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Comment l’écriture manuscrite sur iPad a changé ma manière… d’écrire !

Les touches sont devenues accessoires sur mon iPad

dans bosser n’importe où | dans mon bocal | écrire | pratique
par Jean-Christophe Courte

Que les choses soient dites de suite : Oui, il y a encore des dysfonctionnements (déjà évoqués) mais le poids de ces derniers quand j’emploie Stylus avec Drafts 4 est ridicule en regard de la liberté, souplesse, aisance, décontraction que me procure l’écriture manuscrite sur l’écran du iPad. Je ne retranche aucun des mots.

Je n’ai pas par autant rangé le clavier et ses touches au rayon des accessoires inutiles mais il est clair que leur pourcentage d’utilisation a fondu de plus de 50%.

Cela ne s’est pas fait en un jour ni un mois. Il m’a fallu 3 mois en gros et un effort constant de ma part pour me remettre à écrire lisiblement.

Cet effort paye, je rature moins pour corriger ce que Stylus ou Nebo ne sont pas arrivés à décrypter. Du coup, moins d’interruptions. Et je conserve la continuité de ma pensée, des idées qui se couchent, se déroulent plus souplement sur l’écran qui me sert de feuille infinie.

En terme de vitesse, c’est indubitablement plus rapide même si une frappe mécanographique (…appui sur des touches avec 10 doigts) me bat sans difficulté. Sauf que, comme exprimé précédemment, j’ai moins besoin de reprendre ce que j’ai écrit à ce rythme plus lent.

À l’arrivée, l’impression d’une prose de meilleure qualité que je modifie encore. Et surtout, de vrais moments de pause pour réfléchir. Et non du temps perdu à corriger mes fautes de frappe…!

Les développeurs de MyScript ont fait un fabuleux boulot. Il reste encore des tas d’améliorations à réaliser dont ne pas corriger ce qui a été accepté du coin de l’œil par le scripteur.

Quand j’écris, je jette machinalement un œil vers la transcription qui est affichée dans Drafts 4 et rien ne me met plus en colère que quand je découvre que le correcteur est venu dans mon dos, avec un léger décalage, ajouter un mot en plus (…comme un bégaiement numérique !) ou corriger, après coup, un terme qui était “pourtant correctement écrit” pour le remplacer par un autre qui lui semble plus approprié !
Mais de quoi je me mêle !

Hormis ces petites luttes qui baissent d’intensité versus ma capacité à les déceler à temps, il est évident que je ne pense pas revenir en arrière ! Retourner tapoter sur un clavier…

Stylus comme Nebo font exactement ce dont j’ai toujours rêvé : écrire à la main et, à la volée, traduire, reconnaître mon écriture en caractères d’imprimerie et, le cas échéant, ajouter les accents aux bons endroits, doubler les lettres si nécessaire pour se conformer à l’orthographe en usage dans le dictionnaire !

Et, par jeu bien entendu, ajouter quelques fautes pour, j’en suis convaincu, m’inciter vigoureusement à me relire !

Ce n’est pas un bug → c’est une feature !

Ecrire debout ?

Dernier point : écrire où ? Bonne question car là aussi, l’écriture manuscrite change la donne.

Dans ma voiture en attendant ma fille, dans mon lit avec le iPad bien calé dans l’axe de mon bras droit, sur une table de cuisine (72 cm), ça fonctionne.

Mais je cherche un moyen pratique de pouvoir écrire tout en étant debout. Un plan de travail à 1 mètre et des poussières ?

Du coup, j’ai testé plein de plans surélevés que j’ai mesuré avec mon triple mètre à ruban Stanley, du plan du piano à celui de la cuisine sans trouver immédiatement la meilleure hauteur qui devait, idéalement, se situer entre 88 et 100 cm. Direction la …salle de bains !

À près de 90 cm de hauteur, cela devient pas mal du tout ! Le seul hic est l’épaisseur même du iPad qui est loin d’atteindre l’épaisseur d’une simple feuille de papier. Voire approche sur la version Pro les 9 mm.

Si l’on veut retrouver une sorte de continuité entre l’écran et la paume de la main qui est en dehors de la surface du iPad avec Stylus, Il est nécessaire de trouver une cale de même hauteur, assez large et aussi longue que la plus grande largeur du iPad.

J’ai trouvé un livre1 avec la bonne épaisseur à placer devant le iPad, livre qui compense agréablement la différence initiale, permettant à ma main d’être dans la continuité de la surface d’écriture.

Ça fonctionne mais à 89 cm, je suis encore trop bas : idéalement, encore quelques centimètres à trouver !

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J’ai emprunté dans ma propre bibliothèque un Atlas international massif qui fait culminer mon montage à 93 cm… et c’est parfait ! Reste à me fabriquer un mini pupitre avec une encoche de moins 9 mm pour encastrer l’iPad et hop ! Si réglable en fonction de la taille de la personne, c’est encore mieux. Avis aux fabricants d’accessoires.

L’autre solution est bien entendu d’employer Nebo qui demande à l’utilisateur d’écrire directement avec la paume frottant sur la surface de l’iPad. Pas de rupture due à l’épaisseur de la tablette.

À suivre !


  1. Géométrie du design de Kimberly Elam paru chez Eyrolles en 2005, ça ne s’invente pas…! 

le 23/09/2016 à 07:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?