisateurs lambdas (j’en suis un…!!).

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  • J’apprécie également l’accès immédiat à une prévisualisation de mon texte…

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  • Ou encore l’accès au Web en restant dans Editorial

Ces points (il y en d’autres) décrits ci-dessus peuvent être considérés comme du pinaillage par nombre de personnes qui préféreront n’employer que des outils standards bureautique et ne voient pas ce que le balisage markdown peut leur apporter.

Pour ma part, écrivant quasiment tous les jours, je suis sensible à retrouver le même environnement sur mes écrans. Mais également de me laisser libre de déployer les fonctions qui me conviennent dans l’ordre que je souhaite, a fortiori masquer toutes celles que je n’utilise pas.

Et, bien entendu, me permettre ensuite d’exporter (…via un simple appui sur une icône dédiée dans la barre additionnelle de mon choix) mes textes vers tel autre traitement de texte (Ulysses, Day One…), voir vers Twitter ou iThoughts, sauvegarder vers Box ou DropBox, envoyer le contenu vers Messages ou Mail.

Du coup, la question est : est-ce qu’il y aura un de ces quatre une version totalement réécrite de Editorial pour répondre aux limites que je trouve à la version actuelle…?

Il est vrai que si je n’utilisais qu’un unique écran sous iOS, cette question de la synchronisation ne se poserait pas plus que celle de de l’environnement variable du travail et ce billet …inutile…!

Rappel : ces remarques sont à prendre avec de gosses pincettes, l’utilisateur que je suis a vieilli (groumphhhh…!) et n’a plus les besoins d’il y a …sept ans.

Bref, pas déçu, agréablement surpris d’avoir accès à une version iOS 13. Mais vu la qualité du développeur, je reste sur ma faim.

C’est tout…


  1. relire… urbanbike | Editorial, une réelle révolution ? 

  2. j’insiste sur le… mon usage, ce billet est une réflexion personnelle partagée avec les lecteurs de passage. 

le 11/02/2020 à 21:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

La dictature du lisse me lasse

Pas d’équivalent dans la nature, me semble-il…

dans groummphh | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Môme, je me souviens des photos en noir et blanc, des portraits avec grain, les rides de Hemingway et bien d’autres… Ces clichés avaient une force, une allure formidable… L’humanité de chaque sujet, sa personnalité se lisait sans filtre sur des peaux parcheminées.

C’était à l’époque de la photo argentique, chaque labo pro avait ses “tireurs” capables de sublimer les moindres détails d’une pellicule 35 mm sur un tirage papier, le tout sous éclairage inactinique.

Depuis quelques décennies, avec les options prodigieuses de Photoshop1, les points noirs et autres boutons ont commencé à être gommés. Ils l’étaient déjà en argentique mais plus estompés que carrément remplacés par des pixels appartenants à la même image, via un clonage de texture…

C’est peut-être à cette période que l’on a commencé à déraper ! Autant le photomontage numérique2 des premiers temps était créatif …même si imparfait ; autant la recherche de la perfection est devenue extrême.

Ce fut la chasse aux poils folâtres perçus comme disgracieux, les poches sous les yeux ou des cernes atténués, une aisselle velue proprement rasée, une décoloration pigmentaire neutralisée avant de s’en prendre à toutes les aspérités du visage qui participent à notre personnalité !
Dont les plus expressives, nos rides !

Puis ce fut au tour de l’embonpoint3, des poignées d’amour, des jambes pas assez longues, des joues insuffisamment creusées, la couleur de la peau. Bref, un gouffre entre l’image de départ et celle livrée numériquement au client, notamment dans le domaine de la mode.
Mais je ne vous apprends rien.

Cet effet de l’image donnée à voir semble conditionner la jeunesse que je croise dans le Sud : le mollet est glabre, le contour de la barbe ou l’implantation des cheveux tracée au millimètre, les ongles factices, la peau nimbée de poudre camoufle le reste… Mais là, nous sommes face au réel et c’est souvent chouette…

J’utilise le service d’lnstagram pour partager quelques clichés, envoyer un signe de vie aux copains éloignés.
Parfois, suite à un placement erroné de mes …maladoigts sur l’écran de l’iPhone, je tombe sur des propositions de comptes à suivre et — je le confesse — c’est fascinant, quasi hypnotisant !

C’est le règne du lisse (…pas le roi d’ithaque…), du factice, de l’irréel (je n’ai jamais croisé en vrai de telles créatures…!), un univers sans aspérités.

Qui peut prendre pour argent comptant les visuels de ces personnes ?

Pour ma part, passé quelques secondes/minutes, je m’en détache pour revenir à la publication d’une photo banale et brut de capteur.

Rappel, cette lissitude n’est pas dans la nature !

La nature que je perçois en réalisant avec ma fille quelques clichés en macro photographie est à l’opposée de cette lissitude4 ! J’aime les petits poils de la bourrache !

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L’enchevêtrement de la Nigelle de Damas

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Les points noirs de la monnaie du pape

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J’aime ces textures sophistiquées…

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Bref, j’attends — sans impatience — le retour de clichés des “grands de ce monde et autres People” avec rides d’expression et poils espiègles…

Certes, je comprends que l’on veuille dissimuler les rides d’un cou vieillissant par un foulard, porter des gants pour ne pas afficher ce que d’aucuns nomment élégamment (sic !) des fleurs de cimetière5, faire appel aux vertus d’une crème teintée6 pour uniformiser les variations de la peau.

Néanmoins, notre épiderme est une carte avec plis, forêts, sillons ! Des territoires souvent épatants sur une photographie en noir et blanc ou couleurs…

Acceptons nos corps vieillissants, imparfaits ; nos rides, …des sourires gravés écrivait Jules Renard7

Groumphhhh la lissitude ! C’est dit…!


  1. une application livrée au tout départ avec un scanner de diapositives, un monstre placé sur un châssis en bois, le Barney Scan, application rachetée par Adobe qui octroya généreusement des droits d’auteur importants aux frères Knoll, persuadé que le seul horizon était l’univers vectoriel qui émergeait avec Illustrator. La suite montra que non ! 

  2. je pense à Dominique de Bardonnèche, Frank Horvat et quelques autres…! 

  3. voire une cure numérique d’amaigrissement qui n’existe que sur l’image…! 

  4. chacun son néologisme, je suis sur les traces de la bravitude… 

  5. les taches de rousseur qui deviennent nettement plus visibles en prenant de l’âge. J’en ai plein les mains… 

  6. je comprends moins l’exposition acharnée au soleil et l’aspect vieux cuir tanné qui en résulte. 

  7. Jules Renard — Journal (25 décembre 1897) — citation empruntée à Au fil de mes lectures : recueil de citations 

le 21/01/2020 à 21:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

…Tu sais que tu deviens vieux | 24

Quand te retrouver bloqué ne t’attriste pas…

dans dans mon bocal | groummphh | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Notes à ma pomme : ce qui suit est mon son de cloche, mon approche1

Ce n’est pas la première fois — ni la dernière — que je me retrouve à rompre avec des personnes que je tenais depuis longtemps en amitié. Je crois — encore et toujours — que l’on peut discuter sur des thématiques qui piquent avec nos véritables amis. Certes (!!) évoquer abruptement notre prochaine extinction peut déranger …même si les événements récents n’engagent pas des masses à l’optimisme… Généralement, quand ça tangue, on argumente de part et d’autre, on dépasse la zone des cinquantièmes rugissants en profitant de chaque atténuation de la tempête en cours (sic !) pour insérer un peu d’humour (noir !), prendre du recul et conserver un minimum de dérision2. Enfin, en théorie.

Je crois béatement que toutes les ruptures qui surviennent sans explications sont du temps perdu, des postures…

Pour ma part, j’avais minimisé la tension en cours et alimenté mon alter ego en liens et infos pertinentes avant de réaliser que son blocage3, sa fin de non recevoir était bien réelle ! Peut-être définitive.
Tant pis…

Dépassons les quiproquos !

Même si c’était compliqué avec les courriels et les messages, la moindre4 réflexion un poil ironique5 sur les réseaux sociaux, l’argumentaire taquin être ressentie comme une potentielle agression. Si c’est le cas, on met ça à plat et basta.

Je me permets de citer un billet que j’ai écrit en 2001 : urbanbike | Le e.mail est il dangereux ?!!, toujours d’actualité.

À la décharge de mon ami6, je reconnais ne pas filtrer mes propos à destination de ceux que je considère comme tels (…oubliant — erreur — que l’inverse n’est peut-être pas si vrai…), négligeant mes remarques à l’emporte-pièce.

Il ne s’agit pas de désigner qui a raison (on s’en fout à vrai dire), juste garder ouvert un canal de discussion, histoire de déminer les incompréhensions, s’expliquer. Reconnaître que l’on a collectivement merdoyé à tel moment7. Bref rester en contact au lieu de fermer les écoutilles.

Avec le système de mise en sourdine sous Instagram, de blocage sur Twitter, bien que cela parte d’une bonne intention, ça devient vite kafkaïen ! On en arrive peu à peu à jouer à “tu me bloques, je te bloque (ou pas)”.

En conclusion ?!

Cet incident me conduit à moins l’ouvrir, à m’atteler à lire encore plus de bouquins, écouter plus de podcasts… Même si, avec les vrais copains, il est toujours possible de passer une heure, voire deux, au téléphone !

Heureusement, le temps finit par gommer cette grogne subite, on finira même par oublier les motifs de la brouille8.


  1. rappel, je ne suis pas un ange. Juste surpris que certaines ruptures se déroulent sans explication de gravure et sans possibilité de s’améliorer : on apprend toujours de son entourage. 

  2. mais il faut être deux, écouter, accepter également mon autodérision. 

  3. de mon côté, je bloque des trolls, des comptes dont les tweets sont nauséabonds. 

  4. mon point de vue n’est pas très objectif. 

  5. …certes, pas toujours d’une grande subtilité… 

  6. je compte sur l’intelligence de mon alter ego. 

  7. en ne réagissant pas clairement, du genre : je ne suis pas d’humeur. 

  8. c’est pourquoi je ne prends pas au sérieux ces épisodes de la vie au-delà de 24 heures ! Notre existence est éphémère, raison de plus pour ne pas perdre de temps. 

le 19/01/2020 à 17:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Course aux invendus

Avons-nous besoin de les acquérir ?

dans dans mon bocal | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Dès hier soir 18:00, c’était le lancement des promotions. Rarement sur des produits récents, essentiellement sur des objets toujours dans le coup mais dépassés de une à trois générations.

Mais parfaitement fonctionnelles si je cible les promotions des iPhones… Dans 95 % des cas (pourcentage au doigt mouillé), cela conviendra parfaitement, les iPhones X ou 8 restent d’excellents1 écrans.

Mais, trop souvent, c’est une manière astucieuse de vider les stocks de produits franchement inutiles. Bonne affaire pour les boutiques…

Avons-nous besoins de nouveaux objets ?!

Depuis quelques années, notre propre but était de liquider un gros tiers2 (…voire nettement plus3) des objets récupérés des lieux de vie de feu nos parents4 et, par ricochet, ceux de notre propre cambuse.
Et on y allé à fond.

Après des caisses de bouquins données, des tombereaux de trucs divers redistribués ci et là en vidant les placards de nos aînés, les allers et retours à la déchèterie, ceux livrés à la ressourcerie dont des meubles qui occupaient un maximum d’espace, nous avons atteint notre objectif de vivre avec le minimum d’objets5.

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Il reste encore quelques éléments à recycler, les résidus de notre vie professionnelle d’antan (disques durs).

Mais la question reste posée : pourquoi continuer à acquérir des objets inutiles que l’on utilisera une ou deux fois ?

Mon but ? Continuer à voyager6 avec simplement un sac à dos !


  1. mais si vous aimez la photographie, je reste convaincu que le passage au iPhone 11 Pro se discute fermement… 

  2. urbanbike | Déchetterie | 1 

  3. urbanbike | Déchetterie | 3 

  4. urbanbike | Déchetterie | 4 

  5. urbanbike | Donner, virer, recycler… 

  6. urbanbike | Voyage, sac à dos et …iPhone 

le 29/11/2019 à 12:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

J’ai dix ans…!! MacBook Pro 17

Obsolescence et SSD

dans dans mon bocal | groummphh | outils | usages | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Mon fidèle MacBook Pro 17 a dix ans1 !
Son SSD2 d’origine également.

Certes la technologie était nouvelle, certes le disque d’origine est devenu moins véloce au fil des années mais ce choix est assurément l’une des clés de la longévité de ce Mac portable.

Dix ans3 entre bureau et domicile (…dans un sac à dos pour survire au RER et un éventuel accident avec mon vélo Brompton), puis à me suivre ici ou là.
Et encore cette année en Espagne et dans bien d’autres lieux, pour finir de se poser à Aix-en-Provence avant de repartir pour d’autres destinations…!

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Depuis deux ou trois ans, la carte graphique fatigue un peu et affiche imparfaitement la chromie de mes clichés.
Mais comme je prends mes photos avec un iPhone 11 Pro Max, c’est sur ce dernier que je gère les recadrages. Et accessoirement leur ambiance chromatique.

Pour le reste, mise en page du CV de ma fille ou dernières corrections de mes billets, montage d’éléments Illustrator sur des copies d’écran, je suis tellement habitué que les variations de couleur dues à l’affichage ne me dérangent pas.

Ensuite, depuis quelques années, c’est essentiellement à la main que j’écris mes billets, sur un iPad Pro grand format avec le Pencil d’Apple, sur Stylus ou MyScript Nebo avant d’exporter mon texte manuscrit converti en texte nu vers Drafts. Et le retrouver ensuite sur le MacBook Pro dans iA Writer

Je suis allé à l’Apple store de Aix-en-Provence voir de mes yeux le MacBook Pro 16, splendide, séduisant et assez coûteux pour le retraité que je suis désormais.

Bien entendu, j’aimerais retrouver une option sur ce dernier pour écrire à la main avec un Pencil en plus du clavier. Ou un bloc d’écriture à placer à coté. Mais mon iPad remplit très bien ce rôle et je m’en accommode quotidiennement.

Du coup, entre faibles finances et usages différents, voire nouveaux car forgés sur ces dernières années, je vais attendre. Et comme l’obsolescence programmée a épargné mon fidèle MacBook, on va continuer à faire quelques années ensemble…!

J’attendrais une opportunité, un reconditionnement, une éventuelle baisse de prix, une rentrée inopinée d’argent4 pour éventuellement me décider. Ou pas …car écrire à la main est désormais la fonctionnalité essentielle : je préfère cela à un bon clavier.

En attendant, j’ai opté pour un stockage de deux To sur le Cloud d’Apple, stockage partagé avec ma tribu.

Certes, ce sont trois périphériques pour mon seul usage mais ce MacBook reste généralement à poste, seul le iPhone5 m’accompagne pour de brèves balades d’une semaine.

Le rêve serait que le prochain 12 Max supporte le Pencil et que les développeurs de MyScript nous sortent une version iPhone de Nebo.

Pour conclure

Ce billet n’a qu’une- unique but : rappeler aux esprits chagrins qu’une machine utilisée de 2009 à 2013 quotidiennement puis un peu moins intensément jusqu’à fin 2019 (…pour nourrir urbanbike), un achat certes couteux alors, s’est avéré être un bon investissement.
Et sans Apple Care, à nous d’être respectueux de nos6 outils.
Bref, ravi de partager avec vous (…enfin les 3 derniers lecteurs plus ceux de passage…!) cette expérience professionnelle et non sponsorisée !

Certes, cela n’augure pas des qualités de la nouvelle gamme des MacBook Pro mais si je devrais impérativement investir professionnellement dans une nouvelle machine, il est clair que je n’hésiterais pas.

Mon unique souci reste comment transférer mes plus de 200000 photos actuellement sur des disques Firewire 400 et 800 vers un nouvel équipement…! J’ai quelques idées mais je reste fidèle aussi à ma version 5 de Lightroom. Donc il y aura aussi à bien réfléchir à cet aspect précis…

À suivre…


  1. urbanbike | SSD comme… silence 

  2. urbanbike | SSD | “10 mois” après ce que tu en penses 

  3. J’ai Dix Ans par Alain Souchon - Paroles.net (lyrics) 

  4. au titre de l’article 700, mes adversaires qui ont déjà perdu par deux fois en justice me doivent de quoi acquérir la version la plus complète mais je ne me fais pas trop d’illusions… 

  5. urbanbike | Voyage, sac à dos et …iPhone 

  6. en tant qu’indépendant, comme c’est ma pomme qui finance mes acquisitions, j’ai toujours été soigneux de mes outils de travail. Mais pas que des miens. 

le 24/11/2019 à 11:45 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?