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Brompton en mode cyclotourisme | 3

Modifications pour un voyage en montagne, le retour

dans ailleurs | brompton | signé vincent | voir
par Vincent Burgeon

JC ayant "teasé" par deux fois, aucune échappatoire possible : je me devais de rendre ma copie au plus vite !

Voici donc la suite de mes tribulations Bromptonesques en montagne… Cette fois-ci : destination les Pyrénées.

Comme la dernière fois, d'abord un petit préambule matériel cyclo-geek avant d'attaquer le compte-rendu proprement dit, plein de péripéties et rebondissements, cela va de soi…


Le Brom, l'abrupt et les %
En préparant ce nouveau voyage, j'ai vite compris que cette fois, j'aurais affaire à des côtes plus fortes que dans les Alpes. De plus, il y a une petite astuce concernant les pourcentages renseignés sur les profils de cols et par les panneaux spéciaux qui jalonnent les parcours : c'est en général le pourcentage moyen par kilomètre qui est indiqué.

Or, il n'est pas difficile de comprendre que, sur un kilomètre, la pente est rarement constante.

Certaines sections se radoucissent forcément et d'autres se redressent d'autant : un kilomètre à 10 % de moyenne pourra très bien aligner des sections à 7 % (tranquille), 10 % (houlà…) et 13 % (Argl!). Cela est très bien illustré par des panneaux (routiers, eux) annonçant des pentes très localisées de 13, 15 et même 17 %… Bref, ce n'est pas parce qu'on est capable de gravir la route de 10 % qui traverse son petit village natal qu'on pourra vaincre avec autant d'aisance quelques kilomètres de montagne annoncé à 10 %… de moyenne.

20110706 IMG 1158 panneau col

Par ailleurs, la spécificité d'une montagne, c'est d'avoir 2 côtés : l'un pour monter… l'autre pour descendre. Si l'ascension se fait souvent à un rythme de sénateur, la descente, elle, sera "volle gaz !", comme on dit à Bruxelles.

Il n'est pas rare d'aller dix fois plus vite qu'à la montée et, le poids des bagages aidant, d'atteindre des 50, 60, 70 km/h (même en Brompton, hé oui). Pour ces grandes vitesses, il faut évidemment des freins bien réglés, un maximum d'anticipation dans la conduite, mais aussi la possibilité de "relancer" afin de donner un petit "coup de pouce" au vélo en cas de problème (un dépassement qui se présente mal, par exemple). En clair, même à 50 km/h, pouvoir accélérer un peu est indispensable pour garder le contrôle total de son engin (on imagine mal une voiture qui ne pourrait pas le faire…).

Cela suppose d'avoir à la fois de très petites et très grandes vitesses sur un même vélo, soit une plage de vitesses énorme. C'est techniquement difficile à réaliser, a fortiori sur un Brompton dont le système de tendeur de chaîne spécifique (destiné à maintenir la chaîne lors du pliage du vélo) vient encore compliquer la donne.

Fort de ces petites réflexions et de mes expériences passées, j'ai donc cherché à trafiquer mon Brompton pour encore améliorer son utilisation en montagne…

Un pliant à 800 %
J'avais déjà le Mountain-Drive qui divise par 2,5 la plage de vitesses disponible sur le vélo, créant une nouvelle plage inférieure de vitesses. Ce système ayant fait ses preuves dans les Alpes, il me restait comme possibilité de remplacer le moyeu arrière du Brompton pour augmenter si possible l'étendue de la plage par défaut et le nombre de vitesses.

Mon choix s'est porté sur un kit créé par Ben Cooper de Kinetics (un vélociste écossais assez inventif) autour du Sturmey-Archer X-RF8w (un moyeu 8 vitesses disposant d'une plage de 325% : la dernière vitesse parcourt 3,25 x plus que la première). Il livre la roue arrière rayonnée autour du moyeu, avec tous les accessoires. Le montage n'est pas vraiment compliqué et demande juste un peu de patience et de bon sens.

20110706 MG 1219 moyeu X RF8w kit

20110706 MG 1229 moyeu X RF8w

Combiné avec le Mountain-Drive, en choisissant soigneusement le plateau (46 dents, dans mon cas), on peut arriver à une double plage de vitesses quasi idéale.

Pour mieux comprendre cette histoire de développements et l'intérêt de ce bricolage (si, si, j'insiste !), voici un petit tableau comparatif de différentes plages de développements selon les vélos (l'étendue de chaque plage est exprimé en %) :

20110706 developpements

Les deux premières lignes illustrent le type de développements qu'on a sur un VTT et un vélo de course standards (bien sur, cela peut varier). Rappelons simplement que leurs systèmes avec plateaux, cassettes et dérailleurs imposent de ne pas "croiser" la chaîne, rendant certaines combinaisons plateau/pignon inexploitables : le nombre de braquets effectifs est toujours inférieur au nombre théorique.

Ensuite, on a les Brompton de série avec les 3 options de plateau possibles (44, 50 et 54 dents) : la plage assez restreinte le réserve à un usage urbain (promenades, etc.).

Ajoutons un Mountain-Drive au Brompton 50 dents : cela lui crée une nouvelle plage (MD ON) de 6 vitesses, descendant jusqu'à 1 m de développement, ce qui permet à un utilisateur lambda (même JC, mais si !) de grimper pratiquement n'importe quoi. Cette solution est déjà excellente…

Enfin, voyons la combinaison Mountain-Drive + X-RF8w : la plage haute (MD OFF) est parfaite pour faire de la randonnée et de la vitesse (plage similaire à celle d'un vélo de course) tandis que la plage inférieure (MD ON) permet de descendre également très bas (1,2 m), tout en montant assez haut (4,3 m). Elle convient bien aux montées de col où raidillons et faux-plats s'enchaînent.

Cette solution donne une plage totale d'environ 825%, à comparer au Rohloff, bien connu des cyclotouristes, qui n'offre qu'un "petit" 514 %…

Avantages de ce double système : un vélo ultra-polyvalent à un coût (Mountain-Drive + X-RF8w) nettement inférieur à celui d'un Rohloff.

Inconvénients : une perte de rendement due aux nombreux engrenages qui entrent en jeu dans chaque mécanisme et une complexité mécanique accrue qui peut poser problème en cas de panne (systèmes peu répandus).


Mountain Geek
Cette année, j'ai commencé à utiliser un cardiofréquencemètre. Ho, pas pour jouer les Contador (j'ai encore de la marge : tests d'effort, mesure de la VO2 max, etc.), mais par curiosité, pour en savoir plus sur cette pompe qui bosse toute la journée sans qu'on ne lui demande rien.

Car s'il est facile, quand on roule à vélo, de sentir ce qu'il se passe dans les jambes (crampes, tiraillements, articulations douloureuses, etc.), le cœur est plus secret, il dévoile moins facilement ses soubresauts et sa fatigue se manifeste plus discrètement (jusqu'au claquage fatal, bien sûr…). Il faut donc aller chercher les informations avec un engin précis.

Tant qu'à rajouter un appareil supplémentaire sur mon cintre, autant en choisir un qui fait tout, et me débarrasser ainsi des deux autres (compteur et inclinomètre). Après avoir étudié les différentes solutions possibles à base d'iPhone (qui se sont avérées être de gros bricolages encombrants et/ou peu fiables), j'ai opté pour un kit "pro" (hum…!) comprenant un Garmin Edge 500, une ceinture cardio qui se fixe sur la poitrine et des capteurs de cadence et de vitesse à placer sur le vélo (trouvé chez lepape.com).

20110706 IMG 1107 garmin edge500

Bardé de fonctions, à peine plus grand qu'un compteur classique, l'Edge 500 s'est révélé être un excellent mini-ordinateur à tout faire, possédant un grand affichage rétroéclairé (débrayable) et des écrans entièrement paramétrables, tant en type et quantité d'information qu'en taille des caractères.

L'interface est facile à comprendre, les boutons sont bien placés et il est étanche (enfin, il supporte une bonne pluie, quoi). De plus, il utilise la norme ANT+, un standard de communication sans-fil utilisé dans les équipements sportifs de haut niveau (bien plus robuste que ce qu'on trouve dans les compteurs "sans-fil" grand public) et qui permet de faire dialoguer différents capteurs avec cet "ordinateur de bord".

Cette standardisation m'a permis d'installer un capteur de vitesse/cadence d'une autre marque, celui de Garmin n'étant pas adapté aux Brompton. Reconnaissance immédiate du bidule et rien à paramétrer : la technologie comme on l'apprécie… Efficace dès le premier jour, ergonomique, sans bugs ni ratés, bref : qui rend service et se fait oublier (tout comme le prix, heureusement).

Seul détail : comme il consomme beaucoup d'énergie, penser à le recharger régulièrement (via le port USB d'un PC ou son chargeur dédié – chargeur d'iPhone compatible).

Parlons orientation…
Mon iPad flanqué d'un abonnement 3G a (entre autres) fait office de "pilote" GPS. Très pratique pour rapidement sortir des villes le matin, trouver son hôtel le soir, connaître la distance à couvrir avant de rejoindre un point précis (d'ailleurs, peu de panneaux indiquent les distances),… Du réseau quasiment partout.

Cela dispense d'acheter des cartes IGN précises de chaque région (j'avais une carte globale qui couvrait l'ensemble du trajet) et de perdre du temps à chercher son chemin dans les sorties de ville, les faubourgs, les quelques endroits où se trouvent des rocades et des nœuds routiers, etc. Cela m'a fait gagner de précieuses heures converties en repos, détente, visites, coups de téléphone, etc.

Détail curieux, quelques coupures de réseau résolues par un redémarrage complet de la tablette…

Je ne vous fait pas l'injure de parler des autres usages possibles (web, mail, rédaction d'un road book, lectures diverses, stockage photos, etc.) déjà largement évoqué par le maître de céans.

20110706 IMG 1180 ipad

Roule tranquille.
Enfin, quelques accessoires essentiels que je n'avais pourtant pas emmenés avec moi dans les Alpes… On profitera de l'arrêt obligé sous le panneau du col pour enfiler coupe-vent, écharpe et… casque, absolument indispensable.

Par-contre, pour les montées de cols, où l'on évolue à l'allure d'un escargot, on lui préférera la casquette, avec laquelle on peut à loisir se protéger le front ou la nuque selon la position du soleil. Il faut choisir le casque assez aéré et confortable, mais surtout avec un filet anti-insecte.

S'il fait trop froid, on pourra porter dessous un fin bonnet de laine ou un couvre-casque imperméable (qui protégera aussi de la pluie).

20110706 MG 6842 casque

Des lunettes de protection sont également très utiles. Pas nécessairement fumées, mais elles doivent largement couvrir les yeux. Après avoir longuement cherché, mon choix s'est porté sur des Demetz Vistana, qui sont en réalité des surlunettes (elles existent en plusieurs tailles, pour s'adapter aux différents types de lunettes).

Leurs points forts sont : une large couverture des yeux (on ne sent pratiquement pas le vent) et des verres polarisés qui découvrent bien les côtés, offrant une bonne vision panoramique et latérale (pratique pour jeter un œil en arrière, par-dessus l'épaule).

Du coup, le confort lors des descentes de cols est vraiment amélioré et le maintien sur le visage, excellent.

De plus, elles conviendront aussi pour sortir le soir, après l'étape, au bar queer du village, ou, éventuellement, une fois rentré à la maison, pour souder quelques tuyaux de plomberie…
Vraiment, Je me suis demandé comment je faisais auparavant…

20110706 MG 6845 lunettes vistana

Rappelons que des gants de cycliste apportent un confort indéniable en absorbant les cahots et protégeront aussi les mains en cas d'éventuelle chute. Inconvénient : bronzage comique assuré.

Finalement, un bon éclairage est indispensable. Pas une de ces ridicules loupiotes à piles qui servent en ville à vaguement signaler sa position aux usagers attentifs. Non : une vraie lampe, qui envoie loin. "Pourquoi, si l'on ne roule que de jour?" me direz-vous…

La raison est triple :
— primo, en montagne, le temps change rapidement. Le brouillard est fréquent en toutes saisons et il n'est pas rare, lorsqu'on monte un col, de traverser une couche nuageuse. La visibilité peut donc varier dans un laps de temps très court.
— Ensuite, un imprévu peut occasionner un retard de plusieurs heures et faire arriver à l'étape bien plus tard que prévu, à la nuit tombante. Hormis dans les villes et villages, il y a peu d'éclairage public en montagne.
— Finalement, certains tronçons sont constitués de tunnels non-éclairés et pas toujours bien entretenus (du côté de Val d'Isère, par exemple), parfois assez longs…

J'ai opté pour une E3 Triple de Supernova (trouvée à vil prix sur Amazon) qui, raccordée à mon moyeu dynamo SON, éclabousse littéralement la route. Redoutable d'efficacité.

Mais on trouve facilement d'autres modèles un peu moins violents et déjà très performants.

20110706 IMG 1188 nuage

Voilà pour les derniers upgrades infligés à mon Brompton.

Après ce voyage, à part quelques détails, je ne vois pas vraiment ce qui peut être encore amélioré.
À moins de changer le vélo, bien sûr…

Suite dans quelques jours, où l'on tentera de faire mieux qu'Hannibal, mais dans l'autre direction. Sans éléphants, cependant…

le 06/07/2011 à 04:59 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Vincent Burgeon | Partager…?

3 x 20 ans

Chronique d'une vieillesse non-annoncée

dans dans mon bocal | groummphh | signé vincent | vieillir | voir
par Vincent Burgeon

Le billet de JC d'hier concernant les bâtons dans les roues (vous avez signé…?) m'a fait songé à un film fort sympathique qui sort bientôt sur nos écrans (courant juillet en France) et dont j'ai assisté dernièrement à l'avant-première, invité par un membre de l'équipe. Ca s'appelle 3 x 20 ans et c'est réalisé par Julie Gavras.

À travers les portraits d'Adam et Mary, un couple de presque sexagénaires (joués par une Isabella Rossellini très classe et le bon William Hurt), elle mène une réflexion sur le temps qui passe (forcément) trop vite, les rapports entre générations et la place des personnes âgées dans la société.

3x20ans 2

Dis comme cela, ça semble totalement rébarbatif ; mais Gavras (bien aidée par ses deux acteurs principaux qui font de l'excellent boulot) a évité tous les écueils et poncifs du genre pour livrer une comédie douce-amère, intimiste, romantique mais sans guimauve, qui pose beaucoup de bonnes questions sans pour autant se prendre au sérieux.

L'histoire commence lorsqu'Adam, architecte reconnu, reçoit un hommage pour ses ouvrages fort novateurs… mais également fort datés. Loin de se réjouir, sa femme Mary ressent cela comme un enterrement prématuré, ce qui déclenche chez elle une brutale prise de conscience suivie d'une "crise de la soixantaine" : elle réalise soudainement qu'ils font maintenant tout deux partie de la caste des "seniors", des "vieux".

Elle décide alors de faire face et multiplie les rencontres et expériences pour trouver la meilleure façon d'assumer ce nouveau statut. Adam, lui, préfère ignorer les nouvelles lubies de son épouse et, tentant de renouer une dernière fois avec sa gloire passée, se réfugie dans le travail. Petit à petit, ils s'éloignent l'un de l'autre, sous les yeux inquiets de leurs enfants…

Humour de bon aloi (ha, les octogénaires expliquant à un architecte ce qu'ils attendent vraiment d'une maison de retraite) et petits détails narratifs amusants (les accessoires de "retraité" dont Mary parsème la maison) viennent en contrepoint de thèmes plus sérieux, parfois simplement évoqués (le jeunisme, les grandes illusions perdues, les compromis, la constance dans un couple, le jeu de la séduction, l'inéluctable de la mort, etc.).

Le résultat est un film bien équilibré entre comédie et drame, efficacement filmé et finement monté. Par ailleurs, excellente idée d'avoir fait du personnage principal un architecte associé : non seulement c'est assez rare dans le cinéma, mais cela permet une petite incursion intéressante (et non dénuée d'humour) dans ce milieu assez méconnu (et ça permet de glisser quelques vacheries supplémentaires à propos des maisons de retraites !).

Evidemment, comédie romantique oblige, tout se termine (plutôt) bien et on en sort d'excellente humeur, prêt pour aller débattre un peu et refaire le monde autour d'un verre. Bref, à aller voir un soir d'été… à deux, bien entendu.

3x20ans

le 02/07/2011 à 08:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Vincent Burgeon | Partager…?

Des nouvelles de Vincent

Pyrénées en Brompton

dans ailleurs | groummphh | signé vincent
par Jean-Christophe Courte

Après sa traversée des Alpes (voir cette chronique sur urbanbike), c'est au tour des Pyrénées…

20110617 vincent

Et toujours en brompton (voir cette autre chronique sur urbanbike).

La suite, hormis avoir croisé Cantador au col du Tourmalet (authentique…!), arrivée à Perpignan en milieu de semaine…

Alors, oui, à suivre…!

le 19/06/2011 à 20:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Obtenez le maximum du Canon EOS 60D

Vincent Burgeon

dans lire | photographie | signé vincent
par Jean-Christophe Courte

Héhé, certains vont protester…! On frise l'overdose…! Deux fois la même semaine que Vincent Burgeon, alias Mister Brompton, est évoqué ici-même…!

Comme j'ai déjà eu l'occasion de le vérifier, les promesses n'engagent que ceux qui les croient… Aussi ai-je l'habitude de défendre ici les livres dont j'ai été l'un des moteurs.

Oui, Vincent n'est pas que l'illustrateur de talent qui dessine au doigt sur son iPad (voir cette chronique hier — Autodesk SketchBook Pro sur iPad — sur urbanbike…!), notre envoyé très spécial à la photokina (voir cette autre chronique).

Ou encore l'auteur de ce film désormais culte réalisé au Brompton et au Canon 7D…!

Il est également le co-auteur de Obtenez le maximum du Canon EOS 550D et, désormais, l'auteur d'Obtenez le maximum du Canon EOS 60D…!

Quitte à écrire ce bouquin en solo, Vincent s'est également chargé de la mise en pages et cela donne un bouquin étonnamment fourni en croquis techniques et schémas explicatifs dessinés par lui-même sur ce boîtier fort sympathique qui, ne l'oubliez pas, dispose comme le Canon G11 d'un écran arrière orientable.

Bref, au lieu de vous en parler, le plus simple est de vous montrer quelques doubles de ce livre de 280 pages…

C'est parti…!

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Certains auront reconnu sur l'une des dernières pages de droite un brompton, le vélo urbain qui se déploie…!

Bref, après Laurent Thion et son troisième bouquin, Photographier en toute stabilité (je ne vais pas remontrer jusqu'à Volker Gilbert et la toute première version de Développer ses fichiers RAW, quoi que…), après Photographie HDR par Pierre-Henry Muller ou encore le premier livre de Jérôme Geoffroy, le guide de la photo de voile de Thierry Seray, la petite bande d'urbanbike est ravie de vous annoncer ce nouvel opus d'un de ses équipiers…

C'est dit, c'est fait…!
Je ne suis pas objectif (…un comble pour un bouquin de photo) mais feuilletez-le pour comprendre.



Obtenez le maximum du Canon EOS 60D
Vincent Burgeon
Dunod
9782100557004 | 28,50 €

image caddie

20110213 IMG 7911 ub


NB : et 3400ème billet d'urbanbiquette… Pop…!

le 17/02/2011 à 05:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Autodesk SketchBook Pro sur iPad

Un exemple signé Vincent Burgeon

dans outils | signé vincent | voir
par Jean-Christophe Courte

J'avais demandé à Vincent — qui n'est pas que photographe (j'y reviens demain) mais aussi graphiste et illustrateur — de réaliser un petit dessin pour illustrer les pages portant sur SketchBook Pro pour mon bouquin (à venir…) sur l'iPad.

20110216 ILLU JCC ok sbook

Bon, il en a également profité pour me caricaturer…!

Bref, j'ai utilisé quelques copies d'écran de ce que Vincent m'avait passé. Sauf que la place étant comptée, je trouvais dommage de ne pas tout exploiter à des fins pédagogiques. L'avantage d'un blog est que la place n'est pas comptée, alors, hop…!

SketchBook pour iPad est un fabuleux outil pour dessiner (surtout quand on a un peu de talent comme Vincent ou notre ami Lukino…!). La force de SketchBook est d'avoir une interface qui se fait totalement oublier et des outils de dessin, qui rappelleront quelques souvenirs aux nostalgiques de Painter…! Et d'utiliser des calques…

20110216 IMG 2277 sbook

Ici, pour appeler l'interface, une simple frappe à trois doigts sur l'écran de son iPad…!

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Et tous les outils nécessaires…

20110216 outil dessin choix IMG 0005 sbook

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Et choix de le typo…

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Mais comment dessiner sur SketchBook Pro…?! De l'usage des calques…

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On assemble…

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Reste ensuite à traiter…

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Merci Vincent pour ces copies d'écran…
NB : version de SketchBook Pro mise à jour jeudi 17 février avec une avancée bien pratique, l'export au format PDF…

le 16/02/2011 à 10:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

De retour de la Photokina 2010

Reportage exclusif à Cologne

dans photographie | signé vincent | voir
par Vincent Burgeon

Quand JC m'a proposé, la semaine passée, d'emprunter son jet privé pour aller couvrir la Photokina en Allemagne, j'ai hésité un instant et failli accepter, mais la gare de Cologne se trouvant à deux pas de la Grand Messe du pixel (contrairement à l'aéroport), j'ai finalement privilégié l'efficacité et opté pour le train. Ca sera pour la prochaine fois, merci quand même, JC, pour ta générosité…

Nous sommes donc rentrés dimanche soir de Cologne. Le temps de trier mes photos, ranger mes prospectus et mettre mes notes au propre, et hop un petit compte-rendu pour les lecteurs d'Urbanbike.

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Bon, l'idée n'est pas de vous faire l'article des nouveautés exclusives apparues à l'occasion du salon (d'autres blogs de photographes technogeeks s'en chargent fort bien), ni d'analyser les choix mystérieux que les stratèges nippons élaborent dans leur contrée lointaine, mais plutôt d'évoquer l'ambiance de la foire et deux ou trois tendances, à travers quelques images… Ceux qui se demandent si ça vaut le coup d'y aller dans deux ans trouveront peut-être ici une réponse…

Voyage.
Afin d'éviter la foule du week-end, j'avais prévu jeudi et vendredi pour arpenter les allées de la Köln Messe et samedi et dimanche pour faire du tourisme, accompagné de ma moitié, arrivée vendredi soir.

Un départ de Paris jeudi matin, donc, aux aurores, pour un voyage sans trop d'embûches (malgré l'habituelle grève SNCF du mois de septembre) et une arrivée à Cologne vers 12:00. J'ai déposé mon bagage à la consigne et ai filé directement au salon, dont les portes étaient ouvertes depuis 10:00 du matin.

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Au sortir de la gare : boum, le nez sur le "Köln Dom", la grande cathédrale de Cologne…

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…à l'intérieur de laquelle on a pu voir ce magnifique vitrail de pixels.

La foire à Canon.
Pour ce genre de foire immense, il faut soit sélectionner à l'avance ce que l'on va voir, soit prévoir plusieurs jours, tellement c'est vaste. Je n'ai pas trop d'idée quant à la surface, mais le salon de la photo de Paris me paraît fort maigre en regard. Les allées sont larges et les exposants qui attendent du monde ont des stands conçus en conséquence. Bref, même si il y a de la foule, on n'a pas trop la sensation d'être bousculé.

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Si Nikon était très présent au niveau de l'entrée des bâtiments, le premier stand, énorme, incontournable, était celui de Canon. Avec Panasonic, ils occupaient une salle à eux seuls. On pouvait y voir (et y toucher!) tout ce que la firme produit autour de l'image, des projecteurs aux imprimantes multifonctions en passant par toutes la gamme de matériel photo. C'est bien entendu cette dernière partie qui remportait le plus de succès, notamment le "stand de tir" surélevé où le tout-venant pouvait aller mettre les mains sur de gros tromblons et faire quelques clichés.

Dans ces cas-là, une bonne idée est de garder dans la poche une carte CompactFlash dédiée 'tests' que l'on pourra charger dans ces boîtiers, de façon à pouvoir récupérer les images pour les visualiser au calme chez soi. Penser d'ailleurs à prendre aussi une carte SD, pour les boîtiers 'moins pro' et les compacts.

Évidemment, les conditions de prises de vue sur ce stand n'étaient pas vraiment idéales, particulièrement pour les longues focales (qui demandent une vitesse assez importante pour limiter le flou de bougé), mais d'un autre côté, lorsque l'on shoote du sport en salle ou un concert de rock, l'éclairage n'est généralement pas meilleur…

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Stand de tir : chemise orange obligatoire (pour être bien identifié par les autres tireurs).

J'ai pu également tripoter un peu le petit nouveau 60D, il y en avait 4 ou 5 visibles sur le comptoir. Ma première impression sur l'ergonomie est que la réorganisation des boutons en façade arrière est assez bien pensée, tout avoir sous le pouce droit peut s'avérer rapide et efficace (surtout combiné à la touche Q).

Par-contre, je ne suis pas convaincu par le verrouillage du sélecteur de modes : si l'idée est louable, je trouve qu'il est maintenant plus difficile de changer rapidement de mode d'un coup de pouce, comme c'était le cas avant : je sais, c'est le but, mais ça m'a l'air quand même mieux fichu chez Nikon… Bon, c'est peut-être un coup de main à prendre.

Le petit écran LCD supérieur est plus qu'un relooking de l'ancienne version : toutes les infos sont disposées différemment et il me semble qu'il y en a une ou deux qui ont sautés ou ont été simplifiées. Rien à dire sur l'écran arrière pivotant, sauf que je me demande vraiment si Canon va le décliner sur toute sa gamme (comme c'est le cas avec la vidéo HD) car cela suppose un remaniement important de l'ergonomie des boîtiers, et c'est moins évident à appliquer sur les modèles semi-pros que sont les 7D et le 5D que sur ceux destinés aux amateurs/experts (sans parler des 1D). On pourrait se dire qu'en sortant cet écran sur un boîtier situé à mi-chemin dans la gamme, Canon a eu le nez creux, car ça devrait lui permettre de voir comment vont réagir ses différents types de clients…

3D.
Mais continuons notre visite… Une des technologies tendance, cette année, c'était la 3D, de la prise de vue à l'affichage. Panasonic nous en servait une bonne rasade sur son stand, avec notamment — excusez du peu — The World Largest Plasma Screen of 152" (en 3D).

J'ai passé une bonne demi-heure à regarder sur tous les écrans de démonstration des éléphants barrir avec allégresse, des voitures de course franchir le mur du son et des call-girls faire des bulles de savon avec air inspiré. Le tout en 3D, évidemment. Je dois dire que, si certains résultats sont très convaincants, d'autres font plutôt songer au retour de la caméra multiplane… Le point intéressant, c'est que l'on sort petit à petit de la catégorie des produits très spécialisés pour se retrouver avec des solutions fonctionnant sur du matériel conventionnel : la 3D sur votre téléviseur, c'est pour bientôt (moyennant de magnifiques lunettes spéciales, bien entendu).

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Partout sur le stand Panasonic : des lunettes 3D…

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Devant le plasma géant de 152" : de la 3D…

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Sur les cartes SD… Puisqu'on vous dit que la 3D est partout !

Un autre secteur qui fait sérieusement bouger ses pièces, c'est le livre photo.

On a pu voir, à la Photokina, de grosses machines avec module de finition (plus proche de la presse que de l'imprimante photo traditionnelle) capables d'imprimer en 6 ou 7 couleurs sur papier photo et de sortir en bout de ligne un livre façonné, relié, qui n'attend plus qu'un coup de cellophane et un timbre pour partir en livraison.

La plupart des exemples de livres présentés étaient évidemment terriblement kitsch (genre photos de mariage imprimées sur papier glossy avec des encres métallisées, ou catalogue de bagnoles rutilantes – bref, il fallait que ça fasse chic) mais le potentiel est vraiment là. Beaucoup d'acteurs historiques de la photo (Fuji, Agfa, Kodak…) sont d'ailleurs à la manœuvre.
Egalement pas mal d'imprimantes photo géantes : une sorte de concours à celui qui produira la plus grande surface de papier imprimée d'un seul tenant. Tout cela est bien entendu impressionnant de qualité, mais également assez difficile à juger, si l'on n'a pas vu le fichier source, les profils appliqués, le type de papier, la comparaison avec le voisin, etc.

Pour avoir, il y a quelques années, un peu traîné dans les show-rooms de démonstration de copieurs couleurs orientés Arts Graphiques (ceux qu'on utilise dans les agences de publicité), je sais bien que ce qu'on nous imprime en démo-cravate est toujours très optimisé, pour 'claquer' au maximum.

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À propos de fournisseur de papier et d'impression, justement, je n'ai pas manqué d'aller sur le stand de Fuji, jeter un œil à son tout nouveau Finepix 100, le compact expert façon Leica à capteur APS-C qui inaugure un nouveau type de viseur…

Pour m'entendre dire par la démonstratrice que ce qu'on pouvait voir dans l'œilleton du modèle en démonstration était une simulation logicielle (et effectivement, plusieurs câbles sortaient de l'appareil). Difficile, donc, de se prononcer sur la qualité de ce viseur, même si cette simulation semblait très prometteuse.

Ceci dit, le boitier était assez clairement présenté comme un work in progress susceptible d'encore évoluer… Prix annoncé (par la même démonstratrice) : environ 1000 euros (ce qui corrobore ce qu'on a pu lire à gauche et à droite – mais peut-être l'a-t-elle lu elle-même à gauche et à droite!).

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Pour finir ce premier après-midi, mentionnons Lomo, qui a (trop ?) bien su récupérer la tendance vintage qui auréole ses boîtiers à lentilles en plastique.

Ils ont créé un espace assez rafraîchissant, prenant le contre-pied de l'allure technoïde des autres stands, jouant la carte de la récup' façon marché aux puces, avec vieilles valoches et musique 70ies de rigueur, le tout mâtiné de slogans ironiques vantant les bienfaits de l'aléatoire et du retour à l'argentique. Tout ces objets furieusement cools étaient bien entendu à vendre…

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Deuxième jour.
Suite de la visite. J'avais imaginé qu'en arrivant tôt avant l'ouverture, je pourrais rentrer parmi les premiers et avoir accès aux quelques stands les plus prisés, mais dès 09:30, le hall d'entrée était déjà plein à craquer (les portes ouvrant vers 10:00). Il pleuvait, mais cela n'a pas empêché les visiteurs de s'attarder à l'extérieur pour shooter à tour de rôle l'escalier "I AM" de Nikon, dont la présence marketing sur le salon était d'ailleurs très forte (et assez réussie).

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Ce matin-là, c'était plutôt "I am wet".

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Les visiteurs pouvaient également se faire photographier à l'entrée du salon, voir leur portrait affiché pendant quelques instants sur écran géant, et récupérer un tirage sur le stand Nikon.
Verra-t-on la même animation au salon de la photo à Paris, en octobre ?


En patientant dans le hall, je ne pouvais m'empêcher de songer qu'à chaque fois que je mets les pieds dans un salon de photo, je suis vraiment surpris de voir la quantité de matériel que certains photographes arrivent à se coltiner pendant toute une journée. La veille au soir, j'étais déjà à la peine avec mon boîtier, mes deux optiques et mon iPad qui plombaient ma sacoche…

J'ai commencé la journée en allant au Matrix Ring. Vous connaissez cet effet, repris dans pas mal de films, d'un sujet filmé au ralenti, voire figé en l'air, pendant que la caméra effectue un mouvement de travelling pour changer d'angle de vue.

C'est (la plupart du temps) réalisé avec une quantité assez impressionnante de boîtiers reflex, disposés sur le trajet supposé de la caméra. Ils sont réglés aux petits oignons (mise-au-point, cadrage, etc.) et programmés pour se déclencher de manière hyper-précise, tous ensemble ou en très léger décalage, selon le résultat souhaité.

Ce qui était sympathique, c'est qu'il y avait possibilité de se faire (gratuitement) photographier "in the Matrix". Malheureusement, le shoot se faisait avec seulement 18 boîtiers, et non pas les 100 boîtiers visibles sur la photo. Le résultat, bien qu'amusant, était finalement assez saccadé, loin de l'effet auquel on aurait pu s'attendre (voir un exemple ici).

D'autre part, les personnes chargées du stand avaient un peu de mal à tout gérer et étaient assez désorganisées… j'ai donc passé mon tour, en projetant d'y revenir à l'heure de la pause déjeuner… et j'ai finalement complètement oublié !

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Matrix Ring : 100 boîtiers en démo, 18 en usage. La 'promesse', comme disent les marketeux, n'est pas tenue…

Tests en vue.
Après le Matrix Ring, direction le stand Sigma, où l'on pouvait tester toute la gamme. Chose amusante, les optiques étaient proposées sur des petits comptoirs correspondant chacun à une monture (Canon, Nikon, Sigma…). Je vous laisse deviner sur lequel les hôtesses avaient vraiment l'air de se tourner les pouces (ça commence par 'So' et fini par 'ny').

Bref, voici l'un des intérêts de ce genre de salon : tester du matériel pas toujours facile à trouver, même quand on habite une capitale. Ici, pas de vendeur qui regarde sa montre quand vous lui demandez de sortir un douzième optique 'juste pour voir'…

Par-contre, pas d'infos super techniques non plus, il ne faut pas rêver. Donc, essais de tous les grand-angulaires de la marque — notamment du 4,5mm conçu pour offrir une image circulaire sur les capteurs APS-C — de quelques telezooms (l'occasion de voir ce que vaut l'IS en faible lumière) et du tout nouveau 85mm f/1.4 (joli flou, mais l'AF patine un peu) ; une quinzaine d'optiques au total… Les gros tromblons n'étaient pas disponibles sur ces petits comptoirs (trop lourds à manutentionner pour les hôtesses, sans doute) mais étaient présentés sur un stand de tir.

Le 'Bigma' (200-500mm à f/2.8) était également accessible : pas spécialement bluffant (surtout après avoir joué avec les gros Canon, le jour précédent), mais amusant à manipuler. A noter que Sigma distribuait une liste de prix avec sa documentation (ce qu'en général peu d'exposants font spontanément).

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4,5 mm de focale : 180° sur APS-C. Y'a plus qu'à trouver l'usage (et le budget!)…

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Tests chez Sigma : voyez la différence de géométrie entre ce 10mm (en haut) qui courbe les droites (on le voit sur la ligne d'écrans) et ce 8mm (en bas) qui garde les droites… droites, mais étire et déforme l'image dans les angles.

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Le "Bigma" : à tester au moins une fois…

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Objectifs tronçonnés et boîtiers éclatés sont évidemment de la partie sur la plupart des stands, pour le plus grand plaisir des amateurs de technologie.

Ensuite, passage rapide sur le stand de Kodak, qui parlait beaucoup d'impression de livres photos (encore un) et qui exposait également de grandes tables à affichage interactif (des MS Surface ?) sur lesquelles on pouvait disposer des objets qui déclenchaient des actions permettant d'obtenir des informations.

On se souvient qu'Apple a déposé pas mal de brevets concernant le multitouch, notamment les gestes propres à la navigation. Apparemment, ça n'en a pas arrêté certains qui proposent exactement le même style d'ergonomie sur leurs produits.

J'ai également vu sur un autre stand une grande table doublée d'un écran de taille équivalente dédiée aux opérations telles que le tri, l'affichage, le redimensionnement, la sélection, le recadrage et l'impression de photos. Exactement le genre d'engin que l'on nous montre dans les séries policières US, lorsque les inspecteurs en plein briefing font passer les portraits des malfrats d'un écran géant à l'autre, en les lançant d'une pichenette (cette dernière fonction ayant évidemment été implémentée). Bref, très amusant, et probablement dans nos salons d'ici quelques années…

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Le multitouch, pas seulement dans votre poche.

Foire à tout.
Une halle entière était réservée à la Lumière, aux accessoires de studio, aux trépieds, etc. C'est là qu'on trouvait notamment tout ce qui à trait à la vidéo HD sur les boîtiers reflex : de follow focus, Matte box, petits moniteurs avec entrée HDMI, 'minettes', matériel de son, grues, 'dollies', etc.

Si vous aviez fait l'erreur d'emmener votre carte de crédit, c'est ici qu'elle a commencé à chauffer : pas mal de stands avaient des promos salon, si bien que l'on était facilement tenté par un parapluie ou une télécommande no name. Cependant, tous les stands ne vendaient pas, il fallait des conditions spéciales (dixit un exposant).

Il y avait d'ailleurs beaucoup de constructeurs peu connus en Europe, issus principalement du marché chinois, et également quelques indiens. Au bout d'un moment, j'ai d'ailleurs eu beaucoup de mal à déterminer ce qui différenciait l'un de l'autre, tellement tout ces produits semblaient similaires (la fin de la journée se faisait sans doute un peu sentir aussi).

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Trop de choix tue le choix…

Mais c'est un autre avantage de ce type de salons : découvrir et approcher des matériels dont on n'aurait pas imaginé l'existence… Comme cette nouvelle collection de sacs photo haut-de-gamme en matériaux recyclables, conçu par un français basé à Hong-Kong et venu à Cologne chercher des distributeurs, cet improbable système de modélisation d'objets conçu autour d'un 550D, ce B-grip italien qui permet de porter son reflex façon Lucky Luke (pas vraiment convaincu, en ce qui me concerne), etc.

L'opportunité aussi d'essayer un Steadicam, de mettre l'œil dans des cameras professionnelles de télévision, de chipoter aux très belles chambres Linhof, d'assister à une conférence ou un workshop (en anglais ou en allemand)…

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Bref, Un agréable salon à visiter, qui couvre énormément de champs liés à l'image numérique, où les organisateurs (bien rôdés sans doute) ont tout fait pour que ça roule, mais qui mérite vraiment que l'on prenne le temps de tout voir…

Mention spéciale pour les animations (Matrix Ring, Ecran géant Nikon 'I am Photokina à l'entrée), etc.) qui apporte un peu de relief à la journée…


Notes pratiques :
• Pour préparer ce long week-end et nous orienter sur place, j'avais acheté sur l'iTunes Store l'application Cologne de Cityscouter, à 2,99 €.

Pas parfaite (il y a quelques erreurs ergonomiques qui auraient pu être évitées) et pas complètement traduite (titres en français, le reste en anglais), elle s'est cependant avérée très efficace quand il s'agissait de trouver un resto à proximité de l'hôtel, consulter les heures d'ouverture d'un musée, ou voir quelques photos de tel ou tel endroit.

A noter : toutes les infos sont chargées sur l'iPad et donc consultable off-line, sans connexion au web. Très appréciable, surtout pour la carte de Cologne et ses environs.
Bref, pas aussi complet que le Lonely Planet, mais bien moins lourd et encombrant.

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• Le hall des expositions (le Köln Messe) se trouve à une station de la gare, de l'autre côté du Rhin. Il faut prendre le S-Bahn (sorte de RER) situé sur les quais, et non pas le U-bahn (métro souterrain).

Le billet Photokina permettait, cette année, de circuler gratuitement dans les transports en commun pendant la durée de la foire. Un raison de plus de prolonger son séjour à Cologne…

• Comme dans la plupart des salons, il y a absolument tout ce qu'il faut pour passer la journée sur place (si l'on accepte cependant l'habituelle inflation tarifaire). J'y ai même vu des masseuses soulager les épaules et le dos des pauvres photographes perclus par le poids de leur sac photo (ceux dont je parlais un peu plus haut).

• penser à prendre un filtre polarisant pour shooter à travers les vitrines et un pare-soleil, pour fendre la foule avec le boîtier en bandoulière.

• Signalons finalement un énorme vestiaire où l'on peut déposer à peu près n'importe quoi : en 2012, je viens en Brompton…

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le 27/09/2010 à 16:50 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Vincent Burgeon | Partager…?

Obtenez le maximum du Canon EOS 550D

Philippe Chaudré et Vincent Burgeon

dans lire | photographie | signé vincent
par Jean-Christophe Courte

Vacances, j'oublie tout…!
Aie ! Si vous avez oublié le mode d'emploi de votre nouveau Canon 550D à la maison, pensez à feuilleter ce nouvel opus paru chez Dunod.

Si le nom de Philippe Chaudré ne vous est pas inconnu — il est l'auteur du Obtenez le meilleur du Canon EOS 500D comme d'un Tutorom Lightroom (entre autres), celui du co-auteur devrait également éveiller quelques souvenirs aux lecteurs d'urbanbike !

Vincent, voyons, voyons…? Non pas l'excellent Vincent… Luc mais, bon sang, mais c'est bien sûr, Vincent Burgeon…! Le Burgeon d'urbanbike (ça sonne bien, hein…!), alias Hannibal Brompton…! Cliquez sur le dernier lien pour comprendre (désolé Vincent, je suis d'humeur taquine…!).

Vincent est venu prêter main forte sur la partie Vidéo à l'excellent Philippe Chaudré et cela donne 330 pages (…ou 24 millimètres d'épaisseur, au choix) de conseils et d'explications concentrées sur le tout dernier boîtier grand public de Canon.

Bref, plus rien de nous échappera des nombreux réglages subtils de ce réflex sous la houlette de ces deux spécialistes…!



Obtenez le maximum du Canon EOS 550D
Philippe Chaudré et Vincent Burgeon
Dunod
9782100550395 | 28,50 € | 330 pages en quadri

image caddie

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Pour mémoire, la vidéo mythique, quasiment culte réalisée au Canon 7D et embarquée sur le Brompton de Vincent est à (re)découvrir sur urbanbike (montez le son…!)

le 26/07/2010 à 09:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

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