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Ulysses, l’outil pour écrire | 1

Ne traite que le texte

dans dans mon bocal | pratique
par Jean-Christophe Courte

Prolégomènes : comme je me suis remis à quelques travaux d'écriture ces derniers temps, j'ai effectué un tour des traitements dits de texte, produits que je fréquente depuis des décennies.

Sauf qu'en 2009, plus de Adobe FrameMaker ni de Word 5 pour cause de passage à OSX 10.5 et d'abandon de Classic. Me voici lancé dans un tour des applications que j'ai sous le clavier.

Car qui dit rédiger, saisir du texte pour un projet, un livre, ce que les anglo-saxons nomment de l'écriture créative — à l'opposé de celle mise en forme avec force styles, ne demande pas un outil élaboré, juste la possibilité de se balader très vite dans les multiples parties (chapitres, sous-chapitres) de son texte en cours d'écriture. J'ai toujours privilégié Word pour son mode plan et j'ai la dernière version — Office 2008 — sur mon vieux G5.

À priori, pas de souci.
Mes précédents essais ayant porté sur des volumes de texte peu importants, j'ai commencé par consolider divers textes et notes pour construire un jet assez long d'un premier projet.

Puis j'ai essayé Nisus Express Writer, OpenOffice, Word 2008 avant de les fermer les uns derrière les autres pour cause — dans l'ordre — de plantages à répétition, de vérification soûlante des polices installées dans mon système, d'interface trop envahissante ou, pire, d'extrême lenteur.

20090415_police_1.png

Note : j'ai bien fait la mise à jour de Word sous Office 2008 en 12.1.7… L'optimisation des polices se fait toujours au démarrage même à 5 minutes d'intervalle, j'ai désactivé les vérifications grammaticales, etc. L'ouverture d'un simple fichier texte de 46 pages prend dix fois trop de temps. Bref, un mieux, certes. Mais pas de quoi sabrer le champagne.

20090415_police_2.png

L'impression qui me reste de ces tests est que tous ces produits semblent désormais bien plus lents que leurs homologues sous Classic ou de produits désormais disparus comme WriteNow…! Je me souviens de Word sur mon antique Mac SE30, c'était bien plus véloce. Du coup, je regrette presque d'être passé à 10.5 et ai même caressé l'idée de revenir à 10.4 vu que j'ai conservé un système totalement opérationnel sur un disque dur. Bon, cette idée est vite passée et je me suis fabriqué une solution parfaitement opérationnelle à base d'outils que j'utilise régulièrement comme BBEdit, WriteRoom — de surcroît sur mon iPhone — et la version de TextEdit livrée avec OSX 10.5.x. J'aurais pu regarder du côté de Pages en version 3.0 ou encore en mode éditeur dans InDesign mais, quitte à bosser de manière rudimentaire, toutes ces applications sont mille fois trop sophistiquées face à mon besoin d'organiser simplement mes idées.

Après avoir trouvé cette solution construite essentiellement sur BBEdit (plus rapide, tu meurs), j'ai ratissé mes fonds d'application pour redécouvrir Opal, un outliner à la mode Acta qui tourne assez vite et même envisagé d'utiliser MarsEdit qui me permet depuis des semaines d'écrire mes billets pour urbanbike.

Bref, j'étais paré pour démarrer mes divers projets éditoriaux quand j'ai eu un doute. Un gros doute…! Ne serais-je pas en train de passer non loin d'une application inconnue par simple précipitation…?! Comme j'avais affiché un billet "en pause" sur urbanbike, pas de pression particulière. Aussi, j'ai démarré un rapide tour d'horizon sur VersionTracker des produits d'écriture.

J'ai regardé quelques produits avant de me décider à télécharger également Ulysses sur la foi des copies d'écran disposées sur le site des développeurs. Mieux, ce produit en hommage au livre de Joyce est opérationnel 60 jours gratuitement sans limitation des fonctionnalités, ce qui permet de l'essayer en profondeur. Pour les angoissés, sachez que la version de test permet d'exporter le fruit de vos travaux au format Word ou RTF, une manière de ne pas perdre vos écrits.

20090421_ulysses_01.png

L'essentiel tient dans cette copie d'écran.

À suivre…!

le 22/04/2009 à 07:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |