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Accidents d’écriture…

Mode dicté et SIRI…

dans dans mon bocal | groummphh
par Jean-Christophe Courte

Les lecteurs qui suivent urbanbike connaissent ma propension à revenir sur des thèmes déjà abordés. Je n’ai pas la prétention de tout balayer lors d’un test.

C’est à l’usage que l’on comprend mieux les outils que l’on emploie. Et souvent il faut du temps. Je sens déjà une certaine fébrilité poindre.

Non, il ne va pas nous en parler à nouveau ?

Et si !

La question que je me pose est la suivante : ne sommes-nous pas en train de voir naître sous nos yeux une nouvelle forme d’écriture ?

Je sais, ce genre d’allégation pose son bonhomme, cela mérite carrément une colloque ! Que dis-je, une communication dans un symposium…!

Les explications qui suivent sont tirées par les cheveux, mais nul doute, le procédé m’amuse. On pourrait titrer… de l’imprécision du mode dicté comme source de créativité ! Ou, sous un autre angle, le mode dicté est-il un coauteur !

En résumé, je saisis de moins en moins le premier jet des textes de mes billets, je les dicte. Enfin, quand personne n’est à portée d’oreille ! Cela passe aussi bien par mon iPhone et Siri que par l’iPad avec son mode dicté.

Je ne suis pas obligé de les hurler : il me suffit de parler à voix normale, même basse, dans le micro de mes écouteurs et hop…! Bien articuler et ne pas utiliser un vocabulaire trop compliqué. J’ajoute les termes abscons à la fin de ma dictée.

Je ne parle pas du taux d’erreur, je vais y revenir. Par contre, ce que je constate, c’est la vitesse avec laquelle que je peux désormais saisir / dicter du texte ! Que les choses soient dites, je n’ai jamais été un express de la dactylographie, CQFD.

Mieux, cela a quelques conséquences amusantes. Car, si je saisis moins, je corrige plus ! Bref, je conserve nécessairement le contact avec le clavier !

En effet, cette interaction avec le mode dicté est intéressante. Je prononce la phrase que je souhaite voir s’écrire sur l’écran de mon iPad. Le mode dicté se plante légèrement ! Avec le sourire, je relis les mots mal compris ou suggérés. Et je corrige.

Mais en corrigeant ces erreurs ou inventions, je modifie de facto le texte que j’avais en tête. C’est un peu comme si je me retrouvais face à des accidents d’écriture.

Certaines de ces erreurs sont des propositions amusantes, conservées. D’autres accidents me suggèrent de nouvelles pistes que je développe. Ce n’est pas de l’écriture automatique mais parfois, on s’en rapproche !

Néanmoins, le taux d’erreur va décroissant, j’articule de mieux en mieux pour limiter ces bévues ! Aussi créatives fussent-elles ! Bien sûr, je continue à relire et restructurer ces notes dictées sur Daedalus touch ou Byword ! Voilà, c’est dit.

En action…!
En action…!

Merci de ne pas prendre ce billet au sérieux… Quoi que…!

le 07/05/2012 à 14:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |