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Halte aux abonnements gratuits

Chronique ordinaire | publiée sur macdigit

dans groummphh
par Jean-Christophe Courte

Les e-mails, nous en sommes submergés pour le boulot. Et d’aucuns s’amusent à nous abonner à des lettres d’info, souvent en toute bienveillance.
L’enfer est pavé de bonnes intentions !

Tiens ! Ce matin encore, j’ai reçu les bons vœux d’une lettre d’information à objet vaguement universitaire que je ne connaissais pas.

Bilan ?
30 secondes passées à lire, 45 à deviner le motif de sa réception et 15 minutes perdues à me désabonner. Sans parler du mail de confirmation, reçu dans la foulée, qui essayait de me persuader de renoncer, dans mon intérêt, à cette dramatique décision.

Mais lâchez-moi !
Rien n’est plus désagréable que d’être abonné “à l’insu de son plein gré” à des newsletters qui ne m’intéressent pas. Le pire, c’est que ce système a une tendance malsaine à se généraliser. Résultat, l’heureux bénéficiaire consacre une quantité d’énergie demesurée a s’en débarrasser ; comme le bout de sparadrap dans Tintin et le temple de soleil, c’est dire.

L’intention de l’abonneur est souvent louable, qu’il soit ami, relation professionnelle, cousin, emmerdeur notoire, webmaster d’un site en mal d’audience ou autre (barrez les mentions inutiles). Qui qu’il soit, il applique toujours le même principe. Il a récupéré votre e-mail par le biais de la dernière alerte virale (à 99 % un canular du style si vous voyez les lettres “fw” au début de l’objet d’un message, dépêchez-vous de le détruire, le message est contaminé expédié à moult exemplaires par des internautes affolés) ou en pillant “pour la bonne cause” un annuaire professionnel.

Il décide alors de vous inscrire à des thèmes qui vous sont chers.
Si, si, je vous assure, il en est persuadé et souvent de bonne foi.
Et vous voilà l’heureux destinataire de courriers sur les bienfaits de la parapharmacie, les enchères sur le vin, l’univers des teckels à poils durs, l’avenir de Dieu dans la net économie et tutti quanti.

Si ces missives étaient des pamphlets cocasses, passe encore. Je serais prêt à consacrer quelques minutes à parcourir une prose épatante traitant de mondes inconnus. Malheureusement, c’est rarement structuré, à peine rédigé, trop souvent soporifique…

Aussi, je demande solennellement à tous les abonneurs anonymes de m’oublier dans leurs œuvres. Que cette nouvelle année soit placée sous le signe de l’info-sobriété !

Actualisation d’une chronique publiée sur 01net en janvier 2001

le 25/01/2004 à 08:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |