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L’instant « présent » ? Oui, à fond…!

D’abord, couper le robinet des infos…

dans vieillir
par Jean-Christophe Courte

Je relis ce qui suit et un sourire me gagne : est-ce un vœu pieux, une promesse, un objectif déraisonnable…? Ces lignes pour esquisser les méandres de ma réflexion…

En gros, la mise à distance de l’information, qu’elle soit radiophonique, visuelle1 ou écrite, est-elle encore possible ?! Vaste question…!
Ces derniers mois, j’ai fini par en avoir franchement marre d’entendre annonces et alertes contradictoires, discours lénifiants, injonctions martiales (sic…!)…
Merci, je pense que l’on a tous compris et, comme toute ma tribu, je fais prends les dispositions ad hoc2.

Alors, j’ai réduit les sources d’info…

Pour Twitter, le ménage a été simple à gérer : la limite de nombre de signes des tweets associée à la possibilité de masquer centaines thématiques et/ou les visuels3 filtre ce qui ne m’intéresse pas.

Pour les autres flux continus d’infos à bas bruit, je préfère aller les ouvrir une ou deux fois par jour via des fils RSS ou en les sites d’infos en ligne.
Mais oublier de le faire n’est pas mal non plus…!!

Pas question de vivre dans un cocon mais bien de limiter les interactions avec les sources d’actualité les plus toxiques !

Cela n’empêchera pas la planète de continuer à partir en vrille, le réchauffement climatique de dépasser les prévisions les plus pessimistes, les gens de s’entretuer pour des motifs irrationnels, la pandémie de se balader tranquillement…

Par contre, n’être pas prévenu instantanément de ce qui se déroule devient un luxe…!

Plus de temps dehors…

C’est généralement le matin que je prends connaissance des principales informations (…ou après une courte sieste). Mais, clairement, j’essaye d’éviter de me laisser aspirer par ces dernières…

Moins de brèves c’est, de facto, nettement plus de sorties dans la nature environnante pour entendre le chant des oiseaux, le ressac des vagues.
Ou simplement suivre des yeux les nuages, s’émerveiller de la beauté de la flore.

Chaque jour, je me balade une à deux fois autour de notre logement, j’ai beau passer aux mêmes endroits par la force des choses (la limite de circulation imposée), ce n’est jamais le même point de vue…
Ma lecture du territoire se renouvelle sans cesse, de nouvelles fleurs apparaissent, je découvre des pépites comme cette étoile orange ce matin à la pointe du Skeul.

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S’il y a un coté positif à la pandémie, c’est de m’avoir contraint à (re)prendre le temps d’observer mon cadre de vie. Comme un énorme RESET qui m’amène à relativiser, à aller à l’essentiel maintenant et tout de suite.

…à observer !

Je reprends la formule #EthnologueChezSoi4 de Jean-Didier Urbain…! Portons, à chaque sortie hors de nos pénates, un regard neuf sur notre environnement en étant capable(s) de nous émerveiller pour la pâquerette qui vient de sortir de terre, les piafs qui se chamaillent pour une plume…

S’abîmer dans la contemplation de ce qui nous entoure est stimulant, indispensable !

En ne laissant pas les nouvelles du monde accaparer mon attention, ça se ressent sur mes nuits qui deviennent plus calmes.
Mêmes les bribes conservés de mes rêves sont rigolos : il y a trois jours, je me suis réveillé alors que je calligraphiais à la plume plate et à l’encore de Chine ; ce matin, j’étais en plein dans des réglages de fonds perdus sur une maquette…!

À suivre…


  1. Je ne regarde pas la télévision, un documentaire accessoirement sur Arte. Quelques minutes de radio en streaming le matin en vidant le lave-vaisselle et en préparant le petit-déjeuner… Plus souvent un podcast thématique… 

  2. Bien que vaccinés avec une première injection, on reste prudents, elle n’a pas altéré notre manière de procéder… 

  3. Se souvenir qu’il est possible de désactiver ces derniers, ce qui permet de se concentrer sur le contenu. 

  4. Relire Ethnologue, mais pas trop 

le 25/04/2021 à 19:50 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |