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Bear iOS et exports vers d’autres apps

Même sans abonnement, cela reste un outil Markdown fort pratique

dans bosser n’importe où | écrire | grospod | pratique
par Jean-Christophe Courte

Billet arrivé entre deux sauvegardes, l’écriture d’un autre sur Gubbio mais surtout provoqué par une nouvelle mise à jour de l’application, Bear.

Je suis un utilisateur inconditionnel de Drafts, une application qui ne fonctionne que sous iOS. Je reconnais que son aspect rustique puisse parfois agacer les utilisateurs sensibles à l’esthétique. J’en fais partie mais Drafts est à part. Au quotidien, la barre additionnelle de Drafts totalement ajustable à mes besoins me convient, cette rusticité étant un gage de concentration quand j’écris. De plus, les nombreuses actions x-callback-url disponibles le rendent, comme Editorial, précieux en amont de nombreux projets. Bref, c’est une jeep et ça fait tout.

Néanmoins, je reconnais volontiers que Bear puisse faire tourner les têtes, la preuve, j’y reviens. L’application est tout simplement splendide, élégante et se pare de nouvelles fonctions à chaque version.

De plus, elle tourne sous macOS, dispose d’un excellent système de synchronisation (payant), de pas mal de modèles pour la coloration syntaxique, etc.

Petit souci de taille à mes yeux, si l’application est gratuite, elle nécessite un abonnement si l’on souhaite synchroniser ses fichiers (textes comme photos) entre tous nos écrans même si l’objectif de l’application va nettement plus loin que l’aspect traitement de texte pur.

À ce propos, une concurrence avec une application comme Day One est envisageable — avec de sacrées limites — pour ceux qui le souhaitent, il n’est pas inutile de s’en souvenir.

Pourquoi utiliser Bears sans abonnement

Déjà, pour l’essayer sur une durée supérieure au test gratuit d’une semaine avec synchro sans peur de se retrouver sans les textes saisis (certes, textes stockés en local en ce cas mais que vous pouvez individuellement exporter vers Dropbox, sachez-le…).

Une autre raison est beaucoup plus prosaïque. Depuis la sortie des iPads, nous avons eu un nombre épatant d’applications de traitements de texte, Markdown ou non, qui se sont lancées sous iOS avec des existences parfois brèves. Je les conserve sur mon iPad dans le cas où une nouvelle version adviendrait.

J’ai présenté ici même pas mal de produits avant de déchanter face à l’absence criante de mises-à-jour. Des projets intéressants, beaux, astucieux, à l’ergonomie novatrice mais souvent laissés en plan par leurs propres promoteurs. Ou par une cruelle absence de succès.

Ceci explique pourquoi je reste calé principalement sur trois applications régulièrement mises à jour qui ont, chacune, un rôle dans mes flux d’écriture. Mais cela ne m’empêche pas de scruter ce qui sort. Voire de faire l’impasse sur des produits trop marquetés ou de sinistre mémoire sur macOS par exemple. Avec Bear, j’ai eu un peu cette impression du “trop embrasse, mal étreint” mais ces craintes ne sont peu à peu dissipées face aux nombreuses mises à jour et à la qualité du développement.

Sauf que je reste (encore) circonspect face à un abonnement (près de 15 € annuels). Et à l’absence de nombreuses fonctions dont j’abuse dans Drafts. Je reconnais que cela se discute. Certes, on peut rire de ma réserve et discuter de mon abonnement Premium sur Day One. Sauf que ce dernier est déjà riche de 4500 notes et 3500 photos.

Exporter ses textes sans souci, mode d’emploi…

Néanmoins, quitte à essayer la version de base, je vous suggère de ne pas vous baser ou reposer sur mon sentiment personnel et de tester par vous-même la version en local, voire de tester une semaine gratuite de synchronisation de vos fichiers.

Vos notes ne seront pas perdues, vous pouvez exporter vers n’importe quel traitement de texte à défaut aller plus loin. Ce texte va finir tranquillement dans Drafts même si je l’ai saisi dans Bear (et même atterrir dans DropBox).

Je rappelle tout ceci (oui, je radote) car il est important de ne pas se sentir piégé en rédigeant, de comprendre que nos notes pourront être exportées individuellement vers une autre application Markdown ou non. Cette angoisse dissipée, prenez le temps d’explorer Bear car je m’en voudrais de nous faire passer à côté un produit aussi majeur que Ulysses (et ceux précédemment cités).

En copies d’écran, les quelques opérations d’export

Effectuées sur un iPhone mais ça fonctionne de la même manière sur iPad.

Avec quelques préalables dans les préférences, cerclées dans la copie d’écran pour ne pas les oublier. Surtout si vous êtes balises Markdown

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Appelez les préférences…

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Pensez compatibilité et, si vous enregistrez vos fichiers avec un .txt, à notifier que vous souhaitez conserver les balises (ceci dans le cadre d’un export vers DropBox par exemple). Le nom de fichier en prenant l’info de première ligne est aussi à valider…

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La barre additionnelle est une longue suite d’icônes à déplacer… Et la première chose pour moi est de nommer cette première ligne avec date et heure (merci TextExpander…)

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Je passe sur l’usage de l’application, juste vous montrer comment on exporte… On affiche le panneau de droite et appui sur le format disponible (ici, version non Pro limitée). Tiens, un .txt…

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Mais les balises Markdown sont visibles (héhé, on l’a notifié dans les préférences) et il suffit, en bas, de choisir vers qui on exporte. Drafts dans mon cas mais notez sur DropBox est disponible et pas mal d’autres applications…

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Pour Drafts, c’est facile avec son panneau à choix multiples et je retrouve l’atmosphère rustique de mon application de pris e de notes…

Bref, rien n’est perdu…

À vous de tester et de trancher. Ou non…!

le 19/07/2017 à 15:55 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |