Urbanbike

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Plein le dos du vendredi 13

Le jour de toutes les angoisses !

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par Jean-Christophe Courte

Alors quelle désagréable nouvelle va me tomber dessus aujourd'hui ?! Eh oui, vendredi treize et son lot de superstitions !?

Hormis un mal de dos assez présent (…j'ai toujours pensé que les tâches domestiques étaient source d'accident !), la pluie qui tombe, le brouillard qui traîne à se lever, les enfants qui sont déjà partis vivre leur vie d'étudiant, quoi d'autre ? Le test de telle app citée ce matin ? la lecture des courriels, les bonnes nouvelles acheminées par courrier postal ?!!

Bingo !

Le grand vainqueur est une douleur tenace qui me vrille sournoisement un coin du dos et m'oblige à marcher comme un bibelot (…rime riche).

Pas la peine d'essayer de tapoter l'écran de mon iPad dans mon lit avec 4 oreillers — définitivement exclu, c'est de la biiiiiiiiiip, même en mode dos lit prane (applaudissements…!), râpé !

Allongé comme un gisant avec l'iPhone en écoutant un podcast en retard (Onfray), puis retour devant la table de cuisine avec l'iPad sous les doigts.

Le vrai moment de solitude, c'est la sortie du lit. Et pas de grue ou de palan pour t'aider, juste un hurlement de rire (doublé d'un autre de douleur) en visualisant la scène. Ça promet !

Du coup, je me meus (…du verbe mouvoir…!) en évitant tout mouvement de torsion. Raide comme la justice. Mal barré pour aborder notre partie de ping-pong en fin d'après-midi.

Vieillir, quoi !

le 13/09/2013 à 12:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Décompression | 3

Tout a une fin

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par Jean-Christophe Courte

Là, il est clair qu'il faut repartir…! Se séparer…!

@urbanbike

Repartir de cette belle île car une période s'achève, repartir au sens de rebondir, repartir du bon pied en ne sachant pas de quoi demain sera fait car la vie est taquine.

Même pour liquider 29 ans de vie professionnelle, cela prend du temps. Arrêter les comptes, payer les rares dettes, se faire rembourser des charges sur des salaires jamais pris et, si tout va bien, récupérer une petite part de l'investissement de départ. Pas de quoi aller loin mais mieux que le rien qui perdure depuis décembre dernier.

Pour le moment, je n'en suis pas encore là.

Encore une trentaine d'heures avant le retour. Je ne vais pas vous raconter mes vacances (…vous avez aperçu quelques images dans ces billets) mais c'est bien la première fois que je les goûte pleinement.

@urbanbike

Pas eu besoin de scruter les mails des clients, pas d'après-midi studieux pour cause de dépannage urgent sur un job inattendu alors que ma tribu est à la plage, pas de nouvelles analyses (sic !) pour réécrire quelques lignes de code de sorties automatisées de fichiers (…genre nième changement malgré validation absolue du cahier des charges).

Notre petite tribu encore plus soudée qu'à l'accoutumée, tous conscients que cette année est un cap dans nos existences. Tant pour les mômes (lycée ou second cycle) que nous mêmes.

@urbanbike

Pour ma part, après un bisou brûlant d'une tégénaire, un coup de foudre avec une vive et quelques broutilles (…on ne joue pas sur la plage à 60 comme à 20 ans), l'esprit en repos malgré l'absence de pistes. Le corps tonifié par les parties incessantes de raquette avec ma gamine (…merci Aurelia). Sans oublier quelques immersions marines en mode bouchon !

Cette fin juin n'a pas été que la fin de mon activité pro par manque de boulot, j'ai plié un projet que je trouvais mal ficelé, quitte à endosser le rôle d'Aldo, pardon, du salaud de service. Du coup, je n'ai écrit qu'ici, sur urbanbike, sourd aux sifflements qui atteignaient mes oreilles.

Merci à ceux qui m'ont conservé leur sympathie.

@urbanbike

Et un énorme merci à Renaud pour son boîtier vieux de 10 ans qui a accompagné mes escapades en solitaire ou avec ma fille (…Renaud, le Jamie m'a été soustrait par cette dernière qui l'a dévoré, passionnée…!).

La photo est un fantastique moyen de s'abstraire du monde, de n'être plus qu'un œil. J'ai laissé le 100 macro vissé dessus après son nettoyage par l'ami Zit que je remercie à nouveau.

Près de 2500 images plus tard, de celles qui n'ont rien de créatives ou d'inattendu (des abeilles noires et des ajoncs, des araignées et des chardons…), juste un sentiment assez con-con de paix intérieure après ces ruptures. Et donc une FIN (en lettres capitales).

@urbanbike

Et le plein d'énergie pour de nouveaux projets. En solitaire.

le 24/08/2013 à 06:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Aigris…? Rien à voir avec l’âge

Ternie l'image d'Epinal !

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par Jean-Christophe Courte

Ce n'est pas la première fois que je le constate mais je pensais naïvement que cela se tasserait avec la crise économique qui touche leurs enfants et petits enfants. Quand tu es âgé, que tu as une large partie de ta vie derrière toi, tu te préoccupes de tes mômes, non ?

Ne pas attribuer à autrui tes propres réflexions

J'ai été mal préparé avec mes propres grands parents, des petits vieux souriants et patients, laissant passer dans une queue des personnes qui leur semblaient prioritaires, genre jeune maman avec tripotée de gamins.

Et réponse invariable…

— on a le temps, nous, à nos âges !

Certes, ne pas généraliser. Je vois dans le bus des attitudes misérables toutes générations confondues. Me lever pour céder ma place reste naturel mais j'ai assisté à des batailles de mots entre jeunes irrespectueux (…ben si !) et vieux désagréables (…pas mieux !) qui semblaient bien décidés à ne pas faire l'effort d'essayer de se comprendre.

— C'est la faute des jeunes, mal éduqués et grossiers avec ça !

Heu, oui. Et non !

Entre la dame âgée qui se glisse en début de queue devant un étal tout en arborant son visage le plus fermé ; cet autre bien conscient d'avoir une petite foule derrière lui qui, soudainement, prend son temps pour payer ou proteste pour un prétexte futile.

Rappel : dans la journée les caisses sont désertes, les magasins ouverts et plus disponibles, pourquoi conserver cette habitude de faire ses courses aux heures les plus bondées, à la sortie des bureaux, au milieu des employés harassés par la journée ?

Beaucoup vivent seuls et sont perdus, déconnectés… Il suffit souvent d'une parole, d'une attention, d'un sourire pour les regonfler. Ne pas être avare de ces échanges simples qui font du bien à tous.

@urbanbike

Sans oublier les rencontres fabuleuses comme cette dame âgée dans ma rue que l'on aurait aimé avoir comme mère ou grand-mère, qui allie gentillesse, humour ravageur et attention, que l'on se surprend à embrasser.

Pas un problème de génération !

Et puis, il y les autres, les aigris dans la mauvaise acception du terme. Je vous rassure, cela ne date pas d'hier. En interrogeant leurs proches, leur attitude n'a rien à voir avec leurs cheveux blancs : ils ont toujours été chiants et égoïstes !

Plus amusant, les couples qui ne viennent qu'en périodes de pointe ! Des caricatures de la série scènes de ménage (…excellente série avec d'excellents acteurs) mais en nettement moins drôles qu'Huguette et Raymond ! Mal aimables, nerveux, cassants, odieux, exigeants, impatients, faisant mine de ne pas comprendre qu'ils ne sont pas les seuls dans le lieu où ils se trouvent. Ne supportant pas de ne pas être servis de suite et distillant tout haut leur fiel à tout va !

Étant devenu par le force de l'âge vieux, merci à mes copains de me faire codes-phares-codes-phares si je sombre dans une telle attitude.

Message personnel : Sylvain, c'est pas la peine de me dire que c'est déjà le cas !

le 14/07/2013 à 10:25 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Le droit de rompre

On n'est pas amis pour la vie !

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par Jean-Christophe Courte

Cela fait des années (…que dis-je, des décennies) que je me pose cette question : peux-on couper un lien sur FaceBook, rompre sur Lindekin, cesser de suivre sur Twitter, décider calmement que telle personne rencontrée dans telle circonstance — une simple relation avec qui l’on a du échanger 15 minutes en tout et pour tout en l’espace de 15 ans — n’est ni un ami ni même une relation et qu’il est donc inutile de la conserver dans la liste artificielle de ses amis au sens facebookien du terme ?!

J’ai rencontré des tas de gens sympas dans le RER ou dans le métro quelques longues minutes entre deux stations. Ils ne sont pas pour autant sur ma page Facebook alors que d’aucuns le mériteraient nettement plus que quelques contacts historiques avec qui mes échanges se comptent sur les doigts d’une main !

Réseau, quel réseau…?
Réseau, quel réseau…?

Non, ce qui est amusant (sic !), c’est la réaction des gens avec qui vous décidez de rompre d’un commun accord avec vous-même.

Il est vrai que l’un des derniers que j’ai supprimé à eu droit à une certaine médiatisation ces derniers mois et doit avoir bien du mal à retirer son chapeau le soir pour dormir.

Certes, je n’aurais pas du ajouter une ligne dans un billet public que les idées professées par l’intéressé ne me convenaient pas et méritaient à elles seules cette rupture. Ses convictions nouvelles me renvoient à toutes les sornettes que j’ai été contraint de suivre gamin : pas le peine de m’en tartiner une nouvelle couche rance.

Cette franchise m’a valu trois ou quatre longs commentaires de sa part en suivi de ma remarque. J’a basculé mon micro billet en mode privé au bout de 92 heures, surpris de voir qu’elle nourrissait sa grogne. Je l’avoue également que je n’ai lu aucun de ses commentaires, mes yeux glissant littéralement sur ses soliloques…

Du coup, en ces périodes de non travail (enfin, si, certaines missions me sont tombées dessus après un silence radio époustouflant avec des fins des achèvements en… novembre dans le meilleur des cas), pas l’intention de polémiquer avec des personnes perdues de vue depuis une décennie.

À l’inverse, je vais couper les ponts avec tous ceux qui sont restés à l’état de relations embryonnaires. Des gens cultivés, charmants, de ceux qui vous donnent des détails sur leur vie passionnante tiraillée entre mille lieux exotiques quand vous les interrogez… mais qu’une activité prenante nécessitant leur action immédiate en toutes circonstances les contraint à interrompre l’échange naissant dès lors que vous pourriez, vous aussi, vous exprimer !

Leur erreur est de penser que j’ai des choses à leur raconter. Non, ma vie n’a rien de passionnant en cette période de cessation d’activité !

Autant je me soucie de mes amis même si on ne se téléphone pas toutes les cinq minutes, autant ces relations lointaines en mode parlez de moi il n’y a que cela qui m’intéresse sont caricaturales et me ramènent à de forts mauvais souvenirs.

Réseau végétal…
Réseau végétal…

C’est pourquoi je revendique le droit de rompre tant sur Facebook, Twitter, linkedin, Viadeo, etc. Et sans plus d’explications que ces personnes ne me demandent de mes nouvelles depuis des années !

Et puis cela fera moins de monde à prévenir à mon décès ! Un simple tweet suffira amplement ! Désolé, je suis d’humeur badine ce matin.

le 05/07/2013 à 11:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Dernier voyage de ma 1660

Mise en bière

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par JChris d'Urbanbike

Avertissement : comme je viens à nouveau de lire que les blogs étaient morts, je peux désormais écrire ce qui me passe par la tête vu qu’il n’y a plus de lecteurs… Alors, à mon unique usage, ce billet…!

