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Le retour du M | 2

Même lent, cet antique Canon à 2 balles fait de chouettes clichés

dans dans mon bocal | nazbrokology | photographie | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Billet décousu…

Avertissement : Je suis toujours satisfait de mon fidèle iPhone 7+, cet écran qui m’accompagne au quotidien, glissé dans une poche de mon jean.

Même si je suis revenu à la formule JPG + RAW dans les préférences de Camera+ 2 pour m’éviter la multiplication des fichiers lors du déchargement des clichés du iPhone vers mon MacBook Pro 17” de 2009 et Lightroom 5, j’ai fini par glisser dans une autre poche (…celle d’une veste), mon vieux M blanc1 acheté en solde2 jadis.

Côté optique, je n’ai à disposition que le 22 mm3. Et c’est ainsi que je me balade, avec ce M dans une main comme un “jouet”.

Bon, déjà réapprendre à attendre !

L’autofocus ne s’est pas amélioré (sic…!). De fait, c’est moi qui suis impatient, habitué à la vitesse de l’iPhone. Je galèje, le premier M a toujours été lent et cela s’est heureusement dissipé sur les modèles plus récents, dit-on.

Bien entendu, pas de géolocalisation. Je fais parfois une photo au iPhone pour mémoriser un lieu précis mais qu’importe.

En six ans, la batterie ne s’est pas dégradée et le M tient la journée. À moi, le soir, de ne pas oublier de la recharger pour le lendemain.

Une fois rentré à Salamanca, reste à décharger les clichés réalisés via un câble connecté au MacBook Pro 17”.

Comme je l’ai écrit, il y a plus d’un an, je me refuse à m’offrir un abonnement mensuel pour disposer de la dernière mouture de Lightroom proposée par Adobe.

D’abord (…et ce n’est pas de la fausse modestie), je ne suis pas un photographe, juste un dilettante qui prend quelques clichés en balade. De plus, mes clichés n’ont rien de sexy, essentiellement des captations d’ambiance et d’architecture.

Ensuite, ce matériel de prise de vue est ancien, fatigué4. De plus, ma machine de travail, mon Mac portable, tutoie les dix ans d’utilisation et est définitivement bloqué à El Capitan…!

Cela vaudrait le coup si je continuais à prendre des photos avec la version iOS de L’application Lightroom sur iPhone mais cela dépend énormément du réseau téléphonique dans les coins où je me déplace !

Ici, en Espagne, je sois limité à la 3G5 et me retrouve dans les mêmes conditions que sur mon île !

Bien entendu, …si je disposais de boîtiers récents avec des optiques de prix…! On oublie, déjà économiser ce qui fonctionne est mon obsession.

Bricolage entre deux états de l’écran qui fasseille…

En parlant de machine fatiguée sous macOS, mon 17’ a une carte graphique qui fait clignoter l’écran, ce qui m’empêche littéralement de songer sérieusement à tout réel travail de post-traitement…!

Du coup, je décharge mes clichés dans ma vielle version de Lightroom 5 (…qui supporte tranquillement en ramant mes plus de 220 000 fichiers depuis le temps). Je le fais irectement avec juste l’application automatique d’un set de correction que j’avais élaboré naguère, comprendre à l’époque où j’avais encore un écran additionnel6…! Époque révolue où la carte graphique de mon portable n’était pas encore vrillée…!

C’est donc au pif que je gère mes images.

Je les ajoute sans les traiter. Je peux parfois, quand l’écran ne s’emballe pas trop, ajuster un détail mais sans plus. La seule chose que je fais parfois est de redresser un cliché, recadrer éventuellement.

Ensuite, je sélectionne quelques vues que j’exporte, que je traite en î pour réduire drastiquement leur poids avant de les balancer dans notre petit site en ligne. Et c’est alors que je les découvre en me connectant via l’iPad…!

C’est évidemment plus simple de tout gérer dans l’iPhone qui dispose d’un bon écran. Mais bon, comme je l’ai écrit, j’ai fait des choix7.

Certes, ce bricolage n’est pas l’optimum mais a le mérite de fonctionner, de ne plus rien coûter et de …m’occuper. De m’obliger à fonctionner à un autre rythme, souvent seul pour éviter de gonfler ma tribu…!

Le hasard fait qu’un cliché est parfois intéressant. Voire présentable. Comme je me fous du jugement des vrais photographes, je n’hésite pas à partager ces ambiances, bonnes ou pas terribles, avec mes amis lointains, âgés, qui n’auront pas le loisir de se balader dans les lieux que nous avons exploré.

Plaisir et partage

Ces balades urbaines sont de simples instantanés en partage.

Peu importe le capteur, faire des images est avant tout un état d’esprit qui rend heureux celui qui les prend. Et celui qui les regarde, amusé…

C’est ce projet de Nazbrokology démarré en mode gag mais que je n’arrive pas, par flemme, à dérouler. Bref, prendre des images et marcher, bouger, changer de point de vue, tout cela me libère de mes tensions.

Si un cliché dans le tas est réussi, tant mieux. Mais ce n’est pas le but recherché, je préfère l’idée de la (re)découverte de ce qui m’entoure, celle du #EthnologueChezSoi, du quotidien.

Et le faire avec un produit dépassé permet de garder le sens de la dérision, l’ironie nécessaire pour ne surtout pas se prendre au sérieux.

Note de fin : bien sûr, employer un Canon plus récent8, d’autres optiques, voire un de ces nouveaux bijoux numériques9 m’amuserait. Mais comme je n’au jamais cru au père Noël, je préfère me faire plaisir avec ce qui est à ma portée, cela m’évite de me faire des trous dans le dos…

À suivre…


  1. Après urbanbike | Le retour du M en 2015 

  2. Relire ce billet de 2014… urbanbike | Canon EOS M dans la poche | 1 

  3. Ça ressemble à la première photo de cet ancien billet urbanbike | Canon EOS M dans la poche | 3. Mes autres optiques sont dans un garde-meuble quelque part mais on s’habite assez vite à ne pas avoir le choix, à se contenter de ce que l’on a sous la main. 

  4. Á l’image de son propriétaire qui part également en morceaux…! 

  5. urbanbike | Abonnement ou pas, la vraie question reste la connexion à internet 

  6. Cet écran existe toujours, je l’ai simplement donné à mon fils qui en a besoin pour visualiser les images qui seront ajoutées dans le corps de sa thèse. 

  7. urbanbike | Reprise, publication…. Déjà heureux de ne pas m’être fait dépouiller, je préfère m’occuper de mes deux gamins plutôt que de dépenser le peu de liquidités dans du matériel qu’il faudra bien que je remplace un jour. Mais ceci est une autre histoire. 

  8. Caractéristiques et fonctionnalités - Canon EOS M6 - Canon France 

  9. Leica’s new Q2 has a 47-megapixel sensor - The Verge 

le 12/03/2019 à 22:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Personnaliser sous iOS le fameux …Ne pas déranger

Pas utile qu’au volant !

dans groummphh | vieillir
par Jean-Christophe Courte

À force d’être tout le temps avec nos portables, certains oublient que nous ne sommes pas à leur disposition.

J’apprécie énormément cette option ne pas déranger quand je suis en voiture, cela m’évite d’être importuné par des coups de fil ou des messages.

J’ai opté pour son lancement automatique si bien que cela fonctionne en voiture mais aussi quand je prends le bus, le train ou mon vélo…!

Néanmoins, il y a également des moments où l’on aime être tranquille. Et là, ça se passe souvent devant l’écran quand je bosse.

Pas la peine de ma balancer un mais, JC, tu es désormais un vieux retraité… car j’ai conservé certaines activités comme ce goût imbécile pour l’écriture !

Or, c’est essentiellement quand on est en cours, voire effectuer des courses urgentes, passer sous la roulette du dentiste, suivre une émission en streaming, se balader en ville1 pour glaner quelques clichés que l’on reçoit un coup de fil ou une série de messages…!!

Or cette option Ne pas déranger se paramètre, je suis loin d’être le premier2 à en causer.

Non seulement un appui long sur le bouton ad hoc permet d’afficher quelques options dont l’une qui utilise l’évènement en cours dans votre agenda…

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Mais surtout vous pouvez rédiger une réponse automatique** qui calmera vos innombrables fans !

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Bref, (re)prenons le contrôle de notre temps libre. Enfin, ce qu’il en reste.


  1. Ma tribu ne m’appelle pas, elle sait où je me trouve via l’app Mes amis, ce qui est souvent l’information la plus pratique vu chacun sait où je me trouve et dans quelle direction je me dirige ! 

  2. Je vous engage à suivre Audrey qui distille nombre d’excellents conseils…, ici les derniers qui sont 10 astuces pour économiser son forfait cellulaire 3G, 4G ou 5G sur iPhone et iPad – Formations Apple – Pays de Saint-Malo 

le 01/03/2019 à 18:15 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Préserver l’environnement commence par …le respect de la poubelle…

Ou savoir emporter ses déchets avec soi…

dans ailleurs | dans mon bocal | groummphh | vieillir
par Jean-Christophe Courte

En résumé : Il y a des gestes à réapprendre au lieu de compter sur autrui pour nettoyer les lieux que vous souillez…
Un conseil, emportez avec vous un petit sac à dos ou un sac tout court avec une poche prête à recevoir tous les emballages des produits que vous consommez en balade. Et puis, à titre indicatif, prenez conscience, chaque semaine, du volume …qui n’a pas fini dans la nature à tous vents…! Instructif…

Billet d’humeur assurément maladroit

Depuis un mois, je vis en Castille-et-Léon. Et les week-ends, nous partons découvrir ce pays épatant, tirant un bord vers l’Estrémadure …en attendant les vacances universitaires pour filer tous les quatre en Andalousie.

Ici, la nature est sèche, les amplitudes thermiques larges (-4° à 18° en cette saison1), les bestiaux vigoureux se baladent à l’air libre, livrés à eux-mêmes, galopant à la fraîche dans une campagne aride.

Autre surprise, le pare-brise de notre véhicule2 se constelle d’insectes, des décennies que cela ne nous était plus arrivé. Il est clair, à nos yeux, que l’Espagne est un pays préservé.

Absence de mitage, concentration urbaine autour des centres anciens, larges autoroutes et réseau routier goudronné réduit, cultures traditionnelles, animaux en liberté sur des étendues importantes, climat sec…

Et du coup, ça commence à se savoir, voir : These Are the World’s Healthiest Nations

Peu-à-peu, on savoure cette ambiance.

Mais tout ceci ne doit pas masquer quelques soucis à corriger. Il suffit de regarder les bords de certaines routes qui, elles, ne seront pas nettoyées par des armées de cantonniers3 comme j’en vois s’activer à Salamanca ou à Zamora, Cáceres.

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Ça se voit car ce qui suit est, en fait, assez rare malgré tout… Ou je n’en ai pas encore pris conscience.

Il est temps de mettre le doigt sur un truc qui nous ronge tous en Europe, comprendre corriger les mentalités en demandant aux plus jeunes4 qui y sont perméables (…j’ai depuis longtemps fait une croix sur les vieux de ma propre génération) de préserver notre environnement, à combattre certains gestes qui consistent à balancer les emballages des déchets alimentaires fraîchement consommés dans la nature.

Alors, oui, on peut aussi se souvenir que les corneilles, le vent5 sont des agents actifs qui participent à étendre cette pollution de plastiques. Mais c’est bien à nous d’agir au quotidien.

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  • sur cette terrasse7 à Cáceres, un œil vers le lointain puis vers le délicat jardin et… oh, au premier plan, des barquettes transparentes !

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  • ici, dans un réservoir d’eau en pleine vieille ville de Trujillo8, des bouteilles en compétition avec des sacs plastiques…

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  • Là, derrière la statue de la vierge de la montagne9 en dehors de Cáceres, dans un chemin le long de la route d’accès…

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  • Et que l’on me dise pas que ce sont des opposants aux produits d’une firme10 qui a perdu 25% de son cours de bourse…!

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  • S’écraser en bourse… Allégorie…

Bref, ici, en Espagne, c’est marginal et les cantonniers sont actifs. Mais, déjà, si l’on s’abstenait de ne pas ramener nos déchets avec nous…?!

Il ne s’agit pas de fustiger les espagnols, bien au contraire. D’ailleurs, il suffit de se balader en France, tant en montagne, en ville que sur le littoral…

Sauf qu’ici, je me répète : ça se voit car c’est loin d’être la norme…

Bref, ouvrons les yeux et agissons, quitte à engueuler vertement ceux qui balancent ouvertement ou, plus lâchement, laissent tomber, une poubelle pourtant à moins de cinq mètres…

Allez, je vais continuer à bouillir dans mon coin :-)


  1. À Salamanca 

  2. Sachant que l’on roule sur autoroute, qu’est-ce que cela doit être sur les chemins de terre… 

  3. Comme mes propres ancêtres (arrière-arrière-grand-père pour être précis, qui officiait vers Neuville-aux-bois), c’est un job que j’aurais volontiers fait si je n’avais pas été graphiste. 

  4. Je sais, il est de bon ton de flinguer Greta Thunberg (…qui serait manipulée, etc). L’action de cette gamine autiste asperger me touche particulièrement car elle dit simplement la vérité (et donc elle/il doit être exécuté(e) …comme le chantait Guy Béart… 

  5. Et donc envisager des poubelles qui se ferment correctement comme c’est annoncé… La ville de Paris va installer 3.000 poubelles anti-rats et anti-corneilles en 2019 

  6. Merci aux informations EXIF de mes petits clichés réalisés au iPhone 

  7. Calle Cuesta Del Marquésa en regardant au nord ouest 

  8. Plaza De la Vera Cruz, dans le réservoir (suffit de se pencher) 

  9. Carretera del Santuario de la Virgen de la Montaña, dernier virage avant de revenir vers le sanctuaire. Il y a un chemin de terre et c’est là. 

  10. Ketchup Heinz: les limites des cures d’austérité | LUC OLINGA | Agroalimentaire 

le 25/02/2019 à 16:45 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Écrire à la main sur son iPad

Nebo, certes. Mais toujours Stylus…

dans ailleurs | écrire | usages | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Je lisais ce dimanche après-midi un article enthousiaste sur le clavier Dvorak.1 et je crois que nous avons tous des petites histoires à échanger sur nos choix, préférences.

Pour ma part, je ne vais pas revenir sur mes propres choix pour la bonne raison que l’outil que j’emploie quotidiennement n’est plus disponible suite à la décision de son développeur qui a lancé entre temps une application fort intéressante, Nebo2 qui ne fonctionne que dans un unique contexte3.

À l’opposé de feu Stylus que je peux employer dans/sous n’importe quelle application, vu que ce produit est un clavier sans touches mais une surface vierge avec une ligne de conduite sur laquelle je m’appuie pour dessiner, écrire mes mots et phrases.

Je ne suis pas plus en mesure de vous dire si cet éditeur pense un jour sortir à nouveau une version revue de Stylus mais il est clair que j’ai la chance d’écrire encore et toujours avec cette dernière, tant sur Drafts que Messages et bien d’autres apps.

Or c’est bien l’écriture manuscrite que je souhaite à nouveau évoquer car le retour à la calligraphie a littéralement transformé ma relation avec l’iPad.

J’ai toujours été fâché avec les claviers alors même que je les emploie depuis près de cinquante années ! En résumé, depuis tout ce temps, je ne suis pas arrivé à me mettre dans le crâne la disposition du clavier Azerty. Un bloquage qui ne m’a pas empêché d’écrire mais m’a joyeusement handicapé.

Bref, je vis avec et je continue à tâtonner dès que j’utilise un clavier même si les trois touches prédictives sous iOS ont énormément facilité, ces dernières années, ma saisie.

Et puis il y a eu cette découverte de Stylus dont je ne peux plus parler …qu’au passé.

J’ai dû surmonter un dernier obstacle qui n’était pas tant l’orthographe (…enfin, pas trop…!) mais ma propre calligraphie. Si elle était très “graphique”, elle n’en restait pas moins illisible pour le commun des mortels. Et, parfois, pour moi-même !

En installant Stylus puis Nebo sur mon iPad, il m’a fallu pratiquement deux années pour rectifier ma propre écriture et la rendre compréhensible à ces deux applications.

Aujourd’hui, selon mon état de fatigue, je corrige ma graphie dès que je dessine (écrire, c’est dessiner…) pour que les produits de MyScript interprètent cette dernière. J’ai appris à modifier ma manière de réaliser certaines lettres, certains groupes de lettres. Le taux de reconnaissance de mon écriture n’a cessé, du coup, de s’améliorer. J’écarte plus les lettres et j’espace fortement les mots.

Bref, aujourd’hui, plus de 90 % de ce que vous lisez sur urbanbike a été écrit …à la main. Du Du coup, je peux passer des heures à jouer stylet Wacom à pointe dure (ou du Pencil d’Apple …obligatoire pour Nebo) sans perdre (trop…!) le fil de ma pensée, idées.

À la fin, je relis et corrige mes textes au clavier, je les balise tranquillement…

Note de fin : je radote à nouveau mais pour la bonne cause, me semble-t-il.


  1. I’ve used Dvorak for 10 years, and I’m here to tell you it’s not all that - The Verge 

  2. Dont j’ai causé maintes fois, forces et …faiblesses… urbanbike | Utiliser Nebo en mode nuit sur un iPad 

  3. C’est son seul travers, même si Nebo peut exporter, ne pas permettre un usage universel comme c’était le cas du “clavier” Stylus

le 18/02/2019 à 13:35 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

En voyage | Sac à dos et iPhone

Fin 2018, quelles apps en usage sur le mien ?

dans ailleurs | grospod | pratique | usages | vieillir
par Jean-Christophe Courte

C’est une tradition, un peu comme la dinde servie à Noël, l’élection des apps de l’année…

Au lieu de faire l’inventaire de celles sorties dernièrement, je préfère pointer celles qui restent en place dans mon iPhone. Gaffe : ce qui suit s’appuie exclusivement sur ma propre expérience1, pas de quoi s’extasier…!

Originellement, ce billet devait être publié en février dernier. Pour cette fin d’année, je l’ai repris et taillé vigoureusement dans le texte.

Préalable : hygiène numérique indispensable !

Au risque de me répéter, ce qui suit est la liste des apps stationnant2 sur l’écran de mon iPhone, un vénérable 7 plus, celles que j’embarque et utilise régulièrement.

À force d’ajouter des apps, il devient indispensable de faire le ménage. Avec 128 Go de stockage, j’ai encore de la place mais je préfère l’employer avec des clichés collectés lors de mes déambulations. Et quelques ePubs et podcasts.

Pour effectuer ce nettoyage, la notion d’usage est primordiale (!!), se poser une question : depuis combien de temps telle app n’a pas été employée permet de trancher brutalement si plus de six mois…

Certes, il y a des exceptions. Ainsi l’excellent marée.info qui rend compte de l’amplitude sur mon quai préféré.

Ensuite, sans tout supprimer, c’est d’abord un effort de réorganisation : placer ce qui est indispensable sur les premiers écrans accessibles depuis l’écran verrouillé, déplacer les moins usitées vers les écrans les plus éloignés… Néanmoins, au bout d’une année, j’ai réduit l’exercice à un unique écran. Et je m’y tiens.

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  • Ensuite, il y a les informations fournies par les widgets qui évitent souvent de lancer les applications…

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  • Voire les appuis sur les icônes même des applications… Bref, pas toujours lieu de s’étaler…

Partir léger présente de sacrés avantages…

Pendant que j’y suis, je reviens sur ce qui n’a quasiment pas changé depuis la première mouture de ce billet3. J’utilise toujours :

  • Un sac à dos de 40L ventilé4 pour embarquer une poignée de t-shirts5 et autres changes…
  • Une paire de chaussures6 de marche,
  • Un bonnet7 ou de quoi me protéger du soleil,
  • Un filet à provisions8…!
  • Une veste trois en un9 avec polaire amovible qui me sert de pull si besoin…

À ma propre surprise, je laisse de côté depuis deux ans…

  • Mon fidèle Canon M10 de première génération avec son EF-M 22mm f/2 STM + carte 64 Go + chargeur11 minimum
  • Et même mon iPad Pro grand format.

Il n’est pas certain que cela perdure (quoi que…!) mais j’avoue que c’est bien agréable de se balader quasi à vide. Néanmoins un Canon EF-M 28mm f/3.5 Macro IS STM me tenterait bien sur le M…

En résumé : un iPhone et c’est tout…

Ce n’est pas un scoop, l’écran du iPhone12 fait téléphone, appareil photo, machine à écrire, station météo, compteur de pas, carte, livre, dictionnaire, billet de train, réveil, distributeur de Podcasts, etc. Quoi d’autre ?

Applications embarquées…

Forfait et Messagerie…

Nous employons des forfaits Free13qui nous permettent de nous balader à l’étranger sans surcoût. Avec la fin du roaming, les choses ont évolué mais je reste fidèle à l’opérateur qui m’a accompagné ces dernières années avec un forfait financièrement supportable… Consommant peu de data14, les 3 Go en 3G à l’étranger suffisent entre deux connexions Wifi.

En effet, dans tous les hébergements, il est devient facile de se connecter au wifi mais en prenant quelques précautions :

  • En utilisant un service VPN15 comme celui de NordVPN - Private & Secure VPN qui propose, avec le même compte, de l’utiliser à concurrence de six écrans (iPad, iPhone et MacOS)…
  • Si vous souhaitez un service particulièrement sécurisé, envisagez celui de l’excellent ProtonVPN - Fast & Secure VPN. Ces deux services VPN ne sont pas gratuits.
  • J’utilise l’app de 1.1.1.1: Faster Internet qui me permet de passer par un DNS neutre (…et, bon à savoir, qui supporte très bien en parallèle un VPN).
  • Pratique, Sensorly pour découvrir rapidement pourquoi ce réseau est faible là où vous vous trouvez, voire en zone blanche

Comme tout le monde, j’emploie le client Mail sous iOS, mais ce sont de plus en plus les SMS qui me permettent de converser. Messages d’Apple est sécurisé.

  • Mais comme tout le monde n’est pas sur iPhone, j’emploie également WhatsApp Messenger même si ce n’est pas ma tasse de thé… Dans certains pays, c’est devenu le standard.
  • En mode alternatif, regardez Threema, un service qui ressemble à WhatsApp mais sans appartenir à FaceBook.
  • Enfin,je recommande l’usage de Signal - Private Messenger qui a le bon goût d’échanger des messages éphémères, c’est à dire que les messages émis disparaissent au bout de la période de temps souhaitée, de 5 secondes à une semaine. 30 secondes nous semble un bon compromis. C’est crypté et gratuit.

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À propos d’une solution Mail sécurisé, pensez à ProtonMail Messagerie chiffrée. Par exemple, convenez avec vos correspondants d’un code pour chacun pour ouvrir vos messages. ProtonMail propose également de les supprimer automatiquement dans un laps de temps donné après émission, qu’ils aient été ou non consultés. Coût justifié.

Enfin, ma petite tribu utilise de manière permanente le service d’Apple, Mes Amis, fort pratique pour nous concerter sur le point de rencontre, nous diriger les uns vers les autres… Cela évite également de se téléphoner ou de s’expédier des messages du genre « T’es où…? » !

Appareil photo

La double optique du 7 me conduit à abandonner un appareil photo plus volumineux. Mes clichés sont quasiment tous pris en couleurs16. Ces notes photographiques localisées peuvent être aussitôt exploitées dans :

Faites de la place dans l’album photo avant de partir, histoire de laisser un volume conséquent aux nouveaux clichés. Se souvenir d’usage possible de Dropbox pour transférer automatiquement le contenu de votre album.

Si l’application Appareil Photo signée Apple reste assurément l’une des meilleures, j’utilise abondamment Halide, Camera+, ProCamera, notamment pour les scènes de nuit, Camera RX. Je garde Provoke Camera à portée pour composer en noir et blanc, juste à coté de BLACK - B&W Film Emulator pour du post-traitement noir et blanc avec un rendu argentique.

Dans un coin de mon iPhone reste…

Enfin, histoire de préserver la batterie de mon iPhone et faire des photos toute la journée, je force systématiquement le mode économie d’énergie

Horaires, cartes et transports locaux

Une fois arrivé quelque part, indispensable de se repérer et de consulter les réseaux de transport en commun, leurs horaires.

Précision : allergique au transport aérien, je ne signale aucune app pour ce mode de transport au bilan carbone catastrophique.

Nous voyageons généralement en train17 ou en bus.

Je suis un inconditionnel de l’application Trainline Europe et de son interface utilisateur remarquable qui facilite tous nos déplacements en nous expédiant un fichier pour notre calendrier commun, les billets sur iPhone et même un SMS avant embarquement. Nous avons l’application avec le même compte sur nos divers écrans et donc bénéficions du même historique des voyages passés et à venir.

Une autre part belle à Transit • Bus, Métro, Train pour RATP, TCL et plus que j’utilise énormément en Île-de-France. Je réinstalle parfois Citymapper car toutes ces apps ne couvrent pas les mêmes villes…

Une autre application qui ne quitte jamais mon iPhone — en plus de Plans d’Apple — est TomTom GO Mobile qui ne permet de circuler mais également de m’extirper d’une ville inconnue…!

Mais, en ville et pour éviter de consommer de la bande passante, l’application de référence reste maps.me.

Contrairement à Plans qui nécessite un minimum de connexion internet, maps.me n’a besoin que de la géolocalisation apportée par les antennes GPS et, de ce fait, consomme très peu de ressources avec une précision amplement suffisante pour se repérer sans angoisse dans une agglomération truffée de petites ruelles. Ma propre version de maps.me est truffée de petites épingles, bien pratiques tant pour se souvenir d’un lieu apprécié que de l’endroit où l’on a garé son véhicule…

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Comme Moves a définitivement fermé, j’emploie Routie ~ GPS fitness tracker pour mémoriser mes errements urbains, me souvenir des rues, venelles, sentes par lesquelles nous sommes passés.

Pour finir, envisagez également l’usage d’apps spécialisées comme…

  • Booking.com qui conserve vos réservations de logement et offre une option pour vous conduire à bon port.
  • TripAdvisor pour le choix d’une gargote un jour férié en vous indiquant si l’endroit est ouvert…

Rappel : un backup papier n’est pas inutile, pensez — par exemple — à Cartoville pour les grandes métropoles…

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Prévisions météo

Ces derniers mois, je suis revenu à AccuWeatherqui combine en une seule application les options disponibles dans RainToday et WeatherPro. Avoir des tendances (avec son lot d’incertitudes) à plus de 15 jours offre un certain confort pour programmer à la louche les visites des bâtiments les jours avec pluie et les balades urbaines les jours sans !

  • Windy est bourré d’options et offre un Widget splendide…
  • Weather Underground me rend service avec son réseau de capteurs personnels.
  • Avant de planifier un voyage, prenez le temps de jeter un œil dans Plume Air Report qui affiche le niveau de pollution dans nombre de grandes villes dans le monde.

Carnet de voyage

Partir sans pouvoir écrire, impossible ! Je conseille au minimum un véritable outil de traitement de texte Markdown comme Day One journal + mémoire. Il me permet d’associer quelques photos emblématiques et de rédiger mes notes de voyage, notes que je complète souvent une fois rentré ou en piochant des bribes saisis dans Drafts au long de la journée.

Day One ajoute à chaque entrée la localisation, les infos météo du moment, une carte et même le nombre de pas effectués. À la publication de ce billet, j’en suis à 6349 entrées et 6673 clichés synchronisés…

J’embarque également… Drafts (synchro iCloud + versioning), il suffit de parcourir urbanbike pour vous éclairer sur mes usages…! Mais également :

  • iA Writer qui ne nécessite pas d’abonnement et est compatible MultiMarkdown.
  • Ulysses, la version avec abonnement depuis cet été.
  • Et Editorial (synchro DropBox)…!

Calendrier et alarmes

Voyager, c’est gérer des correspondances ferroviaires, des dates, des réservations, des temps de trajet, mémoriser les coordonnées des gîtes à attendre, etc.

Nous utilisons sans restriction aucune Fantastical 2 avec des alertes programmées avant de partir. Nous utilisons un unique calendrier partagé pour avoir toutes ces infos utiles (lieu, heure d’embarquement, mais aussi numéro de siège, réservation,téléphone, adresse, coordonnées GPS, etc.) sur tous nos écrans.

Pour ma part, je suis un utilisateur inconditionnel de Horloge, l’app multi-usages livrée dans iOS. Notamment pour me réveiller en douceur avec la sonnerie Champs d’oiseaux

Pour finir, GoodReader me permet de stocker, lire, annoter tous les fichiers PDF et leurs codes barres à présenter aux entrées des musées.

Lecture, dictionnaires…

J’apprécie d’emporter des livres, ne fusse que pour passer le temps dans le train. Si Books est livré avec iOS, il ne me permet pas de copier coller des paragraphes pour de simples citations.

Aussi ai-je opté pour Marvin 3 qui me permet de prendre facilement des notes de lecture, les copier et les partager ultérieurement. Avec des fichiers sans DRM.

Ne pas oublier quelques dictionnaires pour décrypter les indications dans la langue du pays, repérer les ingrédients dans les menus. Ainsi ce Français-Italien? OK! et ses homologues. Mais souvent, les utilisateurs iOS oublient qu’ils peuvent ajouter des dictionnaires gratuits, ceux d’Apple. Sans oublier des outils payants comme Reverso Context - traduction et accessible dans Messages.

Enfin, j’embarque quelques dictionnaires dont le Dictionnaire Historique de la langue française pour clore une discussion enflammée au sein de ma petite tribu…!

Quelques apps pratiques…

Pas inutiles…

  • Microsoft Translator qui vous permettra de traduire dans une foultitude de langues vos questions mais, également, de les énoncer à voix haute. Ou, plus pratique, d’afficher le texte saisi puis traduit dans une présentation en mode paysage (même si le basculement d’écran n’est pas activé). Dans le même esprit, Google Traduction
  • Pour les trajets longs, l’écoute en différé de Podcasts dans Castro téléchargés à l’avance.
  • i41CX+ — RPN me sert de calculatrice au quotidien car je ne sais pas utiliser autre chose que la notation polonaise.
  • Vert pour convertir les monnaies hors de l’Euro. Mais aussi des mesures dans d’autres systèmes.
  • Fleurs en poche et Oiseaux en poche comme apps de référence lors des balades…
  • 1Password pour mémoriser tous nos mots de passe.
  • Firefox Focus: The privacy browser pour mes recherches sur la toile sans être (trop) tracé. Ou encore DuckDuckGo Privacy Browser
  • 1Blocker X - Adblock en permanence.
  • Question de goût, accès à Twitter via Echofon Pro for Twitter ou Tweetbot 4 for Twitter, ou encore Twitterrific. Sans oublier la version officielle de Twitter malgré sa tendance à ajouter des tweets sponsorisés que je finis par bloquer.
  • Nest si vous possédez le thermostat idoine connecté chez vous. Cela nous permet de régler à distance notre chauffage (…et de le mettre en mode éco pendant nos balades) puis, quelques heures avant de rentrer, de relancer le tout pour débarquer dans un logement à température (…même si l’on chauffe peu, relire les billets sur ce blog dont celui-ci)…

Accessoires…

Quelques astuces sur ce qu’il n’est pas inutile de glisser en plus dans votre sac à dos :

  • Une prise multiple, histoire d’alimenter tous les chargeurs en même temps. La version avec rallonge ou celle qui s’encastre ont chacune des avantages… J’ai opté pour les deux…
  • Une paire de boules Quiès par personne ou des atténuateurs 15 dB — genre EARPAD U —, tant pour dormir malgré les ronflements de la chambre d’à-coté que pour réduire drastiquement le niveau sonore de la radio du bus…
  • À ce propos, je conseille le générateur d’ambiance sonore myNoise. Efficace avec un casque genre Bose Quietcontrol 30 sans fil.
  • Une alimentation rapide de 12 W pour recharger et non celle de base, plus légère mais lente
  • Un masque de nuit (si, si…!) à disposer sur vos yeux et vous plonger dans le noir même en plein soleil, histoire de démarrer une sieste ou juste de récupérer.
  • Un très (très) bon déo sans sels d’aluminium pour éviter d’être repéré à l’odeur ou ne plus se sentir soi-même…
  • Enfin, quand je loue une voiture, j’ajoute dans mes bagages un long câble de connexion + un adaptateur allume cigare à double sortie + une pince pour accrocher l’iPhone sur la grille de ventilation de la voiture de location.
  • Conseil pratique : ne pas choisir de cable USB trop court pour recharger son iPhone (…du vécu), la prise dans le train ou le bus peut être assez éloignée…

Voilà, bon voyage…!


  1. Voyageant en petit groupe en Europe. L’an prochain sera nettement plus mobile vu que je n’aurais personnellement plus de domicile…! 

  2. Avant de finir en mode déambulateur (…je ne suis plus de première jeunesse), tant que mes jambes me supporteront, j’apprécie de me balader léger pour sauter dans un train, arpenter une ville lointaine ou les chemins noirs… 

  3. Le premier en juin 2015, urbanbike | TL!DR | Voyager léger avec un iPhone

  4. Nous utilisons toujours le petit sac vert de 20 litres que ma fille m’a définitivement emprunté. Pour ma part, j’ai opté pour un ventilé de 40L (pas discret, rouge…) que je ne suis pas obligé de remplir. À l’intérieur, des sacs poubelle pour séparer le linge propre du linge sale, des sacs bulle pour protéger les éléments les plus fragiles… Le poids n’est pas calculé au gramme près, l’idée est avant tout de ne plus me ruiner le dos… 

  5. Blancs, n’accumulant pas la chaleur. J’ai trouvé également des t-shirts qui sèchent rapidement mais synthétiques. 

  6. Routinier je suis, cf. urbanbike | Ecco | 1000 kilomètres à pied, ça use, ça use… | 3 

  7. L’absence de cheveux rend la déperdition de température corporelle plus forte par la tête, d’où l’indispensable bonnet …ainsi qu’un bob. Ajoutez une paire de gants en polaire au fond de sac. 

  8. Je fais le constat 100 fois vérifié que l’on a tendance à revenir nettement plus chargé qu’au départ. Or un filet à provisions à mailles extensibles ne tient pas de place, s’adapte aux volumes bizarroïdes et demeure confortable en ne sciant pas la main qui le tient…! 

  9. Cf. urbanbike | Ma veste tous temps… même si c’est aujourd’hui une The North Face. Gros avantage de cette dernière, des crevés de ventilation sous les aisselles… 

  10. Relire urbanbike | Le retour du M équipée du Canon EF-M 22mm f/2 STM. Désormais, les différentes gammes de iPhone avec deux optiques s’avèrent épatantes en balade… 

  11. Cf. urbanbike | Recharger les batteries des boitiers Canon 

  12. Cf. urbanbike | Voyager avec un iPhone 7…? Pourquoi pas…?, etc. 

  13. Notre opérateur depuis 2012, cf. urbanbike | Le feu restant à l’orange, j’ai migré…… 

  14. Généralement, je préfère la rumeur des villes, du vent, le bourdonnement des bêtes à ailes (enfin, ce qu’il en reste…), le crépitement de la pluie… Ou écouter un Podcast. 

  15. Histoire de garantir la sécurité de nos échanges. Cf. ZATAZ 

  16. …ou de moins en moins du noir et blanc si vous préférez, surtout dans des endroits que je ne risque pas de visiter de sitôt

  17. Bilan carbone réduit de préférence. Bref, tout ce qui roule sur une voie ferrée. Une fois sur place, mes pieds, un vélo, les transports en commun (Milan propose des forfaits journaliers très pratiques). Voire une location de voiture pour rejoindre Tivoli depuis Rome… Gaffe aux zones contrôlées et donc interdites aux non résidents. C’est fou comme les véhicules de location peuvent se faire verbaliser… 

le 19/12/2018 à 07:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Humeur : révision de documents et CriticMarkup à l’usage

Drafts, Editorial… Sous iOS, chacun fait comme il lui plaît…!

dans dans mon bocal | grospod | usages | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Entre les options à ma portée et leur réelle mise en œuvre, j’ai souvent un temps d’adaptation ! Néanmoins, comme je suis curieux, je n’hésite pas à tester.
Ainsi, passer au Markdown fut quasi instantané en 2012 ; idem pour l’écriture manuscrite avec son interprétation en caractères d’imprimerie, j’ai adhéré à cette avancée en 2016 en découvrant Stylus ; quant à la révision d’un document en cours de rédaction avec CriticMarkup, j’essaye depuis 2013 avec des succès divers…

Heureusement, nous avons de plus en plus d’outils pour nous simplifier la mise en œuvre… Comme je l’ai écrit précédemment1, utiliser des actions pour revisiter/réviser un texte avec CriticMarkup est désormais possible.

Coloration syntaxique, choix du modèle, timing…

Rappel : les balises CriticMarkup sont à employer pour traquer répétitions, formules de guingois, dissonances, etc. Sans oublier de retrancher les expressions à la mode, les termes inutiles2.

L’affichage de ces balises dans Drafts reste un point clé. À ce propos, la balise Highlight devrait disposer d’un fond (ou être écrite) en violet… Ou les deux…!

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  • À gauche | Drafts (5.5.x) dans sa version béta actuelle…
  • À droite | Editorial qui n’a pas perdu de son efficacité, il est bon de s’en souvenir même si le développeur ne donne pas souvent signe de vie…!

Une bonne question à se poser est : doit-on inclure les fautes d’accord, de frappe, la correction des pluriels…? C’est à chacun de répondre. Si cela est bien sûr possible, c’est dépenser beaucoup d’énergie à ajouter des balises non essentielles au lieu de corriger directement nos scories…!

Je préfère réserver l’usage de CriticMarkup à ce qui me semble être son rôle premier, c’est-à-dire travailler à la clarté du texte.
Inversement, encombrer visuellement l’écran peut devenir contreproductif, voire nous amener à passer à côté des bonnes remarques : est-ce que ma phrase est correctement construite, ne suis-je pas trop abscons3 ?!

Pour ma part, c’est loin d’être gagné ! Virer des bouts de phrase superfétatoires, lourdingues, ronflants, creux ; supprimer les tournures hasardeuses, malavisées ; dégraisser ce qui respire l’emphase, tout ceci n’est pas une mince affaire…!

CriticMarkup : pour un travail collectif ?

À l’usage, je reste mitigé !

J’apprécie la possibilité de me (!!) laisser des commentaires qui ne seront pas exportés (Ulysses le fait très bien et mieux encore…), j’estime particulièrement la coloration syntaxique pour marquer la suppression ou l’ajout de segments de texte4. Enfin l’emploi de la balise de substitution prend tout son sens pour traquer mes tics de langage.

Mais ce dispositif me semble taillé pour un travail collectif, avec d’autres rédacteurs sur l’ouvrage. Ce que je veux exprimer par là, c’est qu’hormis des commentaires et annotations de travail à titre individuel dans le texte en cours de révision, marquer un ajout clé, voire une suppression d’une portion de texte inutile, ces balises restent un dispositif lourd à mes yeux.

Certes, il est encore trop tôt pour me prononcer (…rendez-vous l’an prochain !).

En résumé, CriticMarkup n’a pas encore boulversé ma vie. Ensuite, je subodore que l’écriture de ces balises est également un frein : autant celles de markdown, multimarkdown ou markdownXL sont hyper simples, autant l’ajout des moustaches (!) agit comme des poils disgracieux dans la soupe (…je sais, l’image est capilotractée !!).

