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Nikon D70… à l’usage

Un rapide survol

dans photographie
par Jean-Christophe Courte

image Le service de presse de Nikon n’ayant pas encore récupéré le D70, je l’ai emprunté pour fixer quelques vues. Ma première impression a été absolument désastreuse. Venant de passer 15 jours avec le Kodak DCS SLR/n, le retour à un produit plus “grand public” fut douloureux.
Et de m’énerver sur le capteur, le bruit, la chromie des images à dominante trop cyan, les options réduites sur le format RAW, etc.
Pourtant, au bout de quelques jours et surtout, quelques réglages plus tard, le bilan est moins sévère.

La configuration étant celle du photographe précédent, j'ai juste réinitialisé ses réglages pour revenir à ceux d'origine et placer les miens à la suite.
En vrac :
• oublions le format RAW sur le Nikon. Autant se format est réellement un atout sur le Kodak, autant ici, les possibilités offertes pour retravailler l'image se réduisent à deux options, une fois l'application Nikon View 6 installée. Bref, le .jpeg (en mode résolution maximum et "fine") s'avère convenable et permet de prendre environ 72 images sur une carte Flash 256 Mo.
• Résolution. Bon, on est loin des 4500 par 3000 du Kodak : Ici, 3008 par 2000, ce qui permet de réaliser des images de 16 cm par 25 à 300 dpi, voire 21 par 30 à 240 dpi. Très, très suffisant dans 95 % des besoins personnels.
• Capteur. Oui, il faut impérativement demander à l'appareil de réduire le bruit… Cela se passe via les menus.
• Balance automatique : en règle générale, elle fait correctement son boulot. Mais bon, n'hésitez pas à informer l'appareil de la qualité de lumière que vous percevez.
• Sensibilité. Pas de mystère, restons sur une plage ISO minimale. Le D70 démarre à 200, restons-y tant que cela est possible.
• Flash. Il a tendance à être mis en œuvre très fréquemment. Heureusement, on peut le désactiver…
• Carte mémoire. N'hésitez pas à la reformater. J'ai eu des problèmes pour transférer le contenu de la carte sur mon Mac. Du coup, une station d'accueil USB multicartes est un gros plus pour la photographe qui utilise des appareils aux formats mémoire différents. Attention au logement de la carte, nee pas forcer d'autant qu'elle s'insère en étant un poil en travers.
• Auto-focus. C'est pratique mais de temps à autre, vous devrez repasser en manuel et faire la mise au point, arbitrer en quelque sorte. La déconnexion / connexion se fait à l'aide d'un bouton
• Multimodes. Pas de recette miracle et un vaste choix assez déconcertant. À vous de vous faire votre religion. Pour ma part, j'aime bien basculer de l'un à l'autre en fonction du contexte ou de la mobilité des sujets (petits sujets à deux pattes !). le mode P (pour programme) propose également de calculer le meilleur compromis vitesse/diaph, couple que vous vous pouvez dès lors amender en jouant de la molette (et donc augmenter le diaph pour réduire la vitesse, etc.). Le M est le "pur" manuel pour celui-qui-veut-tout-contrôler-tout-seul, A (pour aperture) priorité à l'ouverture et S (Speed), priorité à la vitesse. Nikon propose sinon une série de préprogrammes comme portrait, nuit, sport, paysages, etc. Des feuilles de style pour package de photo en quelque sorte. On ne rit pas : c'est souvent plus efficace qu'un mode Manuel mal maîtrisé.
• Mesure de la lumière. Idem, j'aime bien la mesure spot mais il est très facile dans les modes M, A, S et P de changer cette mesure à la volée (bon, faut bien mémoriser que quel bouton appuyer et quelle molette tourner !).

Bon, mais où veut-il en venir ?
Je ne suis pas fanatique de ce type de boîtier mais je reconnais volontiers que cela fonctionne bien pour un usage photo loisir/plaisir. L'ensemble est léger, très réactif (pas de temps de recalibrage comme sur le Kodak), la prise en mains est assez rapide même si la lecture du Guide de démarrage et du manuel est in-dis-pen-sa-ble… simplement pour apprendre sur quels boutons appuyer et à quoi cela sert ! Le boîtier est assez ergonomique, le porteur de lunettes que je suis ne se bat pas avec le viseur.
Et avec cela, on obtient des photos correctes. Il ne faut pas hésiter à en faire beaucoup puis à éliminer celles qui sont médiocres. N'est-ce pas l'apanage même du numérique ? Le contrôle instantané de sa propre production.
Toutes les infos techniques sont blog de Luc.

le 27/07/2004 à 08:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |