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…Tu sais que tu deviens vieux | 24

Quand te retrouver bloqué ne t’attriste pas…

dans dans mon bocal | groummphh | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Notes à ma pomme : ce qui suit est mon son de cloche, mon approche1

Ce n’est pas la première fois — ni la dernière — que je me retrouve à rompre avec des personnes que je tenais depuis longtemps en amitié. Je crois — encore et toujours — que l’on peut discuter sur des thématiques qui piquent avec nos véritables amis. Certes (!!) évoquer abruptement notre prochaine extinction peut déranger …même si les événements récents n’engagent pas des masses à l’optimisme… Généralement, quand ça tangue, on argumente de part et d’autre, on dépasse la zone des cinquantièmes rugissants en profitant de chaque atténuation de la tempête en cours (sic !) pour insérer un peu d’humour (noir !), prendre du recul et conserver un minimum de dérision2. Enfin, en théorie.

Je crois béatement que toutes les ruptures qui surviennent sans explications sont du temps perdu, des postures…

Pour ma part, j’avais minimisé la tension en cours et alimenté mon alter ego en liens et infos pertinentes avant de réaliser que son blocage3, sa fin de non recevoir était bien réelle ! Peut-être définitive.
Tant pis…

Dépassons les quiproquos !

Même si c’était compliqué avec les courriels et les messages, la moindre4 réflexion un poil ironique5 sur les réseaux sociaux, l’argumentaire taquin être ressentie comme une potentielle agression. Si c’est le cas, on met ça à plat et basta.

Je me permets de citer un billet que j’ai écrit en 2001 : urbanbike | Le e.mail est il dangereux ?!!, toujours d’actualité.

À la décharge de mon ami6, je reconnais ne pas filtrer mes propos à destination de ceux que je considère comme tels (…oubliant — erreur — que l’inverse n’est peut-être pas si vrai…), négligeant mes remarques à l’emporte-pièce.

Il ne s’agit pas de désigner qui a raison (on s’en fout à vrai dire), juste garder ouvert un canal de discussion, histoire de déminer les incompréhensions, s’expliquer. Reconnaître que l’on a collectivement merdoyé à tel moment7. Bref rester en contact au lieu de fermer les écoutilles.

Avec le système de mise en sourdine sous Instagram, de blocage sur Twitter, bien que cela parte d’une bonne intention, ça devient vite kafkaïen ! On en arrive peu à peu à jouer à “tu me bloques, je te bloque (ou pas)”.

En conclusion ?!

Cet incident me conduit à moins l’ouvrir, à m’atteler à lire encore plus de bouquins, écouter plus de podcasts… Même si, avec les vrais copains, il est toujours possible de passer une heure, voire deux, au téléphone !

Heureusement, le temps finit par gommer cette grogne subite, on finira même par oublier les motifs de la brouille8.


  1. rappel, je ne suis pas un ange. Juste surpris que certaines ruptures se déroulent sans explication de gravure et sans possibilité de s’améliorer : on apprend toujours de son entourage. 

  2. mais il faut être deux, écouter, accepter également mon autodérision. 

  3. de mon côté, je bloque des trolls, des comptes dont les tweets sont nauséabonds. 

  4. mon point de vue n’est pas très objectif. 

  5. …certes, pas toujours d’une grande subtilité… 

  6. je compte sur l’intelligence de mon alter ego. 

  7. en ne réagissant pas clairement, du genre : je ne suis pas d’humeur. 

  8. c’est pourquoi je ne prends pas au sérieux ces épisodes de la vie au-delà de 24 heures ! Notre existence est éphémère, raison de plus pour ne pas perdre de temps. 

le 19/01/2020 à 17:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |