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Apprendre le passage piétons à ses mômes

Pas la même chose par temps de pluie

dans brompton | dans mon bocal | groummphh
par Jean-Christophe Courte

Bien entendu, c'est toujours aux automobilistes comme aux deux roues de s'arrêter pour laisser passer les quidams sur un passage piétons. Je vous laisse relire le cas échéant les modalités dans le lien précédent.

Je suis d'autant plus d'accord que j'alterne entre trois modes de circulation : tour à tour vélo, piéton et automobiliste. Bref, histoire de plaisanter, je peux alléguer d'une triple compétence…!

Sauf qu'encore trop de piétons sont persuadés de leur bon droit et n'anticipent… rien.

Votre serviteur en a encore fait l'expérience hier matin et je reconnais que je suis en rogne car partager la rue en ville, ça requiert un minimum d'intelligence de part et d'autre…!

Engagé sur la route juste derrière une voiture, est-il normal qu'une dame accompagnée de ses trois gamins s'engage quasiment sous le capot de cette dernière en regardant à peine (…pas d'arrêt marqué de sa part).

Alors qu'il roule à faible allure mais engagé, le véhicule qui me précède pile sur place pour laisser passer les mômes expédiés en avant garde. Bien qu'à trois bons mètres derrière cette voiture, j'ai juste le temps le temps de déraper une première fois, entrainé par mon propre sac à provisions (…cabas heureusement fixé sur mon Brompton) et de contourner par la gauche le véhicule à l'arrêt avant de stopper au ras du passage piéton.

Et d'entendre une petite voix pincée expliquer à la cantonade que les vélos comme les voitures doivent impérativement laisser passer les piétons. Gna-gna-gna…!

Certes !

Je résume la position de cette mère de famille qui revient à penser (mais est-ce réellement le cas…?!) qu'il est nul besoin de raisonner, qu'il suffit de fonctionner en mode bourrin et traverser quelles que soient les circonstances car tel est son droit. Et engueuler ceux qui ont évité d'écrabouiller sa progéniture…!!

Que la chaussée soit détrempée par la pluie du matin et donc ultra glissante, que la circulation automobile soit calme mais déjà engagée, rien à battre.

Or, une rue, ça se partage, inutile d'employer ses enfants comme autant de boucliers humains.

Note, le mode poussette est une variante que j'ai déjà expérimenté la stratégie suicidaire du je suis au téléphone, je me marre et je traverse sans jeter un oeil à gauche ou à droite. Je n'évoque même pas la traversée en diagonale avec les écouteurs sur les oreilles, un autre grand classique…

Pour ma part, mes gamins savent qu'il faut en compte l'environnement et la vitesse comme les conditions météo (surtout entre chien et loup le soir). Bref, toujours anticiper en se mettant à la place des autres usagers de la route.

Mais ce qui est insupportable, c'est la remarque de cette dame, presque déçue que je ne me sois pas vautré, certaine de son bon droit et qui n'apprendra jamais à ses moutards à faire gaffe.

Voilà, c'est dit…

le 08/12/2013 à 05:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |