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Brompton en mode cyclotourisme | 10

Grande Traversée du Massif Central par la route : les étapes du Sud

dans ailleurs | potager | signé vincent
par Vincent Burgeon

Suite et fin de ce billet consacré à mon trip à vélo dans le Massif Central.

Jour 5 : Le Mont Lozère, les Cévennes.

Une fois à Mende, j’aurais pu directement obliquer vers les fameuses Gorges du Tarn, distantes d’à peine 30 km, mais cela ne m’arrangeait pas vraiment pour l’agencement des étapes suivantes. De plus, il me manquait encore un peu de montagne. Mende se trouvant aux portes des Cévennes, j’avais donc décidé d’aller y faire un petit détour en passant par le Mont Lozère et son col de Finiels…

img-20 Sur les pentes du Mont Lozère, au col de Finiels : quelques “collègues” font une pause.

… Pour ensuite redescendre sur Florac et, finalement, pénétrer dans les Gorges du Tarn sur environ 15 km…

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jusqu’au village de Sainte-Énimie, l’idée étant de dormir dans les Gorges afin de pouvoir, le lendemain, profiter de la fraîcheur et de la lumière matinale. J’avais donc porté mon choix sur ce sympathique petit village bordant le Tarn, qui posséde un centre médiéval bien conservé.

Malgré la fatigue, c’est toujours plus agréable de pouvoir se balader le soir dans de beaux endroits comme celui-là, plutôt que – au hasard – dans une station de sport d’hiver ensommeillée…

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À nouveau, ce fut une étape assez ardue en raison, cette fois-ci, de la forte chaleur qui s’est faite sentir toute la journée.

Jour 6 : Les Gorges du Tarn, de la Jonte et le Causse Méjean.

Les Gorges, c’est très joli, mais elles ne seraient rien sans les causses, ces plateaux qui les bordent. le Causse Méjean sépare les Gorges du Tarn des Gorges de la Jonte, situées plus au sud. Comme on m’a maintes fois vanté le paysage du causse, j’avais planifié d’en faire l’ascension à deux reprises (l’une, côté Gorges du Tarn et l’autre, côté Gorges de la Jonte), afin de multiplier les points de vue (et, soyons franc, pour également faire un peu de grimpette et ajouter au moins un col à mon palmarès, lors de cette étape).

Quelques images assez représentatives des Gorges du Tarn :

Activités nautiques à gogo… img-34

Petites routes escarpées surplombant le Tarn… img-35

Villages et bâtiments pittoresques agrémentant le décor… img-36

Diversité des paysages : alors que, lors de la montée vers le Causse Méjean, le panorama est sec et minéral… img-09

…une fois arrivée sur le plateau (à peine 1 km plus loin) on se retrouve parmi les champs…! img-07

Il ne faut également évoquer les Gorges de la Jonte, moins connues, mais très belles aussi et, finalement, assez différentes des Gorges du Tarn. Si vous avez l’occasion de passer dans ce coin-là, n’hésitez pas à faire le détour.

img-23 Gorges de la Jonte depuis le Causse Méjean, sur la route menant à Meyrueis.

Ce soir-là, j’ai donc logé à Meyrueis (ici, aucune certitude quant à la prononciation), situé à l’extémité des Gorges de la Jonte.

img-24 Vu dans la salle de bains de l’hôtel (dont je ne citerai pas le nom, restons courtois).

Jour 7 : Le Mont Aigoual, les Cévennes à nouveau.

Pour cette étape, j’avais appliqué le même principe que pour la journée n° 3 : j’ai démarré quasiment au pied de la difficulté, à savoir le Mont Aigoual, dans l’intention d’arriver au sommet avant le déjeuner…

img-25 Le Mont Aigoual et ses antennes de télécommunications si typiques.

…Pour ensuite redescendre le long de l’Hérault, cours d’eau encore tout frêle qui prend sa source sur les flancs du Mont. J’aurais pu continuer tranquillement dans les fonds des vallées, mais j’avais repéré le col de Peyrefiche et le col des Vieilles, complètement isolés au bout d’une petite vallée secondaire. Pas bien hauts mais assez raides, deux belles ascensions de fin d’après-midi, avant de me laisser descendre vers Cazilhac, jusqu’à l’hôtel.

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Jour 8 : le Cirque de Navacelles, le causse du Larzac, la vallée de l’Hérault, le Lac du Salagou.

Après le Mont Aigoual, les étapes de montagne étaient pour ainsi dire terminées. La dernière ascension un peu sérieuse – découverte assez fortuitement et non prévue au programme – s’est faite au Cirque de Navacelles. Il s’agit d’un élargissement assez spectaculaire au sein des Gorges de la Vis et bordé d’un côté par le Causse de Blandas et, de l’autre, par le Causse du Larzac.

On pourrait dire qu’il s’agit d’une sorte de col à l’envers, puisqu’il faut d’abord descendre depuis l’un des deux causses jusqu’au village de Navacelles situé fond du cirque (un endroit idéal pour une pause déjeuner, soit dit en passant), pour ensuite remonter de l’autre côté.

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L’endroit, est tout à fait époustouflant (les photos peinent à rendre compte de la majesté du lieu) et je n’ai aucunement regretté ma peine, ni d’avoir fait le détour.

Après avoir traversé le Cirque et remonté sur le Causse du Larzac, j’ai roulé jusqu’au col du vent (qui sera le dernier de ce périple), porte d’entré vers la vallée de l’Hérault.

img-40 En descendant vers la vallée, petite pause à l’ombre des arbres et bavardages avec une vénérable villageoise qui attendait son camionneur-épicier.

J’ai rapidement traversé la vallée de l’Hérault en direction du Lac du Salagou et, peu avant d’y arriver, j’ai obliqué vers une petite route qui partait serpenter sur ses hauteurs afin d’arriver sur le lac par le haut pour bien profiter du paysage. Cette section fut d’ailleurs le seul véritable tronçon non bitumé que j’aurai emprunté pendant mon voyage (il s’agit de l’une des nombreuses pistes faisant le tour du lac et dédiées aux VTT).

img-27 Le lac du Salagou vu de la piste (SAL6) : praticable, mais un peu limite avec mes bagages…

Finalement, je suis arrivé au bord du lac, à mon étape du soir, dans un charmant endroit qui combine bar, restaurant, camping et location de chambres. L’eau se trouvant à 10 m de ma chambre, je n’ai pas manqué d’aller y piquer une tête – salutaire après une grosse journée de vélo en plein soleil… !

Ambiance festive et décontractée, impeccable pour servir de transition avant mon retour à la civilisation…

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Jour 9 : Les coteaux du Languedoc, les étangs salins du front de mer, Montpellier.

Comme pour l’an passé, la dernière journée fut une étape “de jonction”, où il s’agissait, pour l’essentiel, de rejoindre une grosse ville disposant d’une liaison TGV vers Paris – en essayant d’éviter autant que possible la circulation automobile … !

Ici, c’est donc vers Montpellier que je me suis dirigé. La première partie, jusqu’à Frontignan, alternait petites voies bordées de coteaux et routes plus encombrées (je pense qu’il y aurait eu moyen d’améliorer cette partie de l’itinéraire).

img-29 Les coteaux, le lac du Salagou et, en arrière-plan, reconnaissable à son antenne TSF, le Mont Saint-Baudille qui borde le Causse du Larzac.

La deuxième partie, à partir de Frontignan et du front de mer, était nettement plus sympathique car elle disposait de pistes cyclables en site propre.

img-30 Piste cyclable en site propre le long des étangs salins.

Après un arrêt quasi-obligatoire au bord de la Méditerranée – histoire d’immortaliser la fin du périple, de jeter quelques galets dans l’eau et de ramasser trois ou quatre coquillages – l’entrée dans Montpellier s’est faite par des chemins détournés et une passerelle piétonne franchissant l’autoroute, je n’ai donc pas eu l’occasion de prendre cette fameuse photo montrant mon fier destrier sous le panneau de la ville…

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Le soir-même, dans tout l’Hexagone, c’était fête de la musique : ambiance garantie au centre de Montpellier, où j’ai retrouvé LE Lukino (montpelliérain de longue date)…

img-32 Montpellier, place de la Comédie, deux groupes de la région : Reynardine (country/folk/rock)…

img-33 … Et Highway (hard rock).

Le lendemain, journée de repos (si, si!), entre un déjeuner chez Lukino qui s’éternise tranquillement dans l’après-midi et des ballades dans la ville, en attendant le TGV pour Paris prévu en soirée.

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Voilà, c’est tout pour cette troisième traversée franco-montagnarde. Bien sûr, de nouveaux projets du même tonneau commencent à se dessiner… D’autres massifs, d’autres traversées, d’autres pays… À suivre… !

le 09/08/2012 à 06:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Vincent Burgeon |