Non il ne s’agit pas d’une 1664 brassée au houblon mais bien de ma fidèle QMS 1660 que j’ai fini par déposer à l’arrière de ma vieille jeep (…elle aussi commence à partir en vrille comme votre serviteur d’ailleurs) avec son bac A3 et quelques cartouches de tonner non entamées.

J’avoue que cela fait des mois (…une quarantaine pour être précis !) que je me suis préparé à me séparer de cette imprimante qui a été mon équipière des années durant (18…!), avec qui j’ai vécu de folles nuits de charrette enfiévrées, que j’ai opéré mille fois pour extirper des résidus de papier consécutifs à ses crises de bourrage à répétition (sic !). Elle qui imprimait — en noir et blanc — sans relâche nos graphiques et autres présentations visuelles à l’époque fort lointaine où nous œuvrions pour des directions de la communication ou des boîtes de conseil avec des deadlines à respecter.

Depuis, mon activité s’est juste… arrêtée (…en ce moment, des dents de scie mais plutôt en partie basse…!) et l’usage d’une telle imprimante n’est plus d’actualité d’autant que les mises à jour successives d’OSX n’ont pas été suivies des pilotes d’impression idoines (relire cette chronique de 2010).

Bref, mon passage à Mountain Lion a clairement marqué le mot “fin”.

Avec mes aventures personnelles et la découverte de la déchètterie (à moi les joies des grands bacs verts !), mes ballets incessants pour aller vider la cohorte de matériels usagés (je me répète, j’ai eu entre les mains la plus belle collection de grilles-pains… en panne du département…), j’ai commencé à faire l’inventaire de ce qui, chez moi, méritait le même sort.

Essentiellement quelques vieux CD de logiciels, des disques durs usagés. Et cette imprimante.

Je sais, c’est moche de priver mes enfants de découvrir les mêmes joies de la poubellisation ! Sauf que l’on ne parle pas réellement de la même chose et dans les mêmes quantités !

Je vous assure que vider une maison remplie de tombereaux de produits périmés, de sacs en plastiques, de deux ou trois (quatre…?!) décennies de revues et magasines, de robots ménagers en mode puzzle, de carreaux, bouts de bois épars, livres à haute teneur intellectuelle (…entre vie de gourous fumeux et collection complète des aventures de SAS), vaisselle dépareillée, meubles en vrai plastique d’époque a une incidence non négligeable sur mon moral.

Heureusement, l’essentiel était déjà parti — pour mémoire — dans d’autres poches : je me console en expliquant à mes gamins que ce sont autant de choses, certes en bien meilleur état, qui se sont envolées mais, maigre consolation, autant que nous n’avons pas eu à trimbaler. Bon, je ne vais pas non plus remercier ces merveilleux prédateurs.

Les deux gars de la déchèterie (…et quelques habitués : oui, il y a des gens à la retraite qui viennent y faire un tour et que je salue désormais vu qu’on s’y croise régulièrement !) sont sidérés. Je leur laisse des bidons de lasure (l’azur, toujours l’azur…) non entamés, de l’électroménager encore potable mais dont nous n’aurons jamais l’usage. Mais surtout je passe et repasse.

En début de semaine, c’est le gars qui entretient la chaudière qui reparti avec un hamac, des objets en plastique, etc. Bref, je donne ce qui peut encore servir aux uns et aux autres.

Par contre, ma QMS, personne n’en a voulu…!

Elle méritait une autre fin, aurait du ronronner chez un confrère quelques années à débiter des sorties laser à 1200 dpi. Eh bien non, une fin plus brutale l’attend désormais.

Cette mise en déchetterie signe également la fin d’un cycle professionnel que j’ai relaté en trois billets. Là, plus question de faire comme si l’on pouvait miraculeusement rebondir, mes derniers outils de production attendent désormais sur le quai le passage du camion de la DEEE. C’est aussi un pan de ma propre vie qui les accompagnent.

Je ne pense que pas que ce sera mieux pour nous, soit dit en passant. Mais ceci est un autre sujet.

À suivre… (Tsssssss… ces deux derniers mots en fin de billet sont un automatisme crétin du blogueur qui pense encore — le niais cacochyme — qu’il est lu… Tic d’écriture à corriger très vite).

le 02/05/2013 à 15:05 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à JChris d'Urbanbike | Partager…?

Tous acteurs !

De nos vies, CQFD…

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par Jean-Christophe Courte

Porteur de lunettes je suis. Sans, je ne vois rien.

Bref, j'aimais bien ma vie d'avant. d'avant mes lunettes… Or, désormais, c'est tendance même avec une vue impeccable.

Pourtant, ce n'est pas toujours le bonheur d'autant que chacun de mes yeux a besoin d'une correction différente assortie d'une révision régulière (…dernier passage en début d'année chez Meyrowitz, toujours compliqué de régler un bonhomme qui n'a aucune stéréo visuelle)…

Sans oublier les désagréments quotidiens…! Je passe d'une atmosphère fraîche à une atmosphère chaude… paf, buée…! Et cela ne disparaît pas en deux secondes. Pas besoin d'aller très loin pour la trouver : salle de bains au sortir de la douche (…super pratique pour se raser…). Ou cuisine en égouttant la pasta.

Mais pas question pour autant d'oublier mes varilux, ce sont grâce à elles que je peux écrire ce billet.

La nuit, je dors sans . Du coup, chaque fois que je les pose, ce n'est jamais au hasard et, si possible, toujours au même emplacement pour ne pas avoir (pas à voir, hein…!) à les rechercher (…comprendre, tourner en mode hagard dans mon logement).

Alors, découvrir que nombre de personnes s'enthousiasment pour en porter volontairement toute l'année me surprend. Ah oui, mais ce sont des Google glass. Pas d'hostilité de ma part, juste un certain amusement de l'enthousiasme des amis que je lis et qui ont le privilège de les essayer…

Au moment où j'aspire de plus en plus à prendre du recul avec tous mes objets communicants, où j'oublie de relever mes mails, voire de jeter un oeil sur les réseaux sociaux, je pense que ce truc arrive quelques années trop tard pour mon usage. Mais très vite, j'évacue cette idée. Non, pas trop tard, juste pas envie…

On m'objectera immédiatement le "oui, mais si on te le proposait, certain que que tu serais enthousiaste"… Peut-être bien. Pourtant je n'en suis pas certain.

J'aspire de plus en plus à une déconnexion. Certes, j'ai toujours mon iPhone sur moi qui me permet déjà cette (re)connexion si besoin est. Voire, de réaliser quelques images, répondre à un Message ou, plus pratique, éviter de me planter en allant ici ou là (Tomtom user)…!

Plus que de chausser des lunettes communicantes, j'aspire essentiellement à remonter sur mon brompton, poser le 100 macro dans ma besace et pédaler sans but, sans être sollicité par tel ou tel sujet. Bref, m'évader, le nez au vent (et surtout… au soleil… Je sais, il m'est permis de rêver…). Et faire ce que mon grand âge me permet désormais, discuter avec les gens que je croise…!

Alors, ces fameuses lunettes qui me permettraient de conserver le contact avec tout et n'importe quoi, de filmer ma vie, je m'en fous. J'aime bien repartir d'une simple image (mentale ou en soupe de pixels), tricoter à nouveau les évènements récents, réaliser que je ne me souviens plus très bien de tout et que cela n'a pas trop d'importance (il se prénomme bien Aloïs, le camarade Alzheimer…?!)

Bref, trier pour ne conserver la mémoire que de ce qui m'a semblé intéressant… Et puis, si j'ai réellement de mémoriser une scène, facile, une image avec l'iPhone, image qui sera glissée dans Day One avec un commentaire. Et basta.

J'aspire à oublier le superflu, l'inopportun, à vider mon esprit de ce qui me semble inutile. Et rêvasser, laisser (un peu plus) mon cerveau disponible…

Bon, promis, si on me le propose, j'essayerais…

le 30/04/2013 à 19:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Murs, pièges à sons | mis-à-jour

Entendre sa télévision, une planche de salut…

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par Jean-Christophe Courte

Ben oui, l'âge n'aide pas à mieux entendre… Et sans être appareillé, c'est souvent une prison invisible qui s'installe. Du coup, au lieu de mettre la TV à fond, de manière à la partager avec tous les résidents de l'EHPAD (!), pas totalement inutile de chercher une solution pratique pour suivre des yeux l'image et avoir le son au volume souhaité tout en n'étant pas collé à l'écran.

Comme mon papa est en fauteuil, je me suis enquis de lui trouver un casque léger pour suivre ses émissions sur la 5 ou ARTE…

Sans ou avec fil…!?

Le Sennheiser trouvé chez mes parents, bien que sans fil, n'était plus en état, une chute possible a eu raison de lui.

Ensuite, ce n'est pas le dispositif le plus évident avec des alcalines amovibles placées dans l'une des oreillettes : bref, pas simple de l'ouvrir pour les changer avec des doigts gourds. Et pas très écolo de surcroit même s'il est possible d'employer des piles rechargeable. De plus, je ne vois pas une personne âgée s'occuper de cette intendance energétique ni le personnel de l'EHPAD malgré leur extreme gentillesse. Exit.

Aussi, suis-je passé dans une grande surface en vue d'acquérir un casque sans fil. Je suis tombé sur un excellent Sony avec une base émettrice apte à recharger la batterie placée dans le casque…

Pas bête a priori

Je suis allé installer le tout vendredi mais ce passage n'était destiné qu'à l'installation. En effet, il faut 7 bonnes heures pour que la batterie soit chargée à bloc. À ce que cela ne tienne, je repasse aujourd'hui et là, groumphhhhh

Tout fonctionne mais avec un sérieux bruit de fond, une forte soupe sonore qui entoure, voire masque ce qui provient de l'émission de TV en cours…!!

Et mon père qui me voit essayer toutes les options, testant les moins nulles en plaçant ce casque sur sa tète… À la fin, le spectacle de son fiston en mode agacé le fait marrer… Et il conclut lui-même qu'il ne me reste plus qu'à reporter l'ensemble, à l'échanger.

Sauf que j'ai un doute et subodore que la soupe sonore est imputable au bâtiment qui l'abrite. Effectivement, chez moi, aucun souci et même confortable, pratique… Pour le tester, je me suis cuisiné des pâtes et écrit ce billet avec le binz sur les oreilles…! Oui, j'aime bien tester à fond. Bref, difficile d'aller le reporter alors que cela fonctionne en définitive…

Du coup, j'ai filé dans une autre grande enseigne près de chez moi qui ne ferme qu'à 21:00 le samedi soir (sic !) et ayant expliqué le problème aux deux vendeurs du rayon, nous sommes partis sur un modèle filaire de bonne facture avec un câble de 3 mètres + une rallonge de 2,5 mètres.

En effet, tous les casques sont désormais soit sans fil soit avec des câbles courts de 1,20 mètres. Et quand aux rallonges, 2,50 pas plus !

De retour chez moi, test de ce filaire qui rend un son correct. Bon, ce n'est pas non plus un casque haute fidélité comme un Grado mais un honorable Philips fait pour écouter correctement une émission de TV… À moi de l'installer demain.

Bon, tout cela pour dire…?

Pour dire que les architectes qui conçoivent les EHPAD devraient également penser à ce type de situation de confort et pas exclusivement aux passage des fauteuils et autres normes handicap.

Par exemple, pas d'internet dans son EHPAD (…et donc pas d'iPad sans vouloir faire de mauvais jeu de mots) . Même installer la TNT a été une grosse galère. Bref, penser WiFi, passage des ondes et communication sans fil. Car la vie en fin de parcours s'étire dans un ennui profond, des journées à attendre des événements qui ne surviendront pas…

Mon papa, éternel curieux, est resté connecté à ses chaines culturelles mais pour une personne aux aguets, combien d'autres sombrent…

Rien à voir… je vous ai pondu un petit tuto sur tiaaft : La stratégie de la corde à linge sur Daedalus touch… Et y parle également de Ulysses III.
Note(s) de lecteur(s)…

Réaction d'Isabelle…

Bonsoir Jean-Christophe,

Bienvenue dans le monde mystérieux des casques pour malentendants ! Je suis d’accord avec toi et je suis scandalisée que ces petites bricoles (assez chères) et soit-disant à la pointe de la technologie ne soient pas vraiment au point.

Que ce soient les concepteurs de ces produits ou les vendeurs, beaucoup pensent que les clients sont des petits vieux de plus de 80 ans qui ont encore leurs vieux postes de télévision à tube cathodique et ne regardent que Jean-Pierre Pernaut sur TF1. C’est vrai. Mais il existe une population de malentendants, qui sont, eux aussi, à la pointe de la technologie et disposent de box TV, de lecteurs de DVD, de home cinéma, de consoles de jeux et autres périphériques vidéo.

Alors quid ? La plupart des casques infra-rouges doivent se connecter à la télévision au moyen de la prise péritel. Les constructeurs qui dominent ce marché sont Siemens et Sennheiser, l’un sous-traitant à l’autre… Or, les fabricants de télévisions du marché ont pris un malin plaisir à faire disparaître ces prises péritel et ont choisi, pour des raisons diverses et variées, mais toujours très claires, de connecter les périphériques vidéo via HDMI.

Mais voici où ça se corse ! Lorsque l’on branche son casque et que l’on commute vers une autre source vidéo (comme un DVD, un jeu, ou autre) le son lui, pour la plupart des téléviseurs du marché ne bascule pas vers la bonne source vidéo. Je m’explique : vous regardiez le JT de TF1 et voulez lancer votre DVD, vous verrez bien l’image du DVD mais avec le son du JT. Quand ce n’est pas le bruit de fond dont tu parles dans ton article. Pourquoi cela ? Parce que la sortie péritel et l’entrée hdmi ne sont pas compatibles. Alors la solution ? Ben, du cher, de la débrouille mais rien de très orthodoxe…

  • Le minijack RCA fabriqué par Sennheiser et vendu parfois 7 euros est l’une de ces solutions qui implique le branchement/débranchement de son casque de la péritel vers la sortie casque du téléviseur ! Si la personne malentendante est seule à regarder la télé, cette solution est un pis aller qui permet au moins de profiter de son lecteur DVD. Mais dans ce cas, il n’y a plus de son ambiant (si une autre personne veut voir la télé, ce sera sans le son).
  • Le connecteur TA110 (toujours de chez Sennheiser) permet cette autocommutation mais malheureusement ne fonctionne pas avec toutes les télés.
  • On peut aussi faire l’investissement d’un home cinéma sans avoir la garantie que votre casque soit compatible. Et c’est une solution qui est plutôt onéreuse.
  • Il y a aussi la solution du connecteur optique vers RCA (débusqué chez Goyona le spécialiste des convertisseurs et autres connecteurs son video) que je n’ai pas encore testé et qui permettrait que l’autre, celui qui n’est pas malentendant, profite lui aussi du son de la télé. On branche alors le casque directement sur la sortie optique ce qui permet de profiter du son de tous ses périphériques sans jouer les contortionnistes afin de modifier les branchements de ces câbles.

Bref, il y a encore des efforts à faire du côté des casques infra-rouge pour malentendants et des multiples interactions avec d’autres périphériques vidéo… Il faudra que ma maman patiente encore…

Merci Isa pour ton Mail que j'ai publié tel…

le 27/04/2013 à 21:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?