Bref, s’il est facile d’ajouter deux ++ ou deux -- en début et fin de sélection, devoir ajouter une accolade entrante puis fermante n’est pas terrible…

D’autant plus que, dans Ulysses, je n’ai pas de réticence à baliser en MarkdownXL avec les paires de ::, ++, || ou %%.

Du coup, l’emploi de petits scripts ou actions dans une barre additionnelle devrait changer la donne… Ou pas.

À quand l’apparition de MarkdownXL dans Drafts ?!

Ce qui est génial dans Drafts (et dans Editorial, ne l’oublions pas…), est leur épatante capacité à ajouter des langages et codes de toute nature. Dont TaskPaper par exemple…

Aussi, j’incite Greg, le développeur de Drafts, à ajouter, entre deux fonctions clés indispansables, mes quelques balises issues de Ulysses et la coloration syntaxique associée.

Une proposition sans illusion néanmoins…

En même temps, j’ai souvent l’impression de rester un cas isolé ! L’écriture manuscrite ou le balisage ultra simple de MarkdownXL sont autant de cas où je me sens seul (…rassurez-vous, ça ne l’empêche pas de dormir…!).

Mais autant manifester cette envie et la signaler…

C’est tout…!


  1. Lire mon précédent billet à propos de son utilisation dans la toute dernière version de Drafts : urbanbike | Utilisez astucieusement CriticMarkup dans Drafts sous iOS

  2. Je vous recommande 99 clichés à foutre à la poubelle de Jean-Loup Chiflet. Quelques exemples : Dans le bon sens du terme ; dans le plus simple appareil ; de plates excuses ; un démenti cinglant, etc. 

  3. J’aime ce mot ! 

  4. J’ai ajouté deux petites actions dans ma barre additionnelle pour en bénéficier avec un seul appui… Ne pas oublier de demander dans les préférences que ce soit le balisage multimarkdown qui soit utilisé ! 

le 17/12/2018 à 11:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Réflexion | Seniors, écrans et claviers : avec le temps, quid de nos propres limites ?

Serons-nous en état de les utiliser en fin de course ?!

dans dans mon bocal | usages | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Avec la disparition des bureaux de proximité des services publics1, l’obligation de disposer d’une connexion internet pour dialoguer avec ces derniers, je crains que nous allions au devant de nombreux problèmes2 tant pour les actifs largement habitués à l’usage des écrans et des claviers, que pour les personnes âgées, vulnérables, mais aussi celles et ceux en situation de handicap (perte d’autonomie, accident, etc.).

Sans chercher loin, il suffit de questionner nos aînés, mais aussi tous ceux qui n’ont pas eu à utiliser des machines à écrire au cours de leur vie. Et écouter leurs réponses…

Naguère, il suffisait de se rendre auprès du conseiller ad hoc avec les documents qui posaient problème ; voire d’échanger au téléphone vu que nous avions alors un numéro direct pour le contacter (!), pour obtenir un début de réponse.

Ces temps semblent finis alors que, paradoxalement, de nouvelles vulnérabilités3 apparaissent…

En effet, quand vous ne pouvez plus vous déplacer, quand votre champ visuel se réduit à néant suite à un glaucome, quand la prise de rendez-vous passe obligatoirement par un standard automatique (genre… tapez 1, tapez 2…! Veuillez prononcer un mot clé… Pardon, je n’ai pas compris…), quand la moindre démarche requiert une connexion internet via un site dédié avec identifiant et mot de passe, quand le peu de matériel informatique dont vous disposez devient obsolète, quand votre entourage proche se réduit, voire devient inexistant, vous faites comment ?

Ou, plus exactement, comment ferez-vous demain ‽

La génération papier s’éteint peu à peu…

Pour ma part, j’ai découvert l’informatique en 1984 après avoir tapoté sur des machines à écrire mécaniques puis électriques4. Mais nombre de personnes de ma génération y sont venues bien plus tard.

Pour les précédentes, rares étaient les personnes vraiment à l’aise avec ces outils sauf si elles avaient eu des postes dans des entreprises qui les avaient conduites à l’usage régulier d’un clavier.

Pour illustrer ce gap, je n’ai qu’à plonger dans ma propre histoire, dans celle de ma famille, évoquer ma mère née en 1926 ou mon père, né une année plus tôt.

C’étaient des représentants de la génération papier. Ou, plus exactement, de la génération formée à la plume Sergent-Major et encriers en verre sur les bancs de l’école républicaine. Des personnes habituées à écrire du courrier à la main.

La technologie est arrivée tardivement… Un exemple : mon père a conservé ses increvables règles à calcul, celles de ses études d’hydraulique à la Houille Blanche de Grenoble. Néanmoins, je me souviens parfaitement qu’il avait fini par s’offrir une petite calculatrice HP à notation polonaise inversée dans les années 80.

Ce fut la seule intrusion5 d’une technologie novatrice qui m’ait marquée hormis le combo habituel télévision, HiFi et téléphone. Je me souviens, gamin, du téléphone à cadran rotatif en Bakélite.

En vieillissant, mes parents, avec arthrite dans les mains et lunettes sur le nez, furent moins à l’aise avec les claviers de leurs téléphones portables.

Ma mère employait un modèle pour seniors de la marque Doro avec un gros clavier simplifié ; mon père un Nokia 23106 de 2006 au clavier ramassé, ce qui lui posait quelques problèmes en composant ses numéros.

Arrivée de l’ordinateur via internet…

L’informatique est arrivée tardivement chez eux via une box et la VoIP pour limiter les factures téléphoniques. Malheureusement, ce fut un ordinateur portable Toshiba qui leur fut livré7 et mon père de s’offrir un gros cours sur Windows8 bourré de feuillets mobiles.

Inutile d’ajouter que l’usage de cette machine fut bref9, tant du fait de la lenteur de la machine que de leur propre difficulté à apprivoiser cet univers étrange, découvrir les Mails, naviguer sur le net avec Explorer. Et être largués face à l’interface même de l’OS, ses mille icônes à associer à des applications précises, les innombrables boites de dialogue…

En déménageant et vidant la maison de mes parents, j’ai retrouvé un mode d’emploi calligraphié de quelques pages réalisé par de la famille proche, pages résumant toutes les opérations avec force petits dessins pour illustrer les touches à actionner… N’ayant jamais reçu un seul courriel de mes parents, je pense que tout ceci resta au stade de projet.

Je me souviens avoir assisté quelques heures mon père pour lui essayer de lui expliquer Explorer, le démarrer depuis un alias sur le bureau. Je lui avait indiqué comment accéder à urbanbike (!!) mais, au vu des difficultés qu’il avait à lancer une recherche, saisir dans la barre d’URL, éteindre cet ordinateur portable avec le bouton démarrer, je pense qu’il n’est jamais venu me lire10.

Enfin, point souvent oublié, la manipulation de la souris restait complexe pour ces personnes âgées qui n’arrivaient pas toujours à relier déplacement de cette dernière sur le bureau et position sur l’écran.

Lors de ce passage ce week-end là, je me souviens que ma mère avait passée une tête pour me demander comment contrôler cette souris, essayer devant moi mais n’arrivant absolument pas à guider le pointeur sur l’écran11, gênée par cette relation spatiale étrange ainsi que par ses rhumatismes déformants. Elle n’y arriva pas, ni ce jour, ni par la suite. D’ailleurs, quelques temps plus tard, elle me glissa dans un bref échange que seul mon père conservait quelques velléités à essayer de l’utiliser, sans plus de succès d’ailleurs.

L’emplacement de leur installation — coincée sur un bout de palier inconfortable le long de l’escalier — n’était pas le plus propice aux joies du surf avec un simple tabouret et une planche faisant office de bureau, encombrée de paperasses diverses, de câbles multiples voire des codes d’accès à leur box réécrits au crayon de bois…! Seule l’imprimante permettait à mon père de photocopier parfois quelques documents.

La place pourtant ne manquait pas pour installer un poste numérique à un emplacement plus confortable mais le choix de cet emplacement étriqué signait de facto un refus12 implicite à s’investir dans cette technologie qui les dépassait.

C’est là où je regrette amèrement que l’iPad soit arrivé bien trop tard. Leurs amis de la même génération, tous ceux qui ont démarré avec un écran tactile, n’ont pas eu ces difficultés.

Quelques leçons tirées de cette expérience…

Sous la forme de quelques truismes…

Conserver une relation de confiance avec ses proches (vos parents et/ou vos enfants) et accepter d’être dépassé…!

Parler en n’évitant pas toutes les questions qui fâchent…!

Installer des outils numériques compatibles avec vos capacités.

Ne pas se laisser refourguer du matériel sous le fallacieux prétexte que c’est : offert, pas cher, une bonne affaire13.

Continuer à se former14

…à l’utilisation de Touch ID *et d’une application comme *1Password pour ne plus laisser les mots de passe en clair, c’est-à-dire à portée de regard. Etc.

Corollaire : éviter de dépendre de tiers dont vous ne mesurez pas les réelles intentions15 !

Car il arrivera un jour où il faudra déléguer, faute de capacités à s’en charger soi-même.

Anticipez !

Ce sera mon dernier conseil : anticipez…!

N’attendez-pas le dernier moment pour laisser les commandes à vos proches16, voire d’être réduit à l’état de légume !

Bref, réglez calmement les querelles imbéciles qui empoisonnent les relations17.

La vie passe et, à la fin, on trépasse ! Autant que ce soit sans rancœur ni rancune.


  1. Si le service des impôts fait encore de la résistance dans ma ville (…avec des personnes compétentes à l’écoute), j’assiste à la disparition de la Poste de quartier, des services bancaires, guichets de train, bureaux des caisses de retraite, caissières dans les grandes surfaces… Certes, je peux acheter mon billet de TGV en ligne, consulter mes comptes sur mon mobile mais le contact avec les humains est rompu, la machine — parfois non rechargée en papier…! — avec son omniprésent écran (…ses écrans…!) et son incomparable lenteur nous sont imposés… 

  2. Je suis revenu plusieurs fois sur ce sujet, notamment en 2017, urbanbike | Arnaques et petits vieux et urbanbike | Arnaques et petits vieux | 2 

  3. Je pose à nouveau ceci, libre à vous de les ignorer… urbanbike | Face aux manipulateurs, écouter nos propres alertes… 

  4. Composphère IBM après des machines à stencil ou des machines à écrire Orator pour saisir les titres des slides pour des présentations visuelles. Relire urbanbike | Keynote, arrière-petit-fils d’une Composphère… | 1 

  5. …et marquée à vie ! Lire urbanbike | Polonaise inversée 

  6. Toujours opérationnel jusqu’en septembre 2018, moment où nous avons troqué cet antique et increvable téléphone hérité de mon père pour un iPhone 5s sous iOS 12… 

  7. Je n’ai jamais compris pourquoi ce portable débarqua chez mes parents, la seule explication que ma mère me donna était que le Mac était plus cher. Dommage, car c’était la plateforme sur laquelle j’aurais pu leur être d’une réelle utilité. 

  8. Nul n’est prophète en son pays ou dans sa famille. 

  9. Mais pas pour tout le monde… 

  10. En rédigeant ce billet, je pense qu’une certaine forme d’orgueil lui commandait également de ne pas me demander de répéter, de ne pas me montrer qu’il était déstabilisé par cette technologie. Pire, de ne pas me faire confiance vu mon parcours atypique en regard du sien. urbanbike | …Tu sais que tu deviens vieux | 13 

  11. Alors, se servir de Microsoft Word pour rédiger l’unique correspondance que d’aucuns lui prêtent, bien moins encore. Surtout avec un étrange niveau de maîtrise (!) de ce traitement de texte, niveau sur lequel je reviendrais dans une prochaine chronique. Ou pas. 

  12. Relire ce billet de 2015 urbanbike | Banque en ligne et personnes vulnérables 

  13. Pour cela, il faut discuter, échanger et confronter nos points de vue. Et non choisir la solution du vendeur qui va leur/vous assurer que c’est facile (premier mensonge). Le vendeur installe sa solution et se moque bien des difficultés que rencontreront après coup vos proches ou, demain, vous-même. 

  14. Comme je l’ai écrit en amont, c’est là où un écran tactile comme celui du iPad est préférable avec, accessoirement, un clavier alternatif sur l’écran comme celui de SwiftKey, clavier sur lequel on peut laisser le doigt appuyé sur l’écran pour relier toutes les lettres d’un mot. Ou Stylus avec un stylet… 

  15. Devenir dépendant de tiers fraîchement débarqués dans vos relations revient à ouvrir une boîte de Pandore. 

  16. Ma petite tribu possède déjà toutes ces informations. Notre règle d’or est de se parler sans tabous, avec une totale transparence. Bref, l’inverse des générations qui nous ont précédé. 

  17. J’imagine que, comme moi, vous avez quelques exemples en tête de mésententes familiales homériques qui pourrissent les relations. Avec refus de se parler, fâcheries anciennes, orgueil démesuré, des situations nées sur des malentendus perdurent. Ce serait risible si ce n’était trop souvent stupide ! Prenez le temps de vous écouter et de vous parler. Corollaire : certes, pas pire sourd que celui ou celle qui refuse d’entendre. 

le 03/12/2018 à 12:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?