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Post-confinement : rester fidèle à nos engagements ?

Ou n’en tirer aucune leçon…

dans dans mon bocal | groummphh | vieillir
par Jean-Christophe Courte

La parenthèse COVID 191 s’achève (sic…!) ce mardi 2 juin : croisons les doigts, restons vigilants, nous allons vivre avec un masque encore quelques temps…

Souvenez-vous : c’était hier et vous déclariez avec le sourire à votre moitié, famille ou amis que ces deux mois de confinement vous avaient amené à réfléchir2 ; que les échanges avec vos proches, présents ou distants, vous avait ouvert les yeux.

Vous aviez encore bien en tête « le monde d’avant » et ses travers, facilement analysé la situation étonnante dans laquelle ce confinement vous maintenait. Et même redécouvert des évidences pour « la vie d’après ».

C’était évident : il fallait cesser de perdre votre vie en la gagnant.

Ça, c’était …hier…!

À l’heure du bilan, qu’est-ce qui coince ?

Qu’aviez-vous décidé ?!
Qu’il n’était plus question de vivre ailleurs qu’à la campagne (…ou de bénéficier d’un petit jardin urbain, voire d’un grand balcon) ; que vous aviez constaté les avantages du télétravail, gadget que vous fustigiez au début de l’année ; que c’était génial d’avoir du temps pour discuter avec vos gamins, les assister dans leurs études ; que vous aviez eu plaisir à travailler de vos mains, faire du pain ; que vous rendre en partie (ou en totalité) au bureau en vélo, en transports en commun ou à pied semblait jouable.
Et que la voiture, un mode de transport coûteux et polluant, allait rester plus fréquemment au garage.

C’est vous qui évoquiez l’impérieuse nécessité d’infléchir le cours de votre existence.

Et pour commencer, refuser derechef3 les réunions improductives en fin de journée, histoire de profiter coûte que coûte de votre tribu…

Sauf qu’il va falloir être subtil et patient…

Au pied du mur

Bien entendu, modifier son mode de vie ne se fait pas en un jour.
Si vous avez conservé votre emploi4, il est plus facile de troquer la voiture pour un vélo que de lancer de suite la recherche d’un logement avec jardin5.

Étonnamment, vous avez fait des économies à force de ne plus sortir, cuisiner des légumes de saison achetés dans le voisinage, déniché au fond de vos armoires des vêtements certes démodés mais très confortables.

Allez-vous suivre vos propres décisions, maintenir ce cap exigeant ?!
Demander à bosser aux 3/5 en télétravail, faire réparer le vélo ou investir dans une paire de chaussures de randonnée pour vous rendre à la gare, à la station de bus, voire au bureau ?

Ou revenir dare-dare à votre précédent mode de vie ?!
Profiter des effets d’aubaine pour acquérir une nouvelle voiture6, sortir de suite pour retrouver les copains même masqués, faire quelques folies du fait de quelques jolies opportunités.
De plus c’est ce que demande en filigrane le gouvernement7

En résumé, toutes les belles promesses que vous vous êtes fait à vous-même :

  • elles ont fini à la poubelle (le principe de réalité a bon dos) ;
  • vous allez vous tenir à un ou deux engagements (…et c’est déjà pas mal) ;
  • vous allez vous imposer un véritable programme avec des étapes exigeantes pour tâcher d’aller au bout de ces promesses qui vous semblent d’actualité, essentielles…

Fixez-vous une deadline fin août pour amorcer le virage.

Au delà, ne vous faites pas d’illusions, « le monde d’avant » vous aura rattrapé.

Petits pas

Alors que l’on nous explique qu’il faut consommer, je dois avouer que je suis d’accord …dans de très rares occasions !

Consommer à bon escient, CQFD.
Si le frigo ou la machine à laver tombe en rade, n’investissez plus dans du …bas de gamme8.

Inversement, ces achats « à la k » — dits d’impulsion et rapidement inutiles — ces trucs qui finissent par encombrer vos armoires, c’est peut-être le bon moment de faire une croix définitive dessus, non ?

À l’inverse, ces fringues démodées retrouvées, en télétravail ou sur un vélo, restent confortables.
Et si elles ont une taille de moins, après quinze jours de vélo, ça devrait aller.

Idem pour la nourriture, privilégiez la qualité à la quantité. Vous avez découvert que vous n’étiez pas trop nul pour cuisiner, continuez et organisez les repas en fonction des produits de saison, pas en fonction de ceux en promo qui ont traversé la moitié de la planète.

Entretenez et usez ce que vous possédez, c’est la première leçon à tirer de ce confinement où il était impossible de « faire les magasins ».
Alors, pourquoi ne pas continuer et n’acquérir que l’essentiel, l’indispensable, l’utile.

Et ainsi atteindre ce chouette objectif que vous êtes fixé : infléchir le cours de votre existence…! Et donc vous donner les moyens de la modifier pour de bon.

Comme dit …je ne sais plus quelle enseigne… Just do it.


  1. Et souhaitons, bien entendu, qu’elle ne redémarre pas de manière aussi brutale. 

  2. « Profondément » aviez-vous même ajouté… 

  3. Attention néanmoins aux déclarations intempestives qui singent certaines répliques d’Audiard : « Moi, les dingues, j’les soigne, j’m’en vais lui faire une ordonnance, et une sévère, j’vais lui montrer qui c’est (…votre prénom à défaut de Raoul). Aux quatre coins d’Paris qu’on va l’retrouver, éparpillé par petits bouts, façon puzzle… Moi, quand on m’en fait trop, j’correctionne plus, j’dynamite, j’disperse, j’ventile. » 

  4. C’est la grosse faiblesse de ce billet, envisager pour tous une situation quasi idyllique avec retour à la normale sans pertes. Malheureusement, ce n’est pas le cas. 

  5. D’autant que ces recherches du logement pour le prochain confinement ont déjà démarré, + 23% dans le Morbihan (de mémoire). 

  6. Hybride ou électrique, les aides sont impressionnantes pour résorber les stocks ! 

  7. Cassez votre tirelire pour relancer l’économie. Et l’impôt sur la fortune…? Pardon, mais je ne vois pas le rapport… (si, si, ils osent !!) 

  8. Pour ma part, je ne suis pas assez riche pour acheter à nouveau fréquemment. Je ne sais plus qui disait cela dans ma famille, ma grand-mère peut-être… 

le 02/06/2020 à 07:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Pollens, allergies et ventilateur

Un Dyson sinon rien…!

dans dans mon bocal | usages | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Ma vie est passionnante : cette période de confinement a été riche en dépenses indispensables1.

Entre le vieux frigo qui a lâché après deux déménagements (garde-meubles puis dans la cuisine en cours d’installation) ; la machine à laver réparée naguère qui s’est lancée dans les percussions2.

Tout ce matériel dépassant tranquillement les 10 ans d’utilisation quotidienne est tombé quasiment en rade en même temps, ce n’était pas surprenant.

Sauf que, rappel ironique, en plein confinement et sur une île desservie par deux bateaux quotidiens, ça change la donne.

Puis ce fut au tour de notre antique aspirateur traîneau DC08 de chez Dyson3, aussi asthmatique que ma pomme en période de pollens !

Comme nous voulions une version sans sac et, surtout, sans fil — François Cunéo m’a convaincu depuis longtemps —, je suis passé sur le site de Dyson début Avril pour une commande en ligne, mon vendeur d’électroménager ne proposant que des aspirateurs avec sacs.

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Surprise ! Non seulement Dyson nous proposait la dernière version (le 11, pas le 10) de son aspiro sans fil4 mais ajoutait gratuitement dans la livraison un ventilateur5 Pure Cool Me.

Au moment de régler, j’étais surpris par cet ajout mais, après vérification, passé la commande avec cet encombrant cadeau réellement offert.

Une fois la livraison arrivée une semaine plus tard, j’ai immédiatement employé l’aspirateur et oublié sous ma table de travail ce ventilo.

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Et puis il y a eu ça !! Le retour des …pollens…!

Comme je l’ai signalé dans mon précédent billet, je l’avais installé assez vite ce samedi là pour filtrer l’air de ma piaule, porte fermée.

Mais, depuis, c’est bien mieux que je ne le pensais : mon stock de mouchoirs en papier est stable (!!), je n’éternue plus mille fois par jour (…15 fois maximum désormais), ma tribu peut en témoigner (…et le voisinage également !).

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Du coup, au lieu de partir avec un masque sur le nez sur les chemins côtiers photographier des graminées, je reste assis devant mon vieux MacBook Pro 17 à lire des livres au format ePub.

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Un cliché de mon binz à gauche : le chargeur du Dyson est assez volumineux.

Voilà : ce billet est destiné à tous mes compagnons d’infortune terrassés par les pollens !

NB : à François, je passe les deux crans sans souci pour vider le V11…!


  1. Dont nous nous serions volontiers passés, ça va sans dire. 

  2. Pas de grande enseigne ici mais mieux encore, le service épatant d’un artisan chez qui nous avions acquis l’année passé des éléments pour remplacer ceux restés dans notre précédent logement. 

  3. Conservé en vue d’un usage plus restreint …à moins qu’il ne soit reconditionné par l’équipe du Chtal… C’est le gros jaune à gauche sur la première photo 

  4. Un Cyclone V11 Absolute, remarquable… 

  5. Je sens bien le dépôt de produits chez Dyson plein à craquer et leur impératif besoin d’éliminer du stock. 

le 18/05/2020 à 11:25 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Allergies | 7

Le retour des pollens

dans dans mon bocal | vieillir
par Jean-Christophe Courte

À force de se balader dans des villes — avec de l’urbain et force murs — et sous des latitudes où la végétation démarre à d’autres moments dans la saison, des altitudes plus élevées (comme à Salamanca), j’avais oublié ce que pouvait être une belle crise de ce que d’aucuns nomment rhume des foins
Samedi 16 Mai après-midi, bingo !

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Et puis ces derniers temps, plutôt obnubilé par les fameux gestes barrières vis-à-vis du Covid.

Bref, loin des endroits où les hommes abondent, j’avais oublié ces sournoises allergies dues au monde végétal. Erreur !

Celles-ci remontent à l’enfance, aux années de pension1 dans un établissement qui a brûlé depuis. Sur place, les acariens étaient en lutte permanente avec les graminées voisines…!

Donc mega-crise après une chouette sortie photographique dans un chemin tapissé de graminées me conduisant au dessus d’une plage.

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Est-ce le confinement ne m’a pas transformé en con… fini…?!

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J’ai recherché cette nuit une application2 pour informer l’imbécile que je reste — malgré mon grand âge (!) — des probabilités de me retrouver dans un environnement hostile…!

J’en ai installé deux : Pollen — qui est disponible en Français mais sans widget — et Sensio Air: Allergy Tracker, en partie traduite (assez rédhibitoire) …que j’ai supprimée malgré ses widgets.

Et ceci en plus de Plume Labs: Pollution de l’air qui reste depuis des années dans mon iPhone.

L’idée n’est pas de trouver un remède (!) — j’ai déjà un traitement de fond3 — mais juste d’être averti.

Du coup, pensez à accepter les notifications même si vous avez cela en horreur !

Quelques copies d’écran pour illustrer

Plume Labs

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Qui indiquait clairement que ce samedi n’était pas mon jour…!

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J’attendrais mercredi donc…!

Sensio Air

L’application est intéressante mais insuffisamment traduite et peu claire sur la partie symptômes…

Ensuite, vous êtes obligé de vous identifier pour l’utiliser (avec FaceBook, Google ou l’ID Apple).

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Point le plus proche de mesure… Nantes. Pas la porte à coté…

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Bref, j’ai dégagé l’app au bout de 10 minutes.

Pollen

L’utilisation de cette application commence par un check-up de vos symptômes. Vous pouvez (ou non) contribuer en fournissant vos informations par une inscription volontaire via un journal pollinique.

Dans le désordre…

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Un lexique des pollens…

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Une actualisation au cas par cas…

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Une information sur les modèles utilisés et sur les pollens suivis…

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Une information Européenne

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Et donc locale…

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Une prévision de charge (ici pour Pontivy mais nombre de villes sont disponibles, nettement plus que dans Sensio Air…)

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À l’ouverture, une indication claire de la charge de pollens à venir (aujourd’hui, demain et après-demain)

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Et une info heure par heure…

Bref, pas photo.

Surveiller ses allergies, un job à plein temps…

Je pense à mes amis Luce, Régis et Dominique qui ont des pathologies nettement plus contraignantes que celle que je trimballe depuis plus de 50 ans…!

Et donc on (sur)vit avec cette hyper sensibilité saisonnière en faisant …gaffe. Le masque chirurgical lors de ma balade m’a certainement évité d’être plus handicapé mais les pollens attaquent aussi les yeux, ha, ha…!!

En attendant des jours meilleurs, un Dyson Pure Cool filtre l’air de ma piaule (pour m’éviter d’éternuer violemment 200 fois par jour).

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Je ne fais pas sortir pendant quelques jours, rien de bien grave…

À suivre…!

Les autres produits qui me dévastent vont des fromages à pâte cuite4 aux poivrons et vins avec sulfites (…même si ça discute)5, miel6, chorizo7, huiles essentielles8, tomates crues9. Heureusement, pas (encore…!) le pain avec gluten ou le chocolat, voire les pâtes !


  1. urbanbike | Château de Bonnelles | 2 

  2. d’autant moins excusable que j’avais écrit ceci urbanbike | Alertes aux pollens et suivi sur iPhone en 2017, preuve que l’on oublie ! Sauf que l’application de référence dans le billet n’existe plus. 

  3. chaque matin, un comprimé 5 mg de Dichlorhydrate de Lévocétirizine… 

  4. urbanbike | Allergies | 1 

  5. urbanbike | Allergies | 2 

  6. urbanbike | Allergies | 3 

  7. urbanbike | Allergies | 4 

  8. urbanbike | Allergies | 5 

  9. urbanbike | Allergies | 6 

le 17/05/2020 à 11:40 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Pourquoi j’aime la radio ?

…parce que je peux bouger, me déplacer !

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par Jean-Christophe Courte

En période de confinement, j’aime oublier mes écrans (…si, si !), comprendre : ne pas avoir les yeux rivés systématiquement dessus !

Aussi, le matin, en déchargeant le lave-vaisselle et en préparant le petit-déjeuner pour la tribu, je place mon fidèle Bose Quietcontrol 30 sans fil sur mes oreilles et lance, depuis mon iPhone, Castro Podcast Player ou Radio France - podcast, infos pour écouter …soit des …podcasts déjà chargés1, soit me connecter en direct à une fréquence pour atteindre des informations.

Certes, ce n’est plus la radio d’antan, elle dépend ici d’internet… Seul le poste de radio dans notre antique véhicule (15 ans) reçoit encore les fréquences hertziennes…

Par contre, quand j’écris, toujours avec le même Bose, je préfère me plonger dans une atmosphère sonore propice à cette activité avec l’app idoine, myNoise | Relax, Sleep, Work qui me suit depuis quelques années.

Idem, quand je me balade seul2 pour me dégourdir les jambes, coiffé cette fois-ci d’écouteurs sans réduction de bruit ambiant, histoire d’entendre mon environnement, accessoirement un des rares véhicules qui sillonne ce territoire. Alors, je goûte la voix veloutée d’Etienne Klein — La conversation scientifique — comme des longues interventions de ses invités, les piques ironiques de Sofia Aram ou de Marina Rollman, etc.

Le midi, le repas pris en commun est additionné d’au moins deux épisodes du jeu des mille euros animé par le facétieux Nicolas Stoufflet et puisés dans le stock de podcasts qui s’étale sur près de 10 ans. Bien entendu, parfois on repasse à nouveau un même enregistrement mais on butte néanmoins (de moins en moins à force…!) sur certaines questions, notamment sportives vu notre peu d’intérêt pour ce domaine.

Et puis il y a nombre de podcasts, en ce moment Washington d’ici, Un bonbon sur la langue, Une lettre d’Amérique, Paroles d’histoire et, bien entendu, Les pieds sur terre ou La Terre au carré, Etc.

C’est tout…


  1. sur une île avec des interruptions fréquentes, on prend vite l’habitude de télécharger des émissions…! 

  2. ce qui est assez rare ces temps de confinement, je préfère me balader en échangeant avec ma fille… 

le 03/05/2020 à 18:45 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Profitons de ces matins calmes et silencieux…

Le soleil se lève à l’Est…!

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par Jean-Christophe Courte

Ma vie est passionnante…

Je suis malheureusement doté d’une horloge interne qui m’amène à me réveiller tôt1. C’est ballot…

Je ne sais si ce sont les oiseaux qui me réveillent2 mais j’ouvre les yeux et ma nuit est terminée ! Je cherche à tâtons ma paire d’yeux (!!) sur le petit escabeau en bois qui me sert de table de chevet, cale deux oreillers supplémentaires derrière ma tête et empoigne mon iPhone.

J’ai beau lire les infos anxiogènes de la nuit sur Twitter (…en mode sombre), au bout d’un moment, comme il m’est difficile de sommeiller3, je décolle sans bruit et referme précautionneusement la porte de notre piaule.

Puis, dans notre pièce à vivre ouverte (cuisine, salon, salle à manger pour résumer), j’aime être seul pour préparer le petit déjeuner.

Déjà remonter d’un degré les radiateurs programmés à 16° la nuit, ouvrir doucement les volets de bois …sans les claquer.

Puis me concentrer sur cette opération indispensable qui consiste à vider …le lave-vaisselle…!

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Regrouper les fourchettes, rapatrier sur la table les petites cuillères et deux couteaux, ranger le reste aux endroits habituels.

Repousser cet étage haut du lave-vaisselle pour atteindre celui des bols, coupelles, verres que je distribue sur les étagères en bois dans mon dos.

Puis finir par l’étage le plus bas où sont regroupées les grosses pièces (casseroles, faitouts…), les ranger à leur place habituelle en les empilant pour économiser l’espace.

Alors seulement, j’appareille la table du petit-déjeuner en puisant dans le réfrigérateur trois pots de confitures et le beurre salé4. Puis j’approvisionne la cafetière électrique en filtre papier, café et eau fraîche.

Reste à ajouter nos médocs (deux vieux hypertendus qui le savent…!), sopalins5.

J’attends alors que ma tribu se réveille et me rejoigne. Pendant ce temps, je tapote quelques lignes sur mon iPhone …dont ce billet.

C’est seulement quand ils arrivent en ordre dispersé que j’allume la cafetière pour qu’elle nous distille un robuste café.

Et bien, oui.
J’apprécie ce moment.
Comme je suis un angoissé hypocondriaque, je m’interroge…?!
Cette petite toux depuis hier6, est-ce qu’elle traduit une nouvelle étape ?!
Bon, je vous fais grâce de mes états d’âme…!

Après le petit-déjeuner, pendant que ma compagne replace méthodiquement ce qui a servi dans le lave-vaisselle, je nettoie le poêle, vide les cendres et prépare le cœur du dispositif pour l’allumer tranquillement ce soir, en disposant petit bois en teepee et emballages en papier.

Et seulement après tout cela, je file m’habiller après une douche rapide.

Je vous avais prévenu : ma vie est passionnante !


  1. souvenir de mes années de pension… possible ! 

  2. ou le ronflement du hamster jovial à ma gauche ! 

  3. faut dire que les nouvelles sont pas franchement enthousiasmantes… 

  4. pas un gag, juste indispensable ! 

  5. qui seront récupérés en fin de déjeuner pour servir d’allume-feu. 

  6. ma douce me rappelle que j’ai tendance à ne pas m’habiller (en résumé, m’engueule…!) 

le 27/03/2020 à 10:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Confiné sur une île, pléonasme…

Nature en partage…

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par Jean-Christophe Courte

Vivre sur une île, c’est s’habituer de facto au confinement.

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Ceux qui viennent aux beaux jours ont tendance à l’oublier. Être retardé par une tempête leur est parfois donné comme une expérience ultime à vivre, le retour dans un ferry bousculé par des paquets de mer un terrible souvenir

Mais quand c’est le quotidien, on vit avec, on s’organise pour supporter une rupture prolongée des liaisons maritimes ou des conditions climatiques …moins confortables, les deux généralement liées !

D’ailleurs, quand on quitte le continent, hormis un plein1 juste avant de traverser, on essaye de rentrer avec tout ce qu’il est facile de trouver en ville…! On part avec des listes de trucs parfois prosaïques, car, ici, pas d’Apple Store à proximité…!

L’an passé, pour arriver à temps en Espagne2, nous sommes passés juste entre deux tempêtes bien velues ! Pas question d’oublier quoi que ce soit, pas de demi tour possible…

Idem cet hiver pour se retrouver confiné chez soi sous une pluie battante3 des jours durant.

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Pendant ce temps là, la nature redémarre avec force.

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Les oiseaux nous réveillent de bon matin, les insectes survolent à nouveau les prairies constellés de fleurs des champs, les fourmis se baladent (…vous l’avez vue dans le cliché précédent…?!), les petits lézards s’approchent sans crainte du promeneur qui repose ses jambes au soleil…

Quelques vues en partage de ce matin…

Les ficoïdes4 invasives sont en fleurs sur les parties les plus abritées, les ajoncs allument le feu…!!

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Mais il suffit de regarder le long du chemin…

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Voire, sur le chemin peu piétiné…

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Avec l’interdiction de sortir plus d’une heure de chez soi5 et effectuer un parcours à 1000 mètres de chez soi limite bien entendu les possibilités de balades…

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Je ne vais pas faire dans le lyrisme émerveillé et béat mais être présent à cette période est l’un des rares réconforts, sachant que, demain, tout peut s’arrêter.

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Grâce au coronavirus6 (sic…!), nous pouvons certes approcher quotidiennement le rivage mais uniquement en empruntant des chemins vicinaux qui côtoient ce dernier.

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NB : oui, j’ai ressorti le 100 Macro de mes tiroirs…

À suivre pour vous remonter le moral…


  1. privilège d’avoir le coût au litre de carburant élevé. 

  2. et nous retrouver à trois dans 45 m2, certes en pleine ancienne ville… 

  3. on ne va pas se plaindre, les réserves d’eau sont au maximum (l´île ne compte que sur ses ressources hydriques même si quelques projets sont en discussion) et nombre de fossés bien pleins. 

  4. Ficoïde — Wikipédia 

  5. nous avons quitté la région parisienne en janvier 2019. Notre unique résidence est sur Vindilis (avec le statut d’îliens et carte ad hoc pour le transport maritime). Depuis notre port d’attache, nous sommes partis en 2019 en Espagne puis, à la rentrée universitaire, à Aix-en-Provence dans le cadre des études de notre fille. 

  6. …façon de parler, la pandémie n’a rien de réjouissant. 

le 26/03/2020 à 13:15 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Ne plus serrer de paluches ? Génial !

L’un des très bons côtés de cette situation

dans dans mon bocal | groummphh | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Analysons les aspects agréables de ce confinement : ne plus serrer des tripotées de mains moites1, ne plus faire la bise2 …avec l’éternelle question du nombre3 (!), ne plus devoir supporter — à bout portant — l’haleine de chacal4 de telle personne5, ne plus avoir à esquiver les gestes tactiles6 de ce type qui cherche à vous mettre en confiance, ne plus redouter de rencontrer tel autre qui éprouve toujours le besoin impératif de vous parler à 10 centimètres7 !

Aussi j’approuve, que dis-je, j’apprécie de respecter cette distance dite de distanciation sociale ! Même que 1 mètre, c’est un peu léger, je la double, voire la triple, sans problème.

Cela n’empêche nullement de se parler : j’apprécie de faire un long signe de la main à mes proches voisins8, cela ne nous retient pas d’échanger quelques informations locales tout en restant à distance.

Ça ne change rien à nos habitudes

Confiné (ou con fini, peu importe), je le suis (nous le sommes !) depuis des décennies.

Nous en discutions avec Lukino (mon coauteur9) au téléphone. Nos jobs respectifs nous ont habitués à travailler chez nous, à passer des journées de charrette pour finir nos missions, travaux, urgences, tenir nos deadlines.

Et cela ne nous a jamais interdit d’avoir une vie de famille intense. Mieux, d’y participer au côté de nos compagnes elles-mêmes engagées dans leurs activités de toubibs ou d’architectes. Courses, ménage, enfants, rien de cela ne nous est étranger.

Alors ce confinement ne change rien à nos vies « d’avant » si ce n’est qu’il nécessite un peu plus d’organisation et beaucoup plus de vigilance10.

Rester figé à la maison nous permet aussi de finir de nous installer. Du coup, cela nous permet de tester de nouvelles configurations spatiales et ne pas hésiter à modifier la disposition de telle pièce à vivre : vu l’absence de vie sociale pour les mois à venir, autant investir le séjour d’une manière plus utile pour le petit groupe d’individus qui sont présents au lieu de dédier de la surface à un lieu de représentation !

Comment ? Mais en déplaçant11 meubles, tables, chaises histoire d’optimiser chaque espace et proposer à chacun un coin pour bosser ou simplement se détendre.

Coté distractions, relire toute la bibliothèque nous demandra plus d’une vie !

Par contre, écrire des petits messages aux copains, échanger avec tous ceux coincés également sur la planète est salutaire… pour eux mais aussi pour nous !

À suivre…


  1. ou simplement douteuses… 

  2. surtout à des personnes que l’on rencontre pour la première fois et que, très souvent, on ne reverra pas…! 

  3. vous l’avez déjà eu, le fameux …« chez moi c’est quatre ! » Avant de récolter quatre bises baveuses sur les joues… 

  4. et encore je suis sympa… 

  5. le genre d’individu qui nous amène à changer immédiatement de trottoir, voire rentrer en catastrophe dans un magasin pour l’éviter…! 

  6. et que je te tape dans le dos, et que je te prends le bras… 

  7. qui chuchote tout en vous balançant ses redoutables missiles positionnés qu’il est vain d’esquiver, juste heureux de porter au moins des lunettes… 

  8. comme ils sont aussi sauvages que nous, c’est parfait ! 

  9. urbanbike | Travailler chez soi, 15 ans après ! 

  10. savonnage sérieux des mains, nettoyage approfondi des provisions qui rentrent, etc. 

  11. voir empiler dans un placard toute la déco inutile, le superbe vase bleu offert par tel ou telle, etc. Pourquoi s’encombrer de trucs qui occupent un espace précieux ?! 

le 22/03/2020 à 12:40 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?