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Acrobat 8 Professional

PDF/A supporté

dans outils
par Jean-Christophe Courte

Acrobat Professional, comme son nom l’indique, est essentiellement destiné à tous ceux qui ont besoin de créer des fichiers au format .pdf, cette version étant composée de deux applications, Acrobat et Distiller. Pour l’installer sur son Mac, vous devez disposer d’OSX 10.4.3, d’au moins de 512 Ko de RAM et d’un bon 1 Go de libre sur votre disque dur.

Attention, si vous commandez une suite CS 3, Acrobat 8 Professional est désormais intégrée dans toutes les suites CS 3 SAUF dans la Production Premium

Ce court billet est placé sous l’angle de l’utilisation de Distiller pour produire des .pdf pour l’impression et d’Acrobat pour les contrôler. Voir les billets précédents sur urbanbike sur ce sujet.

L’installation sur Mac s’effectue par un simple déplacement de dossier dans votre dossier applications. Ensuite, au lancement, Acrobat vous demande de rentrer le numéro de série qui se trouve au dos du boîtier contenant le DVD d’installation.
J’ai commencé par lancer Distiller et ce dernier a récupéré immédiatement les infos de mes versions précédentes, c’est-à-dire l’emplacement de mes dossiers de typos comme celui des dossiers In et Out.
Ensuite, j’ai jeté un œil dans les préférences des sets de distillation disponibles dans Acrobat 8 et modifié les profils de sortie qui sont paramétrés pour l’impression aux USA.
Plus simplement, j’ai remplacé le profil U.S. Web Coated (SWOP) v2 par le Coated FOGRA27 (ISO 12647-2:2004), ce qui a entraîné la création d’un nouveau set que j’ai renommé pour l’utiliser comme set par défaut lors de tout lancement.
Lors du premier lancement, Acrobat vous demande s’il peut créer une nouvelle imprimante virtuelle nommée Adobe PDF 8.0, acceptez sans réserve car vous l’utiliserez ensuite dans vos sets d’impression dans InDesign ou Illustrator. En effet, grâce à cette imprimante, vous pourrez générer des fichiers .ps qui seront transformés en PDF par Distiller.

Coté ergonomie, Distiller n’a pas franchement changé…

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Le format PDF/A est désormais mis en avant et vous en saurez plus en lisant la nouvelle édition de l’ouvrage de Thierry Buanic sur le PDF qui devrait arriver prochainement. Cette norme produit des fichiers un peu plus lourds que le PDF/X mais s’impose désormais dans le monde de l’impression. L’objectif est d’assurer la conservation à long terme des fichiers archivés sous ce format. Il concerne donc l’archivage électronique des documents comme les bibliothèques numériques. Pour en savoir plus… Ou encore ici, chez Adobe.

Par contre, Acrobat a légèrement changé mais, sans faire le tour du propriétaire, j’ai malheureusement constaté qu’il est toujours impossible d’additionner ou de soustraire des valeurs dans les champs relatifs aux dimensions (ici dans recadrage)…

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Pire, sous prétexte d’amélioration, un pop-up remplace les cercles d’option qui étaient beaucoup plus pratiques pour accéder en un seul clic aux diverses options de marges… (ci-dessous, Acrobat 7)

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Hormis ce genre de détail qui fâche, l’interface générale est plus claire. Pour le moment, tous les plugs-in ne sont pas encore disponibles mais déjà certains éditeurs ont d’ors et déjà proposé des mises à jour comme Enfocus pour PitStop (relire le billet sur la version 7). Je l’ai installé et c’est impeccable.

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À noter que la vérification d’un .pdf à la norme PDF/A est disponible avec un rapport complet à l’écran, bien utile pour les fabricants…

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Bref, l’outil est plus abouti (enfin, pour mes premiers tests en production…), un poil plus ergonomique et il me semble toujours important de basculer sur des versions majeures dès lors que l’on traite beaucoup de .pdf par jour.

Ce que je retiens également, c’est une fonction d’optimisation des .pdf plus accessible (dans les options avancées…), une très forte réduction de ces phénomènes de lignes blanches dues aux bounding boxes des objets postscript, phénomènes assez marqués lorsque l’on utilise des motifs…

J’ai également essayé l’export au format texte qui évite quasiment de passer par l’excellent TextLightning. Mais également l’export d’un .pdf réalisé à partir de Word à nouveau au format Word.

Comme d’habitude, il est normal de réfléchir avant de passer à l’acte car une mise à jour n’est jamais indolore. Maintenant, il faut considérer ce que cela nous apporte en terme de productivité comme de confort. Pour Distiller, c’est plus simple , avec comme : la certitude de ne pas produire des fichiers avec force images en RVB, des pantones en couleurs d’accompagnement et autres joyeusetés qui énervent toujours les fabricants comme les imprimeurs…

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À suivre…

le 12/04/2007 à 08:